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Lorsque l'on fait une bénédiction ... le corps d'un ange, sans vie, est créé.
Mais lorsqu'on répond "Amen", ce qui constitue l'intention et la force vitale de la bénédiction, l'âme de l'ange, qui est son essence, est créée ....
Si l'on a une pleine intention (kavana) lorsqu'on fait une bénédiction, cela est considéré comme une réponse "Amen", et l'âme de l'ange est créée par ce biais également.
[rabbi Zousha d'Anipoli - Botsina Kadicha 31 ]

Ouvrir 100 portes de bontés Divines grâce aux 100 bénédictions quotidiennes

"Its'hak planta dans cette terre, et il trouva ... 100 portes (méa chéarim), et Hachem le bénit" (Toldot 26,12)

-> Le 'Hidouché haRim dit que les 100 portes mentionnées dans le verset symbolisent les 100 portes de bonnes influences qui s'ouvrent chaque jour par le mérite de la récitation de 100 bénédictions.

La bénédiction sur chaque mitsva : "acher kidéchanou bé'mitsvotav", évoque l'idée de kidouchin, du mariage.
"Il nous a consacrés (kidéchanou) par Ses mitsvot" signifie, pour ainsi dire, qu'Hachem nous a fiancés par Ses commandements, comme le dit le prophète (Ochéa 2,21) : "Je vous fiancerai à Moi pour toujours".
[ le Aboudraham - sur Bir'hot haCha'har ]

-> Nos Sages (voir également l'introduction au Séfer HaMikné sur Kidouchin) font souvent référence au peuple juif comme étant la kalla (fiancée) d'Hachem, qui est le 'hatan.
Cette relation est forgée par les mitsvot, qui nous lient toujours plus étroitement à Hachem avec chaque commandement que nous accomplissons.
Chaque fois que nous réalisons Sa volonté par l'accomplissement d'une mitsva, nous changeons nous-mêmes pour le meilleur (en étant toujours davantage liés, et proches d'Hachem).

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-> La guémara (Roch Hachana 16b) enseigne : "Nous soufflons dans le Shofar assis et debout pour confondre Satan". Rachi explique : "Lorsqu'il voit à quel point nous aimons les mitsvot d'Hachem, ses poursuites sont réduites au silence."

[d'une certaine façon les mitsvot doivent être faites avec joie, car elles sont des opportunités de témoigner notre amour à Hachem, d'être encore plus attachés à Lui. ]

Dire 100 bénédictions quotidiennement

+ Dire 100 bénédictions quotidiennement :

-> Le rav Moché Schneider (roch yéchiva du rav Moché Sternbuch) conseille aux gens de réciter 100 bénédictions tous les jours, y compris le Shabbath, car c'est une excellente méthode pour être sauvé de tout malheur.

-> Le rav Eliyahou Dessler dit qu'étant donné qu'Hachem nous a avertis : "Et si, malgré cela, vous ne m'écoutez toujours pas, si vous conduisez avec désinvolture, Je me conduirai avec vous dass une fureur de désinvolture" (Bé'houkotaï 26,27-28), nous devons faire très attention à réciter les bénédictions correctement et non avec "désinvolture", car cela nous expose au danger qu'Hachem nous traite d'une manière "désinvolture".

-> Réciter les 100 bénédictions quotidiennes est une recette pour obtenir de la crainte du Ciel (yirat chamayim). Il est dit : "Qu'est-ce que Hachem, ton D., exige de toi?" et nos Sages (Ména'hot 43b) disent : "Ne lisez pas 'ma' (qu'est-ce que) mais plutôt 'méa' (100)", et ceci est suivi (dans le verset) par "sauf pour Le craindre" (Ekev 10,12).
Ainsi, la récitation des 100 bénédictions [chaque jour] génère de la crainte du Ciel.

Le roi David, à l'époque où 100 personnes mouraient chaque jour, a institué la récitation de 100 bénédictions par jour, à la suite de quoi la peste, qui avait fait des ravages jusqu'alors, s'est arrêtée.
De la même manière, une personne qui s'habitue à remplir correctement cette obligation connaîtra certainement des merveilles (personnelles et collectives).

La raison en est que le but de cette pratique est de nous permettre de dire 100 fois au cours de chaque journée : "Béni sois-tu Hachem notre D." (barou'h ata Hachem, Elokénou) : afin de se rappeler constamment qu'Hachem veille sur nous et sur toutes nos actions et que nous dépendons de Lui, et que celui qui est étroitement lié à Hachem et s'attache à Lui, en attribuant tout ce qui se passe à Lui, mérite un salut surnaturel.
Il va sans dire que plus la concentration avec laquelle chaque bénédiction est récitée est grande, plus l'effet de la ségoula d'être sauvé de mauvaises choses est important.
[rav Moché Sternbuch]

Les bénédictions

+ Les bénédictions :

-> Le Rambam (Béra'hot 1:4) divise les bénédictions en 3 catégories : les bénédictions de plaisir (tels que celles récitées sur la nourriture), les bénédictions sur les mitsvot et les bénédictions d'action de grâce et de louange.
Le Rambam ajoute qu'en récitant ces bénédictions, nous nous souviendrons toujours de notre Créateur et conserverons une crainte constante de Sa présence.

