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Chaque bonne action réalisée ici-bas suscite un mouvement correspondant [en-Haut] dans les Attributs suprêmes [divin], qu'il s'agisse de la Bonté ('hessed) ou de la Rigueur (din), car "Hachem est ton ombre" (Téhilim 121,6).
L'être humain est créé à l'image du Créateur. S’il accomplit "Tu ouvriras largement ta main vers lui" (Réé 15,8), la source au Ciel s’ouvrira pour se déverser vers le bas.
[Otzar Ha'Haïm, Yitro - p.120d ]

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-> "S’il y a parmi vous un pauvre ... vous lui ouvrirez largement la main" (Réé 15,7-8)

-> Le Mevasser Tsédek (Réé) écrit :
"J’ai entendu le Baal Shem Tov commenter le verset : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face, et à mon réveil, je me rassasier de ta vue!" (Téhilim 17,15).
Lorsqu’une personne donne une pièce à un indigent, elle crée une Unification.
La pièce est la lettre youd et les cinq doigts du donateur sont la lettre hé. La main tendue du donateur est la lettre vav et les cinq doigts du pauvre sont la dernière lettre hé.
Par là, il provoque un élan de compassion, car [le Nom], dans son ordre correct, est compassion (miséricorde) absolue.

Cela s’applique lorsque le donateur initie l’acte de charité, avant que le pauvre ne tende la main. Alors les [lettres du] Nom (יהוה) sont en ordre, ce qui attire la compassion dans le monde. Mais lorsque le mendiant tend d’abord la main, alors le Nom n’est pas en ordre. C’est le sens de : "Quant à moi, puissé-je, grâce à ma droiture, contempler Ta face".

Lorsque j’initie l’acte de charité, alors je contemplerai Ta face. C’est-à-dire, lorsque je provoque une unification des quatre lettres du Nom dans l’ordre, ce qui est Ta face, la compassion.
Mais "et à mon réveil", c’est-à-dire lorsque le pauvre me réveille en tendant la main pour demander l’aumône, alors "je me rassasier de ta vue". Il ne s’agit alors que de la vision des quatre lettres, et non de la face.
Et c’est cela : "Tu ouvriras certainement ta main pour lui" (Réé 15,7-8) = c’est-à-dire que c’est toi qui dois ouvrir la main, alors le Nom sera dans le bon ordre."

La tsédaka

+ La tsédaka :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) est d’une importance inestimable, comme l’expliquent nos Sages.
De plus, contrairement aux autres mitsvot, aucune faute ne peut effacer le mérite de la tsédaka, comme le dit le verset : "sa tsédaka (charité) demeure à jamais" (tsidkato omédét laad - Téhilim 112,3) (voir Chaar Roua'h HaKodech 4b).
Cela est particulièrement vrai si, lorsqu’une personne accomplit un acte de charité, elle a à l’esprit d’unifier Hachem et Sa Chékhina.

Comme nous le savons, celui qui accomplit une seule mitsva s’assure un seul [ange] défenseur (Pirké Avot 4,11).
Cela s’applique tout particulièrement à la mitsva de la charité : lorsqu’une personne nourrit les pauvres et maintient leur âme en vie, mesure pour mesure, elle acquiert l’âme d’un ange défenseur qui la protège et assure sa propre survie.

La mitsva de la charité, plus que toute autre, soumet la sitra a'hara (force du mal) [car elle adoucit la Rigueur (Jugement), ce qui empêche la sitra a'hara d'éveiller l'Attribut de Justice.] (selon le Mé'il Tsédaka - siman alef, 239).
Grâce à cette mitsva, la Chékhina est parvenue à la perfection, car ce qui a commencé par le צדק (tsédek) - jugement) se transforme en צדקה (tsédaka - charité, ou miséricorde).
Une personne qui accomplit cette mitsva ne manquera jamais de rien ; tout comme elle, par le biais de la mitsva de tsédaka, fait en sorte que la Chékhina reçoive la bonté du mazal haél'yon (les royaumes spirituels supérieurs), elle aussi recevra également la bonté de là-Haut.
[...]

