La puissance d’un ‘Amen’ …

+ La puissance d’un ‘Amen’ … 

Il est bon de faire attention à bien répondre amen au Kadich et à la Kédoucha, et il faut surtout pas parler durant ces passages importants de la prière.
Plus que tout, il faudra faire attention à bien se concentrer pour répondre : « Amen yéhé chémé raba mévara’h lé’alam lé’almé almaya » ( = Amen, Que le Nom du Seigneur soit béni à tout jamais …)

Nos Sages écrivent dans la guémara (Shabbath 119b) :
« Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne : Quiconque répond de tout son cœur : ‘Amen, yéhé chémé raba …’ verra sa condamnation annulée […]

Reich Lakich enseigne : Quiconque répond : ‘Amen , yéhé chémé raba …’  de tout son cœur verra s’ouvrir, devant lui, les portes du Gan Eden, car il est écrit :
« Ouvrez les portes, pour que puisse entrer un peuple de justes, gardien de la confiance (=chomer émounim  – Yéchayahou 26,2)
Ne lis pas : ‘gardien de la confiance’ (chomer émounim), mais : ‘ché-omrim amen’ (=qui disent amen).
Car, que signifie répondre Amen ?

C’est faire valoir sa confiance en D., qu’Il est un D. juste, droit et digne de confiance, comme cela est compris dans ce mot (אמן), acronyme de : él Mélé’h Néémane = D., Roi de confiance (אל מלך נאמן).
Amen (אמן) singnifie, dans son explication la plus large (אל מלך נאמן), D., Roi de confiance, Je crois en toi (= ani maamin [bé’ha] – אני מאמין dont la 1ere lettre de chaque mot et la dernière du 2e forment aussi le terme : Amen – אמן).  »
[Fin du passage de la guémara Shabbath 119b]

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+ Supplément :

Le Midrach Rabba (Dévarim 7) rapporte que rien n’a autant de valeur que le ‘amen’ prononcés par les juifs.

Le midrach Tan’houma (paracha Tsav) rapporte :
« Celui qui répond ‘amen’ dans ce monde-ci méritera de dire ‘amen’ dans le monde futur, comme il est écrit : « Béni soit l’Eternel pour toujours, amen et amen » (Téhilim 89,53)
Pourquoi  le mot ‘amen’ est-il répété 2 fois ?
Le 1er ‘amen’ dans ce monde-ci, et le 2e ‘amen’ dans le monde futur.  »

Le Pélé Yo’éts émet une opinion similaire :  » les ‘Amen, yéhé chémé Rabba …’, Baré’hou et la Kédoucha se tiennent au sommet du monde et les hommes n’en ont pas conscience.  »

Le ‘Hida (dans le Kécher Goudal) remarque : « Il faut faire très attention à répondre ‘amen’ avec une grande concentration car la punition de celui qui manque un ‘amen’ par mépris est sans limites.  »

Le Rav Aharon ben Barou’h Halévy explique :
« Le terme ‘amen’ permet le maintien et la consolidation de tous les univers, supérieurs et inférieurs.
Tous ces mondes dépendent du ‘amen’, car il représente le début, la cause, la source … de tout le côté positif des bénédictions qui elles-mêmes, proviennent de la bénédiction suprême.

Décrire ce processus et l’abondance des bienfaits qui en résultent dépasse l’entendement des êtres humains.
La force de ce mot emplit tout l’espace, déborde de tous les côtés, dans toutes les dimensions.
Tout est en lui et rien ne lui manque ni du point de vue de ce qui est révélé ni dans le domaine caché (de la Torah).

Le mot ‘amen’ contient des secrets merveilleux, d’une profondeur extraordinaire, des secrets insondables qui dépassent l’entendement humain.
Qui peut prétendre raconter les manifestations de la puissance Divine ?  »

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-> « Sachez que le fait de répondre Amen a une influence très bénéfique sur la personne, aussi bien matérielle que spirituelle, et éloigne les maladies de son foyer.
Chacun d’entre nous doit réfléchir à ce qui est plus important pour lui : « préférons-nous aller chercher l’aide des médecins ou répondre Amen à haute voix, qui est une ségoula merveilleuse pour être épargné de tous ces maux et produire de grandes délivrances dans tous les domaines. »
[rabbi Eliyahou Raata – rapporté dans La voie à suivre du rabbi David Pinto – Vayétsé 5777 (n°960]

-> « Il est écrit : « Ouvre les portes, pour que puisse entrer le peuple juste, gardien de la loyauté (chomer emounim) ».
Le fait de répondre Amen renferme le pouvoir d’ouvrir les portes du Gan Eden, et d’amener la bénédiction sur le monde.
Il est simplement extraordinaire de constater comment un mot si petit peut produire des effets si gigantesques! »
[rabbanite Meïzlich – fille de l’Admour de Bobov – rapporté dans La voie à suivre du rabbi David Pinto – Vayétsé 5777 (n°960)]

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