-> En ce qui concerne l'importance de réciter correctement les bénédictions, nos Sages (guémara Béra'hot 50a) nous disent : "À la façon dont une personne récite une bénédictions, on peut voir si elle est un érudit de la Torah".

Nos Sages (guémara Baba Kama 30a) disent également : "Si une personne souhaite être un 'hassid, qu'elle fasse attention à ne pas nuire à autrui. Rava dit qu'elle doit veiller à respecter les enseignements des Pirké Avot. Certains disent qu'elle doit veiller à réciter les bénédictions comme ile le faut."

-> Le Séfer mitsvot Zmaniyot (Hilkhot Béra'hot) écrit :
"Sachez, mon fils, que les bénédictions sont la plus grande de toutes les mitsvot et la plus puissante de toutes les formes de service Divin.
Quiconque croit en Hachem doit le bénir pour tout ce qu'il a créé dans ce monde, chaque chose ayant sa bénédiction appropriée en son temps. Tout ce qu'Hachem a créé est pour le bénéfice de l'humanité, comme l'a dit le roi David : "Tu as donné à l'homme le pouvoir sur toute Ton œuvre, et Tu as tout mis sous ses pieds" (Téhilim 8,7)."

-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 2,2) écrit que le mot : barou'h est une expression de louange, en reconnaissance du fait qu'Hachem est la source de toute bénédiction.
Le mot barou'h vient du mot brei'ha, qui signifie réservoir. Lorsqu'un réservoir est plein à ras bord, il déborde sur les côtés.
De même, Hachem est la source de toutes les bénédictions. Lorsque nous reconnaissons cela, Ses bénédictions se déversent sur nous.

Le Rachba explique cela par la parabole d'un roi qui possédait de grandes richesses cachées dans sa salle des trésors. Lorsqu'il a commencé à distribuer cette richesse à ses serviteurs, tout le monde s'est rendu compte de sa richesse réelle.
De même, nous prions Hachem de nous accorder Ses bénédictions afin que le monde entier réalise que tout est à Lui et qu'Il est la Source de tout ce qui existe.

-> En ce qui concerne l'importance de réciter les bénédictions avec kavana, le rav 'Haïm Vittal (chaar roua'h hakodech 8b) écrit :
"La réalisation du roua'h hakodech (esprit saint) dépend principalement de la kavana et du soin avec lesquels une personne récite les bénédictions sur les choses dont elle jouit dans ce monde.
Les bénédictions récitées sur la nourriture purifient le caractère terrestre des choses que nous mangeons, les rendant plus aptes à recevoir un flux de sainteté.
Le Arizal nous mettait sévèrement en garde à ce sujet."

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+ Apporter la bénédiction à tous les mondes :

-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 111) écrit qu'il faut faire très attention à réciter les bénédictions sur la nourriture avec la kavana appropriée.
Les bénédictions sur la nourriture nous aident à placer les plaisirs de la table à leur juste perspective. Ils sont un cadeau d'Hachem, afin que nous puissions profiter de Son monde, mais ils ne sont pas le but de notre existence.

"Tout ce que Hachem a créé dans Son monde, Il l'a créé uniquement pour Son honneur" (Pirké Avot 6,12).
Le guémara (Shabbath 77b) explique que rien dans le monde n'est sans but, et le but de toute la création est d'être utilisé par l'humanité au service d'Hachem, comme il est écrit : "Hachem a créé le monde pour que l'homme l'utilise à Son service" (Yéchayahou 45,12).

Telle doit être notre intention lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture que nous mangeons. Plutôt que de dire que nous récitons une bénédiction pour manger, il est plus juste de dire que nous mangeons pour pouvoir réciter une bénédiction.
Le but [principal] de la nourriture qu'Hachem a placée devant nous est que nous l'utilisions à Son service, en Le remerciant et en Le louant pour son existence.

Les kabbalistes révèlent de grandes profondeurs derrière la formulation des bénédictions (béra'hot). Chaque bénédiction fait référence aux 10 séfirot. [Tikouné Zohar 18,37a]
Bien que les profondeurs des bénédictions dépassent notre compréhension, nous devons prêter une attention particulière au sens simple des bénédictions et les réciter avec un sentiment d'admiration pour la présence d'Hachem.
Il est étonnant que le simple fait de manger un fruit ou un légume crée une telle opportunité d'éveiller les forces de la sainteté avec nos bénédictions, qui incluent toutes les séfirot et tous les mondes.
Grâce à nos béra'hot, l'abondance et la bénédiction se répandent dans toute la création.
C'est pourquoi il est si important de s'arrêter un instant et d'accorder à nos bénédictions l'attention qu'elles méritent.

