Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Mitsvot – S’attacher à Hachem (dvékout)

+ Mitsvot - S'attacher à Hachem (dvékout) :

-> La racine de toutes les mitsvot est d'aimer Hachem de toute son âme et de s'attacher à Lui.
[ Ibn Ezra - Ki Tissa 31,18 ]

-> Le but et l'objectif premiers de la Torah, des mitsvot et de la prière sont d'atteindre le niveau d'amour d'Hachem et d'attachement à Lui.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Vaét'hanan]

-> Tu as été créé dans le but : de gravir les échelons de l'attachement avec Hachem (dvékout), niveau après niveau, jusqu'à atteindre le niveau de nos Patriarches, Abraham, Its'hak et Yaakov.
[ Divré Binah - parashat Nitsavim ]

-> Toute la Torah n'existe que pour [faciliter notre capacité à] nous attacher à Hachem.
... Tous les commandements positifs ont pour but de nous lier à Hachem, et tous les commandements négatifs sont des avertissements contre les choses qui entravent cette connexion.
C'est pourquoi le mot mitsva (מצוה] vient du mot "en compagnie, ensemble" (צוותא - tsivéta) [car on devient chaque fois plus proche de D. ], et le mot pour faute (avéra - עבירה) contient le message de passer à côté d'Hachem (avar Ya - עבר יה).
C'est ainsi que la Torah est une seule et même chose [le fait de pouvoir constamment être plus proche, attaché, avec l'infini, avec Hachem (nous en aurons pleinement conscience dans l'éternité de notre monde à Venir) ].
[Avodat Israël - Pirké Avot 3,8 ]

-> Le Ohr ha'Haïm hakadoch (Ekev 11,12) explique que chaque âme juive est intrinsèquement liée à Hachem, mais que la faute crée une distance dans cet attachement. Il s'ensuit donc que l'accomplissement des mitsvot rétablit cette connexion et permet ainsi d'atteindre à nouveau l'objectif de s'attacher à Hachem.
Comme l'écrit le Zohar, les 613 mitsvot ne sont que des occasions d'accomplir le commandement de "ouvo tidbak" (et tu t'attacheras à Lui - Ekev 10,20).

-> L'être humain n'a été créé que pour se réjouir en Hachem et bénéficier de la lumière de Sa Chékhina. Car c'est là le véritable plaisir et la plus grande joie, plus grande que toutes les joies que l'être humain peut trouver.
En vérité, le lieu de cette joie est monde à Venir (olam haba) ... Cependant, le moyen d'atteindre cet objectif tant désiré passe par ce monde-ci (olam hazé) ... et les moyens par lesquels une personne atteint ce but sont les mitsvot que le Tout-Puissant nous a commandées ...
Et lorsqu'une personne examine cela plus en profondeur, elle voit que la véritable perfection ne s'obtient qu'en s'attachant à Hachem ... Et si elle est un homme de valeur qui réussit dans la bataille sur tous les fronts, elle sera un homme parfaitement accompli qui mérite de s'attacher à son Créateur.
[Ram'hal - Medsillat Yécharim - chap.1 ]

<--->

-> Le Malbim (Téhilim 23,1) explique le chapitre 23 des Téhilim comme suit :
Dans ce mizmor, le roi David raconte sa vie depuis l'époque où il était berger dans le désert jusqu'à son accession au pouvoir en tant que roi. Il se souvient avec nostalgie des premiers jours de sa vie, lorsqu'il méditait seul isolé dans les champs (parlant librement avec D.).
A cette époque, il se sentait comme un mouton avec Hachem comme berger, veillant attentivement sur lui. Puis, il a été contraint de quitter cette vie et de devenir roi à la suite d'une série d'événements qui se sont déroulés selon le plan de Hachem. Il a été emmené dans la maison de Shaoul pour être son musicien ; c'est parce que Hachem l'y avait amené qu'il s'est porté volontaire pour combattre Goliath ; Shaoul s'est alors mis en colère contre David et a fini par le poursuivre dans une chasse meurtrière.
Tout cela avait pour but d'amener David sur le trône, contre sa volonté. David exprime qu'il aurait préféré rester dans les champs, s'attachant à Hachem par la méditation (hitbodédout), plutôt que d'être roi.
[ le Séfer 'Harédim (chap.65) écrit que la méditation (hitbodedout ) aide l'âme 70 fois plus que l'étude. ]

Toute mitsva illumine notre intériorité

-> Sois vigilant (évé zahir) [en accomplissant] une mitsva [apparemment] mineure, comme pour une mitsva conséquente (importante), car tu ne connais pas la récompense accordée pour les mitsvot.  [Pirké Avot 2,1 ]

-> Le Baal Shem Tov (Al HaTorah - parachat Vaét'hanan 5) explique que "zahir" (vigilant - זָהִיר) vient du mot "zohar" (זהר), qui signifie "rayonnement".
Cela signifie que l'âme d'une personne rayonne autant lorsqu'elle accomplit une mitsva mineure, que lorsqu'elle réalise une mitsva importante (en apparence).

La crainte d’Hachem

+ La crainte d'Hachem :

-> Sachez que la crainte d'Hachem est le fondement de toutes les mitsvot.
[Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva ]

-> La crainte est d'une importance capitale.
[Zohar I,11b ]

-> Si vous ne tenez pas la crainte de la faute entre vos mains, vous n'avez rien entre vos mains.
[midrach - Chir Hachirim Zouta - chap.1 ]

-> Il n'y a rien de plus aimé que celui qui craint Hachem.
[midrach - Aggadat Béréchit - chap.33 ]

-> Il n'y a rien dans le trésor d'Hachem, sauf un entrepôt de crainte d'Hachem.
[guémara Berachos 33b ]

-> Grande est la crainte [d'Hachem], car les cieux et la terre n'ont été créés que grâce au mérite de la crainte.
[midrach - Kohélet rabba 3,14 ]

-> Toute personne qui craint le Ciel, ses paroles seront entendues. Comme il est dit : "A la fin, tout sera entendu. Craignez Hachem, car c'est tout ce qu'il y a pour l'homme" (Kohélet 12,13).
Que signifie "car c'est tout ce qu'il y a pour l'homme"?
Rabbi Elazar dit : Hachem dit : "Le monde entier a été créé uniquement pour cela (la personne qui craint Hachem)."
Rabbi Abba bar Kahana dit : Cela [la crainte d'Hachem] équivaut au monde entier.
Rabbi Shimon ben Azaï, et certains disent Rabbi Shimon ben Zoma, dit : Le monde entier a été créé pour être le compagnon de [celui qui craint Hachem].
[guémara Béra'hot 6b]

