+ « Tous les peuples de la terre verront que tu portes le nom de D. et ils te craindront. » (Ki Tavo  28;10)

La guémara (Ména’hot 35b) nous révèle que le verset fait référence aux téfilin de la tête, dans les mots : « … tu portes le nom de D. … »

A ce propos le Gaon de Vilna dit un jour à ses élèves :
 » Il n’est pas écrit : ‘les téfilin qui sont sur la tête’, mais ‘les téfilin de la tête’.
Il n’est pas suffisant simplement de porter les téfilin, il faut ressentir que toute leur signification est présente dans la tête, et c’est là qu’on pourra dire : ‘que tu portes le nom de D.’

Le Rambam explique (dans Hilkhot Téfilin – chap 4,25) :
« la kédoucha des téfilin est incommensurable, et à l’instant même où elles sont sur son bras et dans sa tête, une personne est humble, possède la crainde de D., n’est pas attirée par les futilités, n’a pas de mauvaises pensées et son coeur est tourné vers la vérité et la justice. »

On peut se demander : Mais pourtant, j’ai déjà vu des juifs avec les téfilin qui avaient un comportement léger, et ne correspondaient pas à la description du Rambam …

Dans le même état d’esprit que la réponse du Gaon de Vilna, la réponse à cette interrogation se trouve écrite dans l’extrait du Rambam ci-dessus.
« A l’instant où les téfilin sont … dans sa tête … » = il ne s’agit pas seulement d’avoir les téfilin ‘sur la tête’, mais de savoir dans sa tête que l’on porte sur nous un objet de sainteté comparable à un séfer Torah, un objet qui est de plus le signe de l’alliance avec D.

[« Ce sera pour toi comme un signe sur ta main et comme un souvenir entre tes yeux. » – Chémot 13,9].

Sources (b »h) : issu du « le repas du roi » du rav Moché Pell + « la mitsva et son histoire » du rav Its’hak Shnéor & C & J.Hagège

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