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La circoncision = offrir un korban

+ La circoncision = offrir un korban :

-> "La circoncision est si grande qu'elle est équivalente à toutes les mitsvot et à toute la Torah" [guémara Nédarim 32a]

-> Le rav David de Magentza (Mainz) écrit dans l'introduction du Sharvit haZahav (5460/1660) :
On peut voir clairement que cette mitsva [de la circoncision] a le pouvoir d'annuler tous les décrets célestes sévères, comme il est dit dans le Zohar (Vayikra 14a) : "Rav Shimon dit : 'Le sang qui coule de ce petit bébé est sauvegardé par Hachem, et au moment où un jugement sévère est prononcé, Il jette un regard sur ce sang et sauve le monde".
Tout cela dépend de la kavana (intention) du mohel, car il prend la place du Cohen qui offre le sacrifice.

-> Le père d'un nouveau-né doit rechercher le mohel le plus pieux afin que l'âme de son fils reste pure.
C'est pourquoi le midrach dit : "Qu'un mohel pur prenne soin d'un fils pur". ['Hazit - paracha 4]

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-> Quelle est la signification de "la semence lui vouera un culte" (zéra yaavdénou - Tehillim 22,31)?
Lorsqu'un homme verse une seule goutte de sang, celle-ci est chérie par Hachem, tout comme les sacrifices.
Par conséquent, Hachem s'est révélé à Avraham lorsqu'il s'est circoncis, tout comme Il se révèle à travers les sacrifices. Comme il est dit : "Et un taureau et un bélier pour le sacrifice de paix, à égorger... car aujourd'hui Hachem se montre à vous" (Vayikra 9:4).
[midrach Tan'houma - Vaéra - chap.6]

-> Le service sacrificiel dans le Temple impliquait différentes méthodes. Certaines parties du service étaient exécutées avec les mains, d'autres avec un récipient. Après l'offrande d'un sacrifice, celui-ci était mangé par les Cohanim. Cette partie du service était accomplie avec la bouche. Une autre partie du service, le chant des Lévi'im, se faisait également avec la bouche.
Il en est de même pour le bris mila. L'organe mâle est coupé avec un ustensile, la pria est faite avec la main et la métzitza est faite avec la bouche.
[Divré Shmouël]

-> Le bébé est assimilé à une offrande et le mohel au Cohen qui accomplit la avoda.
La Avoda doit être faite debout, comme il est dit : "Se tenir debout et faire le service au nom d'Hachem" (Dévarim 18,5). Le père de l'enfant doit se tenir debout car il est considéré comme celui qui apporte l'offrande.
[Torat 'Haïm - Sanhedrin 89a]

-> Celui qui amène son fils pour qu'il ait une bris mila est comme un Cohen gadol qui offre son offrande de min'ha (korban min'ha) et sa libation sur l'autel.
[midrach Yalkout Chimoni - Béréchit 17,81]

-> Lorsque le bébé est placé sur la chaise d'Eliyahou, la tête du bébé doit être orientée vers l'est et ses pieds vers l'ouest, car le circoncision (brit) tient lieu de korban Min'ha (une offrande de repas), et c'est de cette façon qu'un korban Min'ha était offert sur l'autel.
Dans le verset "Tu saleras chaque offrande avec du sel" (Vayikra 2,13), il y a une allusion à la bris mila, car le mot bamela'h (avec du sel - בַּמֶּלַח) est composé de 4 lettres qui sont un acronyme pour les mots : brit mila leyom 'hét (la brit a lieu le 8e jour).
Celui qui observe la mila est compté comme s'il avait apporté une offrande de repas (korban Min'ha).
['Hida - 'Homat Anach]

-> L'enfant circoncis est assimilé à un sacrifice, et les genoux du sandak, sur lequel l'enfant est allongé, est assimilé à l'autel, comme le dit le Maharil dans le Hilkhot Mila.
[Toras Chaim - Sanhedrin, chap.2 ; Migdal Oz, 10e Nachal,1]

