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La terre d’Israël & séfer ‘Harédim

+ La terre d'Israël & séfer 'Harédim :

-> Rabbi El'azar Azikri a écrit le séfer 'Harédim, il est l'auteur du chant de Shabbath Yédid Néfech. Il était un disciple du Arizal, et il a vécu a Sfat de 1533 à 1600.

-> Le séfer 'Harédim (chap.59) souligne l'importance du désir ardent pour Israël :
"Nous trouvons dans le midrach qu'au début, Hachem dit à Avraham d'aller en terre d'Israël, de la voir, puis de revenir [dans son lieu de naissance]. Après son retour, Il ne lui a pas donné la permission de retourner en terre d'Israël pendant cinq ans, période pendant laquelle [Avraham] a aspiré à y retourner, en disant ce verset : "Ah! me dis-je, que n’ai-je des ailes comme la colombe? Je m’envolerais pour établir [ailleurs] ma demeure. Oui, je fuirais au loin, je chercherais un asile dans le désert; Sélah!" (Téhilim 55,7-8).
[Avraham] dit : "Il vaut mieux loger dans les déserts de la terre d'Israël que dans les palais en dehors d'Israël ('houts laAretz)".
Avraham aspirait [à retourner dans la Terre], et lorsqu'il en reçut la permission [de le faire], il est dit : "Avraham partit comme le Seigneur lui avait dit" (Lé'h Lé'ha 12,4).
Avant d'entrer dans la Terre, il n'en avait pas le désir ardent. Cependant, après y être allé pour la première fois et avoir vu, grâce à une vision prophétique, la précieuse gloire de la sainteté de la Terre, il en eut un désir intense.
Nous, ses descendants, devons tirer une leçon de son exemple, pour les générations futures, afin de désirer ardemment, comme lui, [vivre en terre d'Israël], même si ses habitants souffrent. Nous devons [y vivre] en gardant cela à l'esprit [et accepter] nos souffrances avec joie.

C'est pourquoi la section traitant [du souvenir] d'Amalek est juxtaposée à l'entrée [des Bné Israël] en terre d'Israël dans la paracha Ki Tavo.
Nos Sages (guémara Béra'hot 5a) ont dit : "Hachem a donné 3 cadeaux aux Bné Israël, et Il ne les leur a donnés qu'à travers la souffrance. Ce sont : la Torah, la terre d'Israël et le monde à Venir".
Tout comme Amalek est venu [nous combattre] lors de notre première entrée [dans la Terre], un Amalek viendra de la même manière sur notre chemin lors du rassemblement des exilés, lorsque [les juifs] voudront entrer en terre d'Israël, comme nous le voyons constamment à notre époque. Que Hachem voie cela et juge [nos ennemis]."

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) parle ensuite des sentiments contradictoires, mais complémentaires, de joie et de crainte que l'on doit éprouver lorsqu'on vit en Terre Sainte. Il écrit :
"[La paracha Ki Tavo] commence par le mot véhaya (ce sera - וְהָיָה), [qui est] l'une des douze combinaisons du nom sacré [des lettres de D.], pour suggérer que celui qui vit en terre d'Israël s'accroche à Hachem, à l'opposé de celui qui réside en dehors ('houtz laAretz), c'est-à-dire à un juif qui est comparé à quelqu'un qui n'a pas de D.
[Le verset] utilise cette combinaison [particulière] pour faire allusion à la déclaration de Chazal : "Chaque fois qu'il est dit véhaya, c'est une expression de joie."

Le Ramban inclut la mitsva de résider en terre d'Israël dans [son] décompte des 613 [mitsvot]. Une personne accomplit cette mitsva à chaque instant où elle se trouve dans la Terre [d'Israël].
Or, il est bien connu que la principale récompense [que l'on reçoit pour avoir accompli] une mitsva est la grande joie [que l'on éprouve en la réalisant], comme il est dit : "Parce que tu n'as pas servi le Seigneur ton D. avec joie" (Ki Tavo 28,47).
Par conséquent, celui qui réside en terre d'Israël doit se réjouir continuellement de sa mitsva constante et bien-aimée.
[Mais] il doit également avoir peur et trembler, comme l'écrit Rabbi Shimon bar Yo'haï : "Toute mitsva qui n'est pas [accomplie] avec crainte et amour n'est pas une mitsva". C'est pourquoi il est dit dans Avot déRabbi Natan : "Il faut se réjouir et trembler [de crainte] devant les mitsvot".

