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Dire le « léchem yi’houd » avant une mitsva

+ Dire le "léchem yi'houd" avant une mitsva :

-> Chaque mitzva comporte des accusateurs (mékatrégim) et des anges de destruction, des forces qui cherchent à "s'attacher" aux mitsvot qui sont accomplies.
Lorsque l'on dit le "léchem yi'houd", on proclame l'unicité d'Hachem d'une manière qui atteint le monde d'en-Haut, ce qui fait que la mitsva est "tamir véné'élam" (cachée et dissimulée) de ces forces.
Cela les empêche d'avoir un quelconque contrôle sur les mitsvot accomplies par la suite.

-> Le Arizal explique que nous disons [dans le lechem yi'houd] : "bid'hilou" (avec crainte) avant "our'himou" (avec amour), car au début, une grande crainte s'abat sur une personne et elle sert Hachem avec inquiétude et crainte. Par la suite, elle est rempli de joie de pouvoir servir Hachem, et elle peut alors servir Hachem avec amour.

-> Ensuite nous disons : "léya'héd chem ..." (pour unifier le nom youd-hé (יה) avec vav-hé (וה) dans une unité qui est complète) :
Le rabbi Israël de Rouzhin (Bé'ha Yévarech - Bo) explique ceci comme suit : en hébreu, les mots : אכילה (a'hila - la nourriture), שתיה (chtiya - la boisson) et שינה (chéna - dormir), contiennent tous les lettres du Nom d'Hachem, Yud-hé (יה). [le matériel]
En revanche, les mots תורה (Torah), עבודה (avoda - service Divin) et מצוה (mitsva), contiennent tous les lettres du nom d'Hachem, Vav-hé (וה). [le spirituel]
Cela nous enseigne qu'il faut servir Hachem à la fois par la Torah et la prière, et par la nourriture et la boisson ; l'un sans l'autre n'a pas de sens.
C'est l'intention du "léeya'héd chem youd-hé Bevav-hé", de combiner le spirituel et le matériel au service d'Hachem.

-> Ensuite : "béchem kol Israël" (au nom de tout le peuple juif) :
Le Noam Elimélé'h (Dévarim) pose la question suivante. Comme le dit le verser : "Il n'y a pas de juste ... qui fasse [uniquement] le bien et ne commette pas de faute" (Kohélet 7,20).
Dans ce cas, comment peut-on utiliser ses membres pour des actes de sainteté alors que l'on a commis une transgression avec l'un de ces membres? Comment la sainteté peut-elle résider dans une personne souillée par la faute?
La réponse est que l'on s'inclut dans la collectivité d'Israël, le peuple juif en tant qu'unité ; cette unité est exempte de tout défaut, puisque le peuple juif dans son ensemble est juste, comme le dit le verset : "véamé'ha koulam tsadikim" (Ton peuple est composé que de justes - Yéchayahou 60,21).
Avant de réaliser une mitsva, on s'attache au klal, ce qui purifie le membre qui accomplit la mitsva, et on peut alors accomplir la mitsva correctement.

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-> Selon le Tiféret Shlomo :
Chaque mitsva que l'on accomplit s'accompagne de nombreuses kavanot. Les grands tsadikim connaissent un grand nombre de ces kavanot et sont toujours en train de trouver de nouvelles façons de comprendre les mitsvot.
Alors que beaucoup ne peuvent pas le faire, nous disons une prières (le léchem yi'houd koud'cha béri'h ou) selon laquelle nous devrions être méritants pour accomplir la mitsva de tout notre cœur, et alors toutes les kavanot qui sont censés accompagner la mitsva sont considérées comme étant présentes.

La mitsva doit être accomplie "lechem kol Israël", comme le Arizal dit qu'avant la prière, on doit avoir la kavana pour accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même, car si une personne est complètement liée au reste du peuple juif et qu'elle prie également pour tout le peuple juif, ses prières seront certainement exaucés.
Si quelqu'un accomplit une mitsva en tant que membre du peuple juif tout entier, alors dans sa mitsva il a aussi les kavanot du peuple juif, qui élèvent sa mitsva.

