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Nos paroles interdites viennent souiller nos mot sacrés (Torah, prière)

+ Nos paroles interdites viennent souiller nos mot sacrés (Torah, prière) :

-> Dans cette tefillah, quelques phrases plus loin, nous disons : "Telle est l'obligation de toutes les créatures devant Toi... de remercier, de louer, de faire l'éloge..." Pourquoi, alors, disons-nous ici que "c'est par la bouche des hommes droits que Tu es loué" ? Si c'est l'obli-
Si l'on considère que toutes les créatures sont obligées de louer Hachem, pourquoi seuls les hommes droits louent-ils Hachem ?
Le Chafetz Chaim donne une réponse tirée du

Selon le Zohar (dans Pékoudé), des anges Accusateurs sont assignés aux mauvaises paroles (lachon ara) et aux mots dénigrants qui sortent de la bouche d'une personne.
Lorsque cette même personne prononce des paroles saintes, telles que des paroles de Torah et de prière, ces forces impures viennent souiller les paroles saintes, et elle ne mérite pas d'augmenter le pouvoir de sainteté dans le monde avec les paroles de Torah et de prière.

Le 'Hafets 'Haïm ajoute qu'à l'avenir, toutes nos paroles et tous nos actes nous seront montrés ; aucune chose ne sera oubliée. Il y a des paroles et des actes que nous regrettons d'avoir prononcés ou faits, et nous savons que nous serons gênés de les voir, mais notre consolation est qu'en même temps que ces actes embarrassants, on nous montrera aussi nos mitsvot et nos bonnes actions, et toute la Torah que nous avons étudiée, dont chaque mot est une mitsva en soi.
Il est certain que toutes ces bonnes actions et ces bonnes paroles plaideront en notre faveur.

C'est comme si quelqu'un voulait acquérir pour lui-même un magnifique ensemble de Shas (Talmud).
Le libraire lui a montré 20 magnifiques volumes de Shas reliés en cuir. Lorsqu'il a vu la beauté de la reliure, il n'a même pas pris en compte le coût et a acheté le coffret.
De retour chez lui, il commença à feuilleter les pages des volumes, et plus il les tournait, plus il était contrarié. L'ancien propriétaire du coffret avait étudié le soir à la lumière d'une bougie, et les pages s'étaient tachées de taches d'huile, et les lettres étaient brouillées par les gouttes de cire, de sorte qu'il était presque impossible de les voir.
Il regrette maintenant de s'être laissé convaincre par les louanges du vendeur et de ne pas avoir pris la peine d'ouvrir les volumes pour voir ce qu'il achetait.

Voilà ce qu'il en est de quelqu'un qui se permet de dire des choses interdites : lachon ara et rékhilout, insultes et moqueries ...
Même si a on étudié les 6 ordres de la Michna et complété tout le Shas (Talmud) plusieurs fois, on n'aura même pas une seule massechta (traité) pour plaider en sa faveur lorsqu'on montera au Ciel. En effet, les forces impures produites par nos paroles interdites se colleront aux mots de la Torah qu'on a étudiés et [éternellement après notre mort] ils paraîtront offensants et répugnants.

Il en va de même pour la téfila. La prière est notre substitut à la avoda dans le Temple.
Si un Cohen réalise son service avec un vase sale, il profane tout le travail qu'il a accompli.
De la même manière, une personne doit faire attention à ce qu'elle dit et faire téchouva avant de commencer à étudier ou à prier, car Hachem veut les prières de ceux qui sont "droits", et uniquement "c'est par la bouche des hommes droits que Tu es loué".

Le lachon ara souille la bouche d'une personne, comme il est dit : "car je suis un homme aux lèvres impures" (Yéchayahou 6,5).
Si on tente de dire une prière avec une bouche sale (de paroles interdies), alors celle-ci ne sera pas acceptée.
C'est pourquoi on doit faire téchouva avant de prier et nettoyer notre bouche de toute souillure, et on doit prendre la résolution de faire attention à l'avenir à ne pas dire de mauvaises paroles. Alors notre prière sera acceptée facilement!
[ 'Hafets 'Haïm - Chemirat haLachon - vol.2, chap.26 ; Za'hor léMyriam - chap.24 ]

Existe-t-il un juif qui soit seul, ne serait-ce qu'une fraction de seconde?
Hachem est toujours avec nous, où que nous allions ... et tout particulièrement dans nos moments où l'on souffre, Hachem est avec nous dans notre douleur!