-> Le sandak boit le vin de la bénédiction. Comme il tenait le bébé sur ses genoux, il est comparé à l'autel. Le bébé est comparé à une offrande, et à chaque offrande, une libation de vin était versée sur l'autel. Donner la coupe de vin au sandak pour qu'il la boive, c'est comme verser la libation sur l'autel.
[Torat 'Haïm - Sanhedrin 82b]

-> Lorsque le bébé est transporté après le brit, tout le monde se lève en l'honneur de ceux qui ont accompli cette mitsva. La mitsva de la mila est comparée à l'apport d'un korban, et le transport du bébé est comparé à la sortie des cendres après l'apport du korban.
[Zé'her David 1:68]

-> La Mila est similaire à un korban. Tout comme le sang d'une offrande sur l'autel permet l'expiation, il en est de même pour le sang de la mila.
En référence aux sacrifices, le verset dit : "Lorsqu'un taureau, un mouton ou une chèvre est né ... après le 8e jour, il sera accepté comme sacrifice" (Emor 22,27).
La Mila doit également être accomplie le huitième jour.

D'une certaine manière, la mila est plus importante qu'une offrande. Un sacrifice est apporté avec l'argent d'une personne, mais la mila est accomplie sur son propre corps, sur l'organe qui est relié à tous les autres membres et organes. En effet, l'organe masculin est appelé : roch hageviya", l'organe principal du corps. Par conséquent, celui qui a été circoncis est considéré comme s'il s'était offert sur l'autel, comme il est écrit : "qui a scellé mon alliance (bériti) par un sacrifice" (Téhilim 50,5).

Pour cette raison, une séouda est organisée après un brit mila, comme il est écrit à propos d'un sacrifice : "Ils mangeront les parties avec lesquelles l'expiation aura été atteinte pour eux" (Tétsavé 29,33).
Puisqu'un sacrifice est mangé pour l'expiation, de même, une séouda le jour d'un bris effectue l'expiation.
[Rabbénou Bé'hayé - Lé'h Lé'ha 17,13]

-> Dans la procédure de la mila, du sang humain est versé, ce qui montre qu'elle est encore plus appréciée qu'un sacrifice.
[Shé'eilot ouTéchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 159]

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-> De même qu'à Yom Kippour, un bouc est envoyé à Azazel afin de donner aux forces du mal leur part du sacrifice, de même, lors de la brit mila, un morceau de prépuce est donné au Satan, pour ainsi dire, afin qu'il ait une part de la mitsva.
Au lieu de porter des accusations contre les juifs, il devient maintenant leur défenseur.
[Zohar 2:255 ; Sharvit Hazahav 1]

-> Nous chantons lors d'une séudat brit pour exprimer notre joie d'avoir accompli une mitsva, même si le sang de l'enfant a été versé et que sa vie a été mise en danger au cours du processus.
Lors de la séouda, nous chantons des louanges à Hachem pour nous avoir accordé la mitsva de la mila et pour avoir chassé les forces du mal qui tentent de nous empêcher de l'accomplir.
Cette idée est similaire au chant des leviim dans le Temple pendant l'offrande d'un sacrifice. Ils chantaient des chants de louange pour que le sacrifice soit accepté, et pour que toutes les forces adverses et les mauvais adversaires soient éradiqués.
[Zé'her David 1:69 ]

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-> Rabbi Eliezer dit : "L'Autel supprime (mazia'h) les mauvais décrets ; il nourrit (mazin) (par le mérite des offrandes qui y sont apportées) ; il fait en sorte que Israël soit aimé (mé'habév) (par leur Père dans les Cieux) ; et il fait en sorte que les péchés soient pardonnés (mé'haper)". [guémara Kétoubot 10b]
Ainsi, nous constatons que 4 caractéristiques bénéfiques sont mentionnées à propos de l'autel, toutes commençant par la lettre "mem" (מ) ; en tout, la lettre mem apparaît 4 fois.

