Les cendres & l’eau vive

“On prendra pour celui qui est impur, des cendres de la combustion de [l’animal de] purification, et l’on mettra dessus de l’eau [prise à une source] vive, dans un récipient. (‘Houkat ch.19 ; v.17)
– La vache rousse ne peut purifier que lorsqu’elle est transformée en cendre, symbole de l’humilité ainsi qu’Avraham a dit : « je ne suis que poussière et cendre » (Béréchit 18;27).

– La Torah est comparée à l’eau, qui, de par nature, a tendance à s’orienter vers le bas. Elle est l’aliment indispensable à la vie.

Quelqu’un qui se pense supérieur à autrui, qui est orgueilleux, ne peut pas avoir de Torah, car elle ne peut pas arriver jusqu’à lui (il est perché dans son délire d’être au dessus de tout).

A l’inverse, quelqu’un qui se fait petit, qui est modeste, permet à l’eau d’arriver jusqu’à lui, car la Torah est attirée par ceux qui sont en bas, ceux qui sont humbles.

– L’homme est appelé “adam” car il a été créé à partir de la terre (adama)
D’ailleurs, dans le verset 19;v6, on apprend que dans les cendres de ce verset, il y a entre autre du “shéni tola’at” (de la laine écarlate), qui font allusion que l’homme est accessoire au ver (chéni latola’at) puisqu’il ronge sa chair après sa mort (l’homme peut potentiellement manger tout animal de son vivant, mais celui qui a le “dernier mot”, c’est le ver = tola’at – l’Homme a aussi était créé à l’origine après tous les animaux).    [N’ah’al Kédouchim]

L’homme doit se considérer bas comme la terre, mais il doit aussi aspirer à ressembler à son Créateur par ses actes et ses qualités (“le monde a été créé pour moi” – j’ai une mission/rôle à faire sur terre que personne d’autre ne peut réaliser à part moi!)
L’homme doit être bas comme la poussière (“cendres de la combustion”) à ses propres yeux, mais il doit aussi savoir qu’il a en lui une âme spirituelle vive (“eau vive”).
[Rabbi de Gour Rabbi Avraham Morde’haï]

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