Sur cette base, nous pouvons comprendre le verset : "Grandes sont les œuvres d'Hachem, digne objet d’études pour tous ceux qui s’y complaisent" (kédolim maassé Hachem, dérouchim lé'hol 'héftsé'hém - Téhilim 111,2).
Les œuvres d'Hachem sont immenses. Hachem a tout créé pour les juifs, afin que nous le bénissions pour cela. Lorsque nous contemplons les œuvres d'Hachem, nous découvrons la profondeur et la signification qui les sous-tendent, et la façon dont elles sont toutes liées à leur racine spirituelle au Ciel.
Tout ce qui existe dans ce monde a une racine spirituelle en haut. Lorsqu'une bénédiction est récitée sur un objet matériel dans ce monde, une grande sainteté est attirée sur sa source spirituelle dans les cieux, l'élevant à la perfection. C'est pourquoi il est si important de réciter chaque bénédiction avec kavana et joie. [voir rabbi Abou'hatséra - Ma'hssof haLavn - Haazinou]

Les bénédictions récitées sur la nourriture ont une grande importance, et devons prendre soin de les réciter correctement.
Une personne ne doit pas penser : "Quelle importance peut avoir un fruit ou un légume? Quelle importance peut avoir la bénédiction récitée sur lui?"
Ne sous-estimez pas l'importance de l'une ou l'autre des créations d'Hachem. Une grande sainteté peut être répandue dans tous les mondes par ce qui semble être une simple et courte bénédiction.
Une bénédiction récitée avec kavana a un impact considérable au Ciel.

[le rabbi de Berditchev dit que le but d'un juif n'est pas simplement d'élever ce monde, mais plutôt d'élever le Ciel, ce qui va avoir comme conséquence d'élever ce monde.
En ce sens, chaque bénédiction est un exemple d'un acte matériel banal (ex: un verre d'eau quasi gratuit, avec moins de 10 mots de bénédiction) qui peut influencer les mondes spirituels. ]

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-> Nous devons veiller à ne jamais manger sans une bénédiction, car en agissant ainsi, nous perdons le bénéfice le plus important du repas.
Nos Sages appliquent le verset "Il vole sa mère et son père" (Michlé 28,24) à une personne qui mange sans bénédiction, car c'est comme si elle avait volé à Hachem et le peuple juif, de la grande sainteté que sa bénédiction aurait dû apporter au monde.

Les bénédictions doivent être récitées lentement et avec soin, en faisant attention à chaque mot et en se rappelant à qui la bénédiction est dite.
La bénédiction ne doit pas être prononcée simplement par habitude, sans vie et sans esprit. Lorsqu'une personne récite une bénédiction, elle doit se rappeler qu'elle se tient devant Hachem, le Roi du monde, qui entend chaque mot qu'elle prononce. C'est pourquoi les bénédictions sont formulées à la 2e personne : "Béni sois-Tu, Hachem" (barou'h ata Hachem), nous rappellant que nous nous adressons directement à Hachem, sans aucun intermédiaire.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Guinzé haMélé'h - tikoun hatéchouva 29]

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-> Lorsqu'une personne récite des bénédictions soigneusement et correctement, avec la kavana appropriée, en bénissant et en louant Hachem pour toute Sa bonté, elle mérite en retour de recevoir les bénédictions d'Hachem pour réussir dans tout ce qu'elle fait, que soit spirituellement et/ou matériellement.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Réé]

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-> Rabbi Yaakov Abou'hatséra (Alef Bina - Téhilim 119) enseigne :
Les bénédictions récitées sur les mitsvot que nous réalisons et les aliments que nous mangeons présentent de nombreux avantages. D'une part, c'est l'occasion de remercier Hachem et Le louer pour Ses bontés.
Elles constituent également un moyen de croissance spirituelle qui nous permet de nous rapprocher de Hachem et d'exercer une puissante influence positive sur le monde entier.

Les bénédictions récitées sur l'étude de la Torah revêtent une importance particulière. Lorsque nous récitons ces bénédictions correctement, non seulement nous remercions comme il se doit le Créateur de nous avoir accordé le privilège d'étudier Sa sainte Torah, mais nous ouvrons également les portes de la sagesse par lesquelles les secrets de la Torah sont révélés.

Le Maharal (Nétivot Olam - Nétiv haTorah 7) note que les bénédictions sur l'étude de la Torah sont formulées en partie au passé ("Qui nous a choisis parmi toutes les nations et nous a accordé Sa Torah" - acher ba'har banou ...), et en partie au présent ("Béni sois-tu, Hachem, qui accorde la Torah" - notèn haTorah).
Si nous devions comprendre cette bénédiction comme une référence à l'événement historique du don de la Torah sur le mon Sinaï, le passé semblerait plus approprié.
En formulant une partie de la bénédiction au présent, il semble que la bénédiction se réfère également à un processus en constante évolution dans lequel Hachem nous accorde continuellement la Torah.