Après que Tsipora ait effectué la mila sur son fils et ainsi sauvé la vie de Moché, elle a appelé Moché "un mari de sang ('hatan damim - חֲתַן דָּמִים)" (Chémot 4,25 ; voir Sforno). On notre que le mot damim (דָּמִים) peut être lu comme dalet mém (4 fois la lettre mem).
Cela nous indique que grâce au mérite de la circoncision, qui prend la place de l'autel et qui possède 4 caractéristiques bénéfiques, la vie de Moché a été sauvée.
[Mala'h haBrit - Chémot]

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+ Le pouvoir de bénir du père :

-> Le moment de la bris mila est un moment propice pour donner et recevoir des bénédictions. Bien sûr, le pouvoir de donner une bénédiction a été conféré aux Cohanim qui apportaient les offrandes dans le Temple, comme il est dit : "Parle à Aharon et à ses fils, en disant : 'Vous bénirez ainsi les enfants d'Israël'" (Nasso 6,23).
Néanmoins, chaque père, le jour où il présente son fils pour la mitsva de la mila (circoncision), est comme un Cohen et a le pouvoir de dispenser des bénédictions.
['Hatam Sofer - Torat Moché]

"Cette nation, Je l'ai créée pour moi-même ; ils doivent raconter Ma gloire." (Yéchayahou 43,21)
Rachi commente : "Hachem nous a créés pour que nous racontions Sa gloire."

-> Le 'Hafets 'Haïm ('Hizouk HaDat) écrit que puisque les juifs sont les enfants d'Hachem (banim l'Hachem Elokénou), nous avons une obligation spécifique d'amener de l'honneur à Hachem (kvod chamayim) dans ce monde à travers notre existence.

-> Dans la prière, comme à Shabbath nous disons : "barou'h (ou) Elokénou chébéraanou likhvodo [véivdilatnou min ato'im ...]" = Béni soit notre D. qui nous a créés pour Sa gloire.
Le Maguid de Doubno souligne que ces mots signifient qu'Hachem a créé chacun d'entre nous pour Lui rendre honneur.
Si nous accomplissons les mitsvot de la meilleure façon, mais que nous ne semblons pas nous soucier de nos frères qui ne suivent pas les mitsvot, nous agissons comme un fils riche qui s'est présenté avec beaucoup de style au mariage de sa famille tout en ignorant l'état de pauvreté de son frère.
Ces personnes apportent apparemment du kvod chamayim par leur avodat Hachem, mais leur manque d'intérêt pour les autres enfants d'Hachem montre qu'elles sont déficientes.

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-> Le rav Yaakov Neiman rendit un jour visite à son rabbi, le rav Moché Rozenstein (le machguia'h de la yéchiva de Lomza), et il le trouva en train de tester un jeune garçon de l'école élémentaire sur le
'houmach.
Il demanda à son rabbi : "De qui cet enfant est-il le fils?"
À son grand étonnement, le rav Moché lui murmura à l'oreille : "C'est un enfant de Hachem".

Le Rav Neiman écrit que les paroles du rav Rozenstein établissent un chemin pour tous ceux qui influencent et guident les autres. De même qu'une personne est tenue de placer Hachem devant elle à tout moment, de même, un éducateur doit toujours placer devant lui le fait qu'il enseigne la Torah à un enfant d'Hachem, le Roi de tous les rois.

