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"Unique est Ma colombe fidèle, Ma parfaite" (Chir haChirim 6,9)

Selon le Zohar le terme : "Ma parfaite" (תַמָּתִי) doit être interprété comme : "Mon jumeau" (téomati - תאומתי).
D'une certaine façon, Israël est le jumeau de Hachem, car les 2 ont le pouvoir d'influencer le cours de la création.

=> Le Zohar met en avant l'incroyable grandeur de chaque juif.

D'ailleurs, la 1ere phrase qu'on dit le matin (modé ani) se termine par : "grande est ta confiance" [en me donnant autant de puissance d'impacter le monde en bien ou en mal - bé'hémla rabba émounaté'ha].

Réch Lakich (midrach Vayikra rabba 24,9) affirme : "Un verset proclame : 'Tu seras constamment (rak) au-dessus (de tout)' (Ki Tavo 28,13).
[Hachem a dit au peuple juif :] On pourrait croire que votre niveau atteindra le Mien, ainsi le verset précise : 'seulement' (rak), ce terme limitatif précise que Ma grandeur dépassera (toujours) la vôtre. "

=> Contrairement à ce que nous laisse croire notre yétser ara, chaque juif a en lui des capacités divines, en témoigne la précision de Hachem, qui montre à quel point nous pouvons tendre vers Lui.

Tout l'enjeu de ce monde est de prendre conscience de notre grandeur phénoménale, afin d'agir en conséquent!

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"[Hachem dit :] Je règne sur les êtres humains. Qui règne sur Moi?
Les tsadikim."

[guémara Moèd Katan 16]

Le Maguid de Kozhnitz y voit une allusion dans le verset : "Tous tes enfants seront des élèves de Hachem" (Yéchayahou 54,13 - וְכָל-בָּנַיִךְ לִמּוּדֵי יְהוָה).

Il rend : לִמּוּדֵי יְהוָה, par : "des enseignants de Hachem"
D'une certaine façon, les tsadikim, enseignent à D. comment agir envers Ses enfants.

"C'est un temps de détresse pour Yaakov, et il en sera délivré" (Yirmiyahou 30,7)
Le Baal Shem Tov commente : c'est des jugements sévères eux-mêmes que jaillit la délivrance (personnelle, collective).
[Beit Israël Zidichov - Vayétsé ]

Prendre conscience de sa grandeur – Quelques pensées de nos Sages (partie n°1)

+ Prendre conscience de sa grandeur - Quelques pensées de nos Sages (1ere partie) :

-> Celui qui se considère comme étant inférieur, ne fera pas attention à son comportement.
[Rambam - Pirké Avot 2,13]

-> Si vous vous considérez comme mauvais, vous serez prêt à faire toute sorte de mauvaises choses, et vous n'essayerez pas d'acquérir des traits de caractère positifs.
Votre attitude négative concernant vous-même, vous laissera vide de qualités, de mérites.
[Séfer haMidot léhaMéïri - p.90]

[Puisque je suis si mauvais, alors c'est pas si grave si je faute! (je ne suis pas à une mauvaise chose prêt!)
Etant si nulle, pourquoi se changer, puisque tout est à changer! ...]

-> Si une personne ne se considère pas comme "une personne importante", elle ne se débarrassera pas de ses mauvaises habitudes.
[Rabbi Aharon de Karlin - Dor Déa]

-> Celui qui veut se grandir, doit être conscient de sa propre valeur, reconnaître son importance et celle de ses ancêtres ...
Il se dira à lui-même : "Je suis une personne trop géniale et importante pour m'abaisser à faire ce mauvais acte".

Si une personne n'est pas consciente de sa valeur, il lui est facile de se comporter d'une moins bonne manière.
[Rabbénou Yona - Chaaré Avoda]

[La principale arme du yétser ara est le doute.
Sous couvert d'humilité, d'honnêteté, il nous amène à douter de nous-même, car pourquoi aspirer à faire de grandes et belles choses, si je suis une personne si nulle.

=> Par le fait d'élever notre perception de nous-même, nous sommes alors capables de viser plus haut, et d'alimenter un cercle vertueux où l'on souhaite être toujours meilleur, toujours plus grand. ]

-> Ce n'est que lorsqu'une personne reconnaît qu'elle a le potentiel pour atteindre les niveaux les plus élevés, qu'elle va faire tout son possible pour faire de grandes choses.
[Rabbi Chlomo Finesilver - Hachlomat haMidot]

-> C'est uniquement une personne qui se sent intérieurement bien avec elle-même, qui va pouvoir accomplir la mitsva d'aimer son prochain.
[Rabbi Moché Rosenstein]

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-> Un ancien proverbe juif dit : "Celui qui a confiance en lui, gagne la confiance des autres".

=> Si l'on veut réussir à influencer positivement autrui, il faut d'abord croire en sa réussite b"h.

-> Une personne à qui il manque des sentiments internes de confiance en soi, ressent le besoin de recevoir des honneurs des autres.
Plus le manque d'estime de soi est important, plus on a besoin de la confirmation de sa valeur interne par le biais de l'approbation des autres.
[Rav Dessler - Michtav méEliyahou]

=> Si l'on n'a pas conscience de sa valeur, nous faisons dépendre notre paix intérieure du regard des autres.
Quel dommage car notre bonheur est à chercher en nous-même! ]

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+ Quelques conséquences du fait d'avoir une mauvaise estime de soi :

-> 1°/ une sensibilité accrue aux critiques :
La règle est que plus on se sent faible, plus on va être sur la défensive (tu t'es pas vu!, c'est à cause de ...), et on va consacrer toutes ses forces à essayer de cacher ses défauts, plutôt que d'y travailler dessus.

-> 2°/ une surréaction à la flatterie :
N'ayant que peu de valeur à nos yeux, on est très sensible aux louanges qu'autrui vont nous faire, et on sera particulièrement reconnaissant à toute personne qui nous flatte.