Alors que la sagesse de la Torah a été transmise à notre nation il y a des milliers d'années, de nouvelles idées sur cette sagesse sont constamment développées. En implantant ces idées dans nos esprits, Hachem délivre constamment la Torah aux juifs.
La Torah est le fruit d'un travail de longue haleine qui consiste à l'offrir aux juifs, chaque jour. Lorsqu'une personne développe une nouvelle idée de la Torah, elle a fait l'expérience d'un don de la Torah personnel ce jour-là.

Le mérite par lequel nous recevons ces connaissances est la kavana avec laquelle nous récitons les bénédictions sur l'étude de la Torah.
Lorsque nous prononçons les mots "Béni sois-tu, Hachem, qui enseigne la Torah à Sa nation Israël", nous devons prier du plus profond de notre cœur pour qu'Hachem nous enseigne ce jour-là de nouvelles connaissances de Sa Torah. Lorsque nous disons "Béni sois-tu, Hachem, qui accordes la Torah", nous devons prier pour qu'Hachem nous accorde notre part unique dans la Torah.
En récitant correctement les bénédictions et en priant pour l'aide Divine, nous mériterons de percer les secrets de la sainte Torah.
[...]

"Béni sois-tu, Hachem, pour m'avoir enseigné Tes lois" (barou'h ata Hachem lamédéni 'houkékha - Téhilim 119,12) = le roi David a prié par le mérite des bénédictions sur l'étude de la Torah qu'il récitait chaque jour. Ces bénédictions sont récitées au présent, puisqu'il s'agit de prières et de remerciements pour les nouvelles connaissances de la Torah qui se révèlent constamment dans nos cœurs.

+ La guémara (Béra'hot 48b) nous apprend que l'auteur de la première bénédiction du birkat hamazon n'est autre que Moché Rabbénou, qui l'a composée comme la bénédiction à prononcer sur la manne.
Chaque fois que nous disons le birkat hamazon, nous prononçons exactement la même bénédiction que Moché et tout le peuple juif dans le désert ont prononcée sur la manne miraculeuse il y a plus de 3 300 ans.
Et le message est le même : la nourriture que nous mangeons aujourd'hui vient directement d'Hachem et est aussi miraculeuse que la manne l'était à l'époque.
[rav Avraham Tabor]

Les 100 bénédictions

+ Les 100 bénédictions :

-> Rav Yéhouda a dit au nom de Rav : Adam, le premier homme, s'étendait d'un bout à l'autre du monde ... mais après qu'il eut fauté, Hachem posa Sa main sur lui et le diminua.
[guémara 'Haguiga 12a]

-> Le Messé'h 'Hokhma (Vayé'hi 50,10) explique que cela fait référence à l'immensité de l'esprit d'Adam. Il était si grand qu'il comprenait chaque détail de chaque chose qui existait dans la Création : sa conception et sa composition, sa place et sa fonction, et son but ultime en tant que partie du monde d'Hachem.

Le midrach (Yalkout Chimoni - 827) ajoute qu'après qu'Adam ait fauté, Hachem l'a rapetissé jusqu'à ce qu'il soit haut de 100 amot.

=> Quelle est la signification de 100 amot?

Le Messé'h 'Hokhma écrit qu'il s'agit d'une allusion aux 100 bénédictions que nous devons dire chaque jour.
Après avoir fauté, Adam a perdu la grandeur et la clarté d'esprit qu'il avait auparavant et il était désormais soumis à une vie de ténèbres spirituelles et de confusion, dans laquelle Hachem était caché par la nature et la "voie [naturelle/automatique] du monde".
La seule chose qui pouvait lui redonner, autant que possible, sa stature d'antan était de commencer à dire des bénédictions.

Hachem chargea Avraham de la tâche suivante : "tu seras bénédiction" (éyé béra'ha - Lé'h Lé'ha 12,2).
En tant que descendants d'Avraham Avinou, nous sommes tenus de suivre son exemple et nous avons reçu le don de 100 bénédictions pour nous aider.

[ainsi par la récitation quotidienne des bénédictions nous pouvons nous transformer en "bénédiction", et faire en sorte que notre vie ressemble à celle d'Adam avant la faute. ]

La base de la bénédiction et de la réussite = savoir que tout provient d’Hachem

+ La base de la bénédiction et de la réussite = savoir que tout provient d’Hachem :

-> "Parle à Aharon et à ses fils en leur disant : "Voici comment vous bénirez les Bné Israël, en leur disant : Hachem te bénira et te protégera ; Hachem t’éclairera de Sa face et te fera grâce ; Hachem tournera Sa face vers toi et te donnera la paix". " (Nasso 6,23-26)

=> Quelle est l'utilité de cette mitsva de "Birkat Cohanim", car en fin de compte, c’est Hachem qui bénit le peuple. En quoi la bénédiction des Cohanim ajoute-t-elle quelque chose?
Hachem aurait-il besoin qu’on L’aide à bénir les Bné Israël?

