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Vous ne volerez point …

"Vous ne volerez point." (Kédochim 19,11)

b"h, illustrons ce verset avec quelques histoires/exemples de nos Sages ...

1°/ On raconte que le Rav Isser Zalman Meltser (l'auteur du Even Haézer), marchait une fois dans les rues de Sloutsk (en Biélorussie), dont il était le Rav, aux abords d'un bâtiment en construction.
Perdu dans ses pensées, il fonça tout droit dans un bac à chaux.
Quelle fut sa réaction?

Plutôt que de s'apitoyer sur ses vêtements et ses chaussures maculés de tâches, il se désola en pensant aux quelques centilitres de chaux, dont il avait privé l'entrepreneur ...
Mettant de côté, la prestigieuse position qu'il occupait, il ne quitta pas le chantier avant d'avoir mis la main sur l'entrepreneur, l'avoir dédommagé de sa "perte", et lui avoir présenté ses plus plates excuses ...

2°/ Un élève du 'Hafets 'Haïm raconte qu'un jour, il devait se rendre à Varsovie, et le 'Hafets 'Haïm l'appela pour lui demander : "Pourrais-tu remettre cette lettre à Untel qui habite dans cette ville?"
L'élève répondis par l'affirmative et pris la lettre.
Le 'Hafets 'Haïm prit alors l'enveloppe, décolla le timbre et ... le déchira!

L'élève stupéfait, demanda : "Pourquoi déchirez-vous le timbre?"
Et son maître de répondre : "Parce que je ne veux pas voler la poste.
Par le fait que je te délègue ses services, je lui fais perdre de l'argent."

3°/ Des heures durant, le 'Hafets 'Haïm (1838 - 1933) restait penché sur sa table pour vérifier chacun de ses livres après leur reliure.
Il observait alors soigneusement chaque page, et chaque couverture.
Si le volume lui paraissait complet et sans défaut, il inscrivait au crayon, sur la page de garde, la mention : "contrôlé".
Et lorsqu'il trouvait une page mal imprimée, altérée, déchirée ou maculée, il apposait un morceau de papier sur l'endroit défectueux, et le rapportait à l'imprimeur afin qu'il remédie au problème.

Il lui expliquait alors aimablement que le prix de l'ouvrage ayant été fixé, celui qui l'acquérait s'attendait à recevoir un volume entier et sans anomalie.
Or, la valeur d'un livre détérioré s'en trouve réduite.
Vendre celui-ci à son prix fixe sans avoir réparé son défaut est donc constitutif de vol ...

4°/ Selon l'habitude en cours dans les shetls, le 'Hafets 'Haïm avait une vache, au lait de laquelle sa famille s'abreuvait, et qu'il surveillait avec la plus grande vigilance afin qu'elle ne s'échappe pas de son domaine, et n'aille pas causer de dégâts chez les autres.

En 1865, ayant été appelé à diriger la yéchiva de Veislischok, il quitta temporairement Radin (où resta sa famille), pour se vouer à cette fonction qu'il assuma pendant quelques années.
Il correspondait alors avec son épouse, et lui faisait parvenir ses lettres par les voituriers locaux.

Un jour, un des cochers, ne put maîtriser sa curiosité, et ouvrit une lettre adressé par le saint homme à sa femme ...
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit que le 'Hafets 'Haïm y priait son épouse de ne pas laisser sortir leur vache dans les rues de la ville, les jours de marché, car de nombreuses voitures de non-juifs y circulaient, et risquait d'y perdre un peu de paille préparée par les propriétaires à l'intention de leurs bêtes.
Ce qu'elle prenait ainsi, valait certainement moins d'une perouta.
Mais comme, il ne fallait pas compter sur le fait que les victimes leurs pardonnent ce vols, le Maître et son épouse risquaient de se rendre coupable de vol!

[de plus, comme le dit la Tossefta sur la guémara (Baba Kama 10;8) : "Voler un non-juif est plus grave que voler un juif, en raison de la profanation du nom divin qui en résulte."]

5°/ On raconte que'un homme se rendit un jour chez le Gaon Rav Yaakov Israël Kaniewsky (auteur du Kéhilot Yaakov), et aperçut une lettre qui devait vraisemblablement être photocopiée.

Le visiteur déclara : "Je dispose d'une photocopieuse sur mon lieu de travail.
Si le Rav le souhaite, je pourrai photocopier la lettre en m'y rendant demain."

Ébranlé par cette proposition, le Rav Kaniewsky répliqua : "As-tu demandé la permission à ton patron?
Ne sais-tu pas qu'utiliser cette photocopieuse à des fins autres que ton travail serait du vol à l'état pur!"

