Chémini Atsérét – Sim’hat Torah

+ Chémini Atsérét – Sim’hat Torah :

-> La dernière mitsva de Souccot est réalisée à Hochana rabba.
Nous prenons la arava, qui représentent nos lèvres, afin de faire avec une mtisva, et ensuite nous la mettons de côté.
Jusqu’à Chémini Atsérét, nous pouvons parler. Mais la sainteté de Chémini Atsérét est si grande qu’il est difficile d’articuler.
[rav Moché Wolfson]

-> Les Yamim Tovin sont appelés : ‘haguim.
Littéralement, ‘hag (חג) signifie : un cercle.
Certaines opinions (comme le Choul’han Aroukh 668) disent que Chémini Atsérét n’est pas appelé : ‘hag, contrairement aux autres fêtes.

Le Rama miPano ainsi que le ‘Hatam Sofer (Drachot vol.1,p.94) disent que tous les Yamim Tovim (jours de fête juif) sont comme un cercle autour de Chémini Atsérét, dont Chémini Atsérét en est le centre.
C’est pourquoi nous ne l’appelons pas : ‘hag Chémini Atsérét, comme nous le faisons pour ‘Hag haMatsot (Pessa’h) ou ‘Hag haSouccot.
Chémini Atsérét ne fait pas partie du cercle, c’est le point central.

[dans nos prières, lorsque nous disons « Chémini ‘hag Atsérét » ou « Chémini ‘Hag haAtsérét », c’est uniquement dans l’intention d’un terme emprunté

Le ‘Hatam Sofer enseigne que Chémini Atsérét est plus important que Yom Kippour, car Kippour c’est aimer Hachem en s’affligeant (dans la souffrance du jeûne, en ne se lavant pas, … ), tandis qu’à Chémini Atsérét c’est aimer Hachem par la joie, ce qui est un lien beaucoup plus fort.
Comme il est écrit : « Comme c’est beau, lorsque l’amour est un plaisir et une joie » (ma yafit ou naaam’te aava bataanouguim – Chir haChirim 7,7)

Le ‘Hatam Sofer note qu’il n’y a aucune mitsva particulière à Chémini Atsérét.
Roch Hachana a son Shofar, Yom Kippour son jeûne, Souccot le fait de résider dans la Soucca et la mitsva des 4 espèces, mais il n’y a pas de mitsva particulière à Chémini Atsérét.
Il écrit : « C’est en raison du fait que la sainteté de Chémini Atsérét provient de la joie des gens. Ils ont plaisir en Hachem … cela n’est pas dépendant d’une mitsva en particulier. »

-> Le Séfer ha’Hinoukh (324) écrit que nous ne prenons pas les 4 espèces à Chémini Atsérét, car : « le 8e jour est uniquement pour Hachem » (yom achémini koulo l’Hachem).

[d’une certaine façon, nous n’avons pas besoin de passer par une mitsva pour se lier à D., puisque nous sommes en privé face à Lui!
On a besoin des 4 espèces pour diriger notre joie de la récolte (matérialité) vers Hachem, tandis qu’à Chémini Atsérét, c’est le jour où l’on est en intimité avec papa Hachem, et l’on n’a pas besoin de rappel, car être proche de D. c’est la plus grande des joie possibles!]

-> Le Ramban (Emor) explique : « On n’a pas besoin de prendre les 4 espèces en ce jour, car cela n’est pas nécessaire, puisque l’essence de Chémini Atsérét est magnifique (hadar). [éno tsari’h ki ou atsmo hadar]

-> Le Kamarna (Séfer Hékhal – Bamidbar 22,32) apporte une allusion montrant que Shémini Atsérét comprend Pessa’h, Shavouot et Souccot.
La phrase : « chaloch péamim bachana » (3 fois par an – שָׁלֹשׁ פְּעָמִים בַּשָּׁנָה – Michpatim 23,17) qui fait référence aux 3 fêtes, a la même valeur numérique que les mots : « bayom achémini atsérét » (le 8e jour, Atsérét – בַּיּוֹם הַשְּׁמִינִי עֲצֶרֶת – Pin’has 29,35).
Cela montre que la sainteté de Chémini Atsérét est plus importante que tous les autres Yamim Tovim.