Comment un juif peut-il se sentir seul? Comment ne ressent-on pas qu'Hachem est [constamment] avec nous, qu'Il nous guide à chacun de nos pas avec amour?
['Hafets 'Haïm - Akédat Its'hak - p.64 ]

Si quelqu'un n'a pas d'enfant, il méritera d'en avoir en faisant [beaucoup] d'actes de 'hessed (bonté).
Nos Sages (guémara Baba Batra 9b) enseignent : "Quelqu'un qui fait régulièrement la charité aura des fils sages, riches et versés dans la haggada".

Pourquoi les gens court-il après telle ou telle ségoula pour les enfants, mais ils ne réalisent pas que la meilleure ségoula au monde est celle que nos Sages nous a donnée!
[ 'Hafets 'Haïm - Chem Olam - chap.8 ; hé'Hafets 'Haïm 'hayav ouPaalo - p.247 ]

Souffrances – non-juifs & juifs

+ Souffrances - non-juifs & juifs :

=> Pourquoi les nations vivent-elles dans la tranquillité alors qu'elles sont autorisées à persécuter une nation? Pourquoi le peuple juif est-il le seul à souffrir d'une douleur et d'une misère incessantes?

-> Le 'Hafets 'Haïm compare cela à 2 individus marchant ensemble la nuit dans l'obscurité, au milieu d'une tempête de neige, et ils se sont égarés. Ils errèrent jusqu'à ce que leur énergie soit épuisée et qu'ils s'effondrent. La neige continua à tomber et ils furent bientôt ensevelis sous une épaisse couche de neige.
Le lendemain matin, ils ont été retrouvés non loin de la ville. Les gens les ont immédiatement libérés de leurs tombes gelées et les ont transportés à l'hôpital. Le médecin les a examinés et a immédiatement commencé à réchauffer l'un des patients, à le gifler et à lui masser vigoureusement les membres.

Quelqu'un observa le traitement du médecin et dit : "Regardez, 2 corps ont été amenés ici, et cet homme blesse l'un d'eux et le maltraite avec une cruauté implacable. C'est de la discrimination pure et simple, ou peut-être un acte de vengeance bizarre!"
"Imbécile !", lui dira-t-on. "Le médecin a examiné les 2 patients et a déterminé que l'un d'eux était mort de froid et qu'il n'y avait aucune chance qu'il soit réanimé, donc il ne le traite pas du tout. L'autre a un faible pouls, ce qui signe qu'il est encore en vie, et le médecin fait tout ce qu'il peut pour rétablir la circulation du patient et augmenter sa température corporelle".

Telle est notre situation. Les nations sont "gelées" et rien ne peut être fait pour les ranimer. Pourquoi leur infliger des souffrances si elles ne leur apportent rien?
Mais le peuple juif est vivant. Nous avons juste besoin d'être réchauffés et ranimés par un vigoureux "massage" de souffrance pour faire circuler notre sang [spirituel] ...
[Si'hot hé'Hafets 'Haïm - vol.2, p.38 ]

Chaque personne a besoin d'instiller dans son cœur la connaissance qu'aucun être humain n'a le pouvoir de lui faire quoi que ce soit de mal. Tout est issu d'un décret d'en-Haut.
Si une personne est imprégnée de cette reconnaissance, elle ne ressent pas le besoin de se venger ou de garder rancune.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - chap.3]

"Sa bonté [d'Hachem] à notre égard est immense" (Téhilim 117,2).
Par Sa grande bonté, Hachem nous récompense comme si la main qui mettait les tefillin était la nôtre, la force de les mettre était la nôtre (sans Hachem on s'écroulerait immédiatement sans force, sans vie), la connaissance de la façon de les mettre était la nôtre, et les téfilin eux-mêmes étaient les nôtres (tout ce qu'on peut avoir c'est parce que Hachem nous permet de l'avoir), et Il nous paie une récompense totale, parfaite.