Au-delà d'être en état permanent de dépendance (donnez-moi ma dose de kavod!), le risque est d'être la proie d'un flatteur intéressé.

-> 3°/ une attitude hypercritique :
Lorsque l'on n'a que peu de valeur de soi-même, on va chercher à s'élever en descendant autrui par des critiques.
Plus on trouvera de défauts en l'autre, plus on se sentira bien.

[je construit mon bonheur par le fait d'écraser les autres : certes, je ne vaux rien, mais par rapport à tous les défauts présents chez lui, je ne suis pas si mal!
J'existe par la non existence de l'autre, et non par moi-même.]

-> 4°/ une tendance aux reproches :
Une personne qui a peu d'estime de soi, va toujours chercher à placer la raison de ses fautes et de ses manquements sur les autres.

Une telle personne a peur de prendre des responsabilités (car si j'agis, je risque de me tromper et cela va conforter le fait que je suis un nul. Plutôt ne rien faire!), et va émettre des reproches sur tout le monde sauf elle-même.

On en vient même à se plaindre auprès de Hachem (si seulement j'avais ça, alors moi aussi j'aurai été ...).

Plutôt que d'avoir une attitude responsable, on passe son temps à trouver des explications en se plaignant (c'est normal car lui, il a ; si j'avais alors j'aurai ; ...).

-> 5°/ une peur des autres, et une tendance à les éviter autant que possible.

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+ "Ils furent répugnants de devant les enfants d'Israël" (Chémot 1,12)

Selon Rachi : Ils ont été dégoûtés de la vie. (Cela signifie, selon certains que les égyptiens étaient dégoûtés d’eux-mêmes.)

Le Mé Marom commente :
Par cette phrase, la Torah vient donner une explication au fait que les égyptiens ont tant fait souffrir les juifs : car seul celui qui se méprise soi-même et n'estime pas son existence, pourra arriver à rendre amère la vie d'autrui.
Celui qui apprécie sa propre vie, appréciera aussi la vie des autres.

=> Ainsi, c'est parce que les égyptiens étaient répugnants à leurs propres yeux, qu'ils purent en venir à rendre si amère la vie des juifs.
[Ne pas avoir d'estime de soi, c'est en venir à détruire sa vie et celle des autres!]

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+ Hachem & le manque d'estime de soi :

-> Rabbi Akiva avait coutume de dire : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [de D.] ; Bien-aimé est le peuple d’Israël pour être appelé : "enfants de D." "
[Pirké Avot 3,14]

Ainsi, indépendant de toute chose, chaque juif doit savoir qu'il a une valeur infinie.
D'une certaine façon se dévaloriser, c'est dévaloriser le divin qui est en nous.

-> "De même que l’homme doit croire en D., ainsi doit-il croire en lui-même. […]
L’homme doit être convaincu que son âme vient de la Source de la Vie, et que D. a plaisir et jouissance d’elle."
[Rabbi Tsadok haCohen de Lublin – Tsidkat haTsadik 1,54]

-> Non seulement celui qui déteste une autre âme est appelé un racha, mais quelqu'un qui se déteste lui-même est également appelé un racha.
[rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk]

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-> Une personne est obligée de se dire : "Le monde a été créé que pour moi" (guémara Sanhedrin 37a), et ainsi que : "Quand est-ce que mes actions vont atteindre celles de Avraham, Its'hak et Yaakov" (Tana déBé Eliyahou - chap.25).

L'attitude de la Torah est que nous devons être conscient de notre grandeur, ressentir de la fierté d'avoir été créé à l'image de D.
S'enorgueillir de la conscience de notre grandeur et de l'origine très élevée de notre âme, n'est pas seulement acceptable, c'est en réalité une obligation.

C'est un devoir impératif que de reconnaître nos qualités et de vivre en y étant conscient.
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> La différence entre le tsadik et le racha : le 1er prend conscience de ses forces et donc, il les exploite. Le second ignore ses capacités et n'en fait nul usage.
[issu de l'enseignement de Rabbi Na'hman de Breslev]

Dans ses lettres, rabbi Na'hman écrit :
"Nous devons nous renforcer avec de bons désirs et aspirations ...
Chaque personne doit croire en elle-même ; nous devons croire que le bien qui est en nous [même lorsque nous fautons] est toujours très, très fort.

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-> Le Sabba de Slabodka disait que l'essence de la modestie est la conscience d'être doté d'un potentiel élevé.

-> La Torah souhaite que nous ayons des sentiments de modestie, et non de petitesse.
La notion d'estime de soi, selon la Torah, est beaucoup plus grande que chez les non-juifs, car elle est basée sur la divinité qui se trouve en chacun de nous.

Une personne à qui il manque de l'estime de soi, a un manque d'appréciation de Hachem.

[Rabbi Mordé'haï Lichstein]

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-> Celui qui prend conscience de la grandeur inhérente qui est présente en chaque personne, et donc en elle même, fera attention à ce que son comportement ne soit jamais inférieur à la dignité d'une personne de haut rang.
[Le Na'halat Yossef ; Rachi sur la guémara Sanhédrin 37a]

[nous avons une partie divine en nous, et c'est nous qui le représentons sur terre]

-> A chaque instant, il faut se rappeler que l'on est un fils du grand Roi, et qu'il ne convient pas d'agir d'une façon basse et dégradante
[Rabbi Yonathan Eibeschuetz - Yaarot Dvach]

-> A l'image de chaque créature dans ce monde, nous nous devons du respect, car nous portons le tampon du Créateur (Hachem).
[Rabbi Raphaël Hirsch - commentaire sur Téhilim 111,2]

-> "Chaque âme juive est une parcelle de D. véritablement"
[l'Admour haZaken]

[L'humilité c'est être conscient de nos qualités internes, tout en sachant que c'est un don constant de D.
=> Avoir confiance en soi, c'est prendre conscience du dépôt divin qui est en nous (l'âme), afin de mieux la respecter en agissant selon la volonté divine.]