<--->

-> Il existe essentiellement deux formes de crainte : la crainte du châtiment (punition) et la crainte de la grandeur d'Hachem, une sorte de révérence de Sa Toute-puissance.
Le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv Yirat Hachem - chap.1) explique, à propos de la révérence envers Hashem : "Cette crainte découle principalement du pouvoir de l'amour. Car celui qui aime quelqu'un
s'efforcera autant que possible d'accomplir sa volonté, afin qu'il n'y ait aucune séparation entre leur amour. Il craint donc d'aller à l'encontre de sa volonté, même pour une petite chose, car cela nierait son amour."
De même, le rabbi de Berditchev (Kédouchat Lévi - parachat Kédochim) explique que la crainte révérencielle peut être comparée à un fils dont le père l'aime énormément. Le fils a peur de causer de la peine à son père, il s'efforce donc de le rendre heureux.
Le Zohar est cité comme disant (Déré'h Pikoudé'ha - introduction n°8) que la crainte du châtiment n'est pas la forme principale de la crainte ; c'est plutôt un recours lorsque la crainte révérencielle ne suffit pas. Pour atteindre la crainte révérencielle, il faut contempler la grandeur d'Hachem, en Le reconnaissant comme le Créateur et le Souverain de tous les mondes. Il faut y réfléchir dès le réveil, ainsi qu'avant d'accomplir toute mitsva. Même si l'on ne parvient pas à percer la couche du matérialisme, on accomplit tout de même la mitsva de craindre Hachem simplement en y réfléchissant.

[à l'inverse, d'autres comme le rav Haïm Vital (intro au Eitz 'Haïm) expliquent que la crainte du châtiment est en fait la forme principale de la crainte.
A notre niveau, en fonction des moments, on peut ressentir avec sincérité quel type de crainte nous avons besoin d'activer pour être le plus efficace. ]

<--->

-> Rabbi Yéhouda dit : Hachem n'a créé Son monde que pour que les gens Le craignent.
Rabbi Simon et Rabbi Elazar étaient assis. Rabbi Yaakov bar Akha passa devant eux. L'un dit à l'autre : "Levons-nous devant [Rabbi Yaakov bar Akha], car c'est un homme qui craint la faute."
L'autre répondit : "Levons-nous devant lui, car c'est un homme de la Torah."
Il dit : "Je t'ai dit que c'était un homme qui craignait la faute, et tu m'as répondu que c'était un homme de la Torah?" [Rachi explique : en disant cela, tu as diminué son éloge. ]

Concluons que c'est Rabbi Elazar qui a dit que [Rabbi Yaakov bar Akha] est un homme qui craint la faute, car Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Elazar : Il n'y a rien pour Hachem dans Son monde
à part la crainte du Ciel seule.
Comme il est écrit : "Et maintenant, Israël, qu'est-ce que Hachem, ton D., te demande, sinon de craindre Hachem, ton D." (Ekev 10,12).
[guémara Shabbath 31b ]

-> Rava dit : Lorsqu'une personne est amenée devant le tribunal, on lui dit : As-tu mené tes affaires avec loyauté (hnnêteté)? As-tu réservé du temps pour l'étude de la Torah? T'es-tu engagé dans la procréation? As-tu aspiré à la rédemption? As-tu analysé (pratiquer la dialectique de) la sagesse (pilpaleta bé'hokhma)? As-tu compris une chose à partir d'une autre (évanta davar mit'oh davar)?

Néanmoins, si la crainte d'Hachem est son trésor (à cette personne), alors ces choses ont de l'importance ; sinon, elles n'en ont pas.
Cela peut être comparé à une personne qui demande à son messager d'apporter un kor [unité de mesure] de blé au grenier. Il dit alors à son messager : "As-tu mélangé un kav [unité de mesure] de chomton (un conservateur qui éloigne les vers du blé) à l'intérieur? Le messager lui répondit : "Non". Il répondit au messager : "Tu aurais mieux fait de ne pas l'apporter".
[A quoi sert du blé infesté de vers ? De même, la Torah et les mitsvot sans la crainte d'Hachem sont inutiles. ]
[guémara Shabbath 31a ]

-> [Au moment du décès de Rabbi Yéhouda haNassi,] il leur dit : "J'ai besoin des érudits d'Israël".
Les érudits d'Israël entrèrent dans sa chambre. Il leur dit : "Shimon, mon fils, est sage. Gamliel, mon fils, est un leader. Chanina bar Chama devrait siéger à la tête. »... Il disait : « Même si Shimon, mon fils, est sage, Gamliel, mon fils, devrait être le chef."
Levi dit : Est-il nécessaire de le dire ? ... [Oui, il était nécessaire de le dire, car] Rabban Gamliel n'occupait pas la place de son père [car il était moins apte à occuper ce poste].
Et Rabbi Yéhouda haNassi, pourquoi a-t-il fait cela, nommer Gamliel, son fils, comme chef, s'il n'était pas apte à occuper ce poste] ?
Certes, il [Gamliel] n'a pas remplacé son père en matière de sagesse, mais dans la crainte de la faute, il a remplacé son père.
[Kétoubot 103a-b]

Apprécier les mitsvot qu’Hachem nous a données

+ Apprécier les mitsvot qu'Hachem nous a données :

"Rabbi Hanania ben Akachia dit : Hachem a désiré rendre le peuple juif méritant, aussi a-t-Il multiplié pour lui [les enseignements de] la Torah et les mitsvot." (Pirké Avot 6,11).

-> Hashem, dans Son infinie compassion, nous a donné la Torah et les mitsvot pour notre bien, afin que nous puissions atteindre le meilleur dans ce monde et dans l'éternité du monde à Venir, comme le dit le verset : "Hachem nous a ordonné d'observer toutes ces lois ... afin que cela soit bon pour nous à jamais (létov lanou kol ayamim)" (Vaét'hanan 6,24).