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-> Le Sfat Emet dit que le toit de la Soucca (S’chakh) ressemble à la ‘houppa d’un mariage.
Après la Soucca, vient le moment du yi’houd (l’isolement entre les nouveaux mariés), qui est un moment d’une plus grande unité. C’est cela Chémini Atsérét.

-> Il est écrit : « oz véadar lévoucha, vatis’hak léyom a’haron » (Parée de force et de dignité, elle sourit au dernier jour – Michlé 31,25 – chant du Echét ‘hayil).

Le Gaon de Vilna explique :
– « oz » = c’est Roch Hachana, car Hachem nous juge avec sa puissance/force ;
– « véadar » = c’est Souccot, le jour où nous prenons le « ets péri adar » (l’étrog) ;
– et ensuite, il y a Chémini Atsérét, comme il est écrit : « vatis’hak léyom a’haron » (il/elle sourit au dernier jour) = c’est le dernier des jours de fêtes qui ont commencé avec Roch Hachana (voir Elloul), et c’est un jour d’immense joie.

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-> La guémara (Taanit 7) affirme : « Combien est grand le jour où il pleut » (gadol yom aguéchamim)

La guémara dit qu’un jour où il pleut est :
– plus grand que la résurrection des morts (car la pluie profite à tout le monde : aux réchaïm et aux tsadikim) ;
– aussi grand que le jour où Hachem a donné la Torah [selon Rav Yéhouda, et Rava dit que c’est un jour plus grand que celui où a été donné la Torah, car si la Torah est comparée à la pluie, c’est que la pluie est plus grande que la Torah] ;
– aussi grand que le jour où le ciel et la terre ont été créés [allusion au jour de la Création].
Rabbi Ochaya dit que le jour de la pluie est grand, car la pluie facilite la délivrance [de mauvaises choses personnelles et collectives].

Le Avodat Israël explique que la guémara fait allusion à la grandeur de Chémini Atsérét qui est le jour où nous prions pour la pluie.

-> Le rabbi Aharon de Tchernobyl dit que prier pour la pluie à Chémini Atsérét est propice pour développer la parnassa (subsistance).

-> Le rabbi Mendel de Kotzk enseigne qu’à Chémini Atsérét, il est décrété combien de parnassa une personne aura pendant l’année à venir.
Cela est en allusion dans le verset : « והיית אך שמח » (véayita a’h saméa’h), dont la guémara précise que c’est une allusion à Chémini Atsérét. Ces 3 termes ont pour lettre finale : חת »ך , qui est le nom de l’ange attitré pour la parnassa.

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-> Soyez très très prudent avec les prières de Chémini Atsérét, à les dire avec une immense intention (kavana), car c’est un jour qui complète nos prières de Roch Hachana, et ainsi tout dépend de ce jour. Mais en plus de cela, il n’y a pas de meilleur jour, ni de moment plus propice que ce jour, où Hachem désire entendre nos prières.
[rabbi ‘Haïm Palaggi]

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-> Il y a également une autre différence.
Tous les Yamim Tovim sont précédés par des jours de la semaine. Mais la sainteté de Chémini Atsérét est beaucoup trop importante pour qu’on puisse y rentrer directement dans la fête depuis un simple jour de la semaine.

Nous devons avoir le Yom Tov de Souccot, puis les jours de ‘hol hamoéd, mais cela n’est pas suffisant, et nous avons besoin de Hochana rabba, qui est un jour particulièrement spécial.
Après cela, nous sommes prêts pour entrer dans la sainteté de Chémini Atsérét.

Cela suit la règle de comment approcher quelque chose d’extrêmement élevé : nous devons y accéder par étapes. Nous ne pouvons pas y sauter directement, nous devons entrer progressivement.

Le nom Chémini Atsérét (chémini signifie le chiffre : 8) nous dit plus à propos de sa sainteté.
Rabbénou Bé’hayé écrit que le but de toutes les mitsvot est d’améliorer le monde (tikoun haolamm).
Toutes les mitsvot sont liées aux 7 jours durant lesquels le monde a été créé.
Mais le Temple est au-dessus de ce monde, et c’est pour cela que dans le Temple les choses étaient en rapport avec le chiffre 8.