Le mot צדקה (tsédaka), lorsque ces lettres sont épelées entièrement (צדי דלת קוף הי), les lettres ajoutées (די לת וף י), en y ajoutant un pour le mot lui-même (règle du kollel), ont une valeur numérique totale de 541, ce qui correspond au mot מאשר (d’Asher).
Cela fait allusion à ce que dit le Zohar (Vol.I, 246b), à savoir que la Chékhina (présence d'Hachem dans ce monde) reçoit l’abondance principalement de l’Attribut Divin associé à Asher.
De plus, cela est évoqué dans le mot : "mes provisions" (chééra - שְׁאֵרָהּ - Michpatim 21,10), faisant référence à la subsistance de la Chékhina.
Si une personne accomplit la mitsva de tsédaka, alors elle reçoit l’abondance de cet Attribut Divin connu sous le nom d’ "Asher".
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayé'hi 49,19-20]

Le fait de donner de l’argent aux pauvres prime sur le fait de donner de l’argent pour construire le Temple.
C'est la raison pour laquelle le roi David n’a pas mérité de construire le premier Temple.
Du vivant du roi David, une terrible famine sévissait sur le pays. Le roi David avait mis de côté une importante somme d’argent pour la construction du Temple, et il n’a pas utilisé suffisamment de ces fonds pour soulager les souffrances des pauvres.
C'est pourquoi l'honneur de construire le Temple ne lui fut pas accordé. Et cet honneur fut conféré à son fils, le roi Salomon.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shékalim]

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-> Lorsque nous faisons la charité (tsédaka), c’est comme si nous avions apporté un sacrifice au Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach]

Être saint, c’est concentrer et orienter toutes nos actions vers le bien d’autrui ; cela doit être le but suprême de notre vie.
Tout comme les actions d'Hachem, pour ainsi dire, visent toutes le bien de Ses créatures, nous devons nous efforcer de L’imiter pour venir en aide à nos semblables.
[rav Shimon Shkop - Shaaré Yocher ]

J’ai entendu plus d’une fois de la bouche du rav Mordé'haï Pogromansky qu'une personne qui ne ressent pas la souffrance de son prochain est comme un animal, et que celle qui se réjouit du bonheur de son prochain comme du sien est proche du niveau d’un ange.
[rav Moché Sternbuch]

Une personne qui fait un acte de charité (tsédaka) apporte la paix entre Hachem et le pauvre, est récompensée à la mesure de ses actes par la paix dans sa propre maison et est bénie par l'abondance.
[rav 'Haïm Palagi - Moed léKol 'Haï - p.4]

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-> On peut trouver une racine à cela dans le midrach (rabba Béhar 34,16) :
Rav Yéhouda bar Simon dit : "Un homme pauvre s'assoit et se plaint à Hachem : "En quoi suis-je différent de Untel? Il dort dans son lit et moi je dors ici ... il dort dans sa maison et moi je dors ici."
Le pauvre en veut à D. que les autres dorment confortablement et qu'il n'ait nulle part où dormir.
"Tu t'es avancé et tu lui as donné. Tant que tu vivras, je te considérerai comme si tu avais fait la paix entre lui et Moi."

-> "La conséquence de la charité sera la paix" (véaya maassé atsédaka shalom - Yéchayahou 32,77).

La tsédaka = donner de la force à Hachem

+ La tsédaka = donner de la force à Hachem :

-> La mitsva de la tsédaka (charité) et les autres actes de bonté sont extrêmement puissants.
[Par exemple, selon la guémara (Soucca 49b) : "Celui qui accomplit des actes de charité est plus grand que celui qui fait toutes sortes d'offrandes ... Quiconque pratique la charité et la justice (tsédaka oumichpat) est considéré comme ayant empli le monde entier de bonté."]

La raison en est leur effet sur la Chékhina : elles augmentent sa lumière et la réjouissent.
La Chékhina est connue sous le nom de "tsédek" (Zohar - volume II, 86a), qui implique le jugement ; lorsqu'une personne donne la tsédaka, la Chékhina se transforme de tsédek (justice) en tsédaka (charité).
Lorsqu'une personne donne de la tsédaka, elle unifie les lettres du nom de Hachem (יהוה), comme le dit le verset : "L'acte de charité [apporte] la paix" (Yéchayahou 32,17).
Pour expliquer : l'argent qui est donné (symbolisé de petites pièces), correspond et ressemble à la lettre youd (י). Le bras tendu du donateur correspond à la lettre vav (ו) [qui ressemble à un bras tendu], et sa main correspond à la lettre hé (ה) [qui a une valeur numérique de 5, représentant les 5 doigts de la main]. La main du receveur correspond à la dernière lettre hé.
De plus, l'abondance principale que nous recevons de la Chékhina nous parvient à travers les lettres יה du nom d'Hachem ; les lettres שכינה (Chékhina) y font allusion, car elles peuvent être réarrangées en שכן יה (Hachem [Y-a] réside [chakhén]).

