La meilleure chose que nous puissions faire pour surmonter notre peur et notre anxiété est de parler à Hachem avec nos propres mots. En exprimant tout ce que nous traversons à Hachem et en demandant Son aide, nous pouvons nous libérer de tous nos soucis et remettre notre vie entre Ses mains.
Rabbi Nathan de Breslev explique que non seulement ce processus nous libère l’esprit, mais qu’il nous procure également une protection céleste.
Si nous attribuons les événements de ce monde aux lois de la nature, nous masquons la Providence de Hachem, et nous sommes alors effectivement exposés à des malheurs apparemment "aléatoires".
Cependant, lorsque nous renforçons notre émouna par la hitbodédout (parler avec Hachem) et que nous reconnaissons que tout est entre les mains d'Hachem, nous révélons la Providence d'Hachem dans nos vies, ce qui nous protège du danger.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm Shacharit - 2 ]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
L'un des plus grands obstacles à la pratique de la hitbodédout et de la prière en général est que nous ne réalisons pas la grandeur de l'amour d'Hachem pour nous.
Il nous est difficile d'imaginer qu'Il écoute vraiment attentivement chaque mot de la prière que nous prononçons.
C'est l'une des raisons pour lesquelles il est important pour nous de nous connecter aux tsadikim avant de prier, car ils nous révèlent la véritable nature de la miséricorde d'Hachem (à l'égard de chaque juif, et ce du plus méritant au moins méritant).
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,2 ]
Hachem se réjouit de chaque acte
Le plus difficile dans le service d'Hachem, c’est en réalité que nous pensons que c’est si difficile. Nous croyons que pour plaire à Hachem, nous devons accomplir quelque chose qui dépasse nos capacités.
Cependant, lorsque nous prenons conscience de l’immense joie que nous procurons à Hachem à chaque bénédiction, prière, mitsva et parole de Torah, alors servir Hachem devient incroyablement facile et agréable.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,44 ]
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-> Nous devrions apprécier la lumière extraordinaire de chaque petite chose que nous faisons pour servir Hachem et croire que ces bonnes actions sont comme de grandes étoiles brillantes.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kriat HaTorah 6 ]
-> Peu après que Rabbi Nathan soit venu voir Rabbi Na'hman de Breslev, celui-ci lui dit : "Un tout petit peu [d’avodat Hachem] est aussi bon".
La profonde sagesse de cette phrase simple a complètement changé la vie de Rabbi Nathan de Breslev, et elle peut changer la nôtre aussi.
Bien sûr, nous devons toujours aspirer à étudier beaucoup la Torah, à prier avec une kavana pure et à servir Hachem du mieux que nous pouvons. Mais nous ne pouvons pas laisser notre aspiration nous priver de la joie et de la satisfaction que nous devrions tirer de chaque bonne pensée, de chaque mot de sainteté et de chaque mitsva, même si nous n’atteignons pas nos objectifs ultimes.
[Avané'ha Barzel 65]
Plus c’est dur, plus nous impactons le Ciel
L’une des choses les plus difficiles de notre existence est que nous avons des jours qui sont bons et d'autres jours qui sont mauvais. Il y a des jours où tout va comme nous le souhaitons, tant sur le plan matériel que spirituel, et puis, il y a d’autres jours (parfois des semaines ou des mois) où nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés et où nous nous décourageons.
Nous attendons le "lendemain", en espérant un changement, mais aujourd’hui, nous n’avons pas pu servir Hachem.
Cependant, en réalité, il n’y a pas de "mauvais" jours, ce sont simplement des jours où le bien est caché et où nous devons le rechercher. C’est donc précisément dans ces moments-là que nous devons nous armer de force pour rechercher les petites doses de Torah, de prière et de mitsvot qui sont à notre portée et les accomplir avec joie.
Nous devons nous rappeler que face à l’adversité, ces efforts ont un impact considérable sur tous les mondes supérieurs.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,33]
Visualiser concrètement notre émouna
Même si nous avons tous la émouna (foi) générale qu’il n’y a rien d’autre qu'Hachem, la raison pour laquelle nous rencontrons des difficultés dans la vie est que nous ne parvenons pas à mettre notre foi en pratique de manière concrète.
