Les privilèges que D. a accordé aux juifs

"Quel peuple est assez grand pour avoir D. proche de Lui, comme l'est Hachem, notre D., chaque fois que nous L'appelons? Quel peuple est assez grand pour posséder des règles et des lois si justes, comme toute cette Torah que je présente devant vous aujourd'hui?" (Vaét'hanan 4,7-8)

-> Selon certains commentaires, ce verset énonce les privilèges que D. a accordé aux juifs :
1°/ Il nous a fait savoir qu'Il nous aime.
Généralement, si un homme a un parent devenu célèbre, il se vante en disant : "Cet homme est de ma famille!" Il ne dit pas : "Je fais partie de sa famille".
Hachem nous aime tant qu'Il nous honore en disant : "Quel peuple ... pour avoir D. proche de lui" et non : "un peuple proche de D."

2°/ Les idoles des païens sont peut-être proches physiquement de leurs adorateurs, mais lorsqu'ils la supplient, elles sont très loin car elles ne leur répondent pas.
De la terre au ciel, il y a une distance de 500 ans de voyage, et chaque firmament est séparé de l'autre par une distance de 500 ans de voyage. Cependant, lorsque nous sollicitons Hachem, Il est tout près de nous. Dès que nous L'appelons, Il nous répond.

3°/ Hachem n'agit pas envers Israël comme envers les autres nations.
S'il punit une nation pour ses fautes, Il la frappe jusqu'à l'anéantir. Par contre, s'Il frappe le peuple d'Israël d'une main, Il le guérit de l'autre.
Cela peut être comparé à un homme si fort qu'il peut tuer d'un coup de poing. Cependant, s'il lui faut corriger l'un de ses enfants, il le frappe avec compassion sans le mettre en danger.
Hachem agit de même envers nous car Il est notre parent (karov veut aussi dire "un proche parent").

Si un homme a un parent riche, il fait savoir à tous que ce parent fait partie de sa famille ; mais s'il est pauvre, il fait comme s'il ne le connaissait pas.
Bien qu'en Egypte, nous fussions des esclaves qui travaillions aux briques et au mortier, D. nous a appelés : "Mon fils, Mon premier-né, Israël" (Chémot 4,29).
La Torah dit donc : "pour avoir D. proche de lui (ou D. comme proche parent)" = voyez à quel point Hahcem vous aime! Il est proche de vous comme un membre de votre famille. Lorsque vous fautez, Il vous frappe d'une main, mais de l'autre Il vous prend en pitié.

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4°/ Chacune des 70 nations est placée sous la surveillance d'un ange. Tous les génies des nations demandent leur subsistance à D. pour nourrir leur peuple.
Aucun d'eux n'a de capacité indépendant ni de nourriture à fournir car tout provient d'Hachem. Ils peuvent seulement prendre ce que D. leur accorde et le donner à leur nation.

A Roch Hachana, D. décide ce que chaque ange doit recevoir pour nourrir et diriger sa nation. Nul peuple ne peut obtenir davantage que la quantité octroyée par D.
Même si une nation prie et supplie de lui fournir plus que ce qui a été fixé à Roch Hachana, l'ange ne pourra rien ajouter de lui-même.

Les juifs peuvent, par leurs prières, changer ce qui a été décidé à Roch Hachana et recevoir davantage.
Comme D. Lui-même les gouverne, Il peut leur donner toute ce qu'Il désire. Il n'existe aucune nation semblable à Israël capable, par la prière, d'obtenir que D. change un décret fixé à Roch Hachana.

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5°/ Hachem honore Israël plus qu'Il n'honore Ses créatures célestes.
Lorsque les anges prient, ils louent D. à voix haute, comme il est écrit : "Les piliers des montants des portes sont tremblé de la voix qui appelait" (Yéchayahou 6,4) et : "Un vent m'a emporté et j'ai entendu derrière moi un grand bruit" (Yé'hezkiel 3,12).

Les anges sont si éloignés de D. qu'ils ignorent où se trouve la gloire d'Hachem. Ainsi, ils Le louent : "Louée soit la Gloire de D. de son endroit" (Yé'hezkiel 3,12).

Les juifs prient D. en silence car ils savent qu'Il est proche d'eux. C'est pourquoi la Torah dit : "Quel peuple est assez grand pour avoir D. proche de lui comme l'est Hachem, notre D., chaque fois que nous L'appelons?"

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6°/ Aucune nation ne connaît comme Israël les attributs de D.
Généralement, lorsqu'un homme doit être jugé, il s'habille en noir, ne se coupe ni les cheveux ni les ongles, en mange pas et ne boit pas, tant il redoute l'issue du procès.