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-> "Vous êtes des fils pour Hachem votre D. ... car tu es un peuple saint pour Hachem ton D., et Il t'a choisi afin d'être pour Lui un peuple de prédilection parmi toutes les nations qui résident sur la face de la terre" (Réé 14,1-2)

Le rav Aharon Kotler écrit que tout homme d'Israël (tout juif!) peut accéder au titre de : "fils de Hachem faisant partie du peuple saint, peuple de prédilection".
Néanmoins, l'homme ne prend pas conscience de sa grandeur et ne perçoit vraiment que ses manques.
C'est précisément pour cette raison qu'il se diminue, à l'exemple d'un homme riche qui n'ayant pas connaissance de sa richesse, ne peut pas l'utiliser, et en réalité est pauvre.
Plus l'homme reconnaîtra son rang et sa dignité, plus il sera amené à améliorer ses actions, il s'éloignera alors de tout acte répréhensible et de toute conduite inconvenante.

Le rav Kotler cite ce que disent nos Sages (guémara Taanit 11b) : "L'homme doit toujours considérer qu'il y a quelqu'un de saint dans ses entrailles".
Il s'agit en fait de son âme et de son essence éternelle, son intériorité.
=> C'est en prenant conscience de cette spécificité qu'il se connaîtra vraiment, s'élèvera et se rapprochera de la spiritualité.

-> b'h, également sur ce sujet : https://todahm.com/2018/10/10/fierte-detre-juif-et-conscience-de-sa-grandeur

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-> "Il est indispensable de croire en soi. Quel que soit notre état actuel, bon, médiocre ou très mauvais.
L'étincelle, l'âme Divine qui séjourne en nous ne s'éteindra jamais."
[Rabbi Itsa'h Besançon]

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+ Nos Sages disent que chacun doit se dire : "Le monde a été créé pour moi". Mais cela n'est-ce pas orgueilleux?
En réalité c'est plutôt un message d'espoir, car quand un homme a fauté et s'est rabaissé, et que son mauvais penchant lui fait croire qu'il ne sert plus à rien, alors il se renforcera en disant qu'Hachem a tout créé pour lui. Et ce n'est bien sûr pas inutilement qu'Hachem a tout créé pour lui.
[Yichma'h Israël]

-> Se sentir indigne de servir Hachem est pire que l'arrogance.
[Beit Israël]

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+ Savoir s'identifier à ce que l'on est réellement :

-> ''Seuls les corps connaissent le stress ; les âmes sont sereines.
Identifiez vous avec votre âme ; le stress et la tension s'envoleront.
Votre essence n'est pas vos pensées négatives et vos sentiments angoissants, votre essence est votre âme."
[Rav Zelig Pliskin]

-> "Seuls nos corps ont été conduits en exil. Mais notre âme est libre et n'est soumise à aucune domination étrangère"
[Rabbi Rayats]

[Avoir confiance en soi, c'est s'identifier à son véritable soi, qui est divin, parfait, et qui a une valeur infinie, incomparable.

Débarrassée de tous ses doutes (qu'en dira-t-on, est-ce que j'en ai les capacités, ...), l'âme peut alors retourner vers son origine : Hachem, nous élevant avec elle, ainsi que le monde matériel dans lequel nous sommes.

A l'inverse, si l'on fait dépendre sa valeur interne de l’extérieur, nous aurons un bonheur qui va fluctuer en fonction des humeurs, des modes du moment, ...
Et si l'on fait dépendre ce bonheur de plusieurs paramètres externes, on passera notre vie en étant perpétuellement insatisfait (si je fais ça alors je serais bien, puis encore ça, puis ...).

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+ Soyons fier de travailler pour D. :

-> "La joie principale sur laquelle l’homme doit se réjouir, c’est la joie d’être juif."
[le Zohar]

-> "Le seul orgueil permis, c’est celui d’avoir un patron aussi puissant que notre Père Céleste (Hachem)."
[Rabbi Lévi Its’hak de Berditchev]

-> Il est dit à propos du roi Yéhochafat qui combattit l’idolâtrie de ses prédécesseurs et rétablit le service de D. : "Il s’enorgueillit de suivre les voies de D." (Divré haYamim II 17,6 – "Vayigba libo bédarké Hachem")

-> On demanda un jour au Rabbi Aharon de Karlin : "Rabbi, quel est le plus grave péché qu’un juif puisse commettre?"

Rabbi Aharon pencha la tête quelques longues minutes.
Ses élèves attendaient la réponse avec inquiétude.

Lorsqu’il la releva, il leur dit simplement : "Le plus grand péché, pour un juif, est d’oublier qu’il est fils du Roi."

=> Nous juif, lorsque nous prenons conscience de qui est notre Patron (Hachem), nous avons l'obligation d'en être orgueilleux.

Ainsi, avoir de l'estime de soi, c'est apprécier le fait d'avoir en soi une partie divine, de pouvoir faire des actions très élevées car dictées par Hachem (ex: la puissance de la prière, d'aider autrui, d'étudier la Torah, ...).
A l'inverse les non-juifs, eux font des actes vides de sens, car dictés par leur seule conscience, la société.

Une personne qui n'a pas d'estime pour elle-même, c'est qu'elle n'a pas suffisamment conscience de la grandeur de Hachem.
En effet, comment de pas être fou de joie à l'idée, que dans ce monde, nous sommes l'associé du Créateur, de papa Hachem.

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+ L'importance de prendre soin de soi, de se respecter :

-> Une fois, alors que Hillel quittait ses élèves, ces derniers lui ont demandé où est-ce qu'il allait.

- Il a répondu : "Je vais accomplir une mitsva"
- Ils l'ont questionné : "Quelle mitsva?"