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-> b'h, voir le passage : le pouvoir du Léchem Yi'houd = ne pas donner de force aux forces du mal, dans le dvar Torah : https://todahm.com/2017/09/11/avant-de-faire-techouva-nos-mitsvot-nous-sont-comme-arrachees

Hachem dit au peuple juif : "Je vous ai donné Ma Torah. Je ne peux pas M'en séparer, mais Je ne peux pas non plus vous dire de ne pas l’emporter avec vous. C’est pourquoi Je demande que partout où vous allez, vous désigniez un espace pour que Je vive avec vous."
[midrach rabba - sur "vayik'hou li térouma" - Térouma 25,2 ]

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=> On voit de là qu'Hachem ne peut pas se séparer de tout juif!

"L'homme se définit comme un être en mouvement, car il doit continuellement s'élever d'un degré à l'autre.

Et s'il cesse de s'élever, il régressera fatalement, car il est impossible de stagner.
C'est en ce sens qu'il est dit :"Le chemin de la vie se dirige vers les hauteurs" (Michlé 15,24), car seul ce chemin permettre à l'homme d'éviter sa perte. "

[le Gaon de Vilna]

=> Contrairement à ce que l'on a tendance à croire, il n'y a pas de moment neutre dans notre vie : soit nous visons le Ciel (Hachem), soit nous tombons vers nos pires bassesses humaines.

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°4)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°4)

-> Un principe fondamental de la Torah est le fait d'être conscient que la souffrance nous est envoyé par Hachem de façon méticuleuse et juste.
[Séfer haMidot léhaMéïri]

-> Une personne qui a du bita'hon ... sait que le Créateur est plus au courant que elle, de ce qui lui est ultimement bien, et partant de là elle accepte ce que Hachem fait pour elle.
['Hovot haLévavot - chap.4]

-> La façon dont une personne se comporte lorsque des malheurs arrivent, reflète sa soumission à la volonté divine.
['Hovot haLévavot 6,7]

-> Lorsqu'une personne accepte le décret de Hachem avec amour, l'acceptation de son malheur est un service de D., et c'est ce qui lui procure de la joie.
[Choul'han Arou'h - Ora'h 'Haïm 222,3]

-> Lorsque Rabbi Leib de Kelm était malade, plusieurs personnes lui rendaient visite, et lui demandèrent : "Comment vous sentez-vous?"
Il répondit : "Un peu moins bien, grâce à D."

-> Lorsque Rabbi Yisraël Salanter était malade, et qu'il appela un médecin afin de l'examiner, il dit : "J'accepte ma situation, peu importe qu'il y ait une amélioration ou une aggravation de ma santé. Ma volonté est celle de D., quoi quelle puisse être."

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-> b'h, également : https://todahm.com/2020/09/21/15170

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-> Un souffrance apparaît à nos yeux comme un malheur, mais c'est en réalité un gain pour nous.

Ceci est analogue au docteur, qui parfois trouve qu'il est nécessaire d'amputer une main ou une jambe afin de sauver une vie.
Bien que son action semble cruelle, elle est en réalité un acte de miséricorde.
Le patient ne diminue pas l'amour qu'il a envers le docteur suite à cela, et c'est même le contraire qui se produit, car il lui en est redevable et l'aime davantage pour cela.

Il en est de même lorsqu'une personne regarde tout ce que D. fait pour elle comme étant pour le bien, elle augmente alors son amour pour Hachem.
Même si elle n'a pas conscience sur le moment du comment ce qui lui arrive peut être pour le bien, elle sait que finalement c'est une bonne chose.
[...]
On doit chérir nos périodes de souffrances, comme des occasions d'exprimer notre amour et dévouement envers Hachem.