-> Le Ramban (Ki Tétsé 22,6) explique l'idée "afin que cela soit bon pour nous" comme suit :
"Dans le midrach (Béréchit rabba 44,1), nos Sages disent : pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal en lui coupant la gorge ou la nuque? Le but des mitsvot est plutôt d'affiner les gens, comme le dit le verset : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5) ...
Chaque mitsva a une raison d'être, un avantage et une amélioration pour la personne, en plus de la récompense de Celui qui nous a commandé de les accomplir.
Les mitsvot elles-mêmes n'apportent en réalité aucun avantage à Hachem Lui-même. L'avantage est pour les gens. Les mitsvot nous préservent du mal, des croyances inappropriées, des traits négatifs, et nous rappellent les merveilles et les miracles d'Hachem. Elles nous permettent de connaître Hachem.
C'est ce que signifie "raffiner les gens". Un fondeur qui raffine l'argent ne le fait pas sans raison ; il le fait plutôt pour éliminer toutes les impuretés du métal. De même, les mitsvot servent à éliminer toute croyance inappropriée de notre cœur et à nous imprégner de la vérité afin que nous nous en souvenions constamment ..."

-> Le Ramban développe également cette idée (commentaire sur Ekev 10,12-13). Le verset dit : "Maintenant, Israël, qu'est-ce que Hachem attend de toi? Seulement que tu craignes Hachem ... que tu L'aimes ... que tu observes Ses mitsvot ... afin que cela soit bon pour toi".
Le Ramban explique que la réponse à la question "Qu'est-ce que Hachem attend de toi?" se trouve à la fin du verset : "afin que cela soit bon pour toi" (ayom létov la'h).
Il n'y a qu'une seule chose qu'Hachem désire, c'est notre bien. C'est pourquoi Il nous commande de Le craindre, de L'aimer, d'observer Ses commandements, ...
Hachem ne désire pas ces choses en soi et n'en a pas besoin, Il nous demande seulement de les faire pour notre propre bien.
[seul notre yétser ara, libre arbitre oblige, nous laisse penser le contraire.]

-> Nos Sages (Yélamdénou - cité dans Tan'houma Yachan - Chémini 12) disent également :
"Pourquoi Hachem se soucierait-il de savoir si l'on égorge un animal et le mange ou si l'on poignarde un animal et le mange? Une personne peut-elle ainsi profiter ou nuire à Hachem ... ?
Les mitsvot ont plutôt été données pour raffiner les gens, comme le dit le verset : "Les paroles d'Hachem sont des paroles pures" (Téhilim 12,7), et un autre verset dit : "Toutes les paroles de D. sont raffinées" (Michlé 30,5).
Pourquoi en est-il ainsi? Afin qu'elles vous protègent ... Les mitsvot sont toutes pour notre bien et non pour le bien de Hachem. Elles nous guident sur les chemins de la compassion, même lorsque nous abattons [un animal]."

-> C'est pourquoi le Zohar (Yitro 82b) appelle les 613 mitsvot "613 conseils (étsot)", car ce sont en réalité les conseils d'Hachem sur la manière dont nous pouvons mener la meilleure vie possible dans ce monde et dans l'autre monde : Il a été enseigné : la Torah a fourni à l'homme 613 conseils sur la manière de s'engager auprès d'Hachem. Et cela parce que Hachem souhaite faire du bien à l'homme dans ce monde et dans l'autre, et encore plus dans le monde à Venir.

<--->

-> "Hachem dit : Écoutez-moi (en suivant Ma volonté), car personne ne m'écoute sans en sortir gagnant"
[midrach Dévarim rabba 4,5 ]

-> Hachem est la source de toute bonté et sa sainte Torah n'apporte donc que du bien.
Il s'ensuit qu'en observant la Torah, les tsadikim font en réalité la chose la plus charitable possible pour eux-mêmes et pour le monde, comme l'indique le midrach Tan'houma (paracha Emor 5) : "Les tsadikim ... apportent le bien à eux-mêmes et apportent le bien aux autres".
Malheureusement, l'inverse est également vrai, comme le poursuit le midrach : "Les réchaïm ... causent plutôt de la souffrance à eux-mêmes et aux autres ... [ils agissent en fait] mal envers eux-mêmes et mal envers les autres".

-> Nous trouvons une déclaration similaire dans la guémara (Kidouchin 40b) : "Et un seul fauteur fera perdre beaucoup de bien" (Kohélet 9,18), à cause de la seule faute qu'une personne a commise, elle a fait perdre beaucoup de bien à elle-même et au monde entier."

<--->

-> "La véritable récompense [des mitsvot] sera ... que la personne qui la mérite restera dans la vie éternelle connectée à Hachem.
[plus on exploite notre potentiel de faire la volonté de D., plus on aura le plaisir éternel d'être davantage proche d'Hachem. ] "
[Ram'hal - Déré'h Hachem 2,2 ]

La joie d’une mitsva

+ La joie d'une mitsva :

-> La Chékhina ne réside ni dans la paresse ni dans la tristesse ... Elle réside plutôt dans la joie d'une mitva.
[guémara Shabbath 30b ]

-> La joie qu'une personne ressent lorsqu'elle accomplit une mitsva, et l'amour [qu'elle ressent] pour Hachem qui les a ordonnées, constituent une grande réalisation.
Quiconque se prive de cette joie mérite d'être puni.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Loulav 8,15 ]

-> Concernant la joie de réaliser les mitsvot, le Tana déBé Eliyahou (chap.16) rapporte : "Un jour, j'étais assis dans le beit midrach hagadol à Jérusalem, et un certain étudiant est venu me poser des questions comme un fils les pose à son père ... Il m'a dit : "Maître, pourquoi Yéchaya ben Amotz était-il différent de tous les autres prophètes en ce qu'il prophétisait davantage sur les choses positives et réconfortantes pour Israël que tous les autres prophètes?"
Je lui ai répondu : "Mon fils, c'est parce qu'il acceptait le joug du Ciel sur lui avec plus de joie que tous les autres prophètes."