- "D'aller me baigner dans les bains publics"
- "Est-ce une mitsva?"

- Hillel de leur dire : "Oui! Les statues des rois sont nettoyées et astiquées par la personne en charge de prendre soin d'elles, et cette dernière est rémunérée et voit même sa place dans la société s'élevée grâce à cette tâche.

Moi, qui ait été créé à l'image de D., combien à plus forte raison dois-je garder mon corps propre"

[midrach Vayikra Rabba 34]

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-> "Ne diminue à tes yeux aucune des bonnes actions que tu fais pour Hachem, que ce soit un mot ou un regard, car ce qui est minime pour toi est considérable pour Lui"
['Hovot haLévavot - Chaar 'Hechbon haNéfech - chap.5]

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-> Ne pas se maudire : https://todahm.com/2020/03/11/13341
-> La faute de Hével qui entraîna que Kaïn pu le tuer : https://todahm.com/2020/01/18/13443

Dire le « léchem yi’houd » avant une mitsva

+ Dire le "léchem yi'houd" avant une mitsva :

-> Chaque mitzva comporte des accusateurs (mékatrégim) et des anges de destruction, des forces qui cherchent à "s'attacher" aux mitsvot qui sont accomplies.
Lorsque l'on dit le "léchem yi'houd", on proclame l'unicité d'Hachem d'une manière qui atteint le monde d'en-Haut, ce qui fait que la mitsva est "tamir véné'élam" (cachée et dissimulée) de ces forces.
Cela les empêche d'avoir un quelconque contrôle sur les mitsvot accomplies par la suite.

-> Le Arizal explique que nous disons [dans le lechem yi'houd] : "bid'hilou" (avec crainte) avant "our'himou" (avec amour), car au début, une grande crainte s'abat sur une personne et elle sert Hachem avec inquiétude et crainte. Par la suite, elle est rempli de joie de pouvoir servir Hachem, et elle peut alors servir Hachem avec amour.

-> Ensuite nous disons : "léya'héd chem ..." (pour unifier le nom youd-hé (יה) avec vav-hé (וה) dans une unité qui est complète) :
Le rabbi Israël de Rouzhin (Bé'ha Yévarech - Bo) explique ceci comme suit : en hébreu, les mots : אכילה (a'hila - la nourriture), שתיה (chtiya - la boisson) et שינה (chéna - dormir), contiennent tous les lettres du Nom d'Hachem, Yud-hé (יה). [le matériel]
En revanche, les mots תורה (Torah), עבודה (avoda - service Divin) et מצוה (mitsva), contiennent tous les lettres du nom d'Hachem, Vav-hé (וה). [le spirituel]
Cela nous enseigne qu'il faut servir Hachem à la fois par la Torah et la prière, et par la nourriture et la boisson ; l'un sans l'autre n'a pas de sens.
C'est l'intention du "léeya'héd chem youd-hé Bevav-hé", de combiner le spirituel et le matériel au service d'Hachem.

-> Ensuite : "béchem kol Israël" (au nom de tout le peuple juif) :
Le Noam Elimélé'h (Dévarim) pose la question suivante. Comme le dit le verser : "Il n'y a pas de juste ... qui fasse [uniquement] le bien et ne commette pas de faute" (Kohélet 7,20).
Dans ce cas, comment peut-on utiliser ses membres pour des actes de sainteté alors que l'on a commis une transgression avec l'un de ces membres? Comment la sainteté peut-elle résider dans une personne souillée par la faute?
La réponse est que l'on s'inclut dans la collectivité d'Israël, le peuple juif en tant qu'unité ; cette unité est exempte de tout défaut, puisque le peuple juif dans son ensemble est juste, comme le dit le verset : "véamé'ha koulam tsadikim" (Ton peuple est composé que de justes - Yéchayahou 60,21).
Avant de réaliser une mitsva, on s'attache au klal, ce qui purifie le membre qui accomplit la mitsva, et on peut alors accomplir la mitsva correctement.

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-> Selon le Tiféret Shlomo :
Chaque mitsva que l'on accomplit s'accompagne de nombreuses kavanot. Les grands tsadikim connaissent un grand nombre de ces kavanot et sont toujours en train de trouver de nouvelles façons de comprendre les mitsvot.
Alors que beaucoup ne peuvent pas le faire, nous disons une prières (le léchem yi'houd koud'cha béri'h ou) selon laquelle nous devrions être méritants pour accomplir la mitsva de tout notre cœur, et alors toutes les kavanot qui sont censés accompagner la mitsva sont considérées comme étant présentes.

La mitsva doit être accomplie "lechem kol Israël", comme le Arizal dit qu'avant la prière, on doit avoir la kavana pour accomplir la mitsva d'aimer son prochain comme soi-même, car si une personne est complètement liée au reste du peuple juif et qu'elle prie également pour tout le peuple juif, ses prières seront certainement exaucés.
Si quelqu'un accomplit une mitsva en tant que membre du peuple juif tout entier, alors dans sa mitsva il a aussi les kavanot du peuple juif, qui élèvent sa mitsva.

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-> b'h, voir le passage : le pouvoir du Léchem Yi'houd = ne pas donner de force aux forces du mal, dans le dvar Torah : https://todahm.com/2017/09/11/avant-de-faire-techouva-nos-mitsvot-nous-sont-comme-arrachees

Hachem dit au peuple juif : "Je vous ai donné Ma Torah. Je ne peux pas M'en séparer, mais Je ne peux pas non plus vous dire de ne pas l’emporter avec vous. C’est pourquoi Je demande que partout où vous allez, vous désigniez un espace pour que Je vive avec vous."
[midrach rabba - sur "vayik'hou li térouma" - Térouma 25,2 ]

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=> On voit de là qu'Hachem ne peut pas se séparer de tout juif!