Par exemple, lorsque nous prions, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’à cet instant précis, Hachem écoute avec amour nos prières.
Lorsque nous mangeons, nous devrions mettre en pratique notre émouna en sachant qu’il y a des étincelles spectaculaires de sainteté dans notre nourriture, et ainsi de suite.
C’est ainsi que nous pouvons véritablement mener une vie heureuse d'émouna.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]
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-> Le principal héritage que nous avons reçu des Patriarches (Avot) et des Matriarches (Imahot) est la émouna simple en l’unicité d'Hachem. Même si la Torah n’avait pas encore été révélée à leur époque, ils ont su s’attacher au Créateur avec amour et crainte révérencielle grâce à la force incroyable de leur émouna.
Nous devons croire qu’au plus profond de nous-mêmes (de tout juif) se trouve une étincelle brillante de cette émouna, capable de nous élever au-dessus de tous nos doutes et de toutes nos souffrances.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I, 64 ]
Etre joyeux = plus grande chose à faire pour Hachem
Nous avons tendance à penser que le plus haut niveau de messirout néfech (abandon de tout son être pour D.) consiste à se jeter dans une fournaise ardente pour Hachem.
Cependant, en réalité, il existe un niveau encore plus élevé : essayer de nous rendre joyeux (dans le respect de la loi juive).
Parfois, il faut plus de courage pour sortir de la tristesse et nous amener à un état de joie que pour aller combattre en première ligne d’une bataille.
C’est la plus grande chose que nous puissions faire pour Hachem dans ce monde!
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat HaBoker I ]
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-> Lorsque nous souffrons, il est très important pour nous de nous livrer à une introspection (hitbodédout) et de prier Hachem pour qu’Il nous sauve.
Cependant, le but principal de nos prières et de nos appels à l’aide devrait être qu'Hachem nous donne la sagesse (daat) de savoir qu’Il est extrêmement proche de nous, même dans l'obscurité, et que, par conséquent, nous pouvons encore être très joyeux, malgré tout ce que nous traversons.
Non seulement la sagesse et la joie nous donnent de la force au milieu de nos souffrances, mais elles nous ouvrent aussi les portes pour nous en libérer complètement, comme le dit le verset : "C’est par la joie que tu sortiras de l’exil".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran II,17 ]
Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]
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-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)
-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.
Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".
Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."
L’âme collective du machia’h
Chaque juif doit perfectionner et préparer la partie du machia'h qui se rapporte à sa propre âme.
Le mot "Adam" est un acronyme des mots "Adam, David, Machia'h".
La stature d’Adam s’étendait d’un bout à l’autre de la terre ('Haguiga 12a), et englobait toutes les âmes d’Israël. Cependant, après la faute sa stature a été réduite.
De même, l’âme du machia'h sera composée de l’ensemble des 600 000 âmes du peuple juif, comme c’était le cas avant la faute d’Adam. Par conséquent, chaque juif doit préparer cette partie du machia'h qui correspond à sa propre âme, jusqu’à ce que toute la structure soit fixée et établie.
Alors il y aura une Unification universelle, sans fin. Puisse-t-elle advenir bientôt, de nos jours!
[Méor Einayim - Pin'has ]
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=> L'âme du machia'h, comme celle d'Adam, englobe toutes les âmes du peuple juif, depuis les Patriarches jusqu'à la dernière génération.
Chaque juif a sa place dans l’âme du machia'h. En s’efforçant d’affiner sa propre âme, on construit l’âme collective du machia'h, et la guéoula se rapproche.
Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]
A chaque génération, il y a une étincelle du machia'h ; dans le cas où la génération mérite la guéoula, sinon elle meurt ou est tuée en sanctifiant le nom d'Havhem, comme cela est arrivé à Rabbi Akiva avec Ben Kouziba.
Le machia'h doit venir à chaque génération pour délivrer Israël, s’il est digne, ou pour enseigner la Torah lorsque la génération marche dans l'obscurité.
[le Arial - séfer Halikoutim 112 ]