L’essentiel de l’éducation doit se faire par l’amour …

=== facteur n°2 dans l’éducation des enfants = l’amour :

L’amour devrait peut-être être placé en 1ere position, car c’est l’affection que nous ressentons pour nos enfants qui nous incite à prier pour eux.

Guémara Guittin 6b : « Une personne ne doit jamais faire régner une ambiance de sévérité excessive dans sa maison. »

Une sévérité excessive ne fait qu’enfermer l’enfant dans un comportant inapproprié, et fait ressortir ce qu’il y a de pire en lui.
En effet, si un enfant vit dans la crainte perpétuelle de ses parents, s’il se sent vulnérable, exposé, constamment sur la défensive, et si son principal souci est d’éviter les punitions, il se mettra à mentir, à voler et à profaner le Shabbath.
Il sera prêt à tout pour se sentir en sécurité.
Au lieu de permettre à un enfant de devenir un bon juif, le ‘hinou’h par la menace va produire exactement l’effet inverse.

C’est l’amour qui est la condition préalable à tout le reste.

Les parents doivent tout d’abord montrer à leur enfant qu’ils l’aiment d’un amour infini.
Ils doivent bien sûr veiller à ce que l’enfant leur témoigne du respect, mais l’essentiel de l’éducation doit se faire par l’amour.
Ce n’est que dans un 2e temps que les parents peuvent enseigner progressivement à l’enfant la mitsva de la crainte des parents.

 

IMPORTANT : L’on ne peut administrer une correction à un enfant que s’il sait à quel point on l’aime.
Sinon, quel intérêt y a-t-il à le frapper?
Va-t-il s’améliorer grâce à cette gifle? Va-t-il éprouver autre chose que du ressentiment?

Par contre, s’il sait à quel point vous l’aimez, et qu’il comprend que malgré cet immense amour, vous avez décidé de le gifler ou de le corriger de toute façon, votre geste l’incitera à réfléchir.
Il réalisera à quel point il vous a mis en colère, et en déduira que son comportement était réellement blâmable.
Cette prise de conscience imprégnera ses pensées et son cœur, et il aura appris une leçon importante.
== La gifle elle-même deviendra une expression d’amour si l’enfant est conscient de tout l’amour que vous lui portez.

Mais si l’enfant n’est pas certain de l’amour de ses parents, les menaces et les sanctions ne seront d’aucune utilité.
La peur des conséquences immédiates pourra l’arrêter un moment, mais aucune valeur éducative n’en résultera, seulement des dégâts.

La punition doit être uniquement un acte d’amour, dépouillée de toute autre émotion.

 

Dans la recherche d’un juste équilibre entre la crainte et l’amour, le rôle respectif des parents (le père et la mère), partenaires dans l’éducation des enfants doit être clairement défini.

Les enfants ont besoin d’une mère tendre et aimante qui soit leur havre de paix.
Lorsque le père les punit (Rachi dit que l’homme est naturellement plus enclin à craindre son père), ils ont besoin de se raccrocher au cordon ombilical maternel.
Mais si leur mère leur offre également un visage sévère, vers qui les enfants peuvent-ils se tourner pour être consolés?

A notre époque beaucoup de femmes ont fait des études supérieures et pour certaines d’entre elles se sentent « au-dessus » de ces manifestations d’amour et de tendresse.
Elles préfèrent aborder les problèmes avec une logique froide et précise, et ne réalisent pas qu’en agissant de la sorte, elles privent leurs jeunes enfants de ce dont ils ont le plus besoin : une mère qui sait les consoler, leur parler tendrement et leur donner de l’assurance d’un amour inébranlable.

Le Rav Chmouel Rozovsky explique que le rôle le plus fondamental et le plus naturel d’une femme consiste à prendre soin de ses petits, les protéger, les nourrir et les modeler afin d’en faire des êtres tels que D. le souhaite.

Une femme n’est qu’émotion, compassion et amour.

Comment Moshé Rabbénou/Aharon est-il devenu cet homme là?
La Torah ne nous dit rien à propos d’Amram, leur père, mais s’étend sur la force de caractère de la mère et de la sœur : Yo’hévét et Myriam (amour, dévouement et compassion), qui étaient les sages-femmes (Paracha Chémot).
– Yo’hévét = Chifra = mé’hapéret et havlad = elle lavait le bébé, l’embellissait et l’emmaillotait après sa naissance ;
– Myriam = Poua = poa oumedaberet ve’hoga lavlad = elle murmurait et chuchotait à l’oreille du nourrisson pour le réconforter.

Elles étaient prophétesses, avaient un niveau intellectuel et spirituel le plus haut qui soit, et pourtant elles s’investissaient entièrement à prendre soin des bébés et à les réconforter.

 

Les règles et les limites sont indispensables, mais l’enfant doit savoir que la maison baigne dans l’amour maternel.
Lorsque le père le réprimande, l’enfant doit savoir qu’il peut courir se faire consoler par sa mère.
Elle ne doit pas pour autant contredire son mari, contrecarrer les actes de ce dernier, ni non plus gâter son enfant.
Il lui faut au contraire faire preuve de fermeté et approuver la leçon donnée par le père, même lorsqu’elle est en train de calmer son enfant.
Tels 2 partenaires, le père et la mère doivent travailler ensemble, chacun d’eux apportant sa contribution dans le domaine qui lui est propre.
C’est au sein de cet équilibre que se développera l’enfant bien élevé.

 

 

Source : compilation personnelle (b »h) du livre « D’un cœur plein d’amour » du Rav Mattitiahou Salomon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code