[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19]

En étant certain que tout est finalement pour le bien, nous développons notre amour pour D., et nous mettons du "sucre" autour de nos souffrances, les rendant plus faciles à avaler.

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-> Il faut avoir en tête que nous arrivons et nous partons de ce monde sans possessions matérielles, et cela nous permet de ne pas nous identifier avec elles, car ce n'est pas notre véritable nous-même.
[Réchit Hokhma]

-> Les souffrances sont une bonté pour une personne, afin qu'elle se remette en question, qu'elle améliore sa façon de se comporter, cela lui permettra de mériter des plaisirs éternels.
['Hochma ouMoussar]

-> Combien doit-on être heureux d'avoir Le professeur (Hachem)!
Nous ne voyons pas nos fautes, faisant que nous restons avec nos mauvaises habitudes.
Les souffrances, sont des leçons de vie de D., dont on peut tirer de très grands profits!
[Moussar haTorah]

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein enseigne que la mitsva d'aimer Hachem, s'applique aussi lorsqu'une personne est en train de mourir, et même lorsqu'elle est en plein milieu de terribles tortures qui peuvent être plus douloureuses que la mort.

En acceptant toujours les souffrances, nous sanctifions le nom de D.

-> Sur son lit de mort, Rabbi Méïr Shapiro, Roch Yéchiva de Lublin, n'avait plus les forces de parler, mais il a réussi à écrire 2 mots à ses élèves : rak bésim'ha (que dans la joie!).

Il est mort le visage rayonnant de joie, avec sur le bout des lèvres : que dans la joie, que dans la joie!

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-> Une personne de valeur utilise ses souffrances afin de s'élever, tandis qu'une personne de petite valeur est dans le danger de s'en retrouver cassée.
[Rav Wolbe - Alé Chour]

-> Le Birkat Péréts fait remarquer que c'est lorsque l'on est dans des difficultés et/ou des souffrances, que nous pouvons démontrer avec force notre fidélité à Hachem et notre envie de faire de bonnes actions.

-> Un jour, une personne est venue voir le rav Yisraël de Rozhin pour se plaindre qu'elle souffrait énormément, et que cela l'empêchait d'accomplir autant de bonnes actions qu'elle désirait le faire.
Le rav lui a répondu : "Ne pense pas que Hachem souhaite que tu réalises des bonnes actions que tu ne peux pas faire. D. souhaite que tu Le serves avec tes souffrances".

=> Il faut savoir accepter le chemin que Hachem souhaite que nous prenions dans la vie, plutôt que d'attendre, de se plaindre de ne pas avoir celui que nous voudrions avoir, sous peine de voir sa vie passer sans en profiter.

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+ L'importance de la joie pour surmonter la souffrance :

-> Avec la joie, nous sommes capable de se sortir de tout type de souffrances.
[Rabbi Mena'hem Mendel de Kotzk]

-> Rabbi Sim'ha Zissel prend l'exemple d'une personne qui voyage pour le mariage d'un ami proche.
Elle va être heureuse durant tout le trajet, même si les conditions sont désagréables, car elle est focalisée sur l'objectif final : la réjouissance où elle pourra s'y amuser beaucoup.

De même, nous devons nous focaliser sur nos buts dans la vie, afin d'appréhender les difficultés avec du recul.

Lorsque l'on a en tête que notre durée de vie dans ce monde est très courte, et que cela déterminera tout notre monde futur qui est éternel, nous pouvons ressentir de la joie de souffrir pendant un instant rapide, et profiter de cela pendant une durée infinie.

=> Se focaliser sur la fête (olam aba), aide à relativiser le fait que le chemin y menant peut être parfois mouvementé ...

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-> Rabbi 'Haïm Chmoulevitch explique également que lorsque l'on apprécie la vie à sa juste valeur, nous ne faisons plus attention à la majorité de nos difficultés.
A l'image d'une personne qui a gagné au loto des millions d'euros, et dont tous les soucis deviennent secondaires.