-> Le Arizal a révélé que tout ce qu'il avait accompli en termes d'ouverture des portes de la sagesse et du roua'h hakodech était une récompense pour la joie infinie qu'il ressentait lorsqu'il accomplissait chaque mitsva.
[rav Elazar Azikri - auteur du séfer ha'Harédim ]

-> Cette joie (dans l'accomplissement des mitsvot] est un commandement biblique (mitsva de la Torah). [et non pas une chose de facultative, réservée à une élite spirituelle]
L'homme en a reçu l'ordre parce qu'il s'agit du service complet d'Hachem et que cette joie est plus importante que n'importe quelle mitsva ... Car la joie est l'achèvement du service [divin].
C'était l'idée du chant dans le Michkan et le Temple, verbalement et instrumentalement, car cela amenait l'âme d'une personne à se réjouir.
[Rabbénou Bé'hayé - Kad Hakéma'h - sim'ha ]

-> Il faut se renforcer pour étudier la Torah avec joie, car une personne plongée dans la souffrance est incapable d'étudier ... La souffrance annule également son intention (kavana) pendant la prière. De plus, lorsqu'une personne est plongée dans la souffrance, si quelqu'un lui parle ou lui demande de faire un acte de bonté pour lui, elle n'a pas l'énergie nécessaire pour répondre à sa demande.
Quiconque accomplit les mitsvot avec joie obtient une récompense 1 000 fois supérieure à celle de celui pour qui les mitsvot sont un fardeau.
[Or'hot Tsadikim - Chaar haSim'ha ]
[voir également Rabbénou Yona - Chaaré Téchouva 4,9]

[Imaginons que notre patron nous donne un salaire 1000 fois plus important si nous travaillons avec le sourire, faisant par exemple passer notre salaire mensuel de 2000 à 2 millions d'euros. Est-ce qu'on va refuser de faire cet effort malgré le gain important?
Alors, à plus forte raison avec chaque mitsva qui nous apporte une récompense infinie et éternelle, est-ce que (sous conseil de notre yétser ara) on va choisir de passer à côté de cet effort de se réjouir en les réalisant, passant à côté du facteur démultiplicateur de fois 1000. ]

<--->

-> Hachem dit : Si vous respectez les mitsvot et vous vous réjouissez d'elles, alors J'augmenterai votre joie [dans la vie].
[midrach Tan'houma - Tazria 5 ]

-> La mitsva principale est la joie de pouvoir accomplir une mitsva.
['Hatam Sofer - drachot p.352 ]

-> Le 'Hatam Sofer écrit ailleurs (Torat Moché - Pin'has 29,35) : "La joie qu'une personne ressent en accomplissant une mitsva est plus grande que la mitsva elle-même, et la récompense pour la joie est plus grande que celle pour la mitsva."

-> Le Sfat Emet (Pékoudé 5643) écrit : "[lorsque nos Sages affirment] la préparation à la mitsva est plus aimée que la mitsva elle-même ; il s'agit de la joie d'accomplir une mitsva."
[Hachem apprécie davantage la joie que nous avons à faire une mitsva, que sa réalisation. (Il n'a besoin de rien, et désire notre coeur [ex: notre joie, notre fierté de Le servir, notre amour pour Lui])]

-> Le rabbi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi - Aggadot) écrit :
"Le service principal de l'homme dans la prière, la Torah et les mitsvot est d'enflammer son âme et son cœur envers Hachem avec amour et un désir merveilleux, en contemplant la grandeur d'Hachem au plus profond de son esprit. Alors, son âme s'enflammera pour Hachem avec une douceur absolue et bien-aimée.
Comme on le sait concernant la joie d'une mitsva, le but principal est d'accomplir chaque mitsva avec amour, un grand désir et un enthousiasme absolu."

<--->

-> "Celui qui tire profit de son labeur est plus grand que celui qui craint le Ciel" (Béra'hot 8a).
Cela signifie que celui qui mérite de servir son Créateur par amour, et qui tire ainsi profit de son labeur [dans son servicve Divin], est plus grand que celui qui sert [Hachem] uniquement par crainte du châtiment.
[Gaon de Vilna - Biouré Aggado - Béra'hot 8a (n°40) ]

-> Le Kouzari (2,50) traite de la joie que l'on ressent le Shabbat et les jours de fête :
"Se mortifier le jour du jeûne ne rapproche pas davantage une personne d'Hachem que la joie du Shabbat et des jours de fête, tant que cette joie est intentionnelle et sincère. Tout comme la prière exige de la réflexion et de l'intention, la joie dans les mitsvot et la Torah exige également de la réflexion et de l'intention, afin que l'on se réjouisse de la mitsva elle-même par amour pour la mitsva ...
Et si votre joie vous conduit à chanter et à danser, cela est considéré comme un service d'Hachem et une dévotion à la divinité".

-> Celui qui étudie avec joie pendant un instant apprendra beaucoup plus que ce qu'il peut étudier en plusieurs heures dans la tristesse.
[rav 'Haïm Volozhiner - Roua'h 'Haïm 6,6 ]

<--->

-> [Le nazir] doit également expier le fait qu'il s'est infligé une souffrance [en faisant le vœu de devenir nazir et en se privant ainsi de vin], "Car tu n'as pas servi Hachem, ton D., avec joie" (Ki Tavo 28,47), mais plutôt dans la souffrance [par le fait qu'il a été nazir].
La joie est un indicateur de l'intégrité d'une action ... S'il était joyeux à propos de ce vœu de nézirout, il aurait été plus prudent pour éviter l'impureté rituelle.
Maintenant qu'il n'a pas été prudent, cela indique qu'il n'était pas joyeux à propos de son vœu de nézirout, ce qui a permis au yétser ara de trouver un moyen de diminuer tout ce qu'il avait promis de faire.
"Et les tsadikim se réjouissent et se réjouissent devant Hachem, et ils se réjouissent dans la joie" (Téhilim 68,4). "Dans la joie" signifie par le mérite de la joie, car ils ont servi Hachem avec joie.
[Kli Yakar - Nasso 6,11 ]

[il ressort que d'après le Kli Yakar, par la joie, on peut être plus vigilant à éviter la faute. ]

L’orgueil de reconnaître sa grandeur interne

+ L'orgueil de reconnaître sa grandeur interne :