Grâce à la tsédaka et aux autres actes de bonté, une personne fait en sorte que le nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
Lorsqu'une personne accomplit des actes de bonté et prête à son prochain, mais que celui-ci a ensuite des difficultés à rembourser le prêt, le prêteur ne doit pas faire pression sur lui pour qu'il lui rende l'argent. Sinon, il cause une tache à la lettre youd de la Chékhina, car le youd correspond à l'argent qui a été donné (comme mentionné ci-dessus). C'est encore pire si la main qui a accordé le prêt saisit l'emprunteur et lui dit : "Je ne te laisserai pas partir tant que tu ne m'auras pas remboursé" ; car cela cause également une tache à la lettre hé de la Chékhina.

Nous pouvons maintenant comprendre le verset comme suit :
"Lorsque tu prêtes de l'argent à Mon peuple" (im kessef talvé ét ami - Michpatim 22,24) = Lorsque tu accomplis des actes de bonté et que tu prêtes à Mon peuple, tu dois réaliser que tu as fait une bonne action envers la Chékhina, comme le verset le poursuit ...
"au pauvre qui est avec toi" (ét éani ima'h). Le mot העני (éani - le pauvre) contient les mêmes lettres que עניה (aniya - une pauvre), qui représente la Chékhina (Zohar, volume III, 19b) ; en d'autres termes, cet acte de bonté était également un acte de bonté envers la Chékhina.
Par cette action, une personne fait en sorte que le Nom יה influence la Chékhina (שכינה), ce qui la conduit à un état de perfection.
["Donnez de la force à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Grâce à la tsédaka nous permettons à la présence Divine dans ce monde de pouvoir davantage se manifester (pour notre bien) dans ce monde. ]
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Michpatim 22,24]

Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel

+ Donner à la tsédaka = ouvrir les portes du Ciel :

"Il y avait à Shoushan, la capitale, un juif nommé Mordé'haï, fils de Yaïr, fils de Shimi, fils de Kich, un Benjaminite" (Esther 2,5).

-> Lorsque des personnes en détresse s'adressaient au rav Steinman pour lui demander ce qu'elles pouvaient faire afin de susciter la miséricorde divine, il leur répondait qu'elles devaient travailler sur les midot de 'hessed et de ra'hamim (trait de caractère de bonté et de miséricorde).

Cela est conforme à la réflexion suivante du Gaon de Vilna (citée dans le sidour, sur la bénédiction de la téchouva dans la Amida).
Nos Sages (Méguila 12b) disent que Mordé'haï était appelé "fils de Kich" (bén kich) parce qu'il frappait (ikich) aux portes de la miséricorde et qu'elles s'ouvraient pour lui.
Comment a-t-il frappé aux portes de la miséricorde? La réponse se trouve dans l'explication de nos Sages (Shabbat 151b) sur le verset : "Il te donnera l'attribut de la compassion, te montrera de la compassion et te multipliera" (Réé 13,18) = "de cela, nous apprenons que quiconque fait preuve de compassion envers les créatures reçoit la compassion du ciel."
Le Gaon de Vilna d'expliquer : Hachem a créé deux portes, l'une au ciel et l'autre dans le cœur de l'homme, et lorsque Mordé'haï a frappé à la porte inférieure, en faisant preuve de compassion envers les gens, les portes du ciel se sont ouvertes.

En conséquence, dit le rav Steinman, lorsqu'une personne donne la tsédaka, Hachem ouvre les portes du ciel au-dessus d'elle, et elle mérite la délivrance (à ses difficultés).

Guéoula & la nécessité des actes de bonté

+ Guéoula & la nécessité des actes de bonté :

-> L'étude de la Torah est un élément nécessaire pour avoir une belle guéoula : https://todahm.com/?s=torah+gu%C3%A9oula
Néanmoins, pour être sauvés de la souffrance qui précède l'arrivée du machia'h et mériter la guéoula, la Torah seule ne suffit pas. Des actes de bonté doivent accompagner notre engagement dans l'étude de la Torah.