6°/ Ayant besoin d'une feuille de papier lors d'une réunion de rabbins, le 'Hafets 'Haïm a demandé à l'Admor de Loubavitch, s'il pouvait prendre la sienne. L'admor de lui répondre : "Bien sûr!".

Le 'Hafets 'Haïm a voulu le payer, mais l'Admor a refusé : "Ce n'est pas la peine. C'est une simple feuille de papier."

Le 'Hafets 'Haïm lui a répondu : "Sachez que le vol d'une feuille de papier comme celle-ci peut créer un ange destructeur capable de brûler toute la ville de Varsovie!"

7°/ Une fois, aux bains publics, le 'Hafets 'Haïm a vu une personne utilisant un objet appartenant à quelqu'un d'autre.

Le 'Hafets 'Haïm est allé le voir et lui a chuchoté : "Une personne qui se lave avec une chose qui ne lui appartient pas, finit plus sale que lorsqu'elle a commencé."

Source (b"h) : le "Pniné haTorah" du Rav David Haddad + le "binéoth déché" du rav David Chaoul Greenfeld + le "Talelé Oroth" du Rav Yssa'har Dov Rubin

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+ A propos du vol :

-> Le Méam Loez (Vayikra 1,17) écrit :
Le prophète dit : "Celui qui amasse illégalement sa richesse la perdra au milieu de ses jours, et finira par être un sot." (Yirmiyahou 17,11).
Ce verset désigne l'homme qui amasse des biens par le vol ou la malhonnêteté.
Sa richesse ne restera pas en sa possession, mais sera perdue.
De plus, dans l'autre monde, son âme descendra du lieu saint où elle se trouvait avant son arrivée sur terre car elle ne méritera pas d'entrer dans le domaine de Hachem. Elle errera sans mériter de repos.

Le seul qui puisse entrer dans le domaine de D. au monde futur est l'homme innocent de tout vol, comme le dit le roi David : "Qui montera sur la montagne de D. et qui se tiendra sur Son lieu saint? Celui aux mains propres et au cœur pur" (Téhilim 24,3-4).
Le roi David nous révèle que seule la personne dont les mains ne sont pas tâchées par le vol sera autorisée à pénétrer dans le domaine de D.

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-> Le Méam Loez (Emor 23,26-32) enseigne :
L'une des fautes les plus graves est le vol.
La prière d'un voleur est détestable aux yeux de Hachem.

Les mammifères sont entièrement consumés sur l'autel [en tant que sacrifices], mais Hachem nous a ordonné d'ôter l'appareil digestif d'un oiseau avant de l'offrir (Vayikra 1,16) car les volatiles mangent de la nourriture volée.

Cela doit nous servir de leçon [la prière remplaçant les sacrifices]. Il faut savoir que les prières d'un hommes ayant un objet volé en sa possession ne sont pas acceptées.
Dans le monde à venir, il sera écarté et ne jouira pas de l'éclat de la Présence Divine.

Bien que la génération de Noa'h fût coupable de nombreux péchés, le décret du déluge fut scellé à cause du vol.
[...]

Il est interdit de voler un juif comme un non-juif, serait-il idolâtre.
Sous de nombreux aspects, voler un non-juif est pire que de voler un juif car il s'agit, outre le vol, d'une profanation du Nom de D. ('hiloul Hachem).
Le racha en viendra à maudire la religion juive et à mépriser les juifs.
La Torah nous interdit donc de voler même un non-juif.

Si un homme trompe un non-juif, l'ange gardien de la nation de laquelle le non-juif appartient se tient en Haut et le dénonce devant Hachem.
Un décret est alors scellé et les bienfaits Divins destinés au voleur sont remis à l'ange gardien de ce peuple. Cette nation s'empare donc d'un bénéfice qui était assigné à Israël et le voleur est laissé sans aucun bienfait.

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-> Tout celui qui soustrait à son prochain ne serait-ce que la valeur d'une prouta [valeur monétaire minine] est considéré comme s'il lui ôtait son âme ...
[la guémara ensuite précise qu'un voleur ôte également l'âme des enfants de ce propriétaire, et que même un vol commis indirectement compte]
[Rabbi Yo'hanan - guémara Baba Kama 119]
[on voit que concernant les questions pécuniaires, la rigueur Divine est implacable, prenant en compte toutes les répercussions des actes, et leurs conséquences indirectes.]

