Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

"On doit savoir qu'on peut trouver Hachem dans l'obscurité elle-même.
"Le peuple resta éloigné, tandis que Moché s'approcha du brouillard où était Hachem" (Yitro 20,17)
Moché excellait précisément parce qu'il s'approchait du brouillard, de l'inconnu, de l'incertitude et de la confusion. Il savait qu'il trouverait Hachem. Il savait que même dans l'obscurité, il trouverait la Lumière d'Hachem, qui illuminerait son chemin.
Il ne cessa jamais de chercher, ne recula pas un instant. Par conséquent, il s'éleva par au-dessus des plus grands Tsadikim".
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I, 115]

=> Tout comme Moché qui put trouver la Lumière dans l'obscurité elle-même, nous devons aussi, aux moments les plus sombres de notre vie, fortifier notre foi, afin de trouver à notre tour, la Lumière, c'est-à-dire Hachem Lui-Même.

Par notre foi dans les Tsadikim, leur sainteté peut descendre sur nous et nous aider à atteindre la grandeur spirituelle.
Le simple fait de mentionner leurs noms nous aide à puiser dans leur sainteté.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Nétilat Yadaïm li'Séouda 4,6]

"La disparition des justes (tsadikim) est plus dure aux yeux d'Hachem, que la destruction du Saint Temple."
[midrach Eikha raba - Introduction 24 ]

<--->

-> "La mort des justes est équivalente au Temple (litt. la Maison de notre D.) qui a pris feu"
[guémara Roch Hachana 18b-19a]
[explication sur pourquoi nous jeûnons en commémorations de l'assassinat de Guédalia ben A'hkham]

-> Selon le midrach Eikha rabati (1,37), la mort des justes fait peser sur le monde un décret plus sévère que l'incendie du Temple.
[le midrach rapporte : "au sujet de la destruction du Temple, il est écrit : « Elle a décliné de façon extraordinaire (péla'im)". (dans les malédictions de la paracha Ki Tavo on ne mentionne qu'une fois le mot "והפלא" (véapélé))
En revanche, au sujet du départ des justes, il est écrit : "C’est pourquoi, voici, je continuerai à stupéfier (léhafli) ce peuple, stupéfaction (apélé - הַפְלֵא) sur stupéfaction (vapélé - וָפֶלֶא)" (Yéchayahou 29,14)."

=> Cela laisse entendre que la mort des tsadikim est deux fois plus douloureuse que la destruction du Temple. Pourquoi cela?
Bien que le texte talmudique principal utilise le terme "équivalent" (chékoula) et que les midrachim utilisent "pire/plus dur" (yoter kaché), des commentateurs rabbiniques plus tardifs (comme l'Eretz 'Hemda, des maîtres hassidiques comme le Tiféret Shlomo, ou les enseignements de Breslev) expliquent pourquoi cette perte est ressentie comme doublement sévère (keflayim) :
1°/ Une perte irremplaçable : Le Temple physique, bien que très saint, sera finalement reconstruit. En revanche, un tsadik spécifique qui a développé une grandeur dans la Torah et une lumière spirituelle unique au cours de sa vie ne peut pas être remplacé à l'identique.
2°/ Une double fonction : Un tsadik sert à la fois de "Sanctuaire en miniature" vivant (Beit HaMikdach) et de bouclier protecteur/guide pour toute sa génération. Le perdre revient à perdre à la fois son sanctuaire vivant et son mérite protecteur.

 Les justes (tsadikim) sont capables de chanter ce qui est encore à venir, car ils ont confiance qu’ils parviendront finalement à la plénitude, et c’est sur cette base qu’ils chantent, avant même de l’avoir atteinte.
[rav Yéhouda Ashlag - séfer HaMaamarim LHRBSH 5744-5 - maamar 43, cité dans Haggadat HaSoulam - p.68 ]

Les conseils donnés par une personne à une autre contribuent à créer une union entre elles. Ils forment un lien entre le donneur et le receveur. Cette union ressemble, en un sens, à un mariage.
Les idées et les conseils que l'on donne à autrui grandissent, se développent et donnent naissance à une réalité. Si les conseils proviennent d'un racha manquant de vertus, rien de bon n'en découlera.
En revanche, les conseils que l'on reçoit des tsadikim sont la pure vérité. Le résultat final de leur conseil est toujours positif.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I 7,3 ]

<--->

-> C'est pourquoi il est d'une importance capitale de se fier à des chefs spirituels intègres et authentiques. Les idées et les conseils que nous recevons d'eux mènent à la vérité et à la foi complète, parce que leurs conseils constituent la vérité pure et ultime. Même si nous n'arrivons pas à comprendre que ce qu'ils nous disent est vrai, le fait d'y croire grave la vérité en notre cœur.
Soutenue par notre désir d'accéder à la vérité, notre foi nous mènera en fin de compte sur le bon chemin.
[rav 'Haïm Kramer]