-> Le rav El'hanan Wasserman (Kovetz Maamarim - Zé'hor Yémot Olam 2) explique : "Les élèves ont demandé au grand Rabbi Eliezer : "Que peut faire une personne pour être sauvée des souffrances du machia'h?" Il a répondu : "Elle doit s'engager dans la Torah et les actes de bonté"." (guémara Sanhédrin 98b)
Le rav El'hanan demande pourquoi l'étude de la Torah, qui est la plus grande de toutes les mitsvot, ne suffit pas à protéger une personne.
Pourquoi le mérite supplémentaire des actes de bonté est-il nécessaire pour sauver une personne des souffrances du machia'h?

Il répond que lorsque le temps du machia'h approchera, il y aura une grande colère dans le monde. Dans ces circonstances, si le Ciel traite une personne avec une rigueur stricte, l'étude de la Torah seule ne fournira pas une protection suffisante. Une personne qui a le mérite supplémentaire d'accomplir des actes de bonté sera sauvée. Parce qu'elle est compatissante envers les autres, Hachem lui accordera également Sa compassion, car le Ciel nous traite comme nous traitons les autres.
La rigueur céleste est alors mêlé de compassion et le mérite de l'étude de la Torah peut alors prévaloir et offrir une protection. Celui qui n'accomplit pas d'actes de bonté sera traité avec une rigueur stricte et le mérite de l'étude de la Torah seul ne pourra pas le protéger.

-> Le 'Hafets 'Haïm (Ahavat 'Hessed 2,6) écrit : "En réalité, si une personne ne pratique pas les actes de bonté, il est très difficile pour ses prières demandant la faveur et la bonté divines d'être acceptées par Hachem."

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-> Le Mégalé Amoukot (Lé'h Lé'ha) enseigne :
"Les trois Avot (Patriarches) ont institué les trois piliers. Avraham a institué les actes de bonté, Its'hak, la avoda [c'est-à-dire la prière], et Yaakov a institué la Torah. Pendant la période de l'exil, la Torah et la avoda font défaut, mais on peut toujours accomplir des actes de bonté. C'est pourquoi nous concluons [la première bénédiction de la amida] avec Avraham qui était le pilier de la bonté qui existe pour toujours.
C'est ce que veulent dire nos Sages (Rachi - Lé'h Lé'ha 12,2) : "Se pourrait-il qu'il faille conclure [la première bénédiction de la Amida] avec eux tous" [Avraham, Its'hak et Yaakov], c'est-à-dire, existent-ils [leurs piliers] tous pour toujours et restent-ils éternels? À cela, ils répondent : "Tu [au singulier] seras une bénédiction, avec toi ils concluront", pour nous enseigner que le pilier d'Avraham est éternel."

-> Le Shomer Emounim (p. 60) ajoute : "Nous concluons la première bénédiction [de la Amida] par "Le bouclier d'Avraham" (magen Avraham) ... car la fin de l'exil ne sera possible que grâce au mérite de la charité, l'attribut d'Avraham qui était le maître de la bonté."

-> Le Machguia'h, le rav Mattisyahou Salomon (Véchavéha Bitsedaka 3) explique :
"Il semble que la raison pour laquelle le pilier de la bonté est resté aussi solide qu'il l'était [contrairement aux piliers de la Torah et du service], est que dans cet exil, nous avons besoin d'une abondante miséricorde céleste pour survivre et mériter la guéoula.
Afin de susciter l'abondance de la miséricorde qui descend d'en-Haut, nous devons renforcer ces attributs ici-bas en pratiquant des actes de miséricorde et de bonté de toutes nos forces.
C'est pourquoi Hachem, dans Sa grande bonté, nous a laissé le pilier de la bonté inchangé, car c'est ce pilier qui est le plus essentiel pour nous dans notre exil."

Le rav Salomon a également dit (chapitre 9) :
"Un grand secret à connaître et à prendre en considération est que lorsqu'une personne est sollicitée par de nombreuses personnes dans le besoin pour obtenir de l'aide, cela indique qu'elle a besoin de beaucoup de miséricorde Divine."