-> Le Akédat Its'hak (chaar 74) répond :
"C’est qu’en fait, la réussite d’un homme et le bien qui lui est imparti dépendent essentiellement de sa vision des choses et de sa conviction dans le fait que tous les bienfaits, les réussites matérielles ou spirituelles proviennent de la même source : Hachem (à savoir que tout provient d’Hachem qui est la source de tout et qui dirige le monde à Sa guise).
Rien n’est le fruit du hasard, ni celui de sa propre force et de ses capacités, et rien ne tombe sous l’influence de telle étoile ou constellation."

C’est la raison pour laquelle nos Sages instituèrent des bénédictions sur les jouissances matérielles et les autres sortes de bénédictions, bien qu’Hachem n’ait, en réalité, nul besoin des bénédictions de Ses créatures. Elles sont là pour guider les gens vers la réussite spirituelle, qui serait impossible sans cela.
Ils établirent, dans ce but, la nécessité de mentionner le Nom d’Hachem pour chaque bienfait dont nous bénéficions, afin que nous nous rappelions son origine Divine."

-> La guémara (Béra'hot 7a) enseigne que Rabbi Ichmaël Ben Elicha (qui était Cohen Gadol) pénétra un jour dans le Saint des Saints afin de brûler les Kétorètes (les encens). Et il vit alors Hachem assis sur un Trône très élevé, qui lui dit : "Ichmaël, mon fils, bénis- Moi!"
Rabbi Ichmaël lui dit : "Que Ta volonté soit que la miséricorde retienne Ta colère, que Ta miséricorde surpasse tous Tes autres attributs, que Tu te conduises avec Tes enfants selon l’attribut de miséricorde, et que Tu les juges avec indulgence."
Et Hachem acquiesça.
Et la guémara de conclure : "Cela afin de nous apprendre à ne pas déprécier la bénédiction d’une personne ordinaire [puisqu’Hachem Lui- même demanda qu'Ichmaël le bénisse]".

-> Ainsi, le Akédat Its'hak dit que nous ne devons pas déprécier les bénédictions que nous prononçons en l’honneur d’Hachem sous prétexte qu’elles proviennent d’un homme et que Lui n’en a aucun besoin. Car en réalité, celles-ci sont d’une grande utilité puisque, grâce à elles, l’homme reconnaît l’existence d’Hachem, accepte le joug de Sa royauté et mérite ainsi que se déverse l’abondance d’En-Haut et la bonté Divine nécessaire à la pérennité de la nation juive.

D’après cela, on peut expliquer la "raison" de la Mitsva de Birkat Cohanim et sa signification.
En bénissant les Bné Israël par les formules Hachem te bénira et te protégera ; Hachem t’éclairera de Sa face et te fera grâce ; Hachem tournera Sa face vers toi et te donnera la paix, les Cohanim leur inculquent ainsi que toutes les bénédictions n’émanent que d’Hachem, et que tous les bienfaits que nous recevons ne découlent que de Lui.
Et cette reconnaissance constitue en elle-même la source de toute bénédiction, car lorsque l’homme prend clairement conscience que la réussite de toutes ses entreprises n’est que le fait du Ciel, Hachem déverse sur lui tous les bienfaits.
L’homme vit alors littéralement grâce à sa émouna et jouit grâce à elle de tous les bienfaits.

[ainsi : réciter une bénédiction (avec intention) = renforcer notre émouna = grâce à cela on mérite de recevoir les bénédictions/bontés d'Hachem. ]

Le lavage final des mains (mayim ha'haronim) donne un cadeau au côté du mal. Ayant ainsi reçu sa part d'un repas, il cesse d'accuser.
[Zohar 'Hadach 16b]

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[nos Sages nous recommandent d'utiliser le minimum d'eau nécessaire pour cela, car elle appartient au côté du mal.]

Le Nom d’Hachem dans les bénédictions

+++ Le Nom d'Hachem dans les bénédictions :

+ Prononcer le Nom Divin = un privilège rare :

-> Les juifs sont plus chers [aux yeux] d'Hachem que les anges de service, car les juifs sont autorisés à réciter une chira (chant de louange) pour Hachem à tout moment, tandis que les anges de service ne récitent pas la chira pour Hachem, si ce n'est qu'une fois par jour, et pour certains [anges] qu'une fois par semaine, et pour d'autres qu'une fois par mois, et d'autres ne le disent qu'une fois par an, et d'autres qu'une fois tous les 7 ans, et d'autres ne peuvent le dire qu'une fois par Jubilé (Yovél), et enfin d'autres [anges ne peuvent faire une chira à Hachem] qu'une fois dans l'éternité.
De plus, les juifs mentionnent le nom d'Hchem après 2 mots : "Shéma Israël Hachem", alors que les anges de service ne mentionnent Hachem qu'après 3 mots, comme le verset dit [que le chant des anges de service est ] : "kadoch, kadoch, kadoch, Hachem"
[guémara 'Houlin 91b]