Le 7 est lié aux 7 jours de la semaine, aux 7 jours de la Création, il symbolise ce monde.
Le chiffre 8 symbolise ce qui est au-delà de la naturalité de ce monde (lémala min atéva).
Pour cette raison le Temple a été inauguré par le roi Shlomo le 8e jour du mois de Tichri.
« C’était le 8e jour » (Chémini 9,1) = le Michkan a également été inauguré un 8e jour.
De même, le Cohen Gadol portait 8 vêtements différents.

Chémini Atsérét est un Yom Tov lié au chiffre 8. Comme le Temple, il est au-delà de ce monde …
Chémini Atsérét est un goût du monde à venir, de l’époque du machia’h …

Les jours de Souccot sont pour toutes les nations du monde.
La guémara (Soucca 55b) dit que les 70 vaches apportées comme sacrifice à Souccot correspondent aux 70 nations.
Mais cependant à Chémini Atsérét, une seule vache est sacrifiée comme sacrifice (korban), correspondant au peuple juif uniquement.

Le Sfat Emet (Souccot 5637) explique que puisque le peuple juif désire s’attacher à Hachem, alors Hachem ne nous quitte pas, mais Il va s’attarder un jour de plus.
Les 7 jours de Souccot sont comparés à un roi qui fait un grand festin et distribue de nombreux cadeaux.
Lorsque le festin se termine et que la distribution de cadeaux est terminée, tous les invités partent.
C’est alors que les enfants du roi vont dans la chambre intérieure afin de passer en privé du temps avec le roi. Ils ne veulent pas de cadeaux, ils veulent le roi, lui-même.

Les 7 premiers jours de festin sont pour les non-juifs.
Le 8e jour est comparé à un moment que le roi passe avec ses enfants.
A Chémini Atsérét, Hachem Lui-même s’attarde pour être avec Ses enfants : les juifs.
C’est de quoi il s’agit à Chémini Atsérét, c’est un moment avec Hachem, Lui-même [la source de toutes les bénédictions, de toute la joie, …].

De Roch ‘Hodech Elloul jusque pendant tous les jours redoutables (Yamim Noraïm), nous sommes concentrés sur la prière.
A Souccot aussi, nous récitons les prières spéciales des hochanot.
La prière n’est pas spécifique aux juifs, comme il est écrit : « Ma maison sera dénommée Maison des prières pour toutes les nations » (Yéchayahou 56,7).
Toutes les nations ont également le droit à la prière.

Cependant, les non-juifs n’ont pas de lien avec la Torah, comme il est écrit : « Il a révélé ses paroles à Yaakov, ses statuts et ses lois de justice à Israël. Il n’a fait cela pour aucun des autres peuples ; aussi ses lois leur demeurent-elles inconnues » (Téhilim 147,19-20).

Les juifs, qui sont liés spécifiquement à la Torah, reçoivent un jour additionnel : Chémini Atsérét.
Pendant ce jour, nous sommes élevés à un niveau où les non-juifs ne peuvent pas entrer, dans le monde de la Torah.
Nous nous réjouissons avec la Torah, fêtant le fait que nous avons l’infini chance d’être juif et que Hachem nous a donné la Torah.
Nous célébrons le fait que : Il nous a choisi parmi toutes les nations et nous a donné Sa Torah (acher ba’har banou mikol aamim vénatan lanou ét torato).

La Torah est aussi au-delà du 7, c’est toujours du : 8 (au-delà de la naturalité), et c’est pour cela qu’on la fête à Chémini Atsérét.
La Torah a été donné le 1er jour de la 8e semaine.
Le Maharal fait remarquer que dans le Téhilim 19, les 7 premiers versets parlent du monde, et le 8e verset est : « la Torah de Hachem est parfaite » (Torat Hachem témima) = elle est au-delà de la nature …

Chémini Atsérét est également un jour qui a un pouvoir phénoménal de prière.
Le Zohar (Tsav 32a) écrit que Chémini Atsérét est le jour où le peuple juif est tout seul avec le Roi [Hachem], et que tout ce qu’on lui demande nous sera accordé.