=> Apprenons à se focaliser sur le positif (on est vivant, on est juif, ...), afin de ne pas avoir le temps, ni les capacités de voir ce qui peut sembler dérangeant.

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+ Les souffrances : Nécessité de prier! :

-> Le 'Hafets 'Haïm avait l'habitude de dire que lorsque nous avons le cœur lourd, il faut parler avec Hachem, comme un enfant avec son père, n'hésitant pas à lui vider totalement son cœur.

-> "Décharge-toi sur D. de ton fardeau, Il prendra soin de toi" (Téhilim 55,23)

-> Le 'Hazon Ich disait que lorsque ça ne va pas dans notre vie, c'est que Hachem désire beaucoup nous entendre (par la prière).

-> Le Na'halat Yossef enseigne également que l'origine des souffrances est le fait de devoir prier.

Les souffrances, nous sortent de notre confortable routine (tout va bien, c'est bon je n'ai pas besoin de toi Hachem!), afin de nous obliger à nous tourner vers D., comme unique solution à tous nos problèmes.

Pour que nos souffrances disparaissent, la meilleure solution est de prendre conscience qu'elles ne proviennent que de D., qui désire nous entendre Lui demander à l'aide.
=> Elles permettent de maintenir éveillé une relation avec notre papa Hachem, que le train-train quotidien peut facilement endormir.

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+ La souffrance des autres :

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed), si nous voyons autrui souffrir et qu'il nous est impossible de l'aider, nous nous devons de lui parler et essayer de faire qu'il se sente mieux.

-> Selon Rabbi Meïr Shalom de Porisov, lorsque nous souffrons, nous devons chercher des points à améliorer spirituellement. Par contre, lorsque c'est autrui qui souffre, il ne faut pas le juger négativement en pensant que c'est la conséquence normale de ses fautes.

-> Selon Rabbi 'Haïm Chmoulevitch, nous devons à la fois surmonter personnellement nos souffrances, mais nous devons également chercher à ressentir celles que subit autrui.

Il disait : "Lorsque je souffre, il m'est plus facile de sentir la souffrance des autres".

Notre souffrance est une prise de conscience que d'autres frères juifs souffrent également, et je ne peux pas y rester insensible.

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Souffrances : moyen d'élévation spirituelle

-> "Lorsqu'une personne subit tout type de malheur, elle doit s'en servir comme d'un signal l'éveillant à s'améliorer."
[guémara Béra'hot 5b]

Le fait de voir les souffrances comme étant utiles, nécessaires, cela aide à les supporter, car leur poids est fonction de l'intérêt : s'il n'y en a pas c'est très lourd, sinon, c'est léger.

-> "Regardez les souffrances comme vous disant de vous améliorer"
[Rabbi Yéhouda Leib 'Hasman - Ohr Yohail]

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-> "Les souffrances sont un substitut à la prophétie, un agent de Hachem afin d'illuminer notre chemin.

Une personne voyant ses souffrances, se doit de vérifier son comportement (guémara Béra'hot 5a)."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> "Hachem travaille sur chaque être humain afin qu'il soit le plus parfait possible.
A cette fin, Il peut nous envoyer de la joie et du chagrin.
[...]
Nous devons voir chaque nouvelle situation de notre vie comme un exercice faisant partie d'un plan d'entraînement global que Hachem a préparé pour nous.
Car c'est D. uniquement qui connaît les moyens opportuns pour chaque personne, en fonction de ses traits de caractère particuliers, afin de l'amener à devenir une bonne personne"

[Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch]

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-> "Une personne qui a le cœur brisé a plus tendance à penser à son but final dans ce monde, et cela amène facilement à un comportement plus élevé"
[Rav Dessler - Micktav méEliyahou]

[les souffrances nous font sortir de nos habitudes, nous obligeant à revoir nos actes]

-> "Pour une personne qui a la émouna, ses malheurs lui servent de rappel qu'on n'est pas créé uniquement pour avoir des plaisirs dans ce monde.
Cela lui apprend à se focaliser [davantage] sur son développement spirituel."
[rav Yé'hezkel Levenstein - Ohr Yé'hezkel]

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-> Celui qui accepte les souffrances avec amour, méritera une descendance qui se perpétuera [littéralement : prolongera ses jours].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

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+ Les souffrances comme moyen d'expiation

-> Selon Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,3-4), il y a 2 bénéfices principaux aux souffrances.
Elles servent d'expiation pour nos fautes, et également comme incitation afin d'améliorer notre comportement.

