"Il y a de nombreuses raisons de respecter Hachem, mais la principale est de Le respecter comme une force grande et dominante, la Source et la Racine de tous les mondes"
[Zohar]
Catégorie : y- Divers
Si un juif ressent que son amour envers son prochain juif augmente chaque jour, alors son amour et sa crainte à l'égard d'Hachem s'intensifieront également.
[rabbi Bounim de Pschisha - le Yid Hakadoch - rapporté dans le Tiféret Yéhoudi 87 ]
Un être humain est un être humain, un ange est un ange. Mais si l'être humain le souhaite, il peut devenir meilleur qu'un ange.
[rabbi Leibel Eiger - Otzar Hagadot ha'Hassidim - Vol.15, p.68 ]
-> Nos Sages disent que dans le désert la manne avait le goût de tout ce qu'une personne pouvait souhaiter.
Mais que se passerait-il si quelqu'un ne pensait pas à un aliment spécifique? Il mangeait la manne sans y penser. Quel était son goût?
Le 'Hafets 'Haïm a répondu immédiatement :
"Celui qui ne pensait à rien ... ne goûtait rien! C'était la plainte de ce que se plaignaient de la manne.
Mais cela ne devrait pas nous surprendre. Le verset témoigne que la Torah est plus douce que le miel et le nectar. Celui qui plonge dans ses profondeurs en verra l'étonnante profondeur [et goûtera à du miel].
Mais celui qui se contente de réciter les mots sans réfléchir à leur signification (sans kavana) les trouvera fades et sans saveur. Pour lui, ce seront des mots sans signification ...
Il en sera ainsi lorsque machia'h viendra. Celui qui aspire [dans ce monde] à la spiritualité gravira les échelons de la spiritualité.
Celui qui a soif de Torah verra les portes de la lumière s'ouvrir devant lui.
Et ceux qui sont apathiques constateront que leurs jours n'auront aucun sens, tout leur semblera fade et sans saveur."
[Mayan Beit haChoéva - p.175]
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[ainsi le désir que l'on a pour la spiritualité va donner son goût dans ce monde, mais surtout va nous ouvrir sans fin de nouveaux horizons spirituels dans l'éternité du monde à Venir. ]
Mettre constamment Hachem face à soi
Nos Sages (guémara Kidouchin 31a) ont dit : Si une personne commet une faute en secret, c’est comme si elle repoussait les pieds de la Chékhina, car "le monde entier est rempli de Sa gloire" (Yéchayahou 6,3), et "la terre est le marchepied de Mes pieds" (Yéchayahou 66,1).
Par conséquent, lorsqu’une personne faute, elle repousse les pieds de la Chékhina [car elle agit comme si la Chékhina n’était pas présente].
Si elle réalisait que Hachem se tient devant elle et l’observe, elle s’abstiendrait immédiatement et ne fauterait pas, comme l’a dit le roi David : "J’ai toujours mis Hachem devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne chancellerai pas" (Téhilim 16,8).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - A'haré Mot 18,2-4]
Danger de l’amour de soi
Le fait d'affirmer "Je te connais mieux que tu ne te connais toi-même" n’est pas une raison d’être fier, car la plupart des gens n’ont de toute façon pas une compréhension honnête de qui ils sont vraiment.
Pourquoi sommes-nous capables de remarquer les défauts des autres, mais avons-nous parfois du mal à prendre conscience de nos propres lacunes?
Il existe un verset qui dit : "L’amour couvre tous les défauts". (l'amour rend aveugle)
Quand il y a de l’amour, on ne voit pas les défauts.
L’amour de soi est l’amour le plus fort de tous. Lorsqu’une personne est amoureuse d’elle-même (de son égo), elle a beaucoup de mal à voir réellement ses propres défauts.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]
Accompagner sa Torah de mitsvot
Selon le Réchit 'Hokhma (introduction), lorsqu’une personne étudie la Torah et accomplit les mitsvot, elle renforce les forces de la sainteté ; si une personne étudie la Torah sans accomplir les mitsvot, elle renforce au contraire les forces de l’impureté, à D. ne plaise, et les fait pénétrer dans le domaine des forces de la sainteté.
C’est ce à quoi fait référence le verset : "Une servante qui hérite [de la place] de sa maîtresse" (Michlé 30,23). Une telle personne a fait entrer le profane à la place du sacré, et l’impur à la place du pur.