"Et Toi, Hachem, Tu as de la bonté" (Téhilim 62,13) = combien grande est Ta bonté envers nous, "car Tu rends à un homme selon son acte" (id. 62,13)) = tu le rends comme si l'acte était entièrement le sien.
Comme s'il méritait vraiment une telle récompense abondante et que ce n'était pas vraiment une bonté qu'il la reçoive.
"Car Sa bonté envers nous est immense" (ki gavar alénou 'hassdo) = la grandeur de la bonté est que nous la recevons comme si elle provenait à 100% de nous.
['Hafets 'Haïm - Ahavat 'Hessed - vol.2, chap.4 ]

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-> L'homme n'est capable d'aucune action sans l'aide d'Hachem.
Tout mouvement nécessite une certaine énergie et toute énergie est un don divin.
Toute mitsva qu'un homme accomplit, toute Torah qu'il étudie, est en fait accomplie par Hachem.
"Partout où Je fais mentionner Mon nom" (Pirké Avot 3,7), même si c'est Mon énergie qui est utilisée pour étudier la Torah et accomplir les mitsvot, "Je viendrai à vous et Je vous bénirai" = Je vous récompenserai comme si vous aviez utilisé votre propre énergie.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm - Avot 3,7]

Chacune de nos souffrances vient d’en-Haut

+ Chacune de nos souffrances vient d'en-Haut :

-> Selon le 'Hafets 'Haïm, lorsqu'une personne éprouve de la souffrance, elle doit savoir qu'elle vient d'en-Haut. La seule façon de s'en débarrasser est de se tourner vers Hachem par la prière, d'appeler à l'aide et d'intensifier l'étude de la Torah et les mitsvot.

Ceux qui pensent que la souffrance est due à quelque chose qu'ils ont eux-mêmes fait et qui essaient par tous les moyens autres que de se tourner vers Hachem pour y mettre fin, sont stupides. Ils sont comme un prisonnier portant des menottes en fer, et au lieu de supplier le juge d'alléger sa peine, ils se tortillent et se débattent, bougeant dans tous les sens, agitant les bras dans tous les sens pour essayer d'enlever les menottes. Rien de ce qu'il fait ne l'aidera.
Tout ce qu'il réussit à faire, c'est de se tordre le dos, tandis que les menottes lui entaillent la peau, laissant des cicatrices sur ses poignets.

La raison pour laquelle une personne éprouve de la souffrance/douleur, par exemple, si quelqu'un l'insulte et la maudit, c'est parce qu'elle a la possibilité d'expier ses fautes, comme le disent nos Sages à propos du verset : "Considère cela dans ton cœur" (Vaét'hanan 4,39) = que ce sont tes fautes qui te maudissent (midrach Dévarim rabba 2:27).
Même si quelqu'un vous frappe volontairement, cela aussi devait arriver et vient [forcément avec l'accord] du Ciel. [cette personne devra évidemment rendre des comptes à Hachem]

En provoquant ces événements, Hachem nous fait une faveur, car c'est ainsi que nos fautes peuvent être expiées.
Si une personne accepte pleinement cela, elle ne verra pas la nécessité de répondre à quelqu'un qui l'insulte. Au contraire, elle remerciera Hachem de lui avoir donné l'occasion d'expier ses fautes.
Comme le disent nos Sages (guémara Shabbath 88b) : "Ceux qui sont insultés mais ne répondent pas, qui s'entendent injurier mais ne répondent pas, qui agissent par amour et se réjouissent de la souffrance, c'est d'eux qu'il est écrit : "Que ceux qui l'aiment soient comme le soleil lorsqu'il est dans sa plus grande force" (Shofim 5,31)."
['Hafets 'Haïm - Dougma miSi'hot Avi 22 ; Chem Olam chap.3]

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-> " Je te rends grâce car Tu m'as répondu, Tu as été mon sauveur" (Téhilim 118,21)

Le Beit haLévi interprète les mots : "Je Te remercie car Tu m'as répondu" (odé'ha ki anitani - עֲנִיתָנִי), selon la connotation de "inouï" (עינוי), de souffrance : "Je Te remercie de m'avoir infligé des souffrances.
Il deviendra clair rétroactivement que la souffrance que nous avons vécue était en elle-même notre salut (vatéhi li lichouva - Tu as été mon sauveur).

-> Le rav Aharon Leib Steinman enseigne :
En ce qui concerne les souffrances que nous avons déjà endurées, nous devons les considérer comme une bonne chose, car la douleur est déjà passée, et il ne vous reste plus que ses mérites. [on prie pour ne plus en avoir dans le futur. ]
[...]
Il est écrit : "Je Te remercie pour ce que Tu m'as fait souffrir" (Odé'ha, ki anitani - Téhilim 118,21).
La première phrase se situe au passé (anitani). La phrase suivante se lit : "vatéhi li lichoua", ce qui signifie littéralement : "Tu deviendras pour moi un salut" = nous remercions Hachem pour les souffrances qu'Il nous a infligées dans le passé, car elles nous apporteront le salut dans l'avenir.