[à chaque bénédiction nous disons le Nom divin après 2 mots, ce que les anges ne peuvent pas faire, et en ce sens chaque bénédiction est un rappel de notre véritable valeur et potentiel (à l'inverse de notre yétser ara qui essaie de nous faire croire que nous ne valons pas tant que cela, pour nous pousser à ne pas faire tant que cela de notre vie).
Ainsi, chaque bénédiction est un appel à être vraiment nous-mêmes, à apprécier et utiliser le fait d'être juif! ]

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-> "Car Ta bonté vaut mieux que la vie, mes lèvres Te loueront" (ki tov 'hasdékha mé'haïm chéfataï yéchabé'houn'ha - Téhilim 63,4)
Le Alchikh haKadoch explique que le roi David dit : il y a un 'hessed (bonté) encore plus grand que la vie elle-même, et c'est l'opportunité d'utiliser nos lèvres pour louer Hachem, ce que même les anges ne peuvent pas faire. C'est le plus grand 'hessed qui existe.

[une bénédiction nous permet de remercier Hachem de nous permettre de manger ou boire, mais également de Le remercier de nous permettre de Le bénir en mentionnant Son saint Nom, et ce avec la possibilité de le dire plus rapidement que les anges.
Nous devons travailler sur la grandeur et la chance que nous avons de pouvoir prononcer le Nom Divin. Et c'est pas parce que papa Hachem nous permet de le faire souvent que cela doit venir en diminuer la valeur. ]

-> Par exemple, il est écrit dans le Sidour haArizal : "Lorsqu'une personne prononce le grand et redoutable Nom d'Hachem, tous les membres de son corps doivent trembler de peur. Elle doit contempler que tous les mondes d'en-haut et d'en-bas, et tous les hôtes célestes, sont subordonnés aux saintes lettres du Nom d'Hachem."

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+ Prononcer le Nom Divin = une expression d'amour :

-> Lorsque l'on appelle quelqu'un par son prénom (plutôt que par "vous" ou "toi") c'est une expression de proximité et d'amour, car nous avons tendance à appeler par leur nom ceux qui nous sont chers.
Sur les mots : "Il a appelé Moché" (vayikra él Moché - Vayikra 1,1), Rachi commente : "Toutes les fois que Hachem s’est adressé à Moché en lui "parlant", en lui "disant" et en lui "ordonnant", Il a commencé par "appeler", ce qui est une expression d’affection."

Ceci est particulièrement vrai lorsque le nom est répété 2 fois.
Selon le Sifra (Vayikra 1,12) : ... "Hachem l'appela de l'intérieur du buisson et dit : 'Moché Moché ...' " (Chémot 3,4). [De même, ] "Avraham, Avraham" ; "Yaakov, Yaakov" ; Shmouël, Shmouël", [cette double mention du nom] est un signe profond d'affection ..."

=> Nous aussi, nous démontrons notre amour envers Hachem en répétant Ses Noms dans nos bénédictions et prières, en disant 2 Noms Divins : "Hachem Elokénou".
De plus, chaque fois que nous mentionnons le Nom d'Hachem (chem havaya - יהוה), il est considéré comme doublé car il est décrit d'une manière (יהוה) et prononcé d'une autre manière (אדני).
[tout cela vient en plus du "ata" (Tu), où le tutoiement est aussi un signe de proximité.]

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-> Nos Sages (guémara Béra'hot 40b) disent que toute bénédiction dans laquelle il n'y a aucune mention du Nom Divin et de Sa souveraineté sur le monde n'est pas une bénédiction valide, car c'est spécifiquement en mentionnant le nom d'Hachem que nous soulignons notre proximité avec Lui et que nous tirons ainsi Ses bénédictions cachées.
Cette idée se trouve dans le verset : "En tout lieu où Je permets que mon Nom soit mentionné, Je viendrai à vous et vous bénirai" (Yitro 20,20).

-> Lorsque nous appelons Hachem par Son saint Nom, Son Nom sert de moyen par lequel Il se connecte à Ses créations. En effet, la guématria du mot "chémo" (son nom - שמו) est équivalente à celle de "tsinor" (un conduit - צינור), soit 306, puisque les différents Noms d'Hachem servent de conduit pour nous permettre de nous connecter à Lui.
[rav Handler]

[lorsque l'on bénit Hachem, en réalité c'est nous qui gagnons le plus, avec par exemple cette possibilité de nous lier avec Lui, et d'attirer sur nous Ses bénédictions. ]

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-> Le rav Tsadok haCohen (Pri Tsadik - Vayikra - chap.1) explique que le nom d'une personne est la racine de son âme vivante, et c'est pourquoi celui qui est endormi (ou qui a perdu connaissance) va se réveiller de son sommeil lorsqu'on l'appelle par son nom. [cela va amener sur lui sa vie intérieure, qui elle est restée intacte]
[D'une façon similaire, lorsque nous appelons le Nom d'Hachem dans nos bénédictions, nous éveillons l'essence intérieure d'Hachem de se tourner vers nous et de nous accorder Ses bénédictions.
(nous n'appelons pas D. par un nom choisi au hasard, mais c'est une réalité qui a des conséquences énormes, et dont le libre arbitre fait que nous n'avons conscience de rien.)]