-> Il y a 3 fautes devant lesquelles le « rideau » [séparant ce monde de la Présence Divine] ne fait pas obstacle [et qui montent tout droit devant Hachem pour accuser l’homme].
[Il s’agit de] : causer du tort à son prochain, voler, et vouer un culte aux idoles.
[Rabbi Abahou – guémara Baba Métsia 59a]

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-> Nos sages ont dit : "Quiconque vole à son prochain l’équivalent d’une pièce de monnaie (une prouta - une valeur monétaire minime), c’est comme s’il lui volait son âme" (guémara Baba Kama 119).
L’idée est que chaque âme est composée de 248 membres et organes, dont chacun renferme de nombreuses lumières sacrées. L’étendue des bénédictions célestes qu’une personne recevra dépend de l’étendue de ces lumières dans son âme, et cela se reflète dans la quantité d’argent qu’elle possède en ce monde.
Par conséquent, lorsqu’une personne vole l’argent d’une autre, elle vole en réalité la bénédiction céleste qui était destinée à l’âme de cette personne.
C’est pourquoi Yaakov est retourné de l’autre côté du fleuve pour récupérer de petits ustensiles, car si les pieux ne reviennent pas chercher leurs biens, c’est comme s’ils méprisaient le don céleste, et si une personne pieuse les abandonne, elle perdra également sa part spirituelle.
C’est pourquoi les pieux sont très stricts quant à la préservation de leurs biens courants, mis à part les dépenses consacrées à la charité et à d’autres mitzvot.
[rabbi 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot Michpatim ]

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-> De toutes les fautes qui empêchent une prière d’être exaucée, la plus grave est le vol.
En effet, si une personne est mêlée à un vol, elle aura beau crier et implorer, sa prière restera bloquée.

J'ai par ailleurs découvert, au nom des Mékoubalim, l'un des barrages à la prière, l'empêchant d'être acceptée même si l'on prie convenablement et avec les intentions adéquates, est le fait de porter des habits en chaatnez (mélange de lin et de laine) au moment où on la formule ; dans ce cas, celle-ci n'est pas écoutée, car les lettres de chaatnez sont en hébreu les mêmes que celles des mots : Satan az ("Satan effronté").
[Yessod véChorech haAvoda]

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-> "Aucune injustice ne souille mes mains et ma prière est pure" (Iyov 16,17)
Ce qui signifie qu'il existe une prière pure et une prière souillée.
L'homme dont les mains sont salies par des gains malhonnêtes aura beau crier, Hachem se détournera de ses prières ; car son discours est tâché.
Mais la prière de Iyov était pure. Il était honnête, et ses mains étaient propres.
[midrach Chémot rabba 22,24]

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-> Le midrach (Chémot 22,3) dit : "Une personne doit purifier son cœur avant de faire la prière."
Comme l'a dit Iyov (16,17) : "Je n'ai pas de vol dans mes mains, et ma prière est pure".
Rabbi Yéhochoua haCohen, fils de Rabbi Né'hémia dit : "Existe-t-il une prière impure? Mai plutôt, une personne dont les mains sont souillées par le vol peut appeler Hachem, mais Il ne répondra pas.
Pourquoi cela? Parce que sa prière est récitée dans la faute [du vol].
Cependant, puisque le travail de Iyov était exempt de vol, sa prière était pure. Comme l'a dit Iyov, "Mais il n'y a pas de vol dans mes mains" ; parce que mes mains et mon travail sont exempts de vol, "ma prière est pure".

Rabbi 'Hama, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : "Comment savons-nous que si quelqu'un a des biens volés en sa possession, sa prière est impure? Puisque le verset dit : 'Lorsque tu étendras tes mains [en prière], Je te cacherai mes yeux ; même si tu intensifiais ta prière, Je ne t'écouterais pas' (Yéchayahou 1,15).
Pourquoi cela? Et comment savons-nous que si quelqu'un s'éloigne du vol, sa prière sera pure?
Puisque le verset dit : "Celui qui a les mains propres et le coeur pur, qui n'a pas juré en vain par Mon âme, et qui n'a pas juré de manière trompeuse" (Téhilim 24,4), et juste après il est dit : "Il recevra une bénédiction d'Hachem, et une juste bonté du D. de son salut" (Téhilim 24,5).

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-> A cause d'un vol ou d'une honte qu'il aurait infligé à autrui, la prière de l'individu ne sera pas écoutée.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téfila]

-> Celui qui respecte l'adage : "Que le bien d'autrui te soit aussi précieux que le tien" (Pirké Avot 2,12), méritera de prier avec ferveur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Téfila]

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-> Le rav 'Haïm Chmoulévitch rapporte les paroles de nos Sages (guémara Baba Batra 16a) : "Iyov, qui était goy, volait la terre des orphelins, l'améliorait, puis la leur rendait" : cette conduite était louable.
Toutefois, il est interdit à un juif de voler, même dans l'intention de rendre 2 fois plus à son propriétaire (guémara Baba Métsia 61b), car il y a là en effet une dimension de vol.
Il en ressort que ce qui est convenable pour les autres peuples peut être interdit aux juifs du fait de leur importance et de leur rang.