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-> La michna (Pirké Avot 1,2) déclare : "Shimon Hatsadik était l'un des derniers hommes de la grande Assemblée. Il disait : "Le monde repose sur trois choses : la Torah, la avoda [c'est-à-dire les sacrifices et la prière] et les actes de bonté.""
Dans son commentaire sur cette Michna, le Gaon de Vilna écrit : "À l'époque du Temple, les trois piliers existaient. Mais aujourd'hui, en exil, il ne nous en reste qu'un seul, celui des actes de bonté. C'est ce qu'exprime le verset : "Le monde est fondé sur la bonté" (olam 'hessed yibané - Téhilim 89,3).
Il est fondé uniquement sur la bonté, car nous avons perdu le pilier de la avoda, et de même, nous avons perdu le pilier de la Torah, comme le dit le verset : "Son roi et ses officiers sont parmi les nations, il n'y a pas de Torah" (Eikha 2,9)."

-> Même si nous avons un certain niveau de prière, cela n'est en rien comparable au pouvoir que les prières avaient dans le Temple, le lieu le plus saint sur terre.
Yaakov dit : "Que ce lieu est redoutable ... c'est la porte du Ciel" (Vayétsé 28,17).
Le Targoum Yonatan ben Ouziel explique : "C'est le meilleur endroit pour prier, il correspond à la porte du Ciel."
De même, le roi Shlomo pria Hachem pour que toute prière offerte dans le Temple soit entendue par Hachem dans les cieux (Méla'him I 8,38-43).
Le Temple est la porte par laquelle nos prières montent vers le Ciel. Toutes les prières sont dirigées vers le Temple, comme l'a ajouté le roi Shlomo dans sa prière : même lorsque l'on prie à distance, si l'on se tourne vers Jérusalem et le Temple, Hachem devrait également entendre ces prières (Méla'him I 8,44-45).
Le lieu idéal pour prier est le Temple, mais en se tournant dans cette direction et en concentrant ses pensées là-bas, on peut se connecter à ce lieu saint, même depuis les confins du monde.
Cela ressort également du Rambam (séfer Hamitsvot 5). Il cite le midrach sur le verset "Et tu le serviras" (Réé 13,5), qui dit : "Servez-Le par l'étude de la Torah, servez-Le dans Son Mikdach".
Le Rambam explique que cela signifie qu'il faut servir Hachem en se rendant au Temple pour y prier, debout devant la Présence divine.

-> Comparée à la vitalité et à la profonde compréhension de la Torah qui régnaient lorsque le Temple existait, l'étude de la Torah pendant l'exil pâlit et semble inexistante. C'est pourquoi nous prions [immédiatement après la Amida] : "Que ta volonté soit faite, Hachem ... que le Temple soit reconstruit et nous donne notre part dans ta Torah", car l'acquisition de la Torah dépend de la reconstruction du Temple (Gaon de Vilna - Avot 5).
La profondeur de la compréhension de la Torah qui était possible à l'époque du Temple est illustrée par l'incident suivant. Le prophète Yirmeyahou fut confronté à un philosophe qui ne comprenait pas pourquoi il pleurait la destruction du Temple, après tout, ce n'était qu'un bâtiment fait de bois et de pierre. Yirmeyahou mit le philosophe au défi de lui poser ses questions philosophiques les plus difficiles. Yirmiyahou répondit immédiatement, résolvant ses questions les plus difficiles. Stupéfait, le philosophe demanda à Yirmeyahou d'où il tenait une sagesse aussi profonde.
Yirmeyahou répondit que la source de sa sagesse venait de ce bâtiment de bois et de pierres. (Rema dans le séfer Torat HaOlah).
[b'h, à ce sujet : Diminution de la Torah suite à la destruction du Temple : https://todahm.com/2022/09/20/diminution-de-la-torah-suite-a-la-destruction-du-temple ]

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-> Le Ramak (Tomer Dévorah 1,6) qui explique que les actes de bonté accomplis par le peuple juif dans ce monde ont un tel impact au Ciel que même si leurs fautes méritent l'extermination, que le Ciel nous en préserve, Hachem fait preuve de miséricorde et les sauve, car la bonté "Lui parle", comme le dit le verset "car Il désire la bonté" (Mikha 7,18).

Lorsque vous donnez à la tsédaka, vous montrez que l'argent n'est pas votre sécurité (notre refuge en cas de problème), et que seul Hachem l'est.
Et cette confiance apporte la bénédiction et la subsistance.
[d'après le rabbi Lévi Its'hak de Berditchev (Kédouchat Lévi) ]