« La colombe revint vers lui au moment du soir, et voici une feuille d’olivier arrachée dans son bec. Noa’h sut qu les eaux avaient baissé sur la terre. »   (Noa’h 8;11)

Une question se pose : Où la colombe a-t-elle trouvé cette branche d’olivier, alors que tout avait été détruit?

Le Midrach (Béréchit Rabba 33;6) propose 2 réponses concernant ce rameau :
-> 1ere réponse = il venait d’Israël ;
-> 2e réponse = il venait du Gan Eden.
Ces 2 endroits n’avaient pas été atteints par le déluge, et leurs arbres étaient restés intacts.

Le Ramban s’interroge : Dans ce cas, comment Noa’h s’est-il rendu compte que les flots avaient reflué dans les reste du monde?

Et d’expliquer que les trombes ne sont certes pas tombées directement sur la terre d’Israël, et donc n’ont pas déraciné les arbres.
Mais l’inondation s’est propagée sur toute la surface du globe, y compris en Israël.

=> Si donc la branche d’olivier provenait de ce pays, c’était la preuve que les eaux avaient reculé.

Mais, continue le Ramban, selon l’opinion affirmant que ce rameau avait été cueilli dans le Gan Eden, lequel n’avait probablement jamais été submergé par l’inondation, la question demeure : Comment Noa’h a-t-il su que les eaux s’étaient retirées?
Et de répondre, il se pourrait que les portes du Gan Eden aient été fermées pour barrer l’accès à l’inondation.
Aussi longtemps que celles-ci sont restées closes, la colombe n’a pas pu entrer et y cueillir la branche d’olivier.
Là aussi, la preuve était faite que les eaux avaient reflué et que les portes du Gan Eden avaient été rouvertes.

 

Source (b »h) : issu du « Talelei Oroth » du rav Yssa’har Dov Rubin

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