[le rav Yérou'ham Leibowitz disait par exemple qu'il est interdit spécifiquement aux juifs de manger des reptiles, car cela a sur eux un effet malfaisant, mais non sur les autres nations.]

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-> Le Rama de Pano (Assara Maamarote) fait remarquer que toutes les défenses de la Torah sont exprimées au futur, par exemple : "Toute graisse et tout sang vous n’en mangerez pas".
La raison en est que Hachem se porte garant pour nous que nous ne fauterons pas.

D'après cela, demande le Amoud haAvoda (rabbi Barou'h de Kassov), comment expliquer l'introduction : "Tu ne voleras", alors que nous voyons que certaines personnes le font?

C’est qu’en fait, lorsque Réouven vole mille chékels à Chimon et qu’il semble avoir ainsi gagné mille chékels, tandis que Chimone les a perdus, cela ne traduit pas la vérité.
Car si Réouven s’était abstenu de voler et de prendre ces mille chékels de manière interdite, il les aurait reçus par un biais entièrement permis.
A présent qu’il les a volés, Hachem ne lui enverra pas les mille chékels qui lui étaient destinés mais il les enverra à Chimon afin de compenser ce qui lui manque.
Il en ressort que lorsque Réouven a volé ces mille chékels, ce n’est pas Chimon qu’il a volé mais bien lui-même.

D’après cela, on comprend pourquoi la Torah exprime également la défense de voler au futur "Tu ne voleras", car en vérité aucun vol ne peut se produire.
Et même si le voleur pense avoir ainsi gagné, il n’a pris que de ce qui lui revenait.
A l’inverse, pour ce qui concerne sa victime, si cet argent devait lui revenir, le Créateur le
dédommagera en lui donnant cette somme par un autre moyen, et sinon, il l’aurait de toute façon perdue d’une autre manière.

-> "Personne ne peut rien prendre de la portion réservée à un autre, fût-ce l’épaisseur d’un cheveu" (guémara Yoma 38b)
-> "Tous les gains d’une personne sont prédéterminés d’un Roch Hachana à l’autre" (guémara Beitsa 16a)

Le Amoud haAvoda écrit également :
La plupart des gens pensent que ce qu’ils ont acquis grâce à leur travail et qu’ils possèdent à présent leur appartient. Dès lors, lorsqu’ils perdent de l’argent, ils se lamentent et s’en plaignent.
En réalité, il est très possible que, même si cet argent se trouve en leur possession, il ne fasse pas partie de ce
qui leur a été octroyé par le Ciel.
C’est pourquoi, le moment venu, ils le perdent.
Si tout le monde en était convaincu, les lois relatives aux préjudices deviendraient inutiles puisque personne ne
revendiquerait une créance, sachant qu’il est impossible d’augmenter ou de diminuer ce qui lui a été fixé.
Seulement, la Torah ne s’exprime (à travers toutes les lois relatives aux préjudices financiers) que contre le yétser Hara qui aveugle les yeux de la raison et poussent l’homme à considérer avec son regard humain qu’un tel lui a causé une perte.

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-> Le ‘Hafets ‘Haïm (dans son Kountrass Midot OuMichkalot et dans son livre Chem Olam) écrit :
L’homme doit savoir que l’argent qu’il amasse illégitimement et par des moyens malhonnêtes le quittera au milieu de ses jours, c’est-à-dire soit que sa richesse sera abandonnée par lui au milieu de ses jours, soit qu’il sera abandonné par sa richesse au milieu de ses jours ...
Cela signifie que soit la richesse disparaîtra au milieu de la vie de l’homme, soit c’est l’homme qui disparaîtra.
Et parfois, la disparition vient par plusieurs maladies et malheurs, que Hachem nous en protège, au point qu’il reçoit plus de souffrance qu’il n’a eu de joie pendant qu’il accumulait son argent.
En effet, quand la richesse ne provient pas d’une bénédiction de Hachem, par exemple si elle lui vient parce qu’il a transgressé Sa volonté, on lui donne le malheur en même temps que la fortune, et plus sa fortune grandit, plus les malheurs s’accumulent, par exemple les maladies, ou les soucis à cause des enfants, ou de se faire attaquer et voler, et toutes les épreuves qu’on peut connaître dans le monde, au point qu’on ne connaît aucune satisfaction de sa fortune.

