Faire sortir ce qu’il y a de meilleur en l’enfant … pour l’enfant …

=== facteur n°3 dans l’éducation des enfants = agir pour le bien de l’enfant :

Les parents pensent agir pour le bien de l’enfant.
Or en réalité, ils demandent généralement à leur enfant d’impressionner les autres, car ils voient en leur progéniture le reflet de leur propre réussite.
A travers cet enfant, ils tentent d’atteindre par procuration leurs objectifs manqués et de satisfaire leurs ambitions déçues.
Si les parents n’en ont pas toujours conscience, leur enfant, lui, n’est pas dupe et n’aime pas se sentir ainsi « utilisé ».

Ceci est fondamental.
Aimer votre enfant n’est pas suffisant.
Vous devez agir entièrement et uniquement pour son intérêt, sous peine d’encourir un échec cuisant.
Vous ne devez décider pour votre enfant que ce qui fera de lui un individu meilleur, plus fort et plus sûr de lui.

Les parents n’investissent pas dans le ‘hinou’h d’un enfant pour en recueillir les fruits.
Ils ne doivent pas se demander : « Qu’en est-il de moi? »
Lorsque l’on a des enfants, la question se pose en de tout autres termes.

A titre d’exemple : comment enseigner la prière à un enfant?
== la seule manière d’enseigner la prière à un enfant consiste à l’emmener à la synagogue, afin qu’il observe comment son père prie.
Il faut l’asseoir à côté de son père pour qu’il s’inspire de l’exemple de ce dernier.
L’enfant finira par comprendre le déroulement de la prière et à l’apprécier, et il apprendra alors à prier avec ferveur et conviction.

Mais si le père bavarde avec ses amis et gifle son fils dès que ce dernier lève les yeux de son sidour peut-on parler d’un enseignement de la prière?
L’enfant aura « subi » un semblant de ‘hinou’h, mais n’aura rien appris sur la téfila.

Le père est conscient que son comportement est inapproprié, mais il ne parvient pas pour autant à modifier son attitude (avoir de passionnantes conversations pendant que les autres prient).
Mais il ne souhaite pas que son fils adopte les mêmes mauvaises habitudes, et soulage son sentiment de culpabilité en demandant à son fils de prier correctement.

Bien qu’en son for intérieur, ce raisonnement se tient, l’enfant, par contre, détecte le comportement contradictoire de son père, et il comprend qu’il est en train d’en payer le prix.

Il s’agit d’un cas extrême, mais ces situations se produisent bien plus souvent qu’on ne l’imagine avec des variations plus subtiles de ce scénario.

 

++ Conclusion :
=== le seul ‘hinou’h qui a une chance raisonnable de réussir est un ‘hinou’h entièrement centré sur les besoins et l’intérêt de l’enfant, un ‘hinou’h qui n’octroie qu’une seule et unique satisfaction aux parents : celle de voir l’enfant qu’ils aiment grandir et s’épanouir, en tant qu’individu et en tant que serviteur de D.

[Rachi au début du livre de Béréchit, définit l’éducation comme ayant pour but de faire sortir ce qu’il y a de meilleur en l’enfant – pour l’enfant et pas pour le « quand est-il de moi? » … ].

 

Source : compilation personnelle (b »h) du livre « D’un cœur plein d’amour » du Rav Mattitiahou Salomon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code