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Le monde fonctionne de telle manière que tout ce qui se passe dans les mondes supérieurs est fonction de notre comportement dans ce monde, et que ce qui se passe dans les mondes supérieurs a des conséquences dans ce monde.
Ainsi, chaque fois qu'un juif tente d'accomplir un acte de bonté dans ce monde, qu'il y parvienne ou non, il éveille les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs, apportant ainsi une grande bonté à toute la nation juive.
Il s'ensuit donc qu'il n'est pas possible qu'une personne essaie de faire preuve de bonté sans obtenir aucun résultat ; au contraire, chaque fois qu'une personne essaie d'accomplir des actes de bonté, elle apporte toujours de la bonté dans d'autres domaines en éveillant les attributs de la bonté dans les mondes supérieurs.
['Hafets 'Haïm ]

Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam

+ Récompense au Gan Eden & punition au Guéhinam :

-> "Une heure de vie dans le monde à Venir est plus belle qu'une vie entière dans ce monde" (Pirké Avot 4,17)

Cela peut s'expliquer comme suit : si l'on réunissait tous les plaisirs terrestres que l'homme a connus et connaîtra jamais, depuis la création du monde jusqu'à la fin des temps, cela ne pourrait pas égaler un seul instant du plaisir que l'âme éprouve dans l'autre monde.

D'autre part, il ressort clairement de nos livres saints que même 70 ans de souffrances comme celles de Iyov dans ce monde ne l'emportent pas sur la souffrance que l'âme ressent en un instant dans le Guéhinam.

Cela s'explique par le fait que les plaisirs et les souffrances du monde à Venir sont beaucoup plus intenses que ceux de ce monde.
Le plaisir et la souffrance concernent principalement l'âme, mais comme l'âme est revêtue d'un corps, ses plaisirs et ses douleurs sont automatiquement revêtus d'actions physiques.

Dans le monde à Venir, les types de plaisirs sont très différents. Ce sont des plaisirs plus directs pour l'âme, sans l'enveloppe du corps. Il en va de même pour la souffrance, qui est donc un type de souffrance qui blesse l'âme de manière beaucoup plus directe. Il s'ensuit donc que tout ce qui est plus direct est beaucoup plus grand.

Cela peut être comparé à une personne qui désobéit à un roi humain, et le roi décrète une punition consistant à recevoir des coups de fouet de la part du roi lui-même. Le roi a donné au fauteur deux choix : soit cinq coups de fouet avec un bâton sur le dos nu, soit cinquante coups de fouet avec le bâton tout en portant un vêtement si épais qu'il ne peut pratiquement pas sentir les coups.
Il est évident qu'il préfère les cinquante coups de fouet avec le vêtement plutôt que les cinq sans.
Il en va de même dans notre discussion ici.

Le Ramban (Torat haAdam - chaar haGuémoul) rapporte cette explication, et ajoute tout comme dans ce monde le feu brûle le corps, il existe également dans l'autre monde une réalité spirituelle appelée feu, qui est la racine du feu dans ce monde, et qui a la capacité de brûler l'âme. [il est évident que le feu de la Géhenne n'est pas du même type que celui de ce monde].

-> Outre ce que nous avons dit sur la quantité de la récompense dans le monde à venir par rapport aux plaisirs de ce monde, il y a un autre point à souligner ici : la récompense dans le Gan Eden est éternelle.
Le Ram'hal écrit que la récompense dans le monde à venir n'est pas comme un paiement qu'une personne verse à son ami dans ce monde, en échange d'un article qu'elle a acheté, et une fois le prix payé, elle est exemptée de tout autre remboursement.
Cependant, dans le monde à venir, même si une personne reçoit une récompense en fonction de son accomplissement des mitsvot, elle continue de recevoir cette récompense, car elle est éternelle, pour toujours et à jamais, sans interruption.
De plus, la récompense croît et augmente, car elle est spirituelle et sainte et purifie donc de plus en plus la personne jusqu'à ce qu'elle devienne digne d'une récompense encore plus grande.
[rabbi Yaakov Ades]

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-> L'essence d'un niveau élevé dans le service d'Hachem réside dans le fait qu'une personne accomplit les mitsvot et se préserve des fautes par amour pour Hachem et par crainte de Sa grandeur, et non par crainte du châtiment.
Bien sûr, chaque personne doit craindre le châtiment et connaître la grande récompense des mitsvot ; ce sont là de grands outils pour se préserver des tentations de la mauvaise inclination.
Ce que nous avons mentionné ci-dessus est remarquable à cet égard. Mais une personne doit savoir qu'elle ne gagne rien en s'abstenant d'accomplir une mitsva ou en commettant une faute (avéra), car tout profit dans ce monde ne vaut absolument rien, zéro, comparé à la plus petite récompense dans le monde à venir.
[rabbi Yaakov Ades]

L’impact des mitsvot & l’étude de la Torah

+ L'impact des mitsvot & l'étude de la Torah :

-> Il ressort clairement du Zohar et d'autres livres kabbalistiques qu'en dehors de notre monde, Hachem a créé une multitude innombrable de mondes et d'énergies spirituelles supérieures.
Grâce aux mitsvot et aux bonnes actions du peuple juif, ces mondes se construisent et s'établissent, ce qui se traduit par un grand déversement de bonté spirituelle et physique sur l'ensemble du peuple juif. D'autre part, en n'étudiant pas la Torah et en commettant des fautes (avérot), c'est l'inverse qui se produit.