-> Il existe un type d'orgueil qui est permis, et il est bon pour une personne d'être orgueilleuse en tant que telle ... Nos âmes proviennent d'une source Supérieure et sont incroyablement précieuses. Cependant, elles sont éloignées et diminuées de leur honneur dans ce monde-ci ...
Si une personne oublie qu'elle est un fils du Roi des rois et se considère comme étant au niveau de son incarnation terrestre, alors elle se comportera en conséquence ...
Elle a l'obligation de se rappeler constamment qu'elle est un fils d'un Roi grand et merveilleux ...
A cet égard, nous sommes trop humbles et nous ne nous soucions pas de notre honneur ni de celui de nos âmes ... Nous nous vautrons dans la boue et la futilité du matérialisme ...
Nous devrions dire que nous sommes les fils du Roi des Rois et qu'il ne sied pas à notre honneur de nous comporter comme les autres nations ... Ce type d'arrogance est permis, car c'est l'orgueil que désire Hachem.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - partie 1, drouch 15 ]

-> Lorsque la Torah écrit : "Vous êtes les enfants [d'Hachem]" (Réé 14,1), ce n'est pas une exagération, mais plutôt vous êtes réellement au niveau de Ses enfants ...
Un tel niveau merveilleux est présent en chaque juif, et il oblige toute sa conduite ...
Néanmoins, une personne ne reconnaît généralement pas son incroyable importance ; elle se considère selon son humilité, à la fois parce qu'elle en est plus proche en raison de sa nature physique et parce qu'elle a développé cette tendance par habitude, du fait de son éducation ...
Par conséquent, elle est naturellement humble et dégradée à ses propres yeux.
Ce faisant, elle se diminue encore davantage ...
Une personne est tenue de contempler et de reconnaître sa grande importance inhérente ... Plus elle augmente cette reconnaissance, plus son importance grandit et augmente, et c'est un facteur fondamental qui lui permet de rectifier ses actions plus que toute autre chose.
En reconnaissant son importance, elle réfléchira toujours à la question de savoir si une telle action lui convient et lui est appropriée, et elle s'abstiendra de toute action ou comportement qui ne correspond pas à l'honneur de son importance.
[rav Aharon Kotler - Michnat Rabbi Aharon - vol.1 ]

-> Tout comme une personne doit croire en Hachem, elle doit également croire en elle-même. Cela signifie que Hachem s'intéresse à elle et que ses actions ne sont pas négligeables ...
Il faut avoir confiance que son âme provient de la source de toute vie, Hachem, et que Hachem éprouve du plaisir lorsqu'elle accomplit Sa volonté.
[rav Tsadok haCohen - Tsidkat Hatsadik n°154]

-> Même une personne entièrement racha, s'il lui était garanti qu'elle finirait par connaître Hachem et se rapprocher de Lui, accepterait avec joie l'amertume de la Torah, avec toutes ses barrières et ses limites.
Cependant, elle abandonne tout espoir, pensant que dans son état actuel, elle n'est pas une tsadik, et dit donc : "Je suivrai les désirs de mon cœur".
['Hatam Sofer - drachot - p.268 ]

-> Par le biais de la bonté, en se tournant vers la bonté, en se jugeant favorablement et en trouvant en soi toute trace de bonté qui subsiste, on peut trouver Hachem en permanence, et on "ne chancellera pas, pour toujours" (Téhilim 125,1).
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Hachkamat Haboker 1:5 ]

<--->

-> La plus grande faute que puisse commettre un juif est d'oublier qu'il fait partie de la famille royale, fils du Roi des rois, car en faisant cela il quitte son piédestal et se dirige alors vers des fautes toujours plus graves."
[Rabbi Moché de Kobrin]

-> Un jour, après avoir été accueillie chaleureusement par le rav Moché Chmouël Shapira, une personne a a dit : "Je ne suis qu’un simple juif ..."
Le rav Shapira lui a alors répondu en tremblant : "Un simple juif est une chose qui n’existe pas! Savez-vous ce que signifie être juif?
Je vais vous montrer ce qu’être juif implique : je me lève en votre honneur car vous êtes un juif!"
Et le rav Shapira s’est levé de toute sa hauteur et lui a serré dignement la main.

<--->

-> Si, D. nous en préserve, une personne est humble à l'égard des mitsvot d'Hachem et dit : "Quelle importance mes actions ont-elles pour Hachem?", c'est une hérésie.
Au contraire, en ce qui concerne les mitsvot d'Hachem, une personne doit dire : "Mon acte d'accomplir la volonté d'Hachem est important aux yeux du Créateur, et Il tire du plaisir de mes actions!" ...
Comme le dit le Zohar (III,7b) : "Israël soutient son Père céleste". Soutenir équivaut à apporter du plaisir à Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Ekev ]

-> Et maintenant, je vais vous montrer certaines des stratégies que le yétser ara cherche à employer, comme le disent nos Sages (Kidouchin 30b) : "Le yétser ara d'une personne se renouvelle chaque jour, comme il est dit : "Rien que le mal, toute la journée" (Béréchit 6:5) ...
Il semble que le yétser ara n'incite pas du tout une personne à commettre le mal. Il lui montre plutôt que toute son étude de la Torah et toute l'accomplissement des mitsvot n'ont rien de bon, et qu'il n'est "que mal, tout au long du jour". C'est ainsi qu'il domine l'homme.
[rav 'Haïm de Volozhin - Néfech Ha'Haïm - chap.8 ]

-> "J'ai réfléchi à mes voies, et je reviendrai sur mes pas vers Tes décrets" (Téhilim 119,59).
Il convient qu'une personne se renforce [dans la croyance] que ses actions (petites comme grandes) sont importantes et agréables devant Hachem. Ce faisant, elle chérit et améliore encore davantage ses bonnes actions.
En revanche, si elle se considère comme éloignée d'Hachem et ses actions comme insignifiantes à Ses yeux, puisqu'elles n'étaient pas d'une pureté absolue, elle pourrait alors s'éloigner véritablement de Hachem sans fin.
C'est le conseil du yétser ara, comme il est écrit : "Ne sois pas excessivement méchant (racha)" (Kohélet 7,17). C'est le sens de "J'ai réfléchi à mes voies", c'est-à-dire qu'en disant que mes voies sont considérables [importantes et appréciées] aux yeux d'Hachem, j'ai l'espoir de "revenir sur mes pas vers Tes décrets" et de m'élever chaque fois plus haut.
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk - Emet véEmouna - p.85 ]

