Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Il est possible d'aimer Hachem pour la récompense qu'Il promet.
Mais un amour plus élevé consiste à L'aimer simplement parce qu'Il nous aime.
Sans attentes, juste un amour pur et sans filtre.
[ rabbi Lévi Its'hak de Berditchev ]

La téchouva ne concerne pas seulement les fautes. Même les mitsvot ont besoin de téchouva, car nous aurions pu les accomplir avec plus de pureté, plus de passion, plus d'amour pour Hachem.
['Hafets 'Haïm ]

Le peuple juif est ancré dans une moralité divine supérieure. Par conséquent, toute force morale présente chez ses membres renforce le peuple juif.
À l'inverse, selon le degré de souillure et de comportement mauvais (racha) présent chez une personne, toute baisse de moralité et tous les actes mauvais (selon la volonté Divine) affaiblissent le peuple juif, ainsi que le lien de cette personne avec sa nation.
[rav Avraham Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

<--->

-> L'âme idéale du peuple juif est l'éthique absolue. Par conséquent, toute imperfection éthique présente chez un individu provoque une séparation d'avec l'âme du peuple juif.
[rav Kook - Orot - Orot Israël 2:1 ]

Une faute (avéra) souille non seulement le corps et l'âme de celui qui a fauté, mais elle "recouvre" également la Présence Divine dans ce monde (la Chékhina) d'une enveloppe grossière de mal.
La Chékhina est ainsi [davantage] "exilée" dans le mal, empêchant la manifestation de la Présence divine.

Dans la terminologie métaphorique de la Kabbale, cela est considéré comme une séparation entre la Chékhina (l'immanence divine) et son "époux", Hachem (la transcendance divine).
Nos actes vertueux (Torah et mitsvot), et plus particulièrement la correction de la faute (téchouva - repentir), "libèrent" la Chékhina de cet exil et la réunissent à son "époux".
[d'après la 'hassidout du Baal Shem Tov]

Fausse humilité

+ Fausse humilité :

-> L'orgueil est un mauvais trait de caractère, à tel point qu'Hachem dit : "Je ne peux pas être proche d'une personne orgueilleuse".
L'humilité est considérée comme l'une des plus belles qualités qui soient. Parmi toutes les grandes qualités et attributs de Moché, la Torah n'en retient qu'une seule : il était la personne la plus humble qui ait jamais vécu.

Bien que cela soit vrai, nous devons nous méfier extrêmement d'un sentiment de fausse humilité. Le yétser ara qui nous pousse à être orgueilleux est le même que celui qui nous pousse à croire que nous ne sommes pas capables de réussir [spirituellement] et que nous ne pourrons jamais contribuer à la société.

C'est cette préoccupation qui a conduit Moché à ajouter la lettre youd au nom de Yéhochoua, avant qu'il ne parte avec les 11 autres espions pour explorer le pays de Canaan.
Moché savait que son élève Yéhochoua était extrêmement humble. Et il craignait que le yétser ara ne s'en nourrisse et ne conduise Yéhochoua à croire qu'il n'avait pas la capacité de tenir tête aux espions s'ils revenaient avec un rapport négatif sur le pays.
[ rav Yonathan Eibshitz - Magen Ha'Elef ]

<--->

-> Comment pouvons-nous discerner si ce que nous ressentons est un véritable sentiment d'humilité ou une fausse humilité?
Si ce que vous ressentez vous pousse à agir, alors vous savez que votre humilité est réelle et sincère.
Comme ce fut le cas pour Moché, qui était l'être humain le plus humble, mais il a tenu tête au Pharaon, le dirigeant le plus puissant de l'époque, et il a résisté à la révolte de Kora'h.
Si, cependant, l'humilité vous empêche de prendre position ou de vous atteler à la tâche, sachez que l'humilité que vous ressentez provient de votre yétser ara et qu'il s'agit d'un sentiment négatif qui doit être éradiqué.
[rav Yaakov Barber ]

Etre pris dans les désirs mondains empêche naturellement une personne de voir la vérité. Mais au-delà de cela, il existe un puissant esprit d'impureté qui possède le fauteur et s'accroche à lui comme un chien. Cet esprit le trouble afin qu'il perçoive les ténèbres comme la lumière. Il l'attire vers tout ce qui est mauvais et éloigne de lui tout ce qui est bon et saint.
Même si la vérité de la foi en Hachem lui était prouvée, il serait incapable de percevoir la vérité et la sainteté, car il est totalement possédé par les forces du mensonge et de l'impureté.
[le Steïpler - 'Hayé Olam 1,25 ]

<--->

-> Les gens seront influencés par leur désir d'une matérialité sans limites, au point de nier l'existence d'Hachem. Leurs désirs corporels les rendront aveugles à la vérité de la foi en Hachem, car croire en Hachem exigerait qu'ils renoncent à leurs activités immorales.
Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim 1) écrit qu'il est impossible pour une personne de ne pas être influencée par un pot-de-vin, même s'il lui est donné à son insu.
Et cela est certainement vrai avec le pot-de-vin considérable que constituent les plaisirs mondains (de ce monde) qui corrompent les pensées d'une personne. C'est ce que disent nos Sages (Sanhédrin 63b) : "Israël n'adorait les idoles que pour se permettre l'immoralité publique".

Le désir ardent de quelque chose [de spirituel] est en réalité plus grand que la chose elle-même!
[le Nétivot Shalom - citant le Beit Avraham ]

Si nous nous souvenons que les âmes d'Israël sont gravées sous le Trône céleste, nous pouvons comprendre qu'en nous repentant et en nous perfectionnant, nous avons également un impact sur le Trône d'Hachem.

Le roi David décrit Hachem comme "Kadoch yochev téhilot Israël" (le Saint, intronisé sur les louanges d'Israël - Téhilim 22,4).
Grâce à nos prières, et à nos efforts de téchouva, nous qui sommes les porteurs du Trône céleste, grâce à nos noms inscrits sur le Trône, nous permettons à la Présence divine de s'asseoir sur le Trône.
[Sfat Emet - Yamim Noraïm 5654 ]

Les portes de la prospérité (chéfa) par lesquelles Hachem canalise Ses bénédictions vers toute l'humanité seront dirigées [d'abord] vers le peuple juif.
Toutes les bénédictions qu'Hachem accorde à l'humanité passe par le peuple juif, qui est le premier à bénéficier de la générosité d'Hachem.
[Sfat Emet - Roch Hachana 5635 & 5636 ]

L'aspect le plus essentiel d'une mitsva est la joie sur le fait que nous méritons de pouvoir la réaliser.
['Hazon Ich - Lettres collectées - vol.2, n°93 ]