"L'homme se définit comme un être en mouvement, car il doit continuellement s'élever d'un degré à l'autre.

Et s'il cesse de s'élever, il régressera fatalement, car il est impossible de stagner.
C'est en ce sens qu'il est dit :"Le chemin de la vie se dirige vers les hauteurs" (Michlé 15,24), car seul ce chemin permettre à l'homme d'éviter sa perte. "

[le Gaon de Vilna]

=> Contrairement à ce que l'on a tendance à croire, il n'y a pas de moment neutre dans notre vie : soit nous visons le Ciel (Hachem), soit nous tombons vers nos pires bassesses humaines.

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°4)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°4)

-> Un principe fondamental de la Torah est le fait d'être conscient que la souffrance nous est envoyé par Hachem de façon méticuleuse et juste.
[Séfer haMidot léhaMéïri]

-> Une personne qui a du bita'hon ... sait que le Créateur est plus au courant que elle, de ce qui lui est ultimement bien, et partant de là elle accepte ce que Hachem fait pour elle.
['Hovot haLévavot - chap.4]

-> La façon dont une personne se comporte lorsque des malheurs arrivent, reflète sa soumission à la volonté divine.
['Hovot haLévavot 6,7]

-> Lorsqu'une personne accepte le décret de Hachem avec amour, l'acceptation de son malheur est un service de D., et c'est ce qui lui procure de la joie.
[Choul'han Arou'h - Ora'h 'Haïm 222,3]

-> Lorsque Rabbi Leib de Kelm était malade, plusieurs personnes lui rendaient visite, et lui demandèrent : "Comment vous sentez-vous?"
Il répondit : "Un peu moins bien, grâce à D."

-> Lorsque Rabbi Yisraël Salanter était malade, et qu'il appela un médecin afin de l'examiner, il dit : "J'accepte ma situation, peu importe qu'il y ait une amélioration ou une aggravation de ma santé. Ma volonté est celle de D., quoi quelle puisse être."

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-> b'h, également : https://todahm.com/2020/09/21/15170

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-> Un souffrance apparaît à nos yeux comme un malheur, mais c'est en réalité un gain pour nous.

Ceci est analogue au docteur, qui parfois trouve qu'il est nécessaire d'amputer une main ou une jambe afin de sauver une vie.
Bien que son action semble cruelle, elle est en réalité un acte de miséricorde.
Le patient ne diminue pas l'amour qu'il a envers le docteur suite à cela, et c'est même le contraire qui se produit, car il lui en est redevable et l'aime davantage pour cela.

Il en est de même lorsqu'une personne regarde tout ce que D. fait pour elle comme étant pour le bien, elle augmente alors son amour pour Hachem.
Même si elle n'a pas conscience sur le moment du comment ce qui lui arrive peut être pour le bien, elle sait que finalement c'est une bonne chose.
[...]
On doit chérir nos périodes de souffrances, comme des occasions d'exprimer notre amour et dévouement envers Hachem.

[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19]

En étant certain que tout est finalement pour le bien, nous développons notre amour pour D., et nous mettons du "sucre" autour de nos souffrances, les rendant plus faciles à avaler.

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-> Il faut avoir en tête que nous arrivons et nous partons de ce monde sans possessions matérielles, et cela nous permet de ne pas nous identifier avec elles, car ce n'est pas notre véritable nous-même.
[Réchit Hokhma]

-> Les souffrances sont une bonté pour une personne, afin qu'elle se remette en question, qu'elle améliore sa façon de se comporter, cela lui permettra de mériter des plaisirs éternels.
['Hochma ouMoussar]

-> Combien doit-on être heureux d'avoir Le professeur (Hachem)!
Nous ne voyons pas nos fautes, faisant que nous restons avec nos mauvaises habitudes.
Les souffrances, sont des leçons de vie de D., dont on peut tirer de très grands profits!
[Moussar haTorah]

-> Le rav Yé'hezkel Levenstein enseigne que la mitsva d'aimer Hachem, s'applique aussi lorsqu'une personne est en train de mourir, et même lorsqu'elle est en plein milieu de terribles tortures qui peuvent être plus douloureuses que la mort.

En acceptant toujours les souffrances, nous sanctifions le nom de D.

-> Sur son lit de mort, Rabbi Méïr Shapiro, Roch Yéchiva de Lublin, n'avait plus les forces de parler, mais il a réussi à écrire 2 mots à ses élèves : rak bésim'ha (que dans la joie!).

Il est mort le visage rayonnant de joie, avec sur le bout des lèvres : que dans la joie, que dans la joie!

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-> Une personne de valeur utilise ses souffrances afin de s'élever, tandis qu'une personne de petite valeur est dans le danger de s'en retrouver cassée.
[Rav Wolbe - Alé Chour]

-> Le Birkat Péréts fait remarquer que c'est lorsque l'on est dans des difficultés et/ou des souffrances, que nous pouvons démontrer avec force notre fidélité à Hachem et notre envie de faire de bonnes actions.

-> Un jour, une personne est venue voir le rav Yisraël de Rozhin pour se plaindre qu'elle souffrait énormément, et que cela l'empêchait d'accomplir autant de bonnes actions qu'elle désirait le faire.
Le rav lui a répondu : "Ne pense pas que Hachem souhaite que tu réalises des bonnes actions que tu ne peux pas faire. D. souhaite que tu Le serves avec tes souffrances".

=> Il faut savoir accepter le chemin que Hachem souhaite que nous prenions dans la vie, plutôt que d'attendre, de se plaindre de ne pas avoir celui que nous voudrions avoir, sous peine de voir sa vie passer sans en profiter.