-> "Tout le monde souffre, mais beaucoup ne prennent pas à cœur que les souffrances viennent en punition pour nos fautes, les considérant plutôt comme étant le fruit du hasard.

La bonne attitude est que les souffrances sont des réparations, des expiations.
En ayant conscience de cela, une personne apprécie le fait que souffrir en ce monde le dispense de souffrir dans le monde à venir."
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

Dans ce monde, peu de souffrances annule beaucoup de souffrances dans le monde à venir.
Quelle joie! Quel cadeau nous fait papa Hachem!!

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-> Lorsque l'on souffre, il ne faut pas ignorer notre souffrance, mais plutôt prendre conscience que cela provient du jugement du Juge de Vérité (Hachem).

Il faut l'accepter avec joie, une joie d'amour de Hachem.

Une personne qui ignore ses souffrances, ferme ses oreilles à entendre le message qu'elles viennent nous amener.

[Torat Avraham]

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-> La guémara (Béra'hot 54a) dit qu'on est obligé de faire une bénédiction sur un malheur, et ce comme on l'aurait fait sur un bonheur.

Rabbi Yits'hak Blauser commente que lorsque l'on souffre un peu, il faut réaliser que Hachem nous envoie cette souffrance pour notre bénéfice.

Lorsque l'on souffre davantage, il faut essayer de réaliser, que c'est une faveur encore plus grande de D.
En effet, c'est en fonction de l'importance de la souffrance que sera notre bénéfice.

Lorsque quelque chose ne va pas, un père est plus énervé contre son fils qu'envers un étranger.
De même, plus D. nous envoie de souffrances, plus c'est le signe de davantage de proximité, du fait qu'il nous aime encore plus.

Lorsque D. nous envoie des souffrances, c'est qu'ils souhaitent que nous nous rapprochions, que nous nous tournions de tout cœur uniquement vers Lui.
C'est ainsi que, lorsqu'une personne avait des soucis, le 'Hazon Ich disait : "C'est que Hachem a très envie de t'entendre!"

[ Un père qui laisse son enfant faire tout ce qu'il veut n'est pas un bon père.
De même, Hachem a de grandes espérances, c'est pourquoi Il nous envoie des souffrances, de petites tapes, afin que nous puissions rester au maximum sur le chemin vers une vie réussie.

Plus un père souhaite le bien de son fils et a de hautes espérances, plus il est derrière lui afin que cela devienne réalité. ]

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Voir la vie avec humilité :

-> "Une personne avec l'humilité, peut accepter les malheurs et les souffrances.
Une personne arrogante, cependant, ne peut tolérer des événements malheureux."
['Hovot haLévavot 6,10]

Pour un arrogant, une situation difficile l'est encore plus, car il se dit : "ça ne va pas comme JE veux, et je ne peux rien y faire".

Hachem lui fait justement comprendre que ce n'est pas lui le dieu sur terre, et ce sentiment d'impuissance lui est difficile à supporter.
Il est alors forcé à se tourner vers l'unique adresse utile de ce monde : Hachem.

Une personne humble, par nature, accepte facilement ce que la vie lui amène, car venant de D.

-> Il est plus facile d'accepter de mauvaises situations, lorsque nous réalisons qu'elles ne sont que temporaires, et que si D. nous les envoie c'est que nous avons les capacités d'y faire face.