-> La descendance principale et véritable des tsadikim réside dans leurs bonnes actions. (midrach Béréchit raba 30,60)

Si une personne saisit toute la profondeur de ce sujet, elle comprendra que c’est bel et bien vrai, non seulement dans un sens abstrait, mais aussi d’une manière très concrète, car, comme nous le savons : "Pour chaque mitsva qu’une personne accomplit, un ange (défenseur) est créé" (Pirké Avot 4,10).
Il est évident qu’un ange est supérieur à un être humain ; par conséquent, la descendance créée par les mitsvot d’une personne est supérieure à sa descendance physique.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bamidbar 3,1]

Rendre visite au Temple

-> A l’époque du Temple, nous étions tenus d’effectuer un pèlerinage vers la demeure d'Hachem trois fois par an.
Et à l’ère messianique, lorsque le 3e Temple sera construit, nous nous rendrons au Temple chaque Shabbat et chaque Roch 'Hodech.

Pendant notre exil, alors que nous n’avons pas de Temple, existe-t-il un moyen de vivre l’élévation spirituelle que procure la visite du Temple?
Lorsque nous rendons visite à notre rabbi, notre maître, notre guide spirituel, cela équivaut à avoir visité le Temple.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Shabbath ha'Hodech ]

Lorsque les dirigeants spirituels de la génération sont joyeux, ils répandent la joie dans le monde entier.
[Dibrat Shlomo - Chémini ]

Le tsadik (par le rav Eibshitz)

+ Le tsadik (par le rav Eibshitz) :

-> Beaucoup d’entre nous qui portons des lunettes à forte correction, lorsque nous les retirons, ne voyons plus rien à plus d’un mètre cinquante.
Nous réalisons bien sûr que rien n’a disparu. Les objets sont toujours là ; c’est simplement que nous ne les voyons pas. De même, lorsque nous utilisons un microscope, nous sommes étonnés de découvrir ce que le monde recèle et que notre œil nu ne perçoit pas.

Lorsque Hachem a créé le monde, il a commencé par créer un certain nombre de mondes spirituels, et dans chaque monde spirituel descendant, la présence d'Hachem était de plus en plus dissimulée.
Dans notre monde, nous ne voyons pas Hachem. Le Divin est dissimulé. Cela ne signifie pas qu’Il n’est pas présent.
Nos rabbanim nous enseignent qu'Hachem recrée constamment le monde, et s’Il cessait de le recréer, le monde cesserait d’exister. Le monde est une manifestation de la divinité.

Cependant, les tsadikim de chaque génération, grâce à leur sainteté, sont capables de voir ce que la personne ordinaire ne peut pas voir. Ils sont capables de voir la Chékhina. C’est comme s’ils portaient des lunettes qui leur permettent de voir Hachem de manière révélée.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayélé'h ]

<--->

-> Le simple fait de voir quelque chose peut nous toucher spirituellement.
Le tsadik est une personne sainte et juste, et lorsque nous contemplons son visage, nous voyons une expression de sainteté, et par conséquent, nous sommes enveloppés de bénédictions et de sainteté ...

Non seulement lorsque nous voyons une personne juste (tsadik), nous sommes touchés et influencés (par cette vision), mais il est tout aussi vrai que lorsqu’un tsadik ou un grand érudit de la Torah pose son regard sur nous, c’est une source de bénédiction.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]

<--->

-> De son vivant, le tsadik comble sans cesse les autres de bénédictions. Cela ne s’arrête pas à sa mort.
Comment continuons-nous à recevoir les bénédictions des défunts?
Répéter leurs paroles de Torah ou leurs enseignements spirituels agit sur la partie de l’âme qui reste éternellement attachée à leur tombe. Cette partie de l’âme se connectera alors aux niveaux supérieurs de l’âme et finira par faire jaillir les bénédictions du tsadik.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]

-> Si nous répétons les enseignements ou les paroles d’un tsadik défunt, l’âme de cette personne vertueuse s’en revêt, et c’est comme si le tsadik se tenait à nos côtés.
C’est ainsi que nous devons comprendre les paroles du prophète qui dit que les justes (tsadikim) vivent dans deux mondes. Ils vivent dans le monde éternel après leur décès, et en même temps, ils vivent dans le monde physique grâce au fait que nous répétons leurs paroles saintes.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,7 ]

-> Les tsadikim sont comparables à une source. Plus on puise de l'eau de la source, plus elle se renouvelle. Telle est la vie du tsadik : plus le tsadik donne, plus il reçoit en retour.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

-> Un tsadik, c'est-à-dire une personne qui consacre sa vie au respect de la Torah, mène une existence digne d'être imitée. Lorsqu'il vient à mourir, sa noblesse d'âme ne disparaît pas avec lui.
L'élan qui pousse à suivre ses traces ne s'éteint pas avec son départ. Le tsaddik reste bien vivant dans le cœur et l'esprit des gens.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]