Le mot "véhaya" écrit à côté de la mitsva de résider terre d'Israël (yichouv Eretz Israël) fait allusion à la joie [que l'on doit ressentir en accomplissant] la mitsva, et la juxtaposition avec la section d'Amalek fait allusion à la crainte [que l'on doit ressentir en réalisant] la mitsva ...
Les souffrances [que l'on subit en] terre d'Israël, qu'elles proviennent des nations non juives ou de la maladie, sont [comme] un autel expiatoire ...
Les difficultés [que l'on subit] en terre d'Israël déduisent et diminuent [nos] fautes, et les personnes qui y habitent sont pardonnées de leurs fautes.
Il est également dit : "Son pays expiera [pour] Son peuple" (Haazinou 32,43). Mais cela n'est vrai que pour les fautes mineures, pour lesquelles on se repent et que l'on regrette d'avoir commises.
Alors les souffrances [de terre d'Israël] nous purifient, et quand on y meurt, on va directement au gan Eden. "

[chaque juif en Israël accomplit à chaque seconde les 613 mitsvot (par le simple fait d'y résider), ce qui lui procure un avantage éternel énorme, dont il serait passé à côté en étant en dehors d'Israël.
Imaginons la honte d'un juif dans le monde de Vérité quand il réalisera ce qu'aurait pu être la part de son monde à Venir s'il avait vécu en Israël!
De plus, chaque petite souffrance vient nous purifier. Or, selon le principe de nos Sages qu'une souffrance dans ce monde vaut énormément de souffrances expiatoires après notre mort, on se rend compte que le fait d'être en Israël va nous dispenser de tellement de rectifications douloureuses après notre mort. ]

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-> Le séfer 'Harédim (chap.59) conclut son exposé sur la terre d'Israël par une mise en garde :
"Cependant, ceux qui viennent en terre d'Israël sans réaliser qu'ils se trouvent dans le palais du Roi, et qui se rebellent, fautent et passent le plus clair de leur temps à festoyer avec leurs amis et à s'amuser, le verset dit à leur sujet : "Vous êtes venus souiller Mon pays, vous avez fait de Mon héritage une abomination" (Yirmiyahou 2,7).
Il dit également : "Quand vous venez vous présenter devant Moi, qui vous a demandé de fouler Mes cours?" (Yéchayahou 1,12).
[Ces personnes] ne doivent pas penser qu'elles resteront en terre d'Israël après leur mort. Au contraire, [Hachem] les expulsera comme des chiens lorsqu'elles mourront.
Le Pirké déRabbi Eliezer (chap.34) déclare : "Les âmes de tous les réchaïm en terre d'Israël seront chassées du pays, comme il est dit : "Il lancera l'âme de tes ennemis comme du creux d'une fronde" (I Shmouel 25,29).
Et à l'avenir, Hachem saisira les coins de la terre d'Israël et la secouera pour la débarrasser de toute souillure (impureté) et chassera [les fauteurs] de la Terre [saitne], comme il est dit : "Pour saisir les coins de la Terre et en secouer les réchaïm" (Iyov 38,13)."

Le Ramban (dans la paracha A'haré Mot) écrit que la Torah déclare : "La terre a été souillée, et j'ai fait retomber son iniquité sur elle" (A'haré Mot 18,25) en ce qui concerne les relations illicites, même si ces relations sont des interdictions personnelles, n'ayant rien à voir avec la terre d'Israël.
Néanmoins, l'accomplissement principal de toutes les mitsvot est destiné à ceux qui habitent la Terre d'Hachem.
Le Sifra (Kédochim 11,14) enseigne de manière similaire : "Que la terre ne vous vomisse pas" (A'haré Mot 18,28, la terre d'Israël est différente des autres terres ; elle ne retient pas les fauteurs."
Voici, les Cuthéens n'ont pas été punis dans leur terre [natale], mais lorsqu'ils sont venus dans la Terre de D. et y ont commis les mêmes actes [fauteurs] qu'ils avaient commis auparavant, [Hahem] a envoyé contre eux des lions qui les ont tués. C'est pourquoi chacun doit trembler lorsqu'il vient en terre d'Israël [et s'assurer] de craindre Hachem beaucoup plus [vigoureusement] qu'il ne le ferait en 'houtz LaAretz.
Et chacun doit réaliser qu'il vit dans la demeure du Roi."

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]

Rabbi Yo'hanan dit : Hachem proclame [la louange] chaque jour à propos de 3 personnes : un célibataire qui vit en ville et ne commet pas de faute avec les femmes ; un pauvre qui rend un objet perdu à son propriétaire malgré sa pauvreté ; et un riche qui donne la dîme de ses récoltes en privé, sans rendre public son comportement.
[guémara Pessa'him 113a ]

Lorsqu'une personne s'occupe de la Torah et accomplit de bonnes actions uniquement pour l'amour du Ciel (d'Hachem - lichma), elle soumet la klipa extérieure et la sépare d'elle-même.
[la klipa fait référence à une enveloppe spirituelle extérieure qui dissimule la divinité. ]