Selon le rav Schonblum : Nous apprenons de cette histoire le respect que nous devons avoir pour chaque juif. Nous devons traiter chaque juif comme un prince, méritant un traitement royal.
Nous devons également apprendre la façon dont nous devons penser à la douleur et au déshonneur qu'Hachem, le Père de chaque juif, doit ressentir, pour ainsi dire, à l'égard de ceux qui ont quitté Son chemin. Il n'y a pas grand-chose qui puisse peiner et déshonorer un père plus que lorsqu'un enfant fait cela. Quelle est donc la gratitude d'un père envers celui qui ramène son enfant à la maison.
Chaque juif que nous ramenons revient comme un fils vers son Père, un Père qui aime ses enfants plus qu'une personne n'aime son propre enfant.

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-> Un jour, un homme rendit visite au rav Elya Roth, et demanda une bénédiction pour que ses enfants grandissent en Torah et en cainte du Ciel.
Le rav Roth lui dit : " Si vous demandez déjà une bénédiction pour vos enfants, demandez une bénédiction pour tous les enfants du peuple juif ... nous avons tous un seul Père! Nous avons tous un but commun : servir Hachem! Une bénédiction pour tous inclut une bénédiction pour chaque individu".

"A combien plus forte raison celui qui peine à amener les autres à la droiture et attire leur cœur au service d'Hachem, ceci est un kidouch Hachem complet.
De même que le péché de profaner Son nom est plus grand que tous les autres péchés, de même l'inverse : la mitsva de sanctifier Son nom est la plus grande de toutes les mitsvot."
[Kochvé Ohr - p.201]

La raison principale de la Création du monde est de permettre à la nation juive de reconnaître la présence et l'unicité d'Hachem.
[Mé haChiloa'h - Béréchit]

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[ainsi quoique nous fassions, quoiqu'il puisse nous arriver dans la vie, nous devons nous interroger : comment réagir pour que cela me rapproche et me fasse davantage ressentir la grandeur d'Hachem. ]

Témoigner notre amour pour Hachem

+ Témoigner notre amour pour Hachem :

"Tu aimeras Hachem, ton D., de tout ton cœur, de toute ton âme et de tous tes possessions" (Vaét'hanan 6,5)

-> "Tu dois aimer Hachem, ton D." = [cela signifie] que le Nom Divin devienne aimé [par les autres] grâce à tes efforts.
[guémara Yoma 86a]

-> Le 'Hafets 'Haïm (Intro - 'Homat haDat) écrit :
Être vigilant à ce que les autres observent les lois d'Hachem, c'est l'essence même du commandement positif d'aimer Hachem, que nous déclarons chaque matin et chaque soir [dans le Shéma].

-> Rabbénou Bé'hayé (Kad haKéma'h - aava) enseigne :
Tout comme notre ancêtre Avraham a promulgué la croyance [en Hachem] par un grand amour, nous devons L'aimer au point d'amener les gens à Lui et les attirer à Le servir.

[d'une certaine façon, l'effort que fait un juif pour inciter par amour autrui à renforcer sa relation avec Hachem, est une indication importante de son amour d'Hachem.
Plus tu aimes Hachem, plus tu as envie qu'autrui en vienne à l'aimer (ex: je me travailles pour parfaire mes traits de caractère, pour être toujours joyeux, agréable, ... comme cela j'attire par l'exemple autrui vers une vie selon la Torah). ]

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-> Selon le Rambam (Séfer haMitsvot - commandement positif n°3) :
Nos Sages ont enseigné que cette mitsva ("Tu dois aimer Hachem, ton D.") inclut l'appel à l'humanité entière à servir Hachem et à croire en Lui.
En effet, de la même manière que lorsque vous aimez une personne, vous la louez et appelez les autres à se rapprocher d'elle, de même, si vous aimez vraiment Hachem, par votre compréhension et votre réalisation de Sa véritable existence, vous répandrez certainement cette connaissance véritable que vous connaissez aux ignorants et aux insensés.
[Nous voyons que cette mitsva inclut la diffusion de l'amour d'Hachem aux autres, comme il l'enseigne ] le Sifri : " 'Tu aimeras Hachem' = c'est-à-dire Le rendre aimé des créatures, comme l'a fait ton ancêtre Avraham, comme il est écrit : " Les âmes qu'ils ont transformées en 'Haran (Lé'h Lé'ha 12,5)".