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+ L'importance de la joie pour surmonter la souffrance :

-> Avec la joie, nous sommes capable de se sortir de tout type de souffrances.
[Rabbi Mena'hem Mendel de Kotzk]

-> Rabbi Sim'ha Zissel prend l'exemple d'une personne qui voyage pour le mariage d'un ami proche.
Elle va être heureuse durant tout le trajet, même si les conditions sont désagréables, car elle est focalisée sur l'objectif final : la réjouissance où elle pourra s'y amuser beaucoup.

De même, nous devons nous focaliser sur nos buts dans la vie, afin d'appréhender les difficultés avec du recul.

Lorsque l'on a en tête que notre durée de vie dans ce monde est très courte, et que cela déterminera tout notre monde futur qui est éternel, nous pouvons ressentir de la joie de souffrir pendant un instant rapide, et profiter de cela pendant une durée infinie.

=> Se focaliser sur la fête (olam aba), aide à relativiser le fait que le chemin y menant peut être parfois mouvementé ...

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-> Rabbi 'Haïm Chmoulevitch explique également que lorsque l'on apprécie la vie à sa juste valeur, nous ne faisons plus attention à la majorité de nos difficultés.
A l'image d'une personne qui a gagné au loto des millions d'euros, et dont tous les soucis deviennent secondaires.

=> Apprenons à se focaliser sur le positif (on est vivant, on est juif, ...), afin de ne pas avoir le temps, ni les capacités de voir ce qui peut sembler dérangeant.

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+ Les souffrances : Nécessité de prier! :

-> Le 'Hafets 'Haïm avait l'habitude de dire que lorsque nous avons le cœur lourd, il faut parler avec Hachem, comme un enfant avec son père, n'hésitant pas à lui vider totalement son cœur.

-> "Décharge-toi sur D. de ton fardeau, Il prendra soin de toi" (Téhilim 55,23)

-> Le 'Hazon Ich disait que lorsque ça ne va pas dans notre vie, c'est que Hachem désire beaucoup nous entendre (par la prière).

-> Le Na'halat Yossef enseigne également que l'origine des souffrances est le fait de devoir prier.

Les souffrances, nous sortent de notre confortable routine (tout va bien, c'est bon je n'ai pas besoin de toi Hachem!), afin de nous obliger à nous tourner vers D., comme unique solution à tous nos problèmes.

Pour que nos souffrances disparaissent, la meilleure solution est de prendre conscience qu'elles ne proviennent que de D., qui désire nous entendre Lui demander à l'aide.
=> Elles permettent de maintenir éveillé une relation avec notre papa Hachem, que le train-train quotidien peut facilement endormir.

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+ La souffrance des autres :

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed), si nous voyons autrui souffrir et qu'il nous est impossible de l'aider, nous nous devons de lui parler et essayer de faire qu'il se sente mieux.

-> Selon Rabbi Meïr Shalom de Porisov, lorsque nous souffrons, nous devons chercher des points à améliorer spirituellement. Par contre, lorsque c'est autrui qui souffre, il ne faut pas le juger négativement en pensant que c'est la conséquence normale de ses fautes.

-> Selon Rabbi 'Haïm Chmoulevitch, nous devons à la fois surmonter personnellement nos souffrances, mais nous devons également chercher à ressentir celles que subit autrui.

Il disait : "Lorsque je souffre, il m'est plus facile de sentir la souffrance des autres".

Notre souffrance est une prise de conscience que d'autres frères juifs souffrent également, et je ne peux pas y rester insensible.

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°3)

+ Souffrances : moyen d'élévation spirituelle

-> "Lorsqu'une personne subit tout type de malheur, elle doit s'en servir comme d'un signal l'éveillant à s'améliorer."
[guémara Béra'hot 5b]

Le fait de voir les souffrances comme étant utiles, nécessaires, cela aide à les supporter, car leur poids est fonction de l'intérêt : s'il n'y en a pas c'est très lourd, sinon, c'est léger.

-> "Regardez les souffrances comme vous disant de vous améliorer"
[Rabbi Yéhouda Leib 'Hasman - Ohr Yohail]

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-> "Les souffrances sont un substitut à la prophétie, un agent de Hachem afin d'illuminer notre chemin.

Une personne voyant ses souffrances, se doit de vérifier son comportement (guémara Béra'hot 5a)."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> "Hachem travaille sur chaque être humain afin qu'il soit le plus parfait possible.
A cette fin, Il peut nous envoyer de la joie et du chagrin.
[...]
Nous devons voir chaque nouvelle situation de notre vie comme un exercice faisant partie d'un plan d'entraînement global que Hachem a préparé pour nous.
Car c'est D. uniquement qui connaît les moyens opportuns pour chaque personne, en fonction de ses traits de caractère particuliers, afin de l'amener à devenir une bonne personne"

[Rabbi Chimchon Raphaël Hirsch]

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-> "Une personne qui a le cœur brisé a plus tendance à penser à son but final dans ce monde, et cela amène facilement à un comportement plus élevé"
[Rav Dessler - Micktav méEliyahou]

[les souffrances nous font sortir de nos habitudes, nous obligeant à revoir nos actes]

-> "Pour une personne qui a la émouna, ses malheurs lui servent de rappel qu'on n'est pas créé uniquement pour avoir des plaisirs dans ce monde.
Cela lui apprend à se focaliser [davantage] sur son développement spirituel."
[rav Yé'hezkel Levenstein - Ohr Yé'hezkel]

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-> Celui qui accepte les souffrances avec amour, méritera une descendance qui se perpétuera [littéralement : prolongera ses jours].
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

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+ Les souffrances comme moyen d'expiation

-> Selon Rabbénou Yona (Chaaré Téchouva 2,3-4), il y a 2 bénéfices principaux aux souffrances.
Elles servent d'expiation pour nos fautes, et également comme incitation afin d'améliorer notre comportement.

-> "Tout le monde souffre, mais beaucoup ne prennent pas à cœur que les souffrances viennent en punition pour nos fautes, les considérant plutôt comme étant le fruit du hasard.