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-> Le Or'hot Tsadikim enseigne :
"Lorsque l’homme croit du plus profond de son cœur que le Créateur accomplira tout ce qui est écrit dans la Torah, punira le méchant et récompensera ceux qui la respectent, il observe la Torah.
En effet, si tous les voleurs savaient avec certitude qu’ils seraient tués pour leur vol sans pouvoir y échapper, ils s’abstiendraient. Mais ils sont tous certains de pouvoir s’en tirer, c’est pourquoi ils font ce dont ils ont envie.
Le pécheur ne fauterait pas non plus s’il était certain de recevoir un châtiment terrible. C’est pourquoi toute la Torah est comprise dans la foi, ainsi qu’il est écrit : "le juste vivra par sa foi" (‘Habakouk 2,4)."

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-> Il est à noter les notions de vol (le guézél) suivantes :

1°/ le guézél shalom = ne pas répondre à une salutation d'autrui = on lui vole une possibilité de se dire : "je suis quelqu'un de bien, je suis aimé/important aux yeux d'autrui".

Ce sentiment d'être une personne de valeur sous cette forme est vital, et par exemple :
- il donne à autrui beaucoup de forces positives de vie (permettant alors de faire de grandes et belles choses) ;
- il peut permettre à autrui d'éviter de déployer plein d'énergie, de temps futilement en faisant son "intéressant", afin d'avoir sa dose de "je suis quelqu'un de bien, d'important, d'aimé".

-> La guémara (Béra'hot 6b) statue qu'une personne est obligée de répondre au salut d'une autre personne à son égard, et que le fait de ne pas le faire s'assimile à du vol (guézel shalom).

Rabbi Yechezkel Sarna (Daliyot Yechezkel - vol2) a dit : " Si on apprécie le fait que l'homme est créé à l'image de D., on considérait comme un privilège de pouvoir saluer ses semblables"

2°/ le guézel du amen = lorsque l'on ne fait pas une bénédiction à voix haute, empêchant autrui de confirmer par un "amen" que tout vient de D.
=> On empêche alors autrui d'avoir une récompense et de développer sa confiance en D.

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-> Rabbi Mendel de Kotzk disait que tout homme doit annoncer, avant de se mettre en état de prier, qu'il accepte le Commandement : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" et que sa prière n'est pas seulement personnelle, sans quoi elle constituerait une forme de vol.

[en ce sens, le Arizal a institué quelques mots à dire au tout début de la prière du matin : "Je prends sur moi la mitsva positive d'aimer mon prochain comme moi-même, et j'aime chaque juif comme mon âme ..." (aréni mékabel alaï mitsva assé chél véaavta léréa'ha kamo'ha ...)]

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-> Détourner à son profit un honneur qui revient à quelqu'un d'autre, cela aussi s'appelle du vol.
[rabbi Israël Méïr]

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-> b'h, également cf. 8e Commandement : Tu ne voleras pas : https://todahm.com/2017/07/10/les-10-commandements-2

-> aussi : https://todahm.com/2021/09/10/33057

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"Ceux qui sont honnêtes en matière d'argent sont ceux qui mériteront d'être avec Hachem dans Sa section (bim'hitsato), comme il est écrit : "Mes yeux sont sur les fidèles du pays, afin qu'ils habitent avec Moi" (Téhilim 101,6)"
[Tana déBé Eliyahou rabba - chap.15]

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-> Le Réchit 'Hokhma (chap. Massa ouMatan) dit que le véritable déterminant pour savoir si une personne est considérée comme un tsadik est la façon avec laquelle elle traite les autres en ce qui concerne l'argent.

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+ Tout celui qui vole est un fou et un racha, car son vol ne va pas lui faire gagner davantage que ce qui a été décrété pour lui à Roch Hachana ...
Comme il est écrit (Dérékh Erets Zouta 3) : "Si tu prends ce qui n'est pas à toi, ce qui est à toi te sera repris" ...

[Voler c'est acquérir quelque chose par le bien d'une faute, et au-délà du prix de la faute, c'est ne pas avoir de bénédiction dessus. De plus, si cela nous avait été destiné alors D. nous l'aurait donné d'une façon permise. Et si nous ne devions pas l'avoir, alors nous devrons le rendre, ce qui nous causera de la peine, de la souffrance, qu'on aurait pu se dispenser en ne volant pas!]