Nous ne sommes que de passage dans ce monde, alors pourquoi se prendre la tête.
Le présent est peut être plein de souffrances, mais la vie passe vite, alors tâchons de profiter quand même, surtout que de meilleurs jours viendront après cette tempête passagère.

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-> "Au final, tout ce qui nous arrive est pour le bien.

La guémara (Nidda 31a) raconte que 2 personnes voulaient voyager par bateau.
Une des 2 s'est cassée le pied et ne pouvait plus faire le voyage, tandis que son ami est monté sur le bateau.

Cette personne ayant raté le bateau, a maudit son malheur.
Quelques jours plus tard, cependant, elle a entendu que ce bateau a coulé, avec tous ses passagers noyés.

Cette même personne a alors commencé à louer Hachem, réalisant que son absence sur le bateau était la meilleure chose pouvant lui arriver.

Pour cette raison, une personne doit accepter toute souffrance qui lui arrive car elle n'a aucun moyen de savoir tout le bien qui lui arrivera en conséquence de ce qui lui semble ostensiblement comme un événement négatif."

[Or'hot Tsadikim - chap.9]

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-> Selon nos Sages, il incombe à toute personne de bénir Hachem avec joie pour les souffrances, de la même façon qu'on le fait sur le bien.
[guémara Béra'hot 54a et 60b]

Il faut avoir conscience qu'aucun être humain ne peut savoir ce qui lui est véritablement bon, et ce qui est mauvais.
On ne peut voir que le présent et pas le futur, et ce avec un esprit limité (on n'est pas D.!).

Il faut accepter que les souffrances proviennent afin de pousser une personne à améliorer ses actions, ce qui est un grand bien, comme il est écrit : "Hachem le châtie, tel un père le fils qui lui est cher" (Michlé 3,12).

Cette amour de D. qui se manifeste en nous donnant des souffrances, n'est pas uniquement pour nous préserver des châtiments dans le monde à venir, mais également afin d'élever une personne et l'aider à devenir la plus vertueuse possible.

[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> La guémara (Taanit 21a) nous donne un modèle dans le fait de voir que toute chose se finira pour notre bien.

Cet homme s'appelait : "Na'houm, ich gam zou", car il disait toujours : "gam zou létova" (cela est aussi pour le bien).

Même les choses que la majorité des gens perçoivent comme étant mauvaises, ne le sont pas, car en fin de compte elles sont à notre bénéfice.

Le rav Dessler enseigne que cela ressemble à quelqu'un qui a subi avec succès, une opération sur une maladie qui était potentiellement mortelle.
L'opération en elle-même était très douloureuse, mais dans ces circonstances, elle était nécessaire à la survie de la personne.

Cela doit être notre attitude face aux malheurs : encore une opération de réussie!

-> Il faut préciser pour ce concept de 'gam zou létova' :
1°/ à utiliser après les faits, et ne pas s'en servir pour justifier sa paresse ou pour fuir ses responsabilités.

Nous devons faire de notre mieux et tout mettre en oeuvre dans l'action.
Ce n'est seulement lorsque plus rien ne peut être fait que nous pouvons dire : c'est pour notre bien! [sinon agis!]

2°/ à utiliser sur nous-même plutôt que sur les autres.
Lorsque notre prochain souffre, nous ne devons pas nous contenter de lui dire : "c'était pour le meilleur!"
Il faut lui mettre en avant quelques aspects positifs, et surtout avoir beaucoup d'empathie, d'écoute.

Le 'gam zou létova' ne doit pas être une excuse pour ne pas aider autrui (ex: se dire : les souffrances sont ultimement pour son bien, donc pourquoi lui venir en aide?).

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+ Voir la vie en se focalisant sur le spirituel :

-> "Une personne doit travailler sur elle-même afin de ne ressentir aucune souffrance sur le manque de biens matériels"
[Rabbénou Avraham ben haRambam]

-> "Une personne qui place la priorité de sa vie à obtenir de la connaissance en Torah et à accomplir des bonnes actions, réalise que ses possessions matérielles ne sont à elle que temporairement.
Une telle personne est consciente que pendant la nuit elles peuvent disparaître totalement.