Le sens de ce Sifri est qu'Avraham, suite à sa profonde compréhension d'Hachem, a acquis l'amour pour Hachem, comme en témoigne le verset : "Avraham, qui m'a aimé". Cet amour puissant l'a donc poussé à appeler toute l'humanité à croire en Hachem.
De même, vous devez L'aimer au point d'attirer les autres vers Lui.

[ si une personne aime vraiment Hachem, elle s'assurera de partager ce plaisir avec d'autres, tout comme elle partagerait toute bonne chose avec un ami ou un être cher.]

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-> Le 'Hovot haLévavot (chaar aavat Hachem - chap.6) dit :
Voici les indices qui montrent qu'une personne aime vraiment Hachem ... Parmi eux, il y a le fait qu'elle dirige et guide [les autres] pour servir Hachem, que ce soit par la douceur ou par la ténacité, selon le moment et le lieu, le groupe de personnes et leur statut, qu'il s'agisse de l'élite ou des gens du peuple.

-> Selon le 'Hovot HaLévavot (chaar aavat Hachem - chap.6) la preuve de l'ahavat Hachem d'une personne est qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour guider et enseigner aux autres la Torah et l'avodat Hashem.
Le rav Avraham Tabor explique : Hachem souhaite que chaque personne juive établisse un lien avec Lui en étudiant la Torah et en observant les mitsvot. Si vous aimez Hachem, vous pouvez, pour ainsi dire, l'aider à atteindre cet objectif en aidant d'autres juifs à apprendre la Torah.

-> Le rav Moché Sternbuch (Taam véDaat - Vaét'hanan 6,5) rapporte le rav Isser Zalman Meltzer :
À ce sujet ("Tu dois aimer Hachem, ton D.") ... puisque, malheureusement, aujourd'hui, il y a tant de [juifs] qui sont éloignés du vrai chemin, nous sommes absolument tenus de nous engager à les rapprocher de servir Hachem ou à soutenir ceux qui le font.
Bien qu'autrefois, ce rôle était exclusivement réservé à des personnes spéciales et nobles qui se sanctifiaient pour accomplir cette mitsva, aujourd'hui, tout le monde peut prendre part à cette occasion de démontrer son amour pour Hachem.

-> Selon le rav Aryeh Kaplan (Reaching out - p.2) :
Quel est le verset le plus important de la Torah?
Il s'agit du Shéma (Vaét'hanan 6,4), "Écoute, Israël, Hachem est notre D., Hachem est Un".
La plupart d'entre nous sait qu'il s'agit de la déclaration la plus fondamentale de la foi juive. Nous nous exclamons que nous croyons en D., qu'Il s'intéresse à nous et qu'Il est Unique.
Avant de faire cette déclaration, la plus importante de toutes, nous prononçons une autre courte phrase : "Écoute, Israël". Il ne suffit pas qu'une personne déclare : "Hachem est notre D., Hachem est Un". Nous devons appeler et proclamer cette vérité à tout Israël (tous les juifs) : "Écoute, Israël."
Si une personne croit vraiment en D., alors elle ne peut pas rester indifférente lorsque d'autres ne partagent pas cette croyance. Quand une personne est en possession d'une grande vérité, alors elle veut la partager avec les autres. Lorsque l'on a accès à la plus grande Vérité du monde, ce partage devient impératif.

[chaque juif à son niveau peut permettre à ce que d'autres aiment davantage Hachem. Par contre, il faut faire attention à se mettre à la place d'autrui, non pas en Lui imposant quelque chose, mais plutôt parlant à son coeur, et en l'attirant vers quelque d'agréable, de sublime.
La Torah est constituée de nombreuses facettes, car ce qui peut être incroyable à mes yeux est quelconque aux yeux d'un autre, et inversement.]