De même, selon nos Sages (guémara Sanhédrin 8a) Hachem dit aux réchaïm : "Ce n'est pas suffisant que vous ayez volés, mais vous M'obligez également à retourner le bien volé à son bon propriétaire."
C'est ce qui s'est produit avec Lavan : "votre père [Lavan] s'est joué de moi et 10 fois a changé mon salaire" (Vayétsé 31,7).
Tout ce que Lavan a pu volé est finalement retourné chez Yaakov : "Un ange de D. me dit dans le songe ... Lève donc les yeux et vois que tous les mâles qui fécondent le bétail sont cerclés, pointillés et rayés ; car J'ai vu tout ce que te fait Lavan" (Vayétsé 31,11-12).
Yaakov a vu dans son rêve que des anges prenaient des moutons de Lavan et les apportaient sur le territoire de Yaakov.

Combien les anges pouvaient-ils faire cela : n'est-ce pas du vol?
"J'ai vu tout ce que te fait Lavan" = l'ange lui explique que ce qu'il t'a pris, t'es maintenant retourné.
['Hafets 'Haïm - Chaat haTévouna 11]

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-> Il faut être particulièrement vigilant car : "la majorité des gens faute par le vol" (guémara Baba Batra 165a)

Le Ram'hal (Messilat Yécharim - 11) précise : "Bien que la majorité des gens ne volent pas directement ... néanmoins la plupart goûte le goût du vol [comme] dans leurs affaires professionnelles"

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-> Celui qui prive autrui de sa subsistance (parnassa), finalement, ses [propres] enfants mourront prématurément.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

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-> b'h, également sur le vol (génération du Déluge) : https://todahm.com/2019/10/02/10801-2
-> également sur le vol : https://todahm.com/2015/04/30/3118-2

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-> Noa'h - La faute du vol : https://todahm.com/2023/11/02/noah-la-faute-du-vol

"Le salaire de l'étude [de la Torah] est aussi grand que celui de toutes les autres mitsvot réunies, et le châtiment du lachon ara équivaut à celui de toutes les autres réunies."


(Talmud Yérouchalmi Péa 1,1)

Tendre la main à autrui …

+ La guémara Béra'hot (5b), nous livre une anecdote sur la mitsva de bikour 'holim (rendre visite aux malades), et tout particulièrement sur la relation entre le malade et son visiteur :

"Quand Rabbi 'Hiya bar Aba tomba malade, Rabbi Yo'hanan se rendit à son chevet et lui demanda :
- Est-ce que tu aimes les souffrances?
- Ni elles, ni leur salaire, lui répondit Rabbi 'Hiya.
- Alors donne-mois la main, dit Rabbi Yo'hanan.

Rabbi 'Hiya lui tendit la main, et Rabbi Yo'hanan lui saisit la main ...
Et, Rabbi 'Hiya bar Aba se leva."

Pourquoi cette répétition du mot main?

Le mot yad (main) a une valeur numérique de 14.
Ainsi, si ma main soutient la main de mon frère, cela fera 2 mains, donc 28.
Or, ce chiffre est la valeur numérique du mot koa'h, qui signifie : force.

== N'hésitez pas à demander la main de votre "frère" dans le besoin, afin de lui communiquer des forces qui vont le sortir de son état de faiblesse.

 

Source (b"h) : inspiré d'un commentaire issu du "réfoua lé'Haïm" du Rav Its'hak Attali

"Personne ne se voyait l'un l'autre ; personne ne quitta sa place pendant 3 jours". (Bo  10;23)

Selon le 'Hidouchei HaRim = les pires ténèbres sont celles où l'homme refuse de voir son prochain souffrir et de l'aider.
Quand l'homme ignore la détresse de son prochain, lui-même devient incapable de quitter sa place.

Source (b"h) : le livre "Mayana chel Torah" du Rav Alexander Zoucha Friedman

La mitsva d’aimer son prochain

+++ La mitsva d'aimer son prochain :

+ Il est écrit : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Éternel" (Vayikra 19;18)

== c'est un devoir pour chaque juif d'aimer son prochain comme soi-même.
Selon nos Sages = ne fais pas à autrui, ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse.
Rabbi Akiva (dans le Sifra) = "c'est là un grand klal (principe général) de la Torah", voulant dire par là que de très nombreux commandements et lois en dépendent.
Le Rambam (Hil'hot Téchouva) compte cette faute parmi celles qui peuvent compromettre notre part au monde futur.

Celui qui dans ses relations avec son prochain recherche la paix, l'amitié malgré les épreuves et les conflits d'intérêts, celui qui se réjouit du succès de son ami et de son bonheur, comme du sien, appliquent véritablement ce commandement.