-> Un tsadik dans le Gan Eden aspire à avoir l’occasion d’enseigner la Torah aux autres, même s’il baigne dans la gloire d'Hachem. Lorsque le tsadik enseigne à ceux qui ont moins de connaissances, il imite D.
Pourquoi considère-t-on que le tsadik imite Hachem lorsqu’il enseigne?
Hachem n’avait pas besoin de créer le monde. Pourquoi l’a-t-Il donc fait?
Hachem est la source ultime du bien, et la nature du bien est de faire le bien. C’est pourquoi Hachem a créé le monde pour répandre le bien sur toute l’existence. De même, en enseignant à ceux qui sont moins instruits, vous leur accordez le bien.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

<--->

-> Lorsque les tsadikim prient, leurs prières montent immédiatement vers le ciel.
En revanche, pour le juif qui n’a pas encore atteint de tels sommets spirituels, ses prières doivent d’abord passer par le Temple de Jérusalem. Après la destruction du Temple, les prières du juif s’attachent à celles des tsadikim, et les deux séries de prières s’élèvent ensemble comme une seule.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,9 ]

[le judaïsme ne croit pas au concept d’un intermédiaire entre l’homme et Hachem. Nous prions Hachem et aucune autre entité. Quel est donc le rôle des justes en ce qui concerne nos prières?
À titre d’analogie, vous avez désespérément besoin d’un prêt bancaire et devez donc rencontrer votre directeur de banque. Vous avez un ami cher qui est le plus gros client de la banque ; il va de soi que votre ami aura plus de chances de vous obtenir un rendez-vous que vous ne le pourriez par vous-même. Vous pourriez même demander à votre ami de plaider votre cause à votre place. Cependant, vous réalisez que votre ami n’a ni le pouvoir ni l’autorité d’accorder le prêt.
Cette décision revient au directeur de la banque. De même, nous ne prions pas le tsadik. Nous lui demandons plutôt si nous pouvons joindre nos prières aux siennes ou lui demandons de prier Hachem en notre nom. (d'après le rav Yaakov Barber) ]

<--->

-> Rien n’a plus de valeur que la vie elle-même. En ce sens, à l’exception de trois commandements, toutes les lois sont suspendues si la vie d’une personne est en danger.
Pourtant, il arrive qu’un tsadik demande à Hachem de le rappeler à Lui avant l’heure.
Un tsadik ne peut supporter de voir la souffrance du peuple juif, et il préfère mourir plutôt que de vivre dans un monde où ses frères sont dans la douleur et la souffrance.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Yitro ]

-> Un tsadik consacre sa vie à éduquer le peuple juif et à l’inspirer à se rapprocher d'Hachem. Pourquoi alors un tsadik accepterait-il de mourir alors qu’il sait qu’il peut encore accomplir tant de choses?
Hachem fait en sorte que le corps du tsadik éprouve une grande douleur et une grande souffrance ; l’âme voit et ressent cela. L’âme ne peut supporter de voir le corps du tsadik endurer tant d’agonie et de chagrin, et elle demande donc à Hachem de prendre son âme pour soulager la souffrance de son corps.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]

-> Dans son éloge funèbre de son beau-père, le rabbin Its'hak Shapira, le rav Yonathan Eibshitz a déclaré qu'Hachem ne peut prendre l’âme d’un tsadik sans que celui-ci y consente. Lorsqu’un tsadik sent qu’il a accompli sa mission de vie, il autorise Hachem à lui retirer son âme.
De même, Hachem ne fera rien à un tsadik qui soit contraire à sa volonté. En revanche, une personne racha n’a pas son mot à dire quant au moment de son décès.
[Yaarot Dvach 1,16 ]

<--->

-> La sainteté du tsaddik s'étend à ses biens. Tant qu'un tsadik est en vie, tout ce qu'il a bâti ou construit ne peut jamais être détruit. Cela ne peut être détruit qu'après son décès.
Cela explique un aspect intéressant concernant la destruction du premier Temple. Le Temple a été construit par le roi Salomon ; cependant, les portes et les portails ont été construits par son père, le roi David. Lorsque le Temple a été détruit, les portes se sont miraculeusement enfoncées dans le sol et ont été préservées.
Pourquoi les portes du roi David ont-elles été épargnées?

La guémara déclare : "Le roi David, roi d’Israël, vit pour l’éternité".
Puisque le roi David, en un sens, est toujours vivant, tout ce qu’il a construit ne peut être détruit. Cependant, le reste du Temple a été construit par le roi Salomon, et une fois que le roi Salomon est décédé, il est devenu possible de le détruire.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]

Même s'il n'y a qu'un seul juif juste (tsadik) en vie, la sainteté de ce seul juif peut protéger et sauvegarder tout le monde juif.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - part.2, drouch.19]