Ce n’est que lorsqu’une personne étudie la Torah avec des motivations pures, c’est-à-dire qu’elle l’étudie afin de la mettre en pratique, qu’elle peut distinguer le sacré du profane, l’impur du pur, et s’assurer de ne corrompre en rien ce qui est censé être sacré.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chémini 10,8-11]
"Vous observerez Mes statuts et Mes lois que l’homme accomplit et par lesquels il vit" (Kédochim 18,5)
-> Rabbi ‘Haïm de Volozhin enseigne :
"par lesquels (bahem) il vit" est à lire textuellement : "dans lesquels", à l’intérieur desquels.
En effet, dès qu’il vient à l’esprit de quelqu’un de faire une mitsva, cela fait tout de suite une impression au Ciel, d’où descend pour lui une émanation de lumière et de sainteté, qui l’entoure et l’aide à accomplir effectivement la mitsva.
C’est ce qu’ont voulu dire les Sages par l’enseignement selon lequel "Celui qui veut se purifier, on l’aide".
De même, une fois qu’il a fini la mitsva, la même lumière de sainteté augmente et se renforce de nouveau, le poussant à accomplir d’autres mitsvot.
Comme le disent nos Sages : "une mitsva en entraîne une autre".
En effet, comme il est entouré de sainteté d’en haut, il s’abrite à l’ombre de la Présence Divine qui le protège du mauvais penchant, lequel n’a plus aucun pouvoir sur lui.
Et celui qui prend à cœur d’y réfléchir au moment où il accomplit la mitsva sentira dans son âme comment il est entouré et revêtu de cette sainteté, et le désir d’accomplir la volonté de son Créateur se renouvellera en lui.
"Que l’homme fait et dans lesquels il vit" = car étant donné qu’à ce moment-là il est entouré de la sainteté de la mitsva elle-même, il vit vraiment à l’intérieur de la mitsva, et c’est une atmosphère de gan Eden dans laquelle il mérite de se trouver dès ce monde-ci.
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-> "Vous observerez Mes statuts et Mes lois ... et vous devez vivre par eux (vé'haï bahém)"
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan II,44) écrit :
"Une personne trop stricte n'est pas vraiment vivante, elle est toujours déprimée/triste et anxieuse à l'idée de ne pas remplir ses obligations correctement (c'est jamais assez bien!), ce qui enlève toute la vitalité et la joie de l'observance des mitsvot. On a alors des ruminations malsaines sur la question de savoir si l'on a ou non rempli correctement nos obligations. Il est impossible pour un être humain mortel de s'acquitter parfaitement de ses obligations (dans son service Divin)."
[notre yétser ara nous pousse à nous attrister, à ne pas être content, en pointant ce qu'on aurait pu faire de mieux. Nous devons en toute honnêteté avec nous même voir comment s'améliorer, mais sinon on doit aussi se satisfaire de ce qu'on a fait.
C'est l'application de : "vé'haï bahém" = on ne doit pas sortir d'une mitsva en étant mourant (c'est nul ce que j'ai fait, j'aurai dû faire ça, j'ai pas eu assez de kavana, ...), tout triste et obscur, mais plutôt on doit être fier et heureux de pouvoir faire la volonté d'Hachem, et d'ainsi Lui amener du plaisir.
On doit être "saméa'h bé'helko" = même au niveau spirituel on doit savoir être content de notre sort, des capacités spirituelles que D. nous octroie. (on doit aspirer/prier à davantage, mais on doit aussi avoir l'humilité de reconnaître nos limitations dans notre avodat Hachem, et ainsi être content de faire de notre mieux avec ce que l'on a (même si c'est loin de la perfection, des tsadikim, d'autrui). En effet, les mitsvot doivent être "vé'haï bahém"!! )
L'homme doit se réjouir de réaliser les mitsvot, car elles constituent les bijoux du Roi, et il a le mérite de pouvoir s'en parer.
Il convient donc de s'en réjouir. Encore plus si on prend conscience de la grande réparation que les mitsvot réalisent dans son âme.
[Réchit 'Hokhma]
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-> b'h, courtes idées sur la notion de mitsva : https://todahm.com/2016/04/25/4469-2
Dans le cœur de tout juif, quel qu’il soit, est implanté le désir intérieur et profond d’accomplir toutes les mitsvot et de s’éloigner des transgressions, et c’est son mauvais penchant qui parfois l’en empêche.
[Rambam - Hilkhot Guérouchin chap.2, halakha 20)]
[Tout juif possède cette qualité, cette aspiration à donner de la satisfaction à Hachem et à accomplir Sa parole avec dévouement. Mais parfois, au fil du temps, elle se recouvre de poussière et s’endort à cause du mauvais penchant et des désirs du monde, et il faut la réveiller et la renouveler.]