La bonne attitude est que les souffrances sont des réparations, des expiations.
En ayant conscience de cela, une personne apprécie le fait que souffrir en ce monde le dispense de souffrir dans le monde à venir."
[Rabbi Yonatan Eibeschuetz]

Dans ce monde, peu de souffrances annule beaucoup de souffrances dans le monde à venir.
Quelle joie! Quel cadeau nous fait papa Hachem!!

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-> Lorsque l'on souffre, il ne faut pas ignorer notre souffrance, mais plutôt prendre conscience que cela provient du jugement du Juge de Vérité (Hachem).

Il faut l'accepter avec joie, une joie d'amour de Hachem.

Une personne qui ignore ses souffrances, ferme ses oreilles à entendre le message qu'elles viennent nous amener.

[Torat Avraham]

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-> La guémara (Béra'hot 54a) dit qu'on est obligé de faire une bénédiction sur un malheur, et ce comme on l'aurait fait sur un bonheur.

Rabbi Yits'hak Blauser commente que lorsque l'on souffre un peu, il faut réaliser que Hachem nous envoie cette souffrance pour notre bénéfice.

Lorsque l'on souffre davantage, il faut essayer de réaliser, que c'est une faveur encore plus grande de D.
En effet, c'est en fonction de l'importance de la souffrance que sera notre bénéfice.

Lorsque quelque chose ne va pas, un père est plus énervé contre son fils qu'envers un étranger.
De même, plus D. nous envoie de souffrances, plus c'est le signe de davantage de proximité, du fait qu'il nous aime encore plus.

Lorsque D. nous envoie des souffrances, c'est qu'ils souhaitent que nous nous rapprochions, que nous nous tournions de tout cœur uniquement vers Lui.
C'est ainsi que, lorsqu'une personne avait des soucis, le 'Hazon Ich disait : "C'est que Hachem a très envie de t'entendre!"

[ Un père qui laisse son enfant faire tout ce qu'il veut n'est pas un bon père.
De même, Hachem a de grandes espérances, c'est pourquoi Il nous envoie des souffrances, de petites tapes, afin que nous puissions rester au maximum sur le chemin vers une vie réussie.

Plus un père souhaite le bien de son fils et a de hautes espérances, plus il est derrière lui afin que cela devienne réalité. ]

Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Les souffrances : quelques pensées de nos Sages (partie n°2)

+ Voir la vie avec humilité :

-> "Une personne avec l'humilité, peut accepter les malheurs et les souffrances.
Une personne arrogante, cependant, ne peut tolérer des événements malheureux."
['Hovot haLévavot 6,10]

Pour un arrogant, une situation difficile l'est encore plus, car il se dit : "ça ne va pas comme JE veux, et je ne peux rien y faire".

Hachem lui fait justement comprendre que ce n'est pas lui le dieu sur terre, et ce sentiment d'impuissance lui est difficile à supporter.
Il est alors forcé à se tourner vers l'unique adresse utile de ce monde : Hachem.

Une personne humble, par nature, accepte facilement ce que la vie lui amène, car venant de D.

-> Il est plus facile d'accepter de mauvaises situations, lorsque nous réalisons qu'elles ne sont que temporaires, et que si D. nous les envoie c'est que nous avons les capacités d'y faire face.

Nous ne sommes que de passage dans ce monde, alors pourquoi se prendre la tête.
Le présent est peut être plein de souffrances, mais la vie passe vite, alors tâchons de profiter quand même, surtout que de meilleurs jours viendront après cette tempête passagère.

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-> "Au final, tout ce qui nous arrive est pour le bien.

La guémara (Nidda 31a) raconte que 2 personnes voulaient voyager par bateau.
Une des 2 s'est cassée le pied et ne pouvait plus faire le voyage, tandis que son ami est monté sur le bateau.

Cette personne ayant raté le bateau, a maudit son malheur.
Quelques jours plus tard, cependant, elle a entendu que ce bateau a coulé, avec tous ses passagers noyés.

Cette même personne a alors commencé à louer Hachem, réalisant que son absence sur le bateau était la meilleure chose pouvant lui arriver.

Pour cette raison, une personne doit accepter toute souffrance qui lui arrive car elle n'a aucun moyen de savoir tout le bien qui lui arrivera en conséquence de ce qui lui semble ostensiblement comme un événement négatif."

[Or'hot Tsadikim - chap.9]

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-> Selon nos Sages, il incombe à toute personne de bénir Hachem avec joie pour les souffrances, de la même façon qu'on le fait sur le bien.
[guémara Béra'hot 54a et 60b]

Il faut avoir conscience qu'aucun être humain ne peut savoir ce qui lui est véritablement bon, et ce qui est mauvais.
On ne peut voir que le présent et pas le futur, et ce avec un esprit limité (on n'est pas D.!).

Il faut accepter que les souffrances proviennent afin de pousser une personne à améliorer ses actions, ce qui est un grand bien, comme il est écrit : "Hachem le châtie, tel un père le fils qui lui est cher" (Michlé 3,12).

Cette amour de D. qui se manifeste en nous donnant des souffrances, n'est pas uniquement pour nous préserver des châtiments dans le monde à venir, mais également afin d'élever une personne et l'aider à devenir la plus vertueuse possible.

[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> La guémara (Taanit 21a) nous donne un modèle dans le fait de voir que toute chose se finira pour notre bien.

Cet homme s'appelait : "Na'houm, ich gam zou", car il disait toujours : "gam zou létova" (cela est aussi pour le bien).

Même les choses que la majorité des gens perçoivent comme étant mauvaises, ne le sont pas, car en fin de compte elles sont à notre bénéfice.

Le rav Dessler enseigne que cela ressemble à quelqu'un qui a subi avec succès, une opération sur une maladie qui était potentiellement mortelle.
L'opération en elle-même était très douloureuse, mais dans ces circonstances, elle était nécessaire à la survie de la personne.