Une fois que la klipa a été éliminée, elle n'a plus le pouvoir de causer du tort, ni dans les royaumes spirituels, ni dans le monde physique.
De plus, lorsque les klipot des mondes Supérieurs sont soumises, les nations inférieures sont également soumises et n'ont plus le pouvoir de causer du tort au peuple juif, car les mondes sont interdépendants.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,15]

Les kabbalistes (Shaar Hamitsvot 33a) enseignent que lorsqu'un homme étudie la Torah, il doit déployer toute sa force pour briser la klipa, l'enveloppe extérieure, ce qui lui permet ensuite de s'attacher à la Présence divine.
Cela sert à rectifier et à préserver le corps dans la tombe jusqu'au moment de la résurrection, comme le dit le verset : "Quand tu te coucheras, elle te gardera, et quand tu te réveilleras, elle te parlera" (Michlé 6,22).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 3,19]

Tous les mondes, des royaumes spirituels les plus élevés à l'existence terrestre la plus basse, sont soutenus par la prière, car aujourd'hui, la prière remplace les sacrifices [korbanot] (Béra'hot 26b) ...

Ce sont les prières qui illuminent les mondes Supérieurs, ce qui produit à son tour une grande abondance qui se répand sur tous les mondes, y compris le monde le plus bas, la terre, comme le dit le verset : "pour briller sur la terre" (léa'ir kol aarets - Béréchit 1,17).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,14-16]

Nos Sages (Yébamot 97a) décrivent une personne qui, durant sa vie, étudie la Torah avec des intentions pures. Ils disent qu'après son départ de ce monde, chaque fois que des paroles de la Torah sont prononcées en son nom, ses lèvres s'ouvrent dans la tombe, comme il est écrit : "les lèvres des dormeurs parleront" (dovev chifté yéchénim - Shir HaShirim 7,10).

Même si le corps peut se désintégrer et retourner à la poussière, lorsque des paroles de la Torah sont citées en son nom, ses os se rassemblent pour former un corps complet, et alors ses lèvres parlent, ce qui est vraiment étonnant ...

De plus, la principale récompense pour le corps aura lieu au moment de la résurrection des morts. Il se relèvera pour ne plus jamais faiblir (voir Kétoubot 111b), pour une vie sans mort, sans mauvaise inclination (yétser ara) et sans malheur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9]

"Lorsque le yétser ara est actif, personne ne se souvient du yétser tov" (guémara Nédarim 32b).

-> Le Steipler (dans son Birkat Péretz - Massé) écrit :
"Nous devons inculquer la crainte du châtiment, car lorsque le yétser ara se renforce, la passion bloque le cœur d'une personne jusqu'à ce qu'elle soit presque inconsciente des questions spirituelles ...
Seule une faible impression [de spiritualité] subsiste au fond de son cœur et il devient comme une personne grossière qui n'a rien d'autre que des désirs terrestres (matériels).
Mais la crainte d'un châtiment sévère peut secouer et effrayer même une personne grossière et vile, ..."

Avoir de l’émotion avec Hachem permet de se protéger de son yétser ara

-> Le 'Hovot Halévavot (chaar Ahavat Hachem 7) écrit :
"Ceux [qui servent avec amour] dans une relation d'intimité qu'ils ont avec Hachem dans leur cœur, c'est comme s'ils Le servaient avec les saints anges dans les hauteurs les plus élevées.
Le désir [pour les choses matérielles] se dissout dans leur cœur et l'aspiration au plaisir [matériel] est déracinée de leur être, car elle est remplacée par le désir de servir leur Créateur et de L'aimer.
Les feux de la mauvaise inclination (yétser ara) sont éteints dans leur cœur ... par l'intensité de leur ravissement devant la lumière qu'ils trouvent en servant Hachem, comme ce qui arrive à une bougie lorsqu'elle est exposée à la lumière du soleil. "
[Ainsi, la lumière intense de la spiritualité atténue le feu de la mauvaise inclination et l'éteint.]

-> L'une des joies les plus essentielles pour un être humain est l'émotion. Quand une personne est émotionnelle, elle se sent beaucoup plus vivante. Si ce besoin n'est pas satisfait de manière positive (dans le judaïsme, le spirituel), la personne le cherchera ailleurs.
En ce sens, le rav Kalonymus Shapira (Tsav vérizouz) enseigne :
"L'âme d'une personne aime être émotionnelle, pas seulement avec de la joie, mais avec n'importe quelle émotion ; elle est même prête à ressentir de la tristesse et à pleurer. Les gens aiment voir des images effrayantes et entendre des histoires horribles qui les font pleurer, juste pour être émus. C'est une fonction et un besoin fondamentaux de l'âme, comme toute autre fonction et tout autre besoin essentiels.
Ainsi, seul celui qui comble ce besoin en servant Hachem, en imprégnant son étude de la Torah et sa prière d'émotion, préserve son âme.
Mais ce n'est pas le cas de celui qui accomplit ses devoirs sacrés sans émotion. Soit il cherchera à satisfaire ses émotions de manière superficielle, soit il finira par souffrir d'un trouble mental causé par la privation de l'un des besoins essentiels de l'âme."