A Roch Hachana, les juifs savent qu'ils sont jugés en Haut mais ils portent des vêtements blancs, se coupent les cheveux et les ongles, mangent et boivent. Ils savent que D. les acquittera.
C'est ce que dit le verset : "Heureux es-tu, Israël! Qui est comme toi, un peuple délivré par D.?" (Dévarim 33,29).
Personne comme Israël ne connaît les attributs de son Maître.

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7°/ Avant de fixer la date de Roch Hachana a Ciel, Hachem et tous les anges attendent qu'Israël annonce quel jour sera le nouvel an.
Lorsque D. et les anges voient les Sages d'Israël désigner un certain jour comme étant Roch Hachana, D. dit : "Préparez-vous car Je veux siéger en jugement ce jour-là!"
Si nos Sages retardent Roch Hachana d'un jour, en Haut le jugement est reporté d'un jour. Hachem dit alors aux anges : "Retirez le Trône de justice car Mes fils ont décidé que Roch Hachana serait demain!"

Ainsi, avant Roch Hachana et les fêtes, les anges viennent demander à Hachem : "Quand sera Roch Hachana?"
D. leur répond : "Est-ce à Moi que vous posez la question? Allons plutôt le demander au tribunal terrestre et nous nous conformerons à leur décision".

Moché dit donc : "pour avoir D. (Elohim) proche de lui" = quel peuple a D. et les anges proches de lui au point de venir lui demander quand le tribunal terrestre a fixé Roch Hachana pour arrêter cette au Ciel.

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8°/ La guémara raconte que rabbi Eliézer et les autres Sages avaient une divergence d'opinion quant à une loi de pureté.
Rabbi Eliézer déclarait un certain four pur tandis que les autres Sages le proclamaient impur.
Rabbi Eliézer s'est exclamé : "Si mon opinion est juste, que le Ciel le fasse savoir!"
Une voix céleste annonça qu'en effet l'opinion de rabbi Eliézer était conforme à la loi.

"Quel peuple est assez grand pour avoir D. proche de Lui" = quelle nation est semblable à Israël? Les Sages appellent leur Créateur pour trancher leurs débats, et D. leur répond.

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9°/ Après que cette voix céleste eut annoncé que la loi était conforme à l'opinion de rabbi Eliézer, rabbi Yéhochoua s'est levé pour déclarer : "Maître de l'univers! Il est écrit dans Ta Torah : 'Vous suivrez la majorité'. Par conséquent, nous ne tiendrons pas compte de la voix céleste en compte" (guémara Baba Métsia 59).

Le verset poursuit donc : "Quel peuple est assez grand pour posséder des règles et des lois si justes" = les Sages ne prêtent pas attention aux voix célestes mais ils tranchent la loi en fonction de la majorité, comme le demande la Torah.

[sur ce récit de la guémara : http://todahm.com/2018/10/10/7187-2
A la suite de ce récit (où la halakha a été fixée selon la décision en bas et non en haut dans le Ciel), la guémara raconte que Rabbi Nathan rencontra peu après le prophète Eliyahou et lui demanda ce que Hachem avait fait pendant ce temps.
Le prophète répondit : "Il riait en disant : Mes fils M'ont vaincu! Mes fils M'ont vaincu!"
=> Quel autre peuple a une telle relation, une telle importance, avec son papa Hachem?]

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10°/ L'âme du juif émane de la source de vie située sous le Trône de Gloire. Elle s'appelle l'âme de Vie (nichmat 'haïm) et elle entre en l'homme lorsqu'il atteint l'âge de 13 ans, car à cet âge-là il mérite d'acquérir la Torah.
Cette âme lui vient car grâce à elle, il est disposé à étudier la Torah et à en comprendre les mystères.
Jusqu'à 13 ans, il n'a en lui que l'âme appelé l'âme vivante (néfech 'haya) qui lui donne la faculté de parler.
Les nations elles aussi ne possèdent que l'âme vivante car elles n'ont pas voulu accepter la Torah.

"N'est-Il pas ton Père, ton Maître, Celui qui t'a fait et t'a établi?"
Hachem nous a créés et nous a donnés cette âme de Vie pour préparer notre esprit à étudier et à comprendre la Torah.

Lorsque le verset dit : "Quel peuple est assez grand pour posséder des règles et des lois si justes" = cela signifie : Quel peuple jouit d'une prédisposition come la nôtre à comprendre la Torah?

La Torah ajoute : "chaque fois que nous L'appelons" = même lorsqu'un décret est scellé contre les juifs à cause de leurs nombreuses fautes, s'ils se repentent et prient, ils sont agréés et le décret est annulé.
Le verset dit donc : "chaque fois que nous L'appelons" = Hachem nous exauce à chaque fois, avant le décret céleste ou après qu'il ait été émis.

[b'h, compilation personnelle issue du Méam Loez - Vaét'hanan 4,7-8]

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