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+ Le Chem Havaya :

-> Le "Chem Havaya" (יהוה) est appelé "Chem haMéyou'had" (le Nom unique).
Le Maharal (Gour Aryié) explique les mots : "c'est Mon Nom pour toujours" (zé chémi léolam - Chémot 3,15), de la façon suivante : "c'est Mon Nom qui M'est unique, puisque ce Nom de Havaya est mis à part de toutes l'existence, et il n'est pas connecté au monde parce qu'il est unique et ne dépend de rien d'autre."

Ainsi, les autres Noms d'Hachem indiquent Son lien avec le monde qu'Il a créé, tandis que le Nom Unique (Chem Havaya) est Son Nom personnel (si l'on peut dire).
Le rav Yossef Giktalia (Chaaré Ora - chaar 5) ajoute que le Chem Havaya est le nom utilisé exclusivement par le peuple d'Israël ; les nations du monde ne L'appellent que par Ses autres Noms, comme Elokim ou Eloka déElokaya (Ména'hot 110a).

Le Chem Havaya est également connu sous le nom de "Chem haEtsem" (le Nom Essentiel), puisque l'essence d'Hachem est évoquée dans ce Nom sans aucun "vêtement" dissimulé, par opposition à la façon dont Il se révèle par Ses autres Noms, à travers des dissimulations et des "habits", afin de filtrer et de restreindre la Lumière Infinie qui émane de Lui, et de la rendre ainsi apte à briller dans notre monde fini.
Le Lechem (Hakdamot ouChéarim - chaar 1) écrit que l'essence d'Hachem se trouve dans le Chem Havaya, bien qu'Il soit appelé par Ses nombreux Noms conformément à Ses interactions avec ce monde. En effet, le midrach (Chémot rabba 3,6) écrit : "Je suis appelé par Mes actions" (léfi maassi ani nikra), et cela se produit lorsque Hachem habille Sa Lumière Infinie par les 10 Attributs (midot) [Ses interactions avec le monde], également connus sous le nom de 10 Séfirot.

=> Ainsi lorsque nous prions, nous nous adressons directement à Hachem, et pas à Ses midot (Ses vêtements par lequel Il agit dans ce monde)

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-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem - section2, part.5) écrit que Hachem dans Sa grande sagesse, a mis en place différents moyens par lesquels l'homme pourrait atteindre l'objectif de s'attacher à Hachem, s'il le souhaite et s'efforce de le faire. En ce sens, la raison pour laquelle Hachem nous donne la possibilité de l'appeler par Son Nom est de nous permettre de nous rapprocher de Lui et de recevoir ses bénédictions et sa bonté illimitées. Le Chem Havaya a été désigné à cet effet.
Hachem a ordonné qu'à chaque fois que Ses créations mentionneraient Son Nom, elles attireraient sur elles l'influence et la lumière Divine. L'influence Divine sera du type attribué au secret du Chem Havaya.

-> Le Gaon de Vilna (Adéret Eliyahou - Dévarim 1,5) note que dans les bénédictions le Chem Havaya fait allusion à la dissimulation de l'essence d'Hachem.
Le Nom Elokénou qui signifie "notre D." fait allusion au fait qu'Il se révèle à nous à travers Ses actions et qu'Il supervise tous les aspects de ce monde.

[d'une certaine façon de même qu'on a un corps et une âme, le Nom Divin Chem Havaya est composé d'une partie d'Hachem cachée (יהוה), alors que la forme parlée est le Chem Adnout (אדני), l'aspect d'Hachem qui est révélé dans ce monde et sur lequel on peut s'appuyer dans notre service d'Hachem.
Et cela à l'image de l'âme qui a besoin dans ce monde du corps pour accomplir les mitsvot. ]

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-> Rabbénou Bé'hayé (Béchala'h 15,3) écrit que bien que Hachem soit dissimulé et caché dans le monde, Il se révèle au plus profond du coeur d'une personne dans son âme (néchama), dans laquelle se trouve une partie Divine ('helek Eloka mimaal - Iyov 31,2).
Puisque pour ainsi dire, Hachem peut être trouvé à l'intérieur d'une personne, lorsque quelqu'un appelle Hachem par Son Nom dans une bénédiction, elle ressent véritablement la Présence d'Hachem en face de lui, comme le dit le verset : "Hachem est proche de tous celui qui l'invoque" (Téhilim 145,18).
Par conséquent, on devra être "saméa'h bé'helko" = ce qui signifie que l'on doit se réjouir de son 'hélek Eloka mimaal, ce fragment d'Hachem qui se trouve en nous.

