Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La récompense dans le monde à Venir (olam haBa) n'est pas donnée en fonction de ce que nous savons [comme Torah], elle est donnée en fonction [des efforts] que nous avons investis dans notre étude [de la Torah].
[Tossafot Yom Tov - Pirké Avot 4,10]

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-> Le rav Moché Sternbuch (Téchouvot véHanhagot - 1, Yoré Déa 543) écrit qu'il a entendu au nom de Rav Eliyahou Eliezer Dessler la signification de la guémara (Bava Batra 10b) qui nous dit que Rav Yéhochoua est monté au Ciel, et son père lui a demandé ce qu'il a vu.
Rav Yéhochoua répondit : "J'ai vu que ceux qui sont hauts dans ce monde-ci sont bas dans le monde à Venir, et que ceux qui sont bas dans ce monde-ci sont hauts dans le monde à Venir (olam aba)".
Le rav Dessler explique que cette guémara signifie que ceux à qui l'on rend hommage dans ce monde-ci (olam azé) sont ceux qui voient le succès dans leur étude de la Torah.
Cependant, dans le monde à Venir, ceux qui seront vraiment récompensés sont ceux qui ont travaillé dur pour comprendre tout ce qu'ils ont étudié. Il ne s'agit pas de comprendre la Torah, mais d'étudier la Torah. [l'essentiel est l'effort investi]

C'est pourquoi nos Sages (Béra'hot 17a) disent : "Heureux celui qui travaille dans la Torah".
Rabbénou Yona (sur Pirké Avot 4,24) écrit dans que même si une personne étudie et oublie, cela n'a pas d'importance, car ce qui compte, ce n'est pas ce qu'elle sait, mais combien elle a fait d'effort [dans son étude].

-> Le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Bé'houkotaï) explique la prière que nous prononçons lorsque nous quittons le beit midrach (lieu d'étude) après avoir étudié quelque chose.
Nous disons : "Nous travaillons et recevons une récompense, les autres travaillent et ne reçoivent pas de récompense". Il demande : "Est-ce vrai? Les autres travaillent-ils et ne sont-ils pas payés pour leur travail ? Regardez dans le monde, tout le monde gagne de l'argent".
La réponse du 'Hafets 'Haïm est qu'il existe une différence fondamentale entre l'étude de la Torah et tout le reste. Dans le cas de la Torah, nous sommes récompensés pour nos efforts, quel qu'en soit le résultat. Cependant, dans le monde extérieur, les gens ne sont récompensés et payés que pour ce qu'ils ont produit, et non pour les efforts investis.
Si, par exemple, une personne travaillait pendant des heures pour créer un produit et qu'elle échouait en fin de compte, serait-elle payée [pleinement par son client]?
Mais nous pouvons étudier la Torah pendant des heures, n'aboutir à rien et recevoir une plus grande récompense que ceux qui produisent.

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-> La Torah (Bé'houkotaï 26,3-13) garantit que ce monde-ci sera agréable pour ceux qui suivent la voie d'Hachem.
Rachi précise qu'on fait référence aux efforts dans la Torah.
Les commentateurs s'interrogent : "N'y a-t-il pas un principe selon lequel il n'y a pas de récompense pour les mitsvot dans ce monde-ci, et que la récompense n'existe que dans le monde à Venir?"

Le Rambam (Hilkhot Téchouva 9,1) explique que la véritable récompense nous attend effectivement dans le monde à Venir. Cependant, Hachem garantit qu'Il nous facilitera la tâche dans ce monde-ci (olam azé) afin que nous puissions continuer à apprendre la Torah sans problème.

Le Ktav Sofer (Bé'houkotaï 26,3) écrit que cette garantie ne concerne que le labeur/l'effort dans la Torah, comme le dit Rachi, mais pas la mitsva d'étudier.
Oui, pour les mitsvot, la récompense ne se trouve que dans le monde à Venir (olam haBa), mais la récompense des efforts dans l'étude nous est donnée dans ce monde-ci.

=> Ainsi, lorsque nous peinons pour étudier la Torah, alors nous en profitons dans ce monde, et dans le monde à Venir.

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+ La Torah est un cadeau

-> Dans les Pirké Avot (6,6), les 48 façons d'acquérir la Torah sont énumérées.
En examinant cette liste, nous pourrions être surpris de constater que certains de ces traits de caractère sont liés à l'étude de la Torah ; par exemple : porter le fardeau des problèmes d'un ami (nossé béol im 'havéro), ou répéter un commentaire au nom de la personne qui vous l'a fait entendre.
=> Quel est le rapport entre ces caractéristiques et la réussite de l'étude de la Torah?
L'étude de la Torah ne dépend-il pas de l'intelligence et de la persévérance?