L'existence de mondes supérieurs est un principe fondamental de la Torat haKabbala.
L'état de notre monde et celui des mondes supérieurs sont interdépendants. Comme mentionné précédemment, l'état des mondes supérieurs est déterminé par nos actions dans ce monde. De même, l'état des mondes supérieurs détermine l'état de ce monde.

Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) enseigne que la destruction du Temple a également suivi ce schéma. À cause des mauvaises actions du peuple juif ici-bas, le Temple sacré des mondes spirituels supérieurs a été détruit, et comme le Temple sacré supérieur a été détruit à cause de nos transgressions, les non juifs ont pu exercer leur pouvoir sur le Temple sacré sur le mont du Temple et le détruire.

Il en va de même pour l'exil du peuple de sa patrie, la terre d'Israël étant laissée entre les mains des non juifs. Ce sont les fautes d'Israël qui ont entaché les sphères supérieures correspondant à la sainteté de la terre d'Israël. La terre a alors été facilement livrée entre les mains des non juifs.

Le Néfech ha'Haïm (1,4) poursuit :
"Tel est le pouvoir de la Torah. Un juif ne devrait jamais dire : "Qui suis-je? Quelle force ai-je pour accomplir quoi que ce soit avec mes humbles actions?"
Il devrait plutôt savoir, comprendre et graver dans son esprit et dans son cœur que chaque détail de ses actions, de ses paroles et de ses pensées à chaque instant n'est jamais détruit. Plus il multiplie ses actions, les augmente et les élève, plus chacune d'entre elles s'élèvera vers ses racines, accomplissant son but dans les royaumes supérieurs, affinant les lumières élevées."

Nous voyons qu'une personne doit réfléchir à préserver pleinement ses forces pour étudier la Torah et observer les mitsvot, car chaque mitsva qu'elle accomplit réalise des choses incroyables pour le bien de tous les mondes.

Le Néfech ha'Haïm ajoute : "en vérité, lorsqu'une personne sage prête attention à ses actes qui ne sont pas si bons et qu'elle comprend cette réalité, son cœur tremble en elle d'un grand frémissement lorsqu'elle voit à quel point une légère transgression, qu'Hachem nous en préserve, peut corrompre et détruire."

J'ai entendu une fois une parabole à ce sujet. Une personne assise dans une salle de contrôle de missiles peut appuyer sur un bouton et tirer un missile qui blesse et tue l'ennemi, sauvant ainsi tout son pays. Mais il pourrait aussi appuyer par erreur sur le mauvais bouton et tuer certains de ses compatriotes.
Lorsque les gens viennent soit le féliciter pour ses actes héroïques, soit l'accuser pour ses actions sans scrupules, il raisonne ainsi : "Qu'ai-je fait? J'ai simplement appuyé sur un bouton!"
Son erreur est de ne pas réaliser qu'il ne s'agit pas d'un bouton ordinaire, mais d'un bouton entièrement installé et programmé de telle manière qu'une petite action peut produire des résultats terribles.

De même, lorsqu'une personne s'occupe de la Torah, elle aide toute la nation juive ; elle sécurise les mondes supérieurs, provoquant une augmentation des bénédictions et du succès pour tout Israël.
Parfois, une personne étudie pendant une heure et, lorsqu'elle a terminé, elle a l'impression de ne pas en avoir fait assez pendant cette heure. En réalité, qui sait quelle délivrance (individuelle, collective) elle a réussi à apporter aux juifs grâce à cette heure d'étude?
Il est même possible qu'elle ait sauvé de nombreux juifs de la mort, ou que de nombreux malades aient été guéris grâce à son mérite.
Cela ne vient pas nécessairement de l'étude de la Torah, c'est la même chose pour chaque mitsva qu'une personne accomplit.
Cependant, le pouvoir de l'étude de la Torah est particulièrement grand, comme le disent les Sages (michna Péa) : "et l'étude de la Torah équivaut à toutes les autres".
En plus l'étude de la Torah et l'accomplissement des mitsvot, il y a aussi l'abstention de transgressions (ne pas faire une chose interdite). Une personne aide ainsi toute la nation juive.
[le Néfech ha'Haïm détaille cela dans son chaar 4 du chap.11 à la fin du chaar]
[rabbi Yaakov Ades]