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-> Le Rambam (Moré Névou'him - par.2, chap.51) écrit :
[Hachem dit : J'ai accordé une attention particulière à Avraham] "Parce que je sais qu'il commandera à ses enfants et à sa famille après lui" =cela signifie que le but de tout le travail [des Patriarches] était de diffuser le monothéisme à travers le monde et de préparer les gens à aimer Hachem. C'est la raison pour laquelle ils ont mérité ce niveau élevé.

-> Le rav El'azar Grunberger commente :
Avraham a transmis son ADN spirituel à ses descendants. Un aspect important de cet ADN unique est la responsabilité d'aider les autres juifs à connaître Hachem et à développer une relation d'amour et de Le servir.
Atteindre des niveaux spirituels élevés est en fin de compte un cadeau d'en-Haut. Nos ancêtres ont mérité ce cadeau en raison de leur dévouement à l'accomplissement de la mission de diffusion de la connaissance et de l'amour d'Hachem. Nous devons faire de même.

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-> Une fois que l'on s'est suffisamment développé, c'est un privilège et un mérite particuliers, si l'on en a la capacité et la possibilité, d'enseigner la Torah aux autres et de les encourager et de les guider dans la avodat Hachem.
Le 'Hovot haLévavot (chaar aavat Hachem - chap.6) va jusqu'à dire que même si une personne a travaillé sur elle-même jusqu'à ce qu'elle devienne presque aussi grande qu'un navi (prophète), ses mérites n'approchent pas ceux d'une personne qui enseigne [la Torah, comment servir Hachem, ...] aux autres.

Cependant, certains hésitent à consacrer leur temps précieux à l'enseignement aux autres. Bien entendu, une telle décision ne peut être prise qu'avec les conseils d'un véritable grand en Torah, mais il convient de citer les paroles enflammées du Pélé Yoetz (chaar Torah) :
"Les personnes qui hésitent à étudier avec leurs enfants ou avec d'autres jeunes talmidim parce qu'elles considèrent que c'est un bitoul Torah font une erreur. Elles prétendent que lorsqu'elles apprennent seules, elles sont capables de couvrir de nombreux pages de guémara et de Poskim (Décisionnaires) et d'écrire tous leurs 'hidouchim, mais si elles doivent enseigner, cela prend beaucoup de temps de tout répéter encore et encore jusqu'à ce que le talmid ne comprenne plus, et cela implique une quantité énorme de labeur et d'efforts extrêmes.
Cependant, cela ne dérange pas quelqu'un qui agit pour l'amour d'Hachem et qui veut apporter de la satisfaction à Hachem, et apporter de la satisfaction/plaisir (na'hat roua'h) à Hachem devrait être le seul but de notre vie. Cette personne choisira ce qui apporte le plus de na'hat roua'h à Hachem.
Et Hachem reçoit beaucoup plus de satisfaction vous enseignez à l'enfant de quelqu'un ou à votre propre enfant, même si vous leur enseignez seulement le aleph-beis, qui est l'étude pur de quelqu'un qui n'a pas commis de péché, que si vous apprenez vous-même Néguaïm et Ohalot [deux traités très difficiles discutant d'impureté et de pureté (touma et de tahara)]".

Sauver la vie spirituel d’autrui

+++ Sauver la vie spirituel d'autrui :

"Quiconque sauve la vie d'un seul juif, est considéré comme ayant sauvé le monde entier"
[guémara Sanhédrin 37a]

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-> "Tu ne resteras pas [sans rien faire] devant le sang de ton prochain" (Kéodchim 19,16)

-> Le Chla haKadoch (Kédochim 60) écrit :
Si nous sommes obligés de sauver le corps d'une personne, nous devons certainement sauver son âme. Par conséquent, si vous voyez quelqu'un transgresser d'une manière telle qu'il perd sa part dans le monde à venir, vous devez le sauver.
Il est dit : "Tu ne dois pas rester passif devant le sang de ton prochain", c'est-à-dire que tu ne dois pas te retenir [de le sauver] puisqu'il est ton prochain dans [l'observation] de la Torah et des mitsvot.