La guémara (Méguila 6b) écrit : "Si quelqu'un dit qu'il a fait des efforts, croyez-le quand il dit qu'il a trouvé de la Torah. Si quelqu'un n'a pas fait d'effort, ne le croyez pas quand il dit qu'il a trouvé de la Torah".
Le rav 'Haïm de Volozhin (Roua'h (Haiïm - Pirké Avot 4,1) demande : Pourquoi la guémara utilise-t-elle le terme "trouver"? Ne devrait-elle pas dire "réussir" (qu'il a réussi dans la Torah)?

Le rav 'Haïm de Volozhin explique que la Torah est la sagesse d'Hachem et qu'aucun mortel ne peut la comprendre naturellement. Les seules personnes capables de la comprendre sont celles qui reçoivent le don de la Torah du Ciel.
Comment méritent-ils ce don? Il ne se mérite qu'au prix d'un dur labeur/d'efforts. C'est pourquoi la Torah exprime le succès dans l'étude de la Torah comme étant "trouvé" (matsata). Ce succès n'est pas le résultat direct de nos accomplissements, c'est un don du Ciel.

C'est pourquoi les 48 façons d'acquérir la Torah n'ont pas forcément de lien direct avec l'étude de la Torah. Le succès dans la Torah dépend d'un don/cadeau d'Hachem.
Si nous nous efforçons d'accomplir les 48 façons d'acquérir la Torah, même si elles ne sont pas directement liées à la Torah, nous pouvons recevoir la Torah comme un don. Sinon, quoi que nous fassions, nous ne serons pas en mesure d'étudier la Torah avec succès.

De même, la guémara (Sanhédrin 99b) explique le verset : "Lorsque quelqu'un fait des efforts pour la Torah, la Torah fait des efforts/travaille pour lui" (Michlé 16,26).
Rachi explique : Si une personne fait des efforts pour la Torah, la Torah se révélera à lui.

Le rav Yérou'ham Lévovitz (Daat Torah - Bé'houkotaï) écrit que la Torah est une existence en soi. Si nous honorons la Torah en faisant des efforts pour elle, alors réciproquement la Torah nous rendra la pareille.
Comment nous rend-elle la pareille ? En nous révélant ses secrets les plus profonds.

-> La guémara (Nidda 70b) pose la question suivante : "Que doit faire une personne pour réussir dans son étude de la Torah?
La guémara répond : "C'est simple : Passez plus de temps dans le beit midrach (lieu d'étude)".
Mais beaucoup ont essayé cela, et cela n'a pas marché! À cela, la guémara répond : "Priez celui qui est la source de toute connaissance : Hachem."
Une fois de plus, nous voyons que le succès dans la Torah ne vient pas de façon naturelle, mais comme un don du Ciel. [en faisant des efforts dans la prière, nous obtenons de la Torah en cadeau]

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+ Apprendre la Torah dans la pauvreté :

-> La michna (Pirké Avot 4,9) nous dit que quelqu'un qui lutte pour apprendre la Torah alors qu'il est dans la pauvreté méritera d'apprendre la Torah avec la richesse.
Mais il y a tant de gens qui luttent pour apprendre la Torah alors qu'ils sont pauvres et qu'ils ne voient jamais aucun signe de richesse. Comment comprendre ce phénomène?

Le séfer Midrach Shmouel (sur Pirké Avot) explique cette michna d'une manière différente.
La michna ne fait pas référence à la pauvreté en termes monétaires, mais à la pauvreté en termes de capacités. Elle fait référence à ceux qui ont lutté pour étudier alors qu'ils sont "pauvres en connaissances" et donc incapables de comprendre la Torah correctement. Ils mériteront d'être capables d'apprendre avec une compréhension claire et complète.

Etudier la Torah = prendre le contrôle du monde

+ Etudier la Torah = prendre le contrôle du monde :

-> La guémara (Béra'hot 5a) nous dit que les traits de caractère d'Hachem sont différents de ceux des humains. En effet, lorsqu'un être humain offre un cadeau à un ami, si ce cadeau est une bonne chose, le donateur peut se sentir mal de l'avoir abandonné.
Cependant, Hachem est différent. Même s'Il nous a donné la Torah, qui est un cadeau incroyable, Il est heureux que nous l'ayons prise.

=> Ceci nécessite une explication. Comment comparer la Torah à un cadeau qu'un être humain pourrait offrir à un autre? Un cadeau quitte la main de celui qui l'offre et se dirige vers celui qui le reçoit. Cependant, la Torah est comme le feu. Lorsque la Torah est donnée, elle ne quitte pas les mains du donneur. Lorsque nous enseignons la Torah, perdons-nous la Torah? Non, l'enseignant et l'élève la possèdent tous deux.