-> b'h, voir également : https://todahm.com/2017/12/11/notre-relation-avec-les-souffrances

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-> Cinquante années d'étude de la Torah et de service d'Hachem ne peuvent pas lier une personne à Hachem aussi bien que le fait d'accepter la souffrance avec amour.
[rav Shnéour Zalman de Liadi - le Baal haTanya]

-> Le Steïpler a reconnu que le fait de souffrir est difficile à supporter, mais il a souligné que les souffrances passées ont une grande valeur et deviennent une source de bénédiction.
Après la guérison, la douleur ressentie précédemment par un malade équivaut à une fortune en mérites. [Kréna déIgarta]
[en ce sens, il est écrit : "les souffrances sont précieuses" ('havivim yissourim - guémara Sanhédrin 101a)]

"Par quoi puis-je rendre à Hachem toute Sa bonté à mon égard?" (Téhilim 116,12)

-> Le Targum explique que ce verset dit : "Toutes Ses bontés sont des obligations pour moi".

-> C'est ce que dit le roi David dans son humilité : Il est vrai que j'ai des raisons de me sentir supérieur aux autres. Je suis le roi, l'un des géants de la génération (guédolé hador) en sagesse et en Torah, et un prophète. J'aurais peut-être des raisons d'être orgueilleux si j'avais reçu tout cela par mes propres efforts et mon travail personnel. Mais j'ai reçu tous mes talents comme un don du Créateur du monde. Ma sagesse et mes qualités sont une bonté d'Hachem.
Si je n'utilise pas pleinement ces qualités, elles me demanderont de rendre des comptes 100 fois plus que n'importe qui d'autre et j'aurai une dette énorme.

Plus je reçois de bienfaits, plus on exige de moi. "Comment puis-je rendre à Hachem ce qu'il m'a donné, alors que toutes Ses bontés reposent sur moi? Quand est-ce qu'elles m'obligent à en tirer le meilleur parti?"
['Hafets 'Haïm - Chemirat haLachon - Chaar haTévouna - chap. 14 ]

Chaque mitsva nous permet d’obtenir un monde

+ Chaque mitsva nous permet d'obtenir un monde :

-> La michna (Pirké Avot 4,16) enseigne que "ce monde est comme le couloir qui précède le monde à Venir. Préparez-vous dans l'antichambre, afin de pouvoir entrer dans la salle des fêtes".

Le 'Hafets 'Haïm commente que quelqu'un qui est assis dans la salle d'attente d'un médecin n'a pas besoin de se préparer. On l'appelle par son nom et il va voir le médecin.
En revanche, si une personne est invitée à une audience avec le roi, elle est informée de l'heure exacte du rendez-vous. Elle se prépare pour cette rencontre, s'habille et réfléchit à ce qu'elle va dire pour obtenir la faveur et voir sa demande exaucée.
Juste avant de rencontrer le roi, elle ne peut toujours pas se détendre. Elle arrive une heure avant l'heure prévue et attend anxieusement d'être appelée dans la salle du trône du roi où son sort sera décidé, pour le meilleur ou pour le pire.

Mais qui a jamais entendu parler d'une attente de 70 ou 80 ans?
Comment peut-on dire que ce monde, toute la vie d'une personne, n'est qu'une préparation?

Mais la vérité est qu'il ne s'agit pas d'une période de préparation de 80 ans.
Chaque mitsva peut à elle seule permettre à une personne de gagner le monde à Venir (olam aba), comme il est dit : "Quiconque accomplit une seule mitsva voit ses jours prolongés et hérite d'une part dans le monde à Venir" (guémara Kidouchin 39b).
Chaque mitsva est un monde en soi, qui vaut à la personne une récompense, comme il est dit : "Combien est grande Ta bonté que Tu as mise en réserve pour ceux qui Te craignent" (Téhilim 31,20).

Chaque fois qu'une personne réalise une mitsva comme il le faut, ce moment lui-même est la préparation pour la salle des fêtes. Et le moment suivant où il accomplit une mitsva est une préparation supplémentaire pour une autre salle des fêtes, comme il est dit : "Je marcherai devant Hachem dans les terres des vivants."
Dans les "terres des vivants", au pluriel, ce qui indique qu'une personne peut gagner d'innombrables mondes de récompenses.
['Hafets 'Haïm - Chem Olam - vol.2 - Chaar Hit'hazkout - chap.3 ]