-> Une personne sage qui connaît la valeur de son âme ne la vendra pas pour un moment de plaisir éphémère.
Cela peut être comparé à deux personnes qui possédaient chacune une pierre précieuse. Celle qui connaissait la valeur de sa pierre la traitait comme la prunelle de ses yeux, tandis que celle qui n'en connaissait pas la valeur la vendait pour une tranche de pain.
De même, les insensés ne ressentent pas la valeur de leur âme et se livrent donc à la faute.
Cependant, celui qui est sensible à la grandeur de son âme la protégera.
[Réchit 'Hokhma - Shaar ha'Anava 6,6 ]

-> J'ai entendu mon maître, le Baal Shem Tov, dire qu'une humilité excessive éloigne une personne du service d'Hachem. En raison de son sentiment d'infériorité, elle ne croit pas que la Torah et les prières d'un mortel puissent avoir un impact sur tous les mondes ...
Si elle y croyait, avec quelle joie il servirait Hachem! Elle ferait attention à chaque lettre, chaque voyelle et chaque mot pour les prononcer agréablement ...
Une personne devrait faire attention et se considérer comme "une échelle plantée sur le sol dont le sommet atteint le ciel" (Vayétsé 28,12), ce qui signifie que tous ses mouvements, ses paroles et ses actions ont un impact en-Haut. Alors, elle fera certainement attention à tout ce qu'elle fait.
[Toldot Yaakov Yossef - parachat Ekev ]

<--->

-> Quand une personne se considère comme insuffisante et insignifiante, une [action] péjorative (comme une avéra) ne lui semblera pas trop grave.
[Rambam - Pérouch HaMichnayot - Pirké Avot 2,13 ]

-> Lorsque Hachem ordonne à Moché de nommer Yéhochoua comme son bras droit, Il dit à Moché :
"Et donne-lui des instructions devant eux" (vétsivita oto lééné'ém - Pin'has 27,19). Rachi (citant Sifri) explique que Hachem voulait que Moché donne des instructions à Yéhochoua concernant le peuple juif en disant : "Sache qu'ils sont difficiles ; ils sont têtus (prompts à se rebeller), ainsi accepte cette mission en connaissance de cause".
Le Ramban n'est pas d'accord avec cette interprétation, car si Moché avait dit cela "lééné'ém" (לְעֵינֵיהֶם), en présence du peuple juif, cela les aurait amenés à se débarrasser du joug de la Torah.
En d'autres termes, le Ramban estime qu'insulter le peuple juif en face leur donnerait une perception négative d'eux-mêmes et les amènerait à fauter.

De même, le Tiféret Shlomo (Shabbath Na'hamou) décrit comment, en exil, le cœur du peuple juif s'est découragé, avec le sentiment : "Qu'est-ce que Shadaï pour que nous le servions? Et à quoi cela servira-t-il de le prier?" (Iyov 21,15).
C'est pourquoi la première étape des prophètes pour consoler le peuple juif consiste à leur montrer que Hachem est avec eux en toutes circonstances et qu'Il entend toujours leurs prières.

-> "Et son cœur s'éleva dans la voie d'Hachem" (Divré Hayamim II 17,6).
Celui qui s'élève dans la voie d'Hachem se fortifie pour grandir constamment.
[Gaon de Vilna - Divré Hayamim II 17,63 ]
[en ce sens, il est nécessaire de régulièrement renforcer sa grande valeur en tant que juif, pour viser des hauteurs spirituelles, plutôt que de se contenter de peu car croyant à tort être un être humain quelconque. ]

-> Il n'est pas surprenant que les avré'him ne s'élèvent pas au-dessus de leur simple niveau ; c'est parce qu'ils ne considèrent pas leurs réalisations comme significatives. (ex: en appréciant sa valeur, en s'encourageant)
[Beit Aharon ]

-> Lorsque Rav Shlomo Zalman Auerbach parlait du pouvoir de l'encouragement, il racontait ce qu'il avait entendu du rav Aryeh Levine. Lorsque le Ben Ich 'Haï reçut un exemplaire de Lechem Shémo Véa'hlama, longtemps après sa publication, il fit tout son possible pour admirer le livre à sa juste valeur.
Il souhaitait remercier l'auteur du Léchem pour son livre, il demanda donc à l'un de ses élèves de revêtir ses habits du Shabbat et de se rendre à Jérusalem pour le remercier.
Lorsque le Léchem raconta cette histoire au rav Aryeh Levine, celui-ci se mit à pleurer.
Il dit que s'il avait su immédiatement après la publication du livre que son œuvre était si importante et que le monde la désirait, il aurait publié d'autres volumes. Cependant, il était déjà âgé et n'avait plus l'énergie nécessaire pour écrire un autre livre.
Nous voyons ainsi que même un ange d'Hachem comme le Léchem avait besoin d'encouragements. Si tel est le cas, à combien plus forte raison les gens simples.
[Chiko Mamtakim - vol.1 - p. 199 ]

<--->

-> Chacun doit dire : "Le monde a été créé pour moi." [guémara Sanhédrin 37a]
Rachi explique : "Je suis aussi important que le monde entier. Je ne me retirerai pas du monde avec une seule faute."

-> Le Nétivot Shalom explique le verset "Mon fils, ne sois pas dégoûté par la réprimande d'Hachem" (moussar Hachem béni al tim'as - Michlé 3,11) comme signifiant : "La réprimande d'Hachem (moussar Hachem) est : "tu es mon fils (béni), donc ne sois pas répugnant (al tim'as)"."
Cela signifie que nous devons reconnaître que nous sommes les enfants du Roi et nous abstenir de tout comportement indigne d'une telle royauté.
[Rabbénou Yona (Avot 3,14) enseigne également en ce sens. ]

-> Une personne au service de [Hachem] doit reconnaître sa [réelle] valeur, ses forces, les forces de ses ancêtres, ainsi que leur grandeur et leur importance devant le Créateur.
Elle doit essayer de se renforcer et de se comporter constamment à ce niveau ...
Quand elle désire quelque chose et qu'elle est tentée de se livrer à un comportement inapproprié ... elle doit se dire : "Une personne aussi grande et importante que moi, dotée d'une grandeur aussi élevée et merveilleuse, fils de grands personnages et fils de rois, comment pourrais-je commettre un acte aussi mauvais et fauter contre Hachem et mes Patriarches tous les jours de ma vie?"
[Rabbénou Yona - Chaaé haAvoda ]