== Par ailleurs, quel rapport y a t-il entre cette injonction (aimer son prochain comme soi-même) et les mots 'Je suis l’Éternel'?

Nos Sages expliquent : si tu ne trouves pas de raison pour aimer ton prochain, aime-le car Je suis D. ; tel un homme qui demanderait à son ami : "aime mon fils, fais-le pour moi".

La valeur numérique du mot : aava (amour) = 13 = valeur numérique du mot : é'had (un)
En effet, l'amour pour chaque juif (sans exception) n'est possible que si nous prenons conscience que nous sommes tous unis par les liens de parenté = enfants de D. (comme le dit le verset : "Tu es mon fils aîné Israël").

Lorsqu'il y a union et amour dans notre peuple, la présence divine repose alors sur nous.
En effet, si l'on additionne : 13 (un) + 13 (amour) = 26 = valeur numérique du nom de D. dans son attribut de bonté.

Le Rav Moché Feinstein remarque que la valeur numérique des mots "tu aimeras ton prochain comme toi-même" = à celle du verset : "Tu aimeras Hachem' = valeur de 820.

+ Le 'Hida explique que l'amour entre les juifs adoucit la rigueur divine.
Il remarque que la valeur numérique de 'kamo'ha' (comme toi-même) = 86 = celle du mot 'Elokim' (nom de D. dans son attribut de justice).
=== ainsi, lorsqu'un juif parvient à aimer son prochain "comme lui-même", il transforme le nom de D. dans son attribut de justice par le nom de D. dans son attribut de bonté (אֲנִי יְהוָה) [Passage de la justice à la bonté!]

+ D'après le Rambam, la mitsva d'aimer son prochain est la 32e mitsva de la paracha Kédochim.
La valeur numérique du mot lév (cœur) est aussi de 32, signe que pour accomplir cette mitsva au mieux, il faut y mettre le meilleur de son cœur.

+ Le Rav Dessler explique que l'amour est engendré par le fait de donner (acte facilement réalisable).
En effet, lorsque l'on fait du bien à l'autre (matériellement, moralement, ...), c'est comme si on lui donnait un peu de nous-même et on finit par retrouver en lui cette part de nous-même.

+ Le Rav Moché Luzzato (Messilat Yécharim) écrit : "Aimer son prochain comme soi-même sans aucune différence découle d'une identification totale avec lui, de cœur et d'âme".

+ Le Rav Dessler a écrit (Mikhtav MiEliyahou 4;5) : "Les âmes de toute l'humanité sont reliées et se reconnaissent.
Leurs vies émanent d'une même racine spirituelle et par conséquent, elles dépendent toutes les unes des autres".

+ Avant de prier, le Ari zal enseigne qu'il faut absolument recevoir sur soit la mitsva "d'aimer son prochain comme soi-même" et d'aimer tout Israël comme son âme, et ce afin que nos prières puissent s'élever et venir devant D.
Cet enseignement lui était tellement cher qu'il est inscrit sur sa propre tombe à Tsfat, encore accessible aujourd'hui.

+ Guémara Yébamot 79a = "Ce peuple [Israël] se distingue par 3 caractéristiques : la modestie, la compassion et le fait de prodiguer des bontés (le 'hessed).
Celui qui ne les possède pas ne mérite pas d'être rattaché à ce peuple".

Source (b"h) : compilation des livres : "la Mitsva et son histoire" de C. et J.Hagège + "la pensée positive" de Sarah Yossef (belle-fille du Rav Ovadia Yossef)

Donner, donner … l’amour vous le rendra !!

+ Donner, donner ... l'amour vous le rendra !!

"Si tu désires t'attacher à ton prochain, prodigue-lui tes bontés!"

[Déré'h Erets Zouta - 82]

Rav Dessler (Mikhtav MiElyahou) enseigne que l'amour est la conséquence du don.
Il explique = "L'homme s'attache aux fruits de son travail, car il ressent qu'une partie de son Moi s'y trouve".

Le rav Dessler de dire très joliment : "Lorsque l'homme donne, il cède un peu de sa personne et il en vient à aimer celui à qui il donne, puisqu'il se retrouve chez l'autre un peu de lui-même" ]

=> Plus on se donne à autrui, plus on y investit une partie de soi, plus on aime son prochain comme soi-même!

A l'inverse, comme l'affirme le roi Salomon : "celui qui possède 100, veut 200 et celui qui obtient 200 aspire à acquérir 400".