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[notre yétser ara nous pousse à ne pas voir vraiment de différence entre 2 mitsva (ça va je viens de faire telle mitsva, qu'est-ce que ça peut bien faire que j'en fasse une autre maintenant).
Après notre mort dans le monde de Vérité, on pourra percevoir la vraie valeur des choses (sans limitation due au libre arbitre, à la matérialité), et on se rendra compte que chaque mitsva nous permet d'obtenir un nouveau monde entier de trésors dont on pourra profiter éternellement.
(chaque mitsva est l'occasion de se créer une nouvelle salle de fête dans le monde à Venir! )]

Louer/remercier Hachem = privilège de ce monde

+ Louer/remercier Hachem = privilège de ce monde :

-> La guémara (Erouvin 54a) raconte comment Shmouel a dit à son élève, rav Yéhouda : "Dépêchez-vous de manger, dépêchez-vous de boire, car le monde que nous devons quitter [avec la mort] est comme une salle de fêtes".
Qu'a voulu dire Shmouel en comparant ce monde à une salle de fêtes?
[...]
Shmouel dit à son élève rav Yéhouda : "Dépêchez-vous de manger, dépêchez-vous de boire, car le monde que nous devons quitter est comme une salle de fêtes/mariage". Mais le monde à venir n'est pas comme cela. C'est comme un restaurant coûteux ...
Qu'est-ce que cela signifie?

Le midrach explique que les anges n'ont pas la permission de louer leur Créateur chaque fois qu'ils le souhaitent. Ils ne peuvent le faire qu'à des moments précis et déterminés.
Certains anges ne peuvent prononcer des louanges qu'une seule fois dans leur vie, puis ils sont "détruits".
Certains ne prononcent des louanges qu'une fois par an, d'autres une fois par chemita (7 ans) et d'autres encore une fois par yovel (50 ans).
Et les anges ne sont autorisés à mentionner le nom d'Hachem qu'après 3 kédouchot. Pourtant, le peuple juif, la nation d'Hachem, est autorisée à Le louer et à Le remercier chaque jour, quand elle le souhaite.

Shmouel avertit rav Yéhouda : "Ne pense pas que cela soit dû à la différence entre l'homme et l'ange. Non, car même l'homme, lorsqu'il arrivera dans les mondes supérieurs, ne sera pas autorisé à louer Hachem chaque fois qu'il le voudra.
La prière et les remerciements sont une "avodah chébalev" (un service du cœur) et dans le monde à Venir, il n'y a pas d'avoda.
C'est un monde de récompenses, et on ne reçoit pas la permission de remercier Hachem à moins de le mériter.

Nous devons donc profiter de chaque instant que nous avons dans ce monde, car c'est seulement ici que nous sommes autorisés à remercier et à louer Hachem sans limite.
Plus nous remercions Hachem ici, plus il nous sera permis de Le louer dans l'autre monde en guise de récompense.
À cet égard, nous disons dans le Hallel : "Les morts ne louent pas D., ni ceux qui descendent dans le silence [de la tombe], mais nous bénirons D." (lo amétim yéalélou Y-A ...), sans limite.
Si nous saisissons l'occasion, nous mériterons vraiment de louer Hachem "de maintenant à l'éternité, Hallélouya!"
['Hafets 'Haïm - Dougma miSi'hot Avi 37]

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[un autre exemple à cela est que dans ce monde on fait 3 fois par jour la Amida, où l'on arrive dans le plus élevé des mondes spirituels, où même les anges n'ont pas accès, et tout juif (même racha) a accès à une proximité extrême avec Hachem.
Dans le monde à Venir, c'est selon nos mérites que nous pourrons plus ou moins s'approcher d'Hachem, et nous aurons peut être plus cette chance de Lui être aussi proche ...
(d'une certaine façon la Amida doit être un rappel et une motivation pour atteindre ce niveau dans l'éternité du monde à Venir, b'h.) ]

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-> Dans le monde de la Vérité, qui pourra s'approcher de la Chékhina d'Hachem?
Les barrières entre Lui et nous seront nombreuses. Mais ici, dans le bas monde, Il est parmi nous, proche de tous ceux qui L'appellent, entendant nos cris.
Il "délivre, sauve, soutient, répond, et est miséricordieux en toute période de trouble et de détresse!" (podé oumatsil ouméfarness véoné ouméra'hem ... - prière de Nichmat kol 'haï).
Si nous ne nous laissons pas aveugler par la bêtise, si nous réalisons qu'Il est là [constamment à nos côtés], alors nous nous tournerons vers Lui et crierons vers Lui, et Il nous répondra !
['Hafets 'Haïm - Michlé hé'Hhafets 'Haim - p.120 ]