Rabbi Pin’has de Koritz (Imré Pin’has 1,590) explique que toutes les prières d’une personne sont répondues en ce jour, car c’est un moment très favorable (eit ratson) pour cela.
Mais il ajoute que cela ne peut avoir lieu que si nous nous asseyons avec le Roi, c’est-à-dire que nous ne pensons pas à des futilités, mais uniquement à Hachem.
[on doit être mentalement à 100% à disposition de Hachem]

Le Sar Shalom, rabbi Shalom de Belz (Séfer Midbar Kodech 1,262) dit : Atsérét signifie : se rassembler.
Il y a des prières, des supplications, et des requêtes que le peuple juif a fait tout au cours de l’année, dont les Yamim Noraïm, et qui n’ont pas été priées convenablement, et c’est pour cela qu’elles n’ont pas monté comme il le faudrait devant Hachem. [Plus une prière a de l’intention (kavana), plus elle a de la force pour s’élever et se présenter devant Hachem.]
Le jour de Chémini Atsérét, toutes nos prières sont rassemblées (atsérét) ensembles, et elles s’élèvent alors pour trouver faveur devant Hachem.

Pendant les prières et les hakafot de Chémini Atsérét, le Baal Chem Tov rectifiait et élevait des prières qui avaient été rejetées pendant [parfois] des milliers d’années.

La guémara (Taanit 7a) dit que : « Grand est le jour de la pluie comme le jour où la Torah a été donnée ».
Le sens simple est que la pluie est si importante pour le monde, qu’un jour où il pleut est un jour important.

Le rabbi de Kozhnitz (Séfer Avodat Israël) dit que la guémara fait référence à Chémini Atsérét, le jour où nous disons la prière de la pluie (téfilat guéchem), car Chémini Atsérét est un jour d’une sainteté énorme.

Lorsqu’un juif dit la téfilat guéchem, il fait référence à une pluie spirituelle.
Selon guémara (Avoda Zara 5b) : « L’eau ne fait référence qu’à la Torah » (én mayim ella Torah).
Le Zohar (tikoun 13,p.29b) écrit qu’à Chémini Atsérét, les fontaines de la Torah s’ouvrent.
Nous prions Hachem : « al tim’na mayim » (Ne nous refuse pas d’eau).
Hachem nous donne la Torah afin que nous puissions nous rapprocher toujours plus de Lui …

Quoiqu’on n’ait pas fait pendant Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot, nous pouvons le compléter pendant les jours de Hochana rabba, Chémini Atsérét et Sim’hat Torah.

[rav Moché Wolfson]

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-> Le Zohar écrit : « A Hochana rabba leur jugement a été terminé, et maintenant leurs bénédictions commencent.
Car le jour suivant [à Chémini Atsérét] les juifs célèbrent avec leur Roi et reçoivent les bénédictions pour l’année entière.
A cette fête, uniquement les juifs sont présents, et lorsqu’on est assis en privé avec le roi, tout ce que nous demandons nous sera accordé. »

De même, le Zohar écrit : « Lorsque Hachem s’unit avec la nation juive [à Chémini Atsérét – Sim’hat Torah], aucune autre nation ne peut se joindre à eux … Hachem est seul avec eux ».

-> Le midrach dit qu’après les 7 jours de Souccot, Hachem demande aux juifs de rester encore un jour [avant de vaquer chacun à ses affaires du quotidien] : « car cela m’est difficile lorsque que vous Me quittez ».

Le Imré Emet explique que les juifs doivent aussi ressentir qu’ils ne veulent pas quitter les yamim tovim. C’est l’essence de Chémini Atsérét.

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-> Le Yessod Yossef dit :
« La coutume est de sortir tous les Sifré Torah du aron kodech …
A l’image de l’amour qu’a un père pour son fils unique, il ouvre pour lui tous ses trésors, et ne lui refuse rien.
De même, Hachem nous accorde d’immenses bontés [cela est symbolisé par l’ouverture du aron qui contient les trésors de ce monde : la Torah]. »

-> Rabbi Hench Alexander explique que nous ne disons pas la birkat Cohanim à Sim’hat Torah, car en ce jour nous lisons les bénédictions de Moché, et « il cela serait une honte pour les bénédictions de Moché si nous ajoutions d’autres bénédictions ».