-> "Dis à la maison de Yaakov" : cela fait référence aux femmes ; "Et dis aux fils d'Israël" : cela fait référence aux hommes (Yitro 19,3 - Rachi).
Le Baal Hatourim écrit que, puisque la Torah a honoré les femmes en les mentionnant en premier, elles n'ont pas été tentées d'enlever leurs bijoux pour former le Veau d'or.
Il est possible que cela signifie que, puisque les femmes étaient élevées (grandes) à leurs propres yeux, elles n'ont pas commis de péché.
[Guilyon Shémouat HaLévi ]

-> "Il faut toujours opposer son yétser tov à son yétser ara. Si on y parvient, tant mieux ; sinon, on doit se plonger dans la Torah". Si on y parvient, tant mieux ; sinon, on doit réciter la kriat Shéma. Si on y parvient, tant mieux ; sinon, on doit se souvenir du jour de notre mort" (guémara Béra'hot 5a).
Tous ces remèdes sont dans un ordre précis. Si vous passez immédiatement au dernier remède, celui de vous souvenir du jour de votre mort, cela ne vous aidera en rien. Au contraire, vous en viendrez à dire : "Laissez-moi manger et boire, car je mourrai demain!" Tout comme Essav a dit : "Je vais mourir, à quoi me sert mon droit d'aînesse?" (Toldot 25,32).
[rav Eliyahou Lopian - Lev Eliyahou - vol.1, p.255 ]

[Bien que l'interprétation simple de ce passage soit qu'il faut se plonger dans l'étude de la Torah, le Méiri comprend qu'il s'agit de s'engager dans toutes les mitsvot contenues dans la Torah.
Le Méiri explique que cela ne fait pas référence à la simple récitation de la kriat Shéma, mais plutôt à la contemplation de l'unicité et de l'essence de Hachem. ]

<--->

-> "Ne réprimande pas un moqueur, de peur qu'il ne te haïsse ; réprimande un sage, et il t'aimera" (Michlé 9,8).
Cela signifie qu'il ne faut pas réprimander son ami de manière dégradante, en le traitant de moqueur ou de voyou, car il n'acceptera pas ta réprimande. Au contraire, dis-lui qu'il est sage et [que] se comporter ainsi est indigne de lui.
C'est le sens de "réprimande une personne sage". Cela signifie : fais de lui une personne sage (que tu le vois d'abord positivement). Alors il t'aimera, écoutera tes paroles et acceptera ta réprimande.
[Chlah Hakadoch - Kédochim - Torah Ohr n°19 ]

-> Celui qui réprimande doit le faire avec des mots agréables. Cela signifie qu'il doit dire à chaque juif quelles sont ses qualités et d'où provient son âme, car en vérité, l'âme juive provient du Trône de Gloire.
[Et dites-leur] combien le Créateur se réjouit des mitsvot de chaque juif ... Cela élèvera l'âme juive de plus en plus haut ...
Une personne [qui réprimande de cette manière] est digne d'être un leader pour le peuple juif.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - 'Houkat 20,8-12 ]

-> Le Baal Shem Tov avertissait souvent de ne pas réprimander les juifs pour leurs fautes, mais plutôt de louer leurs qualités et leur grandeur, et naturellement, ils s'éloigneraient de la faute et s'accrocheraient à un mode de vie positif.
[cela est valable vis-à-vis d'autrui et aussi par moment avec soi-même. ]

-> Ils ont dit que lorsque Aharon HaCohen sentait qu'une personne était mauvaise (racha) à l'intérieur, ou que les gens lui disaient qu'elle était mauvaise à l'intérieur et qu'elle avait commis des fautes, il la saluait paisiblement, lui témoignait de l'amour et lui parlait abondamment.
La personne devenait alors gênée et disait : "Malheur à moi, si seulement Aharon savait ce qui se cache dans mon cœur et la méchanceté de mes actions, il ne se permettrait même pas de me regarder, et il ne me parlerait certainement pas!
Cependant, de son point de vue, je suis une personne honnête. Je vais donc accepter ses paroles et ses pensées, et je vais revenir sur le droit chemin."
Elle devenait alors l'une des disciples qui apprenaient auprès de lui [Aharon].
[Rambam - Pérouch HaMichnayot - Avot 1,12 ]

-> La Iguéret léYedid suggère qu'Avraham a utilisé une tactique similaire lorsqu'il prêchait le monothéisme au monde. Lorsqu'il recevait des invités, il courait à leur rencontre et les traitait avec le plus grand respect ; il leur offrait des mets délicats et prenait grand soin d'eux. Lorsque ses invités voyaient le respect avec lequel Avraham les traitait, ils ressentaient une grande confiance en leur capacité à mieux se comporter, à aller à l'encontre de leur nature et à croire en Hachem.

Toute mitsva qui n'a pas de demandeur [pour la réaliser] et qui n'est pas recherchée, vous devez la rechercher. Car elle est comme une mét mitsva (une personne décédée qui n'a personne pour s'occuper de son enterrement).
Si une mitsva n'a pas de demandeurs, vous devez la rechercher pour l'accomplir. Car la mitsva poursuivra en justice au ciel et dira : "Comme je suis méprisé, puisque tout le monde m'ignore!"
[séfer 'Hassidim n°105 ]

Il existe un type d'orgueil qui est permis, et il est bon pour une personne d'être orgueilleuse en tant que telle ... Nos âmes proviennent d'une source Supérieure et sont incroyablement précieuses. Cependant, elles sont éloignées et diminuées de leur honneur dans ce monde-ci ...
Si une personne oublie qu'elle est un fils du Roi des rois et se considère comme étant au niveau de son incarnation terrestre, alors elle se comportera en conséquence ...
Elle a l'obligation de se rappeler constamment qu'elle est un fils d'un Roi grand et merveilleux ...
A cet égard, nous sommes trop humbles et nous ne nous soucions pas de notre honneur ni de celui de nos âmes ... Nous nous vautrons dans la boue et la futilité du matérialisme ...
Nous devrions dire que nous sommes les fils du Roi des Rois et qu'il ne sied pas à notre honneur de nous comporter comme les autres nations ... Ce type d'arrogance est permis, car c'est l'orgueil que désire Hachem.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - partie 1, drouch 15 ]

<--->

-> Lorsque la Torah écrit : "Vous êtes les enfants [d'Hachem]" (Réé 14,1), ce n'est pas une exagération, mais plutôt vous êtes réellement au niveau de Ses enfants ...
Un tel niveau merveilleux est présent en chaque juif, et il oblige toute sa conduite ...
Néanmoins, une personne ne reconnaît généralement pas son incroyable importance ; elle se considère selon son humilité, à la fois parce qu'elle en est plus proche en raison de sa nature physique et parce qu'elle a développé cette tendance par habitude, du fait de son éducation ...
Par conséquent, elle est naturellement humble et dégradée à ses propres yeux.
Ce faisant, elle se diminue encore davantage ...
Une personne est tenue de contempler et de reconnaître sa grande importance inhérente ... Plus elle augmente cette reconnaissance, plus son importance grandit et augmente, et c'est un facteur fondamental qui lui permet de rectifier ses actions plus que toute autre chose.
En reconnaissant son importance, elle réfléchira toujours à la question de savoir si une telle action lui convient et lui est appropriée, et elle s'abstiendra de toute action ou comportement qui ne correspond pas à l'honneur de son importance.
[rav Aharon Kotler - Michnat Rabbi Aharon - vol.1 ]

<--->

-> La plus grande faute que puisse commettre un juif est d'oublier qu'il fait partie de la famille royale, fils du Roi des rois, car en faisant cela il quitte son piédestal et se dirige alors vers des fautes toujours plus graves."
[Rabbi Moché de Kobrin]

-> Un jour, après avoir été accueillie chaleureusement par le rav Moché Chmouël Shapira, une personne a a dit : "Je ne suis qu’un simple juif ..."
Le rav Shapira lui a alors répondu en tremblant : "Un simple juif est une chose qui n’existe pas! Savez-vous ce que signifie être juif?
Je vais vous montrer ce qu’être juif implique : je me lève en votre honneur car vous êtes un juif!"
Et le rav Shapira s’est levé de toute sa hauteur et lui a serré dignement la main.

Si, D. nous en préserve, une personne est humble à l'égard des mitsvot d'Hachem et dit : "Quelle importance mes actions ont-elles pour Hachem?", cela est une hérésie.
Au contraire, en ce qui concerne les mitsvot d'Hachem, une personne doit dire : "Mon acte d'accomplir la volonté d'Hachem est important aux yeux du Créateur, et Il tire du plaisir de mes actions!" ...
Comme le dit le Zohar (III,7b) : "Israël soutient son Père céleste". Soutenir équivaut à apporter du plaisir à Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Ekev ]

<--->

-> Et maintenant, je vais vous montrer certaines des stratégies que le yétser ara cherche à employer, comme le disent nos Sages (Kidouchin 30b) : "Le yétser ara d'une personne se renouvelle chaque jour, comme il est dit : "Rien que le mal, toute la journée" (Béréchit 6:5) ...
Il semble que le yétser ara n'incite pas du tout une personne à commettre le mal. Il lui montre plutôt que toute son étude de la Torah et toute l'accomplissement de ses mitsvot n'ont rien de bon en eux, et qu'il n'est "que mal, tout au long du jour". C'est ainsi qu'il domine l'homme.
[rav 'Haïm de Volozhin - Néfech Ha'Haïm - chap.8 ]

-> "J'ai réfléchi à mes voies, et je reviendrai sur mes pas vers Tes décrets" (Téhilim 119,59).
Il convient qu'une personne se renforce [dans la croyance] que ses actions (petites comme grandes) sont importantes et agréables devant Hachem. Ce faisant, elle chérit et améliore encore davantage ses bonnes actions.
En revanche, si elle se considère comme éloignée d'Hachem et ses actions comme insignifiantes à Ses yeux, puisqu'elles n'étaient pas d'une pureté absolue, elle pourrait alors s'éloigner véritablement de Hachem sans fin.
C'est le conseil du yétser ara, comme il est écrit : "Ne sois pas excessivement méchant (racha)" (Kohélet 7,17). C'est le sens de "J'ai réfléchi à mes voies", c'est-à-dire qu'en disant que mes voies sont considérables [importantes et appréciées] aux yeux d'Hachem, j'ai l'espoir de "revenir sur mes pas vers Tes décrets" et de m'élever chaque fois plus haut.
[rabbi Mendel Ména'hem de Kotzk - Emet véEmouna - p.85 ]

<--->

-> J'ai entendu mon maître, le Baal Shem Tov, dire qu'une humilité excessive éloigne une personne du service d'Hachem. En raison de son sentiment d'infériorité, elle ne croit pas que la Torah et les prières d'un mortel puissent avoir un impact sur tous les mondes ...
Si elle y croyait, avec quelle joie il servirait Hachem! Elle ferait attention à chaque lettre, chaque voyelle et chaque mot pour les prononcer agréablement ...
Une personne devrait faire attention et se considérer comme "une échelle plantée sur le sol dont le sommet atteint le ciel" (Vayétsé 28,12), ce qui signifie que tous ses mouvements, ses paroles et ses actions ont un impact en-Haut. Alors, elle fera certainement attention à tout ce qu'elle fait.
[Toldot Yaakov Yossef - parashat Ekev ]

-> Tout comme une personne doit croire en Hachem, elle doit également croire en elle-même. Cela signifie que Hachem s'intéresse à elle et que ses actions ne sont pas négligeables ...
Il faut avoir confiance que son âme provient de la source de toute vie, Hachem, et que Hachem éprouve du plaisir lorsqu'elle accomplit Sa volonté.
[rav Tsadok haCohen - Tsidkat Hatsadik n°154]

Un juif fait danser de joie les anges

"Il rêva, et voici, il y avait une échelle sur la terre, et son sommet atteignait le ciel, et les anges de D. montaient et descendaient dessus" (Vayétsé 28,12)

-> Le midrach (Béréchit rabba 68,12) rapporte que les anges dansaient sur l'échelle.

-> Le 'Hidouché Harim écrit que nous pouvons en déduire que les actions de tout juif dans ce monde peuvent avoir un impact considérable, même dans les mondes Supérieurs, au point que les anges célestes eux-mêmes dansent de joie lorsque le peuple juif s'engage dans de bonnes actions et dans l'avodat Hachem.