Le rav Elazar Moché Horowitz explique ce concept en se basant sur un midrach au début de parachat Réé. Le midrach nous dit que lorsque Hachem a donné la Torah aux bné Israël, Il ne nous a pas seulement donné la Torah physique, Il nous a également donné le contrôle du monde.
Hachem a en fait renoncé à quelque chose lorsqu'Il nous a donné la Torah : le contrôle de ce mnde-ci.
C'est ce que la guémara (Moed Katan 16b) veut dire lorsqu'elle affirme : "Tsadik gozer, véhaKadoch Barou'h Hou mékayem" (un tsadik décrète, et Hachem accomplit).
Pourquoi cela? Parce que, grâce à l'étude de la Torah, nous contrôlons le monde.

-> Le Ohr ha'Haïm haKadoch (Béchala'h 14,27) dit que lorsque Hachem a créé le monde, Il a posé une condition au monde : Il doit se soumettre à la Torah et aux talmidé 'hakhamim.
De la même manière qu'Hachem lui-même a un pouvoir sur la nature, les personnes qui étudient la Torah en ont également un. Cependant, ce pouvoir sur la nature n'est apparu qu'après que la Torah ait été donnée. Avant que la Torah ne soit donnée, personne d'autre qu'Hachem n'avait cette capacité.

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-> D. a regardé dans la Torah et a créé le monde.
L'homme se penche sur la Torah et soutient le monde.
[Zohar vol.II ; 161b]

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Selon la guémara (Pessa'him 54a) : "7 phénomènes ont été créés avant la création du monde : La Torah, le repentir, le jardin d'Eden, le géuhinam, le trône de gloire, le Temple et le nom du machia'h."

=> En ce sens, la Torah transcende toute réalité de ce monde, à l'image de la téchouva.

-> De même, la guémara (Baba métsia 59b) rapporte :
Rabbi Yéhochoua dit : "La halakha n'est plus dans les cieux".
Que signifie : "elle n'est plus dans les cieux"?
Rabbi Yirmiya répond : "du fait que la Torah a été donnée au Sinaï, on ne tient plus compte de la voix céleste puisqu'il est dit dans la Torah : "vous suivrez la majorité".
Rabbi Nathan rencontra le prophète Eliyahou, et lui demanda : "Que fit Dieu en entendant le propos?"
Eliyahiou haNavi de répondre: "Il riait en disant : Mes enfants m'ont vaincu, Mes enfants m'ont vaincu".

=> c'est ça la grandeur de tout juif, Hachem lui donne une partie de Lui-même et de pouvoir impacter tous les mondes par ses actions ...

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-> Selon la guémara (Pessa'him 54a) : "7 phénomènes ont été créés avant la création du monde : La Torah, le repentir, le jardin d'Eden, le géuhinam, le trône de gloire, le Temple et le nom du machia'h."
=> En ce sens, la Torah transcende toute réalité de ce monde, à l'image de la téchouva.

De même, la guémara (Baba métsia 59b) rapporte :
Rabbi Yéhochoua dit : "La halakha n'est plus dans les cieux".
Que signifie : "elle n'est plus dans les cieux"?
Rabbi Yirmiya répond : "du fait que la Torah a été donnée au Sinaï, on ne tient plus compte de la voix céleste puisqu'il est dit dans la Torah : "vous suivrez la majorité".
Rabbi Nathan rencontra le prophète Eliyahou, et lui demanda : "Que fit Dieu en entendant le propos?"
Eliyahiou haNavi de répondre: "Il riait en disant : Mes enfants m'ont vaincu, Mes enfants m'ont vaincu".

=> c'est ça la grandeur de tout juif, Hachem lui donne une partie de Lui-même et de pouvoir impacter tous les mondes par ses actions ...

"Il n'y a rien qui puisse donner autant de satisfaction à une personne que la prière"
[rav Yérou'ham Lévovitz - Daat 'Hokhma Ou'Moussar 2,23]

[malgré l'aspect routinier, il faut arriver à se connecter à ce moment de face à face avec papa Hachem, où l'on peut tout obtenir, ainsi que vider ce qu'on a sur le cœur au boss de toute chose.]

La base d’un foyer juif = la certitude que mon conjoint est le seul qui m’est destiné

+ La base d'un foyer juif = la certitude que mon conjoint est le seul qui m'est destiné :

-> L'idée essentielle dans un couple est que : "Elle (ma femme) n'est peut-être pas la plus belle ni la plus intelligente, mais elle est la seule pour moi."
Un mariage fondé sur la Torah est un mariage dans lequel le mari et la femme croient sincèrement qu'il n'y a personne d'autre au monde pour eux, dans lequel il n'a de yeux que pour elle, et elle n'a de yeux que pour lui.
Il ne peut y avoir personne d'autre. Nous devons vivre notre vie de couple à partir de ce point de départ, non seulement en étant physiquement fidèles l'un à l'autre, mais aussi en adoptant un état d'esprit de dévouement mutuel total.
[de même que je ne suis pas le plus beau, le plus intelligent, ... au monde, de même pour mon conjoint, mais ce qui est certain c'est que c'est avec elle que Hachem souhaite que je fasse le chemin de ma vie, que personne d'autre au monde ne m'est plus adapté pour réussir ma mission dans ce monde. ]

La définition d'une "bayit nééman" est une relation dans laquelle, quelles que soient leurs déficiences ou imperfections et les hauts et les bas auxquels ils seront confrontés, le mari et la femme auront toujours la même attitude : "Il n'y a personne d'autre pour moi".