Ainsi, plus on attend d'autrui, plus on est dans une situation d'éternel insatisfait.
S'investir physiquement et émotionnellement pour autrui (ses enfants, sa femme, ses parents, son prochain, ...), c'est la seule façon de les aimer/d'y être attaché avec une intensité toujours plus forte.

Source : adaptation personnelle (b"h) d'un commentaire issu du livre : "La femme Juive" de Sarah Hassan

Avoir un visage rayonnant …

+ Avoir un visage rayonnant ...

1°/ "Un homme qui offre à son ami les plus beaux cadeaux du monde en affichant toutefois un visage triste est considéré comme ne lui ayant rien donné.
Tandis que celui qui accueille son ami d'un visage rayonnant, même s'il ne lui a rien donné, est considéré comme lui ayant offert les plus beaux cadeaux du monde!"
(Rabbi Nathan)

 

2°/ Rabbi Avigdor Miller note que l'un des attributs divins consiste à faire rayonner Sa face vers l'homme (cf. bénédiction des Cohanim : "Que D. fasse rayonner Sa face vers toi et te soit bienveillant" - bamidbar 6;25).

Nos Sages nous enseignent que ce rayonnement de la face de D. sur l'homme lui procure la bénédiction, la réussite et la protection (cf. dans la amida : "Car à la lumière de Ta face Tu nous a donné, H. notre D., la Torah et la vie, l'amour et le 'Hesséd, la Tsédaka et la miséricorde, la bénédiction et la paix.")

Rav Miller demande : "Si le rayonnement de la face de D. vers l'homme procure à celui-ci la bénédiction, qu'en est-il de l'homme qui reçoit son prochain d'un visage rayonnant?

Le Rav répond : "De la même manière, nous pouvons affirmer qu'un homme apporte à son prochain la bénédiction lorsqu'il l'accueille d'un visage rayonnant!"

 

3°/ "Accueille TOUT homme d'un visage rayonnant" (Chamaï - Pirké avot 1;15)

Rav Avigdor Miller éveille notre attention sur l'utilisation du mot "tout" (kol), qui englobe surtout la personne qu'il ne nous est pas agréable de rencontrer, comme celle qui est orgueilleuse, morose, grincheuse ou bien repoussante!

Il n'est pas méritoire de sourire aux gens aimables/affables et joviaux, cela Chamaï n'a pas besoin de nous l'enjoindre ...

De même, le Rabbi Its'hak Blazer (dans son Nétivot Or) souligne qu'il n'y a rien de difficile à sourire à son prochain lorsque l'on se trouve soi-même dans un état d'esprit joyeux et satisfait.
Cependant, lorsque l'on est triste ou stressé, et que notre visage reflète le mauvais sentiment qui nous tourmente, accueillir son prochain d'un visage joyeux nécessitera le déploiement d'efforts surhumains pour dominer nos émotions!

 

Source : compilation personnelle (b"h) du livre : "La femme Juive" de Sarah Hassan

Vous fatiguez D. par vos paroles

+ "Vous fatiguez D. par vos paroles" (Mala'hi 2;17)

Les Sages commentent ce verset :
"D. a dit : J'ai créé le Ciel et la terre, et cela ne M'a pas fatigué, ainsi qu'il est dit : "Il n'est ni fatigué, ni lassé" (Yéchaya 40;28).
Quand est-ce que Je suis fatigué? [dit D.]
= Quand vous parlez pour rien, quand vous dites des paroles inacceptables."

D. a façonné tous les membres de l'homme selon les besoins et dans un but précis.
Quand l'homme ne tient pas compte de ce but et transforme le bien en mal dans le domaine du langage, cela provoque de la peine pour D. de constater qu'il fait exactement le contraire de Sa volonté, au lieu d'en profiter pour améliorer son âme, générer du bien.

Source : le "Torat haBayit" (chapitre 2) du 'Hafets 'Haïm

Les grands de notre génération en Torah

+ Les grands de notre génération en Torah :
= ils ont "la tête au ciel mais les pieds sur terre!"
= ils ont "la tête qui est au ciel mais pas sur le compte de ce qui se passe sur terre".

Rav Rabinovits de Hongrie, lors de la 2e guerre mondiale, fut embarqué avec ses frères dans un train de déportation vers Auschwitz.
Au moment où le train se mit en branle, il sortit la tête de la lucarne pour crier à ceux qui restaient : "Je vous en prie! Donnez à manger à mes poules. Elles n'ont rien eu à picorer depuis hier!"
== Il est emporté vers la mort avec toute sa famille et il n'oublie pas la peine de l'autre, en l’occurrence des poules !!!

 

Source :  issu du livre "Binéoth Déché" du Rav David Chaoul Greenfel