Puisque sa priorité est son élévation spirituelle, même si elle perd sa maison, avec ce qui est dedans, elle ne s'en sentira pas triste"
[le Maguid de Doubno]

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-> "Ce monde est comme un rêve.
Les gens qui sont dérangés par des problématiques matérielles, sont comme au milieu d'un cauchemar.

Je suis éveillé et conscient d'à quel point sont illusoires les souffrances de ce monde.
[...]
Souffrir à cause de problèmes matériels est similaire à un enfant qui a construit une maison avec des brindilles et de la paille, et s'amusant beaucoup avec, jusqu'à ce que quelqu'un arrive et la lui détruise.
L'enfant crie et se plaint amèrement à son père, car il ressent que ce dernier doit tuer cette personne pour son crime.
Mais son père reste calme, car il est conscient que son fils réagit de façon exagérée.

De la perspective de l'enfant, ce qui s'est passé est une tragédie, mais le père sait que ce n'est pas une grande perte.

De même, lorsqu'il s'agit d'une perte matérielle, n'allez pas comme vous le souhaitez, ne réagissez pas de façon exagérée en leur donnant une importance [vitale]"

[Pélé Yoét - Tsa'ar]

[dans le monde futur, le matériel n'a plus de valeur (contrairement au spirituel), alors pourquoi y donner autant d'importance dans ce monde éphémère. ]

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+ Voir le positif :

-> "A chaque fois que nous souffrons, tâchons de trouver quelque chose de positif dans nos souffrances.

Un des bénéfices de nos souffrances est le fait que par la suite nous apprécions davantage les choses."

['Hochma ouMoussar]

On s'habitue à tout, même au bonheur.
Nos moments difficiles permettent de redonner toute leur saveur, toute leur appréciation aux bons moments.

Un bon exemple est lorsque nous tombons malade, et que nous apprécions par la suite ce que nous prenions pour acquis, normal.

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-> "Les souffrances sont un grand professeur.
Elles nous enseignent les limites de nos forces, nous rappelant la fragilité de notre santé, le caractère instable de nos possessions, et l'impuissance de nos biens qui ne nous ont que été prêtés et que nous devrons rendre dès que leur Propriétaire (Hachem) le désirera.

Les souffrances viennent vous rendre visite et vous enseignent sur notre fausse grandeur.
Elles enseignent la modestie."
[Rabbi Chimchon Hirsch - 'Horeb]

-> "Nous ne devons pas voir la maladie et la douleur négativement.
Les souffrances nous enseignent l'humilité.

Nous apprenons que nous n'avons pas une puissance totale sur nous-même"
[Rav Wolbe - Alé Chour]

[aucun être vivant ne peut faire le moindre mouvement si Hachem ne lui a pas donné son accord! Nous oublions souvent cela, et nous nous permettons même de donner des conseils à Hachem sur sa manière d'agir]

-> "Les souffrances casse l'arrogance et la prétention d'une personne.
Cela amène à l'humilité et à accepter la souveraineté de Hachem"
[Rabbi Avraham Chmouel Finkel - Nétivot haMoussar]

[Même les personnes les plus anti-religieuse, face aux souffrances, se casse et s'ouvre à D.]

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-> "Les souffrances ont la faculté de diminuer les envies d'une personne.

Lorsqu'une personne souffre, elle se rend compte qu'il lui est possible de vivre sans assouvir ses envies, sans honneur et sans l'approbation d'autrui.
Petit à petit, on devient libre de ce sur quoi nous avions pu être auparavant attachées.

Les souffrances peuvent nous aider à ouvrir les yeux afin de voir qui nous sommes réellement (le vrai moi) et sa richesse interne."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> Le Chlah rapporte que l’œil est composé de la pupille noire et de l'orbite blanche.
La vision se produit par la pupille.