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-> Le Yessod vécChorech haAvoda (chap.16) enseigne :
« Tout celui qui est vigilant à être joyeux avec la Torah en ce jour [de Sim’hat Torah], il est garanti que ses enfants et ses descendants seront toujours des érudits en Torah. »

-> Le Shlomé ‘Haguiga (p.292) écrit :
« A Sim’hat Torah, heureux soient ceux qui sont joyeux avec la Torah, car cela va rectifier leur âme pour tous les moments où ils ont déshonoré la Torah.
De plus, il y a une garantie de nos Sages que tout celui qui est joyeux avec la Torah en ce jour, il aura une descendance qui étudiera toujours la Torah. »

[réjouis-toi de la Torah dans ce monde éphémère, et elle te réjouira pour l’éternité!]

-> Rabbi ‘Haïm Vittal (Chaar haKavanot) dit :
« Mon maître [le Arizal] faisait le tour de la bima, devant ou derrière le Séfer Torah, il dansait et il chantait de toutes ses forces..
A la sortie de yom tov [en Israël où il n’y a qu’un jour], il allait de synagogue en synagogue pour danser avec la Torah, et il faisait cela pendant de nombreuses heures. »

-> Le Maassé Rav rapporte que le Gaon de Vilna : « aller devant le Séfer Torah très heureux, avec un joie immense, son visage était comme un feu brûlant, et il tapait des mains et il dansait de toutes ses forces devant la Torah. »

-> Le Yichma’h Israël enseigne que danser devant la Torah est propice pour avoir des enfants.
Il apprend cela de la femme du roi David : Mikhal, qui était dégoûtée de voir David danser de toutes ses forces devant le Aron (cf. Shmouel II 16,23). [en effet, David était prêt à renoncer à son honneur, bien que roi, pour celui de la Torah]
Elle a été puni par le fait qu’elle ne pouvait plus avoir d’enfant.
De là, nous pouvons apprendre que si quelqu’un est joyeux avec la Torah, alors il sera récompensé par des enfants.

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-> « Toutes les prières qui ne montent pas pendant toute l’année s’élèvent grâce aux hakafot ».
[rabbi Shalom de Belz]

-> Le ‘Hida écrit (dans une prière que certains récitent avant les hakafot), que danser à Sim’hat Torah fait tomber les murs de fer qui nous séparent d’Hachem.

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-> Chémini Atsérét/Sim’hat Torah représente la forte unité entre les juifs.
La guémara (Shabbath 31) rapporte qu’un non juif est venu voir Hillel et lui a demandé : « Convertis-moi, mais à la condition que tu m’enseignes toute la Torah tandis que je me tiens sur un pieds ».
Hillel l’a converti et lui a dit : « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain. Ceci est toute la Torah, le reste est commentaire … »
=> Que voulez le converti? N’a-t-il pas réalisé que la Torah est vaste et qu’elle ne peut pas être enseignée en un moment?

Le rabbi Israël de Ruzhin explique que le converti ne demandait pas de connaître toute la Torah.
Il demandait qu’on lui apprenne les secrets kabbalistiques en lien avec la fête de Chémini Atsérét.

C’est ce qu’il signifie en disant : « Enseignes-moi toute la Torah tandis que je me tiens sur un pieds (al régél a’hat) ».
Chémini Atsérét est appelé « régél », comme l’écrit la guémara (Soucca 48) : « [Chémini Atsérét] est une fête en soi » (régél bifné atsmo).

Ainsi, le converti voulait connaître le secret significatif de cette grande fête.
La réponse de Hillel était : « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain » = en d’autres termes, Hillel lui disait que le secret de Chémini Atsérét est : l’unité.
Il y a de grands secrets dans Chémini Atsérét, mais pour les résumer simplement : la fête de Chémini Atsérét et Sim’hat Torah a pour objectif de développer notre bienveillance à l’égard de notre prochain.

[d’une certaine façon, en se réjouissant et en tournant avec la Torah, on se focalise sur l’aspect unificateur (la spiritualité) entre les juifs.
Certes nous sommes différents au niveau du corps (physiquement), mais nous provenons tous d’une même source commune, d’une même âme originelle.
Nous avons un papa Hachem qui est Unique, et notre objectif commun, chacun en fonction de son unicité, est de Le grandir dans ce monde!]

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