Ce dévouement mutuel absolu, l'état d'unité entre un mari et une femme, n'a pas besoin d'être créé artificiellement. Au contraire, si nous remontons au début des temps, à la création de l'homme et de la femme, nous verrons que cette réalité est la chose la plus naturelle au monde.
La guémara (Béra'hot 61a) affirme qu'Hachem voulait créer l'homme et la femme comme deux entités distinctes, mais qu'au lieu de cela, Il les a créés comme une seule forme conjointe. Ils ont commencé leur existence comme un seul corps, jusqu'à ce qu'Hachem les divise en deux individus distincts.
Le Gaon de Vilna (Biour haGra - Michlé 9) pose la question suivante : Quel était le but d'Hachem en faisant de l'homme et de la femme un seul être physique? Pourquoi ne les a-t-il pas créés séparément dès le début?
Le Gaon de Vilna explique qu'Hachem voulait créer une situation dans laquelle les deux partenaires d'un mariage auraient le sentiment d'être unis : unifiés dans l'esprit et dans l'âme.
Chaque mariage commence par le fait que deux personnes retrouvent leur moitié perdue depuis longtemps. Se marier, c'est revenir à soi.
Vous avez été séparé de votre femme et vous aspirez à retourner "à la maison", à retrouver la partie de vous qui a été perdue.
Lorsque vous retrouvez votre conjoint, vous redevenez entier. Tout comme le premier homme et la première femme ont été créés comme une seule unité, chaque mari et chaque femme sont créés comme une seule unité.

=> Selon le Gaon de Vilna : ainsi chaque homme devrait regarder sa femme et sentir intuitivement qu'elle fait partie de lui, et chaque femme devrait ressentir la même chose pour son mari. Le seul moyen d'y parvenir était que l'homme et la femme soient initialement créés comme un seul être.

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+ Chana Richona = construire la connexion :

-> La Torah accorde à chaque nouveau couple une période de temps qui doit être mise à profit pour établir un lien à tous égards et développer une relation d'union total. Cette période est appelée : chana richona, la première année de mariage.
Certains pourraient la considérer superficiellement comme une période pendant laquelle le mari reste à la maison le soir et joue à des jeux de société avec sa femme, mais en réalité, c'est bien plus que cela.
Chana richona donne le ton de la relation que le couple cultivera pour le reste de sa vie conjugale. C'est une année au cours de laquelle le 'hatan et la kalla créent leur propre univers.

-> Le Séfer ha'Hinoukh (mitsva 582) donne une description de l'objectif de la chana richona. [cela nous renseigne sur ce que doit être la base sur laquelle doit reposer tout couple juif]
Au cours de la première année de mariage, la Torah ordonne au mari de rester à la maison et de se réjouir avec sa femme ; il ne doit pas partir à la guerre ou parcourir de longues distances.
Quelle en est la raison?
Le Séfer ha'Hinoukh explique qu'Hachem veut que les enfants viennent au monde de la manière la plus pure possible, par le biais de mariages fondés sur une dévotion et une loyauté totales entre le mari et la femme. Le seul moyen d'atteindre cet objectif est que le mari et la femme développent un lien émotionnel profond l'un avec l'autre.

=> Étant donné qu'une personne est influencée par son environnement et les personnes avec lesquelles elle passe son temps, la Torah demande à chaque homme de consacrer une année entière à l'établissement d'une relation avec sa nouvelle épouse. Cela implique de passer du temps de qualité avec elle, ce qui permet de développer un attachement émotionnel.
Il s'agit d'une année qui a un but précis : ancrer dans le cœur et l'esprit du mari le sentiment qu'il n'y a qu'une seule femme au monde pour lui.
Le Séfer ha'Hinoukh ajoute que cet investissement en temps et en énergie amènera naturellement une personne à penser que toutes les autres femmes sont sans importance pour lui. Sa femme sera la seule qui l'intéresse, celle qu'il a hâte de voir chaque jour en rentrant à la maison.

Essentiellement, Hachem a désigné le début du mariage comme un moment où un mari intériorise l'idée que sa femme est la seule femme pour lui. C'est le défi de la chana richona, et s'il est abordé correctement, cette année créera une base solide pour le mariage.
En même temps, ce processus ne se termine pas après la première année de mariage ; c'est quelque chose sur lequel nous ne pouