Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"[En tant que juif(ve),] nous devons nous habituer à l'idée que même notre moindre action est significative et que rien n'est perdu, que ce soit pour le bien ou pour le mal.
Reconnaître l'importance de [chacune de] nos actions est un des principes de la foi (juive).
[...]

Nous n'avons aucune idée de ce que nous créons et construisons par nos actions [en accord avec la volonté d'Hachem]. Nous faisons partie d'un vaste système où le moindre écart par rapport aux instructions qui nous ont été données endommage l'ensemble du système."
[rav Shimshon Pinkous - Néfech Shimshon - shaaré Emouna p.205]

<--->

-> Par exemple, rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 62,2) dit que si nous avions une foi totale, alors nous serons persuadé que Hachem écoute chaque mot qui sort de notre bouche, on prierait certainement avec une concentration et une intensité extraordinaires.

=> Une base de la foi juive consiste à constamment renforcer en nous la grandeur de chaque action que nous avons en tant que juif.

"La prière se tient au sommet du monde ; pourtant, les gens la prennent à la légère"
(guémara Béra'hot 6b - Rachi).

Rabbi Nathan de Breslev dit : "Même les anges ne peuvent s'élever au niveau que la prière peut atteindre!"
(Avné'ha Barzel - p.88).

Lorsque l'homme faute, l'Attribut de Rigueur (Jugement) porte une accusation contre lui devant Hachem et exige qu'il soit retiré de ce monde.
Mais alors, un ange défenseur apparaît pour parler en sa faveur. Il tente de trouver une raison pour laquelle Hachem ne devrait pas le punir malgré sa culpabilité. Peut-être se repentira-t-il plus tard, partiellement ou totalement. Peut-être approfondira-t-il son étude de la Torah, qui lui apprendra à suivre le droit chemin, ou peut-être développera-t-il un trait de caractère que l'on retrouve chez nos Patriarches, ou chez Moché et Aharon, Yossef ou le roi David, et qui le protégera (Zohar III,214a).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayéra 18,23-24]

La raison principale pour laquelle une personne vient au monde est de perfectionner son âme, et cela s'accomplit en étudiant la Torah, en observant les mitsvot et en priant avec une intention appropriée.
Lorsqu'une personne rectifie son néfech, son roua'h et sa néchama (les trois parties de l'âme, par ordre croissant d'importance), elle mérite alors de s'attacher à la Chékhina (la Présence divine).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémot 1,1]

La plus grande cause de malheur pour une personne, ce qui permet aux anges du mal (sous leur aspect dit masculin et féminin) Samaël et Lilith (la Matriarche de tout mal - avta bichta) d'avoir le contrôle sur une personne [en l'impactant négativement], est l'orgueil (car ces anges partagent également le trait de caractère de l'orgueil).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,7]

Une fois qu'une personne est plongée dans la faute, elle finit par nier l'existence d'Hachem. Elle se dit : "Personne ne me regarde, il n'y a pas de loi et il n'y a pas de juge".
[en bref, elle se rebelle contre Hachem. ]
[midrach Béréchit rabba 26,6]

Sachez que tous les hommes sont esclaves de leurs désirs matériels, et qu'un vrai roi qui porte sa couronne sur la tête est quelqu'un qui est libre de tout désir.
[Ibn Ezra - Nasso 6,7 ]

Lorsqu'une personne s'occupe de la Torah et accomplit de bonnes actions uniquement pour l'amour du Ciel (d'Hachem - lichma), elle soumet la klipa extérieure et la sépare d'elle-même.
[la klipa fait référence à une enveloppe spirituelle extérieure qui dissimule la divinité. ]

Une fois que la klipa a été éliminée, elle n'a plus le pouvoir de causer du tort, ni dans les royaumes spirituels, ni dans le monde physique.
De plus, lorsque les klipot des mondes Supérieurs sont soumises, les nations inférieures sont également soumises et n'ont plus le pouvoir de causer du tort au peuple juif, car les mondes sont interdépendants.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Noa'h 10,15]

"Lorsque le yétser ara est actif, personne ne se souvient du yétser tov" (guémara Nédarim 32b).

-> Le Steipler (dans son Birkat Péretz - Massé) écrit :
"Nous devons inculquer la crainte du châtiment, car lorsque le yétser ara se renforce, la passion bloque le cœur d'une personne jusqu'à ce qu'elle soit presque inconsciente des questions spirituelles ...
Seule une faible impression [de spiritualité] subsiste au fond de son cœur et il devient comme une personne grossière qui n'a rien d'autre que des désirs terrestres (matériels).
Mais la crainte d'un châtiment sévère peut secouer et effrayer même une personne grossière et vile, ..."

Avoir de l’émotion avec Hachem permet de se protéger de son yétser ara

-> Le 'Hovot Halévavot (chaar Ahavat Hachem 7) écrit :
"Ceux [qui servent avec amour] dans une relation d'intimité qu'ils ont avec Hachem dans leur cœur, c'est comme s'ils Le servaient avec les saints anges dans les hauteurs les plus élevées.
Le désir [pour les choses matérielles] se dissout dans leur cœur et l'aspiration au plaisir [matériel] est déracinée de leur être, car elle est remplacée par le désir de servir leur Créateur et de L'aimer.
Les feux de la mauvaise inclination (yétser ara) sont éteints dans leur cœur ... par l'intensité de leur ravissement devant la lumière qu'ils trouvent en servant Hachem, comme ce qui arrive à une bougie lorsqu'elle est exposée à la lumière du soleil. "
[Ainsi, la lumière intense de la spiritualité atténue le feu de la mauvaise inclination et l'éteint.]

-> L'une des joies les plus essentielles pour un être humain est l'émotion. Quand une personne est émotionnelle, elle se sent beaucoup plus vivante. Si ce besoin n'est pas satisfait de manière positive (dans le judaïsme, le spirituel), la personne le cherchera ailleurs.
En ce sens, le rav Kalonymus Shapira (Tsav vérizouz) enseigne :
"L'âme d'une personne aime être émotionnelle, pas seulement avec de la joie, mais avec n'importe quelle émotion ; elle est même prête à ressentir de la tristesse et à pleurer. Les gens aiment voir des images effrayantes et entendre des histoires horribles qui les font pleurer, juste pour être émus. C'est une fonction et un besoin fondamentaux de l'âme, comme toute autre fonction et tout autre besoin essentiels.
Ainsi, seul celui qui comble ce besoin en servant Hachem, en imprégnant son étude de la Torah et sa prière d'émotion, préserve son âme.
Mais ce n'est pas le cas de celui qui accomplit ses devoirs sacrés sans émotion. Soit il cherchera à satisfaire ses émotions de manière superficielle, soit il finira par souffrir d'un trouble mental causé par la privation de l'un des besoins essentiels de l'âme."

-> "Si une personne ressentait la joie que son âme éprouve lorsqu'elle se rapproche de Hachem à travers la Torah, la prière et l'accomplissement des mitsvot, en particulier les shabbat et les yamim tovim, il lui serait alors extrêmement difficile de s'éloigner de ce plaisir suprême et de pécher ou de sombrer dans la matérialité."
[rav Kalonymus Shapira - Hakhsharat HaAvrekhim - début du chap.4 ]

-> Le 'Hazon Ich (Kovetz Igrot 1,9) écrit :
"Les passions et les désirs d'un homme comportent de nombreux aspects. Les choses agréables excitent le corps ... et, dans une certaine mesure, plaisent à l'âme. Mais ces plaisirs ne peuvent rivaliser avec le plaisir sublime du labeur intellectuel qui permet à l'âme de s'élever au-dessus de l'agitation de ce monde pour atteindre les hauteurs du ciel où l'on se délecte de la splendeur de la sagesse suprême. C'est la plus grande et la plus ultime bonté sous le soleil que l'homme puisse connaître."

-> Selon le rav Eliyahou Falk, c'est ce pour quoi nous prions avec les mots "Sabénou mitouvé'ha" (comble-nous de Ta bonté).
Si nous sommes capables d'être comblés par la bonté d'Hachem, c'est-à-dire par tout le bien matériel et spirituel qu'Hachem nous donne, alors nous n'avons pas besoin des "biens" superficiels que le yétser ara tente de nous vendre pour satisfaire nos désirs. Nous sommes déjà comblés par la bonté de Hachem.

<--->

-> Il n'y a rien de tel que le plaisir spirituel et la joie de la proximité avec Hachem pour protéger une personne contre les défis de la mauvaise inclination (yétser ara).
Il est écrit dans le Tana Débé Eliyahou (rabba 3) : "Le roi David dit : "Ma crainte réside dans ma joie".
Le Yéchouot Yaakov explique : "En raison de la joie que j'ai eu, j'avais peur que mon yétser ara ne me domine et que je trébuche, à D. ne plaise."
Le Or'hot Tsadikim (fin de chaar Haahava) écrit : "Ils auront la crainte de transgresser les mitsvot d'Hachem par criante de perdre Son amour. C'est ce que signifie "Servez Hachem avec crainte" (Téhilim 2,11), c'est-à-dire dans la crainte de [perdre] l'amour."

-> "Pour qu'une personne intelligente vainque son yétser ara, rien n'est plus puissant que son âme se souvenant des délices et des plaisirs que l'on trouve dans le service d'Hachem"
[séfer haYachar - attribué à Rabbénou Tam]

<--->

-> "Tu prendras alors plaisir en Hachem" (Yéchayahou 58,14).
Le Radak commente :
"Rav Saadiah Gaon explique qu'il s'agit d'un plaisir physique ... Contrairement aux insensés dont il est dit : "Le plaisir ne convient pas à l'insensé" (Michlé 19,10). Une personne intelligente ne se livre pas à des plaisirs excessifs ; elle le fait plutôt avec discernement, car elle est engagée dans la quête de la connaissance, dont elle tire un plaisir bien plus grand."
Cela suggère qu'une personne intelligente est capable de vaincre ses mauvaises inclinations et de ne pas se livrer à des excès grâce au plaisir plus grand qu'elle tire de la quête de la connaissance (de la spiritualité).