-> Selon le Min'hat 'Hinoukh (239,4) :
Il me semble que l'obligation de réprimander n'est pas seulement basée sur le commandement [de la to'hakha], mais qu'elle est également requise par le commandement selon lequel : "Tu ne dois pas rester sans rien faire devant le sang de ton prochain", puisque [l'obligation de sauver une personne qui transgresse la Torah] n'est pas moins [importante] que de [sauver] une personne qui se noie dans la rivière.

-> De son côté, le 'Hafets 'Haïm ('Homat haDaT) enseigne :
Ceci est similaire à une situation dans laquelle une personne voit une autre personne se noyer dans une rivière ou faire face à un autre danger. C'est une mitsva de la secourir et il est interdit de rester inactif et de "rester sur son sang". S'il n'a pas la force de le sauver par lui-même, il est tenu d'engager d'autres personnes pour le secourir.
Celui qui manque à ses obligations dans ce domaine est en infraction avec [le commandement selon lequel] "Tu ne dois pas rester [les bras croisés devant le sang de ton prochain]."
De même, vous devez utiliser toutes vos ressources pour arrêter votre ami gravement malade qui ,par dépression, veut consommer quelque chose qui causera sa mort.

Il en est de même lorsque nous voyons des personnes qui, rattrapées par la faiblesse et les bêtises de la société contemporaine, ont oublié la Torah Divine et combien est essentielle l'obligation d'accomplir les mitsvot. En conséquence, ils en viennent à violer des préceptes qui font que leurs âmes sont coupées de l'au-delà éternel.
Certainement, nous ne devons pas manquer à notre obligation de les revigorer pour qu'ils accomplissent la parole d'Hachem, afin d'éviter qu'ils ne se soumettent à la colère divine.

[Nous comprenons intuitivement l'importance de sauver la vie d'une personne lorsqu'elle est menacée par un danger physique. Sauver une vie spirituelle est encore plus important car sauver une personne physiquement, c'est pour sa vie dans ce monde, tandis que la sauver spirituellement, c'est pour l'éternité.
Sous couvert d'une bonne attention, il faudra être très vigilant à ne pas blesser/vexer autrui. En effet, notre génération est faible, et on doit considérer autrui comme s'il avait un coup de soleil sous son habit. Certes, on peut lui donner une remarque, mais elle doit être faite avec beaucoup d'amour et de douceur, car la peau avec un coup de soleil est très très réactive, et ça fait mal.
Par ailleurs, notre devoir de sauver spirituellement autrui, implique qu'on est au moins aussi exigeant avec nous-même! ]

-> Le 'Hafets 'Haïm ('Homat haDaT) ajoute :
La Torah nous exhorte, lorsque nous rencontrons le bœuf ou l'âne perdu d'un ami, à le lui rendre. Elle dit : "Ne détourne pas le regard lorsque tu vois le bœuf ou le mouton perdu de ton frère ; tu dois les rendre à ton frère...".
Nous pouvons comprendre à partir de là que si la Torah est si préoccupée par les biens d'un juif, même pour son bœuf ou son mouton qui s'est embrouillé et s'est égaré du chemin, que la Torah nous demande de déployer de grands efforts pour les ramener dans le bon chemin, à combien plus forte raison devons-nous avoir de la compassion pour une âme juive qui s'est égarée. Même si cela exige des efforts considérables, nous devons faire tout notre possible pour nous assurer qu'il soit ramené sur le bon chemin.