L'âme d'un juif provient d'une source bien plus ancrée [directement] en Hachem, et peut ressentir davantage son lien avec Lui.
[rabbi Yaakov Ades]

"Hachem, la Torah et les juifs ne sont qu'un ; puisqu'Hachem, la Torah et la nation juive sont la chose"
[Ram'hal - dans son Adir Bamarom ; rav 'Haïm de Volozhin - dans son Néfech ha'Haïm 4,11 - citant le Zohar]

-> Le rav Yaakov Ades enseigne :
Cela signifie que les âmes du peuple juif sont une source de lumière spirituelle.
Cette bonté provient d'Hachem lui-même, qui est la source de la lumière. Cela explique comment Hachem et le peuple juif peuvent ne faire qu'un : l'un est la source et l'autre est le résultat.

Pour comprendre comment la Torah ne fait qu'un avec Hachem et le peuple juif, nous devons connaître un principe fondamental énoncé à plusieurs reprises par nos Sages.
Rachi (Sanhédrin 99) explique que lorsqu'une personne fait des efforts dans la Torah, la Torah demande à Hachem de l'aider à comprendre la Torah.
Il est clair que la Torah n'est pas seulement un rouleau physique que nous avons ici dans ce monde, mais qu'elle existe spirituellement dans les mondes supérieurs et qu'elle est capable de demander des choses à Hachem (on peut comparer cela à l'existence spirituelle des anges).

Selon cela, nous pouvons maintenant comprendre comment la Torah ne fait qu'un avec Hachem et Israël.
Hachem a structuré le monde de telle sorte que la bonté qui vient de Lui vers l'âme juive est transmise par l'existence spirituelle de la Torah, car la bonté est créée en son sein.
La formation des âmes d'Israël est réalisée et transmise par le rayonnement de la sainte Torah, qui est également une sorte d'extension d'Hachem (comme l'explique le Ram'hal dans son Adir Bamarom, décrit ici de manière générale, sans entrer dans les détails).

Il y a un point supplémentaire ici. Il existe un fort désir intérieur dans l'âme de chaque être humain d'avoir une plus grande connexion avec sa source et de recevoir plus de bonté et de force pour l'âme.
La manière d'y parvenir, selon le principe susmentionné, est d'accroître son engagement envers la Torah, y compris dans tous les domaines du service d'Hachem détaillés dans la Torah.
Cela inclut le respect des mitsvot, le fait de s'éloigner de la faute entre l'homme et Hachem et entre l'homme et son prochain, ainsi que le renforcement de la prière.
Cela augmentera la bonté spirituelle de chacun, et par conséquent, la bonté supérieure sera stimulée pour briller sur lui à travers la lumière de la Torah.

Lorsqu'une personne réfléchit correctement à ces choses, cela éveille dans son cœur un grand désir d'étudier la Torah et d'accomplir la volonté d'Hachem dans tous les domaines. Grâce à cela, son âme se connecte à sa source et reçoit une lumière supplémentaire similaire à celle dont elle dispose déjà.
C'est vraiment ce à quoi l'âme aspire, plus que tout autre désir de ce monde.
Le Ram'hal (Mesillat Yécharim - chap.1 affirme : "L'âme est bien au-dessus de tout, son véritable plaisir est seulement de se réjouir de la lumière de la face Hachem."
[rabbi Yaakov Ades]

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-> L'âme d'un juif provient d'une source bien plus ancrée [directement] en Hachem, et peut ressentir davantage son lien avec Lui.
[rabbi Yaakov Ades]

En chaque juif réside une âme sainte qui ne souhaite que faire la volonté d'Hachem de toutes ses forces.
Mais cette âme est recouverte de nombreux voiles qui ont parfois leurs propres désirs et influencent les actions d'une personne. Cela est particulièrement vrai si ces pulsions sont influencées par un environnement qui ne suit pas la voie d'Hachem.
[rabbi Yaakov Ades]

Tout comme une personne est jugée pour ses actions, elle est également jugée pour ne pas se réjouir du bien qu'elle a fait et pour ne pas voir sa propre lumière.
[Baal Shem Tov ]

Les larmes que nous versons sur les souffrances du peuple juif ne sont pas perdues ; elles sont plantées dans le sol de l'Histoire et porteront un jour les fruits de la rédemption.
[d'après le rav Its'hak Hutner ]

Il est possible d'aimer Hachem pour la récompense qu'Il promet.
Mais un amour plus élevé consiste à L'aimer simplement parce qu'Il nous aime.
Sans attentes, juste un amour pur et sans filtre.
[ rabbi Lévi Its'hak de Berditchev ]

La téchouva ne concerne pas seulement les fautes. Même les mitsvot ont besoin de téchouva, car nous aurions pu les accomplir avec plus de pureté, plus de passion, plus d'amour pour Hachem.
['Hafets 'Haïm ]