-> "Si une personne ressentait la joie que son âme éprouve lorsqu'elle se rapproche de Hachem à travers la Torah, la prière et l'accomplissement des mitsvot, en particulier les shabbat et les yamim tovim, il lui serait alors extrêmement difficile de s'éloigner de ce plaisir suprême et de pécher ou de sombrer dans la matérialité."
[rav Kalonymus Shapira - Hakhsharat HaAvrekhim - début du chap.4 ]

-> Le 'Hazon Ich (Kovetz Igrot 1,9) écrit :
"Les passions et les désirs d'un homme comportent de nombreux aspects. Les choses agréables excitent le corps ... et, dans une certaine mesure, plaisent à l'âme. Mais ces plaisirs ne peuvent rivaliser avec le plaisir sublime du labeur intellectuel qui permet à l'âme de s'élever au-dessus de l'agitation de ce monde pour atteindre les hauteurs du ciel où l'on se délecte de la splendeur de la sagesse suprême. C'est la plus grande et la plus ultime bonté sous le soleil que l'homme puisse connaître."

-> Selon le rav Eliyahou Falk, c'est ce pour quoi nous prions avec les mots "Sabénou mitouvé'ha" (comble-nous de Ta bonté).
Si nous sommes capables d'être comblés par la bonté d'Hachem, c'est-à-dire par tout le bien matériel et spirituel qu'Hachem nous donne, alors nous n'avons pas besoin des "biens" superficiels que le yétser ara tente de nous vendre pour satisfaire nos désirs. Nous sommes déjà comblés par la bonté de Hachem.

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-> Il n'y a rien de tel que le plaisir spirituel et la joie de la proximité avec Hachem pour protéger une personne contre les défis de la mauvaise inclination (yétser ara).
Il est écrit dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 3) : "Le roi David dit : "Ma crainte réside dans ma joie".
Le Yéchouot Yaakov explique : "En raison de la joie que j'ai eu, j'avais peur que mon yétser ara ne me domine et que je trébuche, à D. ne plaise."
Le Or'hot Tsadikim (fin de chaar Haahava) écrit : "Ils auront la crainte de transgresser les mitsvot d'Hachem par criante de perdre Son amour. C'est ce que signifie "Servez Hachem avec crainte" (Téhilim 2,11), c'est-à-dire dans la crainte de [perdre] l'amour."

-> "Pour qu'une personne intelligente vainque son yétser ara, rien n'est plus puissant que son âme se souvenant des délices et des plaisirs que l'on trouve dans le service d'Hachem"
[séfer haYachar - attribué à Rabbénou Tam]

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-> "Tu prendras alors plaisir en Hachem" (Yéchayahou 58,14).
Le Radak commente :
"Rav Saadiah Gaon explique qu'il s'agit d'un plaisir physique ... Contrairement aux insensés dont il est dit : "Le plaisir ne convient pas à l'insensé" (Michlé 19,10). Une personne intelligente ne se livre pas à des plaisirs excessifs ; elle le fait plutôt avec discernement, car elle est engagée dans la quête de la connaissance, dont elle tire un plaisir bien plus grand."
Cela suggère qu'une personne intelligente est capable de vaincre ses mauvaises inclinations et de ne pas se livrer à des excès grâce au plaisir plus grand qu'elle tire de la quête de la connaissance (de la spiritualité).

"On ne se cogne pas l'orteil sur terre sans que cela soit décrété d’en haut" [guémara 'Houlin 7b]

-> Le Shomer Emounim (maamar Hachgakha Pratit - chap.9) explique que une faute crée une klipa, une enveloppe d’impureté.
Cette klipa se revêt dans une pierre, un chien, une souris, ..., qui finit par faire souffrir la personne, expiant ainsi sa faute.

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-> Lorsqu'une personne faute et ne se fait pas téchouva, elle tombe malade ou est affligée d'une autre manière (on le voit dans la guémara (Béra'hot 5a) qui dit que si une personne constate des souffrances, elle doit examiner ses actes pour déterminer quelle faute elle a pu commettre et qui pourrait lui causer une telle souffrance. Si, après examen, elle ne trouve aucune faute justifiant une telle souffrance, elle doit attribuer ses souffrances à la négligence dans l'étude de la Torah).
Elle a alors besoin d'une guérison (réfoua).

Ainsi, une faute s'exprime à travers le corps (gouf). Lorsque l'âme a besoin de rectification, le corps tombe malade. Pour obtenir une guérison complète (réfouat hagouf), il faut d'abord obtenir une guérison physique (réfouat hanéfech), c'est-à-dire s'améliorer.
[rav Yéhochoua Alt]