Pourquoi les hommes voient-il par la partie noire de l’œil et pas par la blanche?

Pour faire comprendre à l'homme que, généralement, tant qu'on ne voit pas tout en noir, on ne voit pas vraiment ...

Lorsque l'on broie du noir, que l'on tombe, on en arrive à ouvrir les yeux sur le fait que c'est D. qui gère le monde.

"Chacun a en lui quelque chose de précieux que l'on ne peut trouver chez personne d'autre"

[Rabbi Pin'has de Koritz]

Il y a 2 types de personnes qui servent Hachem. L'une sert D. par la crainte et l'autre par l'amour.
La différence est que la personne qui sert D. par peur/crainte conserve son ego. Elle se perçoit comme une entité, et en tant que telle, a peur de quelque chose de plus élevé qu'elle.
En revanche, la personne qui sert D. par amour se trouve dans un état de "néant" total ; elle n'est rien à ses propres yeux [tellement Hachem est tout, qu'on ne peut pas vivre une seconde sans Lui, ...].

En ce qui concerne l'amour lui-même, il existe également 2 types de personnes.
Lorsqu'une personne sert D. par amour en raison de la récompense attendue, elle conserve également son égo et sert D. essentiellement pour son propre bénéfice.
Mais lorsque quelqu'un sert D. pour Lui apporter de la satisfaction/plaisir, en ignorant ses propres intérêts, cette personne est dans un véritable état de néant.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Lé'h Lé'ha 12,9]

Un monde du mensonge, où tout est inversé

+ Un monde du mensonge, où tout est inversé :

-> Nos Sages (à la fin de Sotah) disent que "dans [la période] des pas du machia'h, la vérité disparaîtra".
Cela signifie que les idées fausses domineront et que la vérité de la Torah et de la foi fera défaut. Mais cela signifie aussi que les sens des gens seront faussés et qu'ils percevront le sucré comme amer et l'amer comme sucré.

-> Le Daat Torah (parchat Toldot p.173) écrit qu'Eliyahou Hanavi se bouchait le nez lorsqu'il passait près d'une personne coupable d'avoir fauté, car il pouvait sentir l'odeur nauséabonde qu'elle dégageait.
A l'inverse, Its'hak Avinou sentait le parfum du gan Eden lorsque Yaakov y entrait pour recevoir les bénédictions. Le gan Eden est rempli de parfums merveilleux, le parfum de la Torah, de la bonté, de la charité et plus encore.

D'autre part, nos Sages nous disent que dans la période des pas du machia'h, "la sagesse des Sages s'aigrira, et ceux qui craignent la faute seront méprisés". Ceux qui craignent la faute et la sagesse des Sages sont vraiment aimés et désirables. À l'avenir, lorsque la vérité sera révélée, ils dégageront le magnifique parfum de l'encens.
Néanmoins, à l'époque pré-messianique, où la vérité est absente et où les perceptions sont si déformées, le monde les considère comme méprisables et répugnants.
Nous vivons une période extrêmement difficile et nous devons faire un effort considérable pour conserver une véritable perspective de la Torah.

"À ce moment-là [avant l'arrivée du machia'h], le monde entier aura peur. Ils diront : "Peut-être qu'un déluge est venu détruire le monde, comme le dit le verset : "Hachem a régné pendant le déluge?" (Téhilim 29,10). L'Esprit divin leur répondra et dira : "Le roi suprême, Hachem, n'est venu que pour organiser un festin pour Ses enfants".
Il dira : "Je ne suis venu que pour régner sur le monde entier, comme le dit le verset (ibid.) : "Hachem régnera en roi pour toujours". Et pourquoi est-ce que je règne?
C'est parce que vous vous parez de vos bonnes actions et de votre étude de la Torah, comme le dit le verset : "Hachem donnera de la force à Son peuple, Hachem bénira Son peuple avec la paix" (Téhilim 29,11).
[Tana Débé Eliyahou - rabba - fin du chapitre 2 ]