[ainsi, la mitsva de hachavat avéda va au-delà du retour d'un objet perdu ; elle s'applique même au sauvetage de la vie spirituelle d'un juif. Rempli de joie et d'amour d'autrui, nous devons chercher à atteindre les juifs et à les amener sur le chemin de la Torah et des mitsvot.
(il est à noter que cela peut se faire par notre exemplarité. Si nous envoyons une image positive, agréable, de ce qu'est être un juif, alors autrui (dont nos enfants) vont vouloir suivre cette façon de vie si belle, si pleine de sens dans le bonheur (notre intériorité [âme] étant pleinement respectée et épanouie). ]

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-> Hillel enseigne : "Soyez parmi les disciples d'Aharon : aimez la paix et poursuivez la paix, aimez l'humanité et rapprochez-la de la Torah."
[Pirké Avot 1,12]

-> Tout comme il convient de s'aimer soi-même en étudiant la Torah comme les étudiants d'Aharon, il convient d'aimer l'humanité d'une manière qui la rapprochera de la Torah.
[rav Moché Almosnino - sur Pirké Avot 1,12]

-> "[On doit] aimer l'humanité et l'attirer à la Torah" (Avot déRabbi Nathan)
[...]
Une personne doit s'éveiller pour avoir pitié de telles personnes [qui sont loin d'Hachem], tout comme on le ferait si l'on voyait un indigent nu qui n'a pas de vêtements.
Comment une personne peut-elle penser habiller son âme dans les royaumes supérieurs alors qu'elle est nue en Torah et en mitsvot? [en donnant du spirituel à autrui, on lui permet d'être riche spirituellement dans l'éternité de la vie du monde à Venir]

C'est ce que [nos Sages] déclarent dans le Tana Débé Eliyahou (chap.27) :
[Il est écrit : ] "Quand tu vois un homme nu, habille-le" (Yéchayahou 58,7). A quoi cela fait-il référence?
Si vous voyez une personne qui est dépourvue de connaissances en Torah, amenez-la chez vous et apprenez-lui à lire le Shéma et les prières. Enseignez-lui un verset ou une loi chaque jour et encouragez-la à accomplir des mitsvot, car il est comparé à celui qui est nu.
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed 3,7]

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-> Le rav Aharon Leib Steinman (discours à Lev léA'him - en Nissan 5757 [1997])
"Les juifs du monde entier s'assimilent.
On m'a dit qu'au cours des 50 années qui se sont écoulées depuis l'Holocauste (Shoa), des millions de juifs se sont assimilés avec des non-juifs.
Au lieu qu'Hitler anéantisse le peuple juif, nous nous anéantissons nous-mêmes car des millions de juifs se marient entre eux. Il n'y a pas de plus grande tragédie que celle-ci.
Au moins, ceux qui ont été tués sont morts en martyrs qui ont sanctifié le nom d'Hachem, mais aujourd'hui, la nation juive disparaît ..."

De même que le peuple juif dépasse ses désirs pour le mal et persévère à ne faire que la volonté d'Hachem, de même Hachem, pour ainsi dire, dépasse les Accusateurs du peuple juif et donne au peuple juif le pouvoir de bénir et de guérir toute l'humanité.
[Sfat Emet]

Des étincelles divines et saintes sont dispersées dans le monde entier. La mission du peuple juif est de les trouver et de les élever à un niveau supérieur.
Ils peuvent le faire avec la force de la Torah. Ou, s'ils n'en sont pas dignes, ils doivent partir en exil pour les rassembler.
[Sfat Emet]

Le monde à Venir est la partie spirituelle de ce monde.
Chaque mitsva que nous réalisons fait [davantage] de notre corps une lampe pour que la lumière d'Hachem [puisse le plus possible se] révéler dans le monde futur.
[Sfat Emet]

Celui qui rend les autres saints en les rapprochant d'Hachem (mézaké arabim), grâce à cela (mesure pour mesure), Hachem lui donne de la sainteté d'en-Haut.
[Zéra Kodech - sur Nasso 5,10]