Hochana rabba

+ Hochana rabba :

-> Le 7e jour de Souccot est appelé Hochana rabba. Ce jour-là, on abonde en étude de la Torah et en supplications.
Il est dit dans le midrach : « Hachem a dit à Avraham Avinou : Je suis unique dans Mon monde et tu es unique dans ton monde. Dans le futur, Je donnerai à tes enfants un jour spécial afin de réparer leurs fautes, c’est Hochana rabba.
Si les fautes de tes enfants n’ont pas été réparées pendant Roch Hachana, elles le seront à Yom Kippour. Et sinon, elles le seront à Hochana Rabba. »
[rav Ovadia Yossef – ‘Hazon Ovadia Souccot]

[Selon le Zohar, les décrets d’Hachem pour l’année à venir ne « partent » qu’au début du 8e jour, le soir de Chémini Atséret, mais durant toute la journée de Hochana rabba qui le précède, il est encore possible de modifier le jugement.]

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-> Une des questions à laquelle nous devrons tous répondre après notre mort est : « As-tu attendu la Délivrance? » (tsipita lichoua – guémara Shabbath 31a).

Le Imré Emet dit que cette question signifie également : « Est-ce que tu as attendu la yéchoua (délivrance), c’est-à-dire Hochana rabba, le jour où Hachem accorde des délivrances aux juifs. »

-> Roch Hachana vient de passer, ainsi que Yom Kippour, et la majorité de Souccot.
A ce moment [de Hochana rabba], de nombreuses personnes sentent qu’elles ont accompli ce qu’elles pouvaient, et elles ne ressentent plus une importance à investir des efforts dans les derniers jours des Yamim Noraïm.
Parfois, les gens se découragent car ils sentent qu’ils n’ont pas pleinement exploiter ces jours saints par de la téchouva, des prières et de la Torah, et ils ne sont pas prêts à le faire maintenant

[on baisse les bras en se disant que puisque tous les jours redoutables de tichri (et Elloul) sont presque finis, il est trop tard, mais on oublie l’infinie miséricorde de papa Hachem, qui en l’espace d’une seconde où nous Lui ouvrons totalement notre cœur peut tout changer pour notre meilleur, rempli de bénédictions.]

Ainsi, lorsque nos Sages disent : « As-tu attendu la Délivrance? » = est-ce que tu as attendu ardemment Hochana rabba, par exemple par la conscience du pouvoir exceptionnel des prières, de la téchouva, de la tsédaka, .. de ce jour.
Comment ne pas attendre impatiemment un tel jour, où nous pouvons gagner tellement! …

Même si on s’investit de notre mieux à Souccot, on peut avoir tendance à laisser passer, sans attention particulière, le jour de Hochana rabba.
Pourtant, Hochana rabba est le point culminant de tous les jours redoutables, au point que nous pouvons obtenir les plus grandes délivrances [à tous nos problèmes].

Même en ce jour, nous devons être vigilants, et continuer notre batail contre le yétser ara.
[rav Elimélé’h Biderman]

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-> Bientôt le jour sera terminé. Nous pensons que le Roi [Hachem] n’est plus là [à Hochana rabba], mais nous devons savoir que cela n’est pas vrai. Hachem est là! [tout particulièrement proche de nous!]

Appelons Hachem et demandons-Lui qu’Il nous sauve. Allons crions ensemble : « Hocha Na, véOchia Na, avinou ata! (Sauve de grâce (Ton peuple)! Secours-nous! Tu es notre Père!) …

L’année dernière, il y avait des gens parmi nous qui ne sont plus vivants.
Il est possible que s’ils avaient prié davantage à Hochana rabba, ils auraient annulé le décret.
[rabbi de Satmar]

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-> Le Divré Yossef de Satmar priait pendant très longtemps à Hochana rabba.

-> La dernière année de sa vie, le ‘Hatam Sofer a dit : « J’ai passé le jugement de Roch Hachana et de Yom Kippour, mais je n’ai pas réussi à passer le jugement de Hochana rabba ».

-> Le rav Elimélé’h Biderman enseigne :
Au début les livres juifs n’ont pas révélé que Hochana rabba était un jour de jugement.
Par exemple, la guémara appelle Hochana rabba : « Yom Arava », le jour où nous prenons la Arava.
Il n’y aucune mention que c’est un jour de jugement.
Pourquoi cela?

Le rav Shlomo Zalman Auerbach explique que pour les premières générations, la crainte du jugement était si important, que si les gens savaient que Hochana rabba était également un jour de jugement, alors cela leur aurait retiré la joie pour le Yom Tov. Ils seraient incapables d’observer la mitsva de se réjouir de la fête [à Souccot] (vésama’hta bé’haguékha).

Dans les générations ultérieures, la crainte était moins grande, et ainsi les Séfarim nous ont révélés qu’il y a également un jugement à Hochana rabba, et ce afin que nous prions et fassions téchouva et donnons à la tsédaka, et annulions tous les décrets difficiles.

Le rav Auerbach dit qu’il y a quand même une indication dans la guémara, avec les mots : « bé’hag nidounim al amayim » (A Souccot nous sommes jugés pour la pluie [sur combien on en aura cette année]).

Le Lévouch écrit : « Ainsi, les gens allument davantage de bougies à la synagogue à Hochana rabba, à l’image de Yom Kippour, car c’est le jour final de jugement pour la pluie ».

Le rav Shlomo Zalman Auerbach explique que par le passé, la pluie signifiait la vie. S’il ne pleuvait pas, alors les gens allaient mourir.
Les choses ont changé à notre époque, puisque l’eau peut être transportée et les pays ont des réservoirs d’eau.
[En ce sens le ‘Hazon Ich dit que nous ne jeûnons plus pour la pluie, car un manque de pluie n’est pas une tragédie comme cela pouvait l’être.]

Ainsi, il y a des années, il était suffisant aux gens de savoir qu’ils étaient jugés sur la pluie, et cela les réveillait immédiatement à faire téchouva, à prier et à donner à la tsédaka.
Aujourd’hui, les gens ne sont pas sensibles à cela, et ils n’améliorent pas leur comportement sur une peur de manquer de pluie.
C’est pour cette raison que dans les dernières générations, on nous a révélé davantage d’aspects de ce grand jugement [à Hochana rabba].

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-> Le Zohar écrit : « A Hochana rabba leur jugement a été terminé, et maintenant leurs bénédictions commencent.
Car le jour suivant [à Chémini Atsérét] les juifs célèbrent avec leur Roi et reçoivent les bénédictions pour l’année entière.
A cette fête, seulement les juifs sont présents, et lorsqu’on est assis en privé avec le roi, tout ce que nous demandons nous est accordé. »

[on voit à quel point Hochana rabba est le point culminant, les derniers moments où l’on peut encore changer toute notre année à venir.
Ainsi, ce dernier jour ne doit pas être pris à la légère, au contraire c’est le sprint final! ]

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