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+ Donner plus de puissance par notre kavana :

-> Nos Sages (guémara Béra'hot 7b) déclarent que depuis le jour où Hachem a créé le monde, il n'y avait personne qui l'appelait : "Adon" (Maître), jusqu'à Avraham.
Avraham est celui qui a découvert que malgré toute la gloire et la souveraineté d'Hachem sur le monde entier, néanmoins Hachem se soucie de chaque personne et se connecte avec elle.
Ainsi, Il est "mon maître". C'est pourquoi dans le langage de la bénédiction, nous appelons d'abord Hachem "Adonaï" (mon Maître), et seulement ensuite nous le décrivons comme "Mélé'h aOlam" (Roi du monde).
=> L'essence de la bénédiction est pour nous de reconnaître que nous avons une relation personnelle avec Hachem, et ce n'est qu'alors que nous louons Hachem en déclarant qu'Il est le roi de tout l'univers.
[de plus "Elokénou" (mon D.) et ensuite "mélé'h aOlam" (roi du monde)
=> Nous devons toujours nous souvenir que Hachem est notre D. privé, qu'Il a un lien personnel et une relation d'amour avec chacun de nous. (ex: malgré qu'Il soit le Roi des rois, Il s'intéresse à la moindre prière, à la moindre bénédiction que je peux faire).
On voit donc l'importance de vivre nos bénédictions comme une déclaration de notre lien particulier si spécial avec Hachem. En ce sens, nous devons avoir une kavana spéciale sur le terme : "Adonaï" (en effet, bien que Adon sur le monde, Il est entièrement attentif à mon monde personnel! [Adonaï]). ]

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-> Nos Sages (guémara Guitin 45b) affirment qu'un Séfer Torah dans lequel les noms d'Hachem n'ont pas été écrits lichma, aux fins de la mitsva, n'a pas la sainteté d'un Séfer Torah et il est impropre à l'usage, même si toutes les lettres sont présentes et écrites.
C'est parce que la forme matérielles des lettres ne possède aucune sainteté Divine, ce n'est que lorsque les lettres sont écrites avec les bonnes intentions, conformément à toutes les exigences halakhiques, que la lumière de la sainteté d'Hachem les imprègne.
La pensée et la kavana (intention) du scribe (sofer) donnent vie aux lettres et aux Nom d'Hachem : de même que l'âme donne vie au corps, le scribe avec ses intentions de lichma (en l'honneur de la mitsva), insuffle aux lettres matérielles une vitalité spirituelles.

Le rav Handler ajoute que le même concept s'applique aux Saints Noms mentionnés dans la prière, et à tous les mots lorsque nous prions : la bonne kavana en disant les mots de la prière (correspond à l'intention de lichma en écrivant les lettres), est ce qui donne le pouvoir spirituel à ces Saints Noms et mots, et qui leur donne vie, permettant ainsi de révéler leur lumière.

Rabbi Moché Cordovéro (Pardes Rimonim) écrit :
"Le souffle d'une personne peut former des lettres qui contiennent de la spiritualité, mais cette spiritualité doit être alimentée, afin que les lettres de ses prières puissent s'envoler vers les Cieux.
C'est le rôle de la kavana, de puiser la force nécessaire pour injecter de l'esprit dans les lettres et les mots qu'il prononce dans sa prière et les envoyer vers les mondes supérieurs.
A travers la pensée et la kavana de la personne, il pousse la prière à s'élever vers les cieux afin que les paroles de la bénédiction et de la prière puissent accomplir leur tâche et faire descendre la nourriture et les bénédictions appropriées".

-> La guémara (Taanit 2a) appelle la prière le "service du cœur".
Rabbi Moché Cordovéro ajoute que la prière est également le "service de l'âme.
En ce sens, il écrit dans la suite du texte précédent :
"Lors de la prière ou de la récitation d'une bénédiction, pour que l'âme (néfech) d'une personne s'accroche à ces paroles et s'élève avec la prière, on doit d'abord dépouiller son néfech du corps qui l'habille et se débarrasser de toutes les pensées matérielles qui occupent son coeur, qui sont comme un vêtement souillé sur l'âme.
Ensuite, son néfech peut s'élever seul et sans entrave. C'et pourquoi les mots : "de Le servir ... de toute votre âme" (oul'ovdo bé'hol ... nafché'hem - Ekev 11,13) font référence à la prière car la prière est appelée : "néfech"."

[ en prononçant le Nom d'Hachem on s'attache
à Lui (attirant sur nous Ses bénédictions), et plus nous avons de kavana plus nous donnons de la puissance à cela.
En ce sens, il est écrit : "donner de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Plus nous avons de la kavana en pronoçant le Nom Divin, plus Hachem a alors de la force pour nous combler du meilleur! ]