Cela doit être notre attitude face aux malheurs : encore une opération de réussie!

-> Il faut préciser pour ce concept de 'gam zou létova' :
1°/ à utiliser après les faits, et ne pas s'en servir pour justifier sa paresse ou pour fuir ses responsabilités.

Nous devons faire de notre mieux et tout mettre en oeuvre dans l'action.
Ce n'est seulement lorsque plus rien ne peut être fait que nous pouvons dire : c'est pour notre bien! [sinon agis!]

2°/ à utiliser sur nous-même plutôt que sur les autres.
Lorsque notre prochain souffre, nous ne devons pas nous contenter de lui dire : "c'était pour le meilleur!"
Il faut lui mettre en avant quelques aspects positifs, et surtout avoir beaucoup d'empathie, d'écoute.

Le 'gam zou létova' ne doit pas être une excuse pour ne pas aider autrui (ex: se dire : les souffrances sont ultimement pour son bien, donc pourquoi lui venir en aide?).

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+ Voir la vie en se focalisant sur le spirituel :

-> "Une personne doit travailler sur elle-même afin de ne ressentir aucune souffrance sur le manque de biens matériels"
[Rabbénou Avraham ben haRambam]

-> "Une personne qui place la priorité de sa vie à obtenir de la connaissance en Torah et à accomplir des bonnes actions, réalise que ses possessions matérielles ne sont à elle que temporairement.
Une telle personne est consciente que pendant la nuit elles peuvent disparaître totalement.

Puisque sa priorité est son élévation spirituelle, même si elle perd sa maison, avec ce qui est dedans, elle ne s'en sentira pas triste"
[le Maguid de Doubno]

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-> "Ce monde est comme un rêve.
Les gens qui sont dérangés par des problématiques matérielles, sont comme au milieu d'un cauchemar.

Je suis éveillé et conscient d'à quel point sont illusoires les souffrances de ce monde.
[...]
Souffrir à cause de problèmes matériels est similaire à un enfant qui a construit une maison avec des brindilles et de la paille, et s'amusant beaucoup avec, jusqu'à ce que quelqu'un arrive et la lui détruise.
L'enfant crie et se plaint amèrement à son père, car il ressent que ce dernier doit tuer cette personne pour son crime.
Mais son père reste calme, car il est conscient que son fils réagit de façon exagérée.

De la perspective de l'enfant, ce qui s'est passé est une tragédie, mais le père sait que ce n'est pas une grande perte.

De même, lorsqu'il s'agit d'une perte matérielle, n'allez pas comme vous le souhaitez, ne réagissez pas de façon exagérée en leur donnant une importance [vitale]"

[Pélé Yoét - Tsa'ar]

[dans le monde futur, le matériel n'a plus de valeur (contrairement au spirituel), alors pourquoi y donner autant d'importance dans ce monde éphémère. ]

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+ Voir le positif :

-> "A chaque fois que nous souffrons, tâchons de trouver quelque chose de positif dans nos souffrances.

Un des bénéfices de nos souffrances est le fait que par la suite nous apprécions davantage les choses."

['Hochma ouMoussar]

On s'habitue à tout, même au bonheur.
Nos moments difficiles permettent de redonner toute leur saveur, toute leur appréciation aux bons moments.

Un bon exemple est lorsque nous tombons malade, et que nous apprécions par la suite ce que nous prenions pour acquis, normal.

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-> "Les souffrances sont un grand professeur.
Elles nous enseignent les limites de nos forces, nous rappelant la fragilité de notre santé, le caractère instable de nos possessions, et l'impuissance de nos biens qui ne nous ont que été prêtés et que nous devrons rendre dès que leur Propriétaire (Hachem) le désirera.

Les souffrances viennent vous rendre visite et vous enseignent sur notre fausse grandeur.
Elles enseignent la modestie."
[Rabbi Chimchon Hirsch - 'Horeb]

-> "Nous ne devons pas voir la maladie et la douleur négativement.
Les souffrances nous enseignent l'humilité.

Nous apprenons que nous n'avons pas une puissance totale sur nous-même"
[Rav Wolbe - Alé Chour]

[aucun être vivant ne peut faire le moindre mouvement si Hachem ne lui a pas donné son accord! Nous oublions souvent cela, et nous nous permettons même de donner des conseils à Hachem sur sa manière d'agir]

-> "Les souffrances casse l'arrogance et la prétention d'une personne.
Cela amène à l'humilité et à accepter la souveraineté de Hachem"
[Rabbi Avraham Chmouel Finkel - Nétivot haMoussar]

[Même les personnes les plus anti-religieuse, face aux souffrances, se casse et s'ouvre à D.]

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-> "Les souffrances ont la faculté de diminuer les envies d'une personne.

Lorsqu'une personne souffre, elle se rend compte qu'il lui est possible de vivre sans assouvir ses envies, sans honneur et sans l'approbation d'autrui.
Petit à petit, on devient libre de ce sur quoi nous avions pu être auparavant attachées.

Les souffrances peuvent nous aider à ouvrir les yeux afin de voir qui nous sommes réellement (le vrai moi) et sa richesse interne."
[Rabbi Avraham Grodzinsky - Torat Avraham]

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-> Le Chlah rapporte que l’œil est composé de la pupille noire et de l'orbite blanche.
La vision se produit par la pupille.

Pourquoi les hommes voient-il par la partie noire de l’œil et pas par la blanche?

Pour faire comprendre à l'homme que, généralement, tant qu'on ne voit pas tout en noir, on ne voit pas vraiment ...

Lorsque l'on broie du noir, que l'on tombe, on en arrive à ouvrir les yeux sur le fait que c'est D. qui gère le monde.

"Chacun a en lui quelque chose de précieux que l'on ne peut trouver chez personne d'autre"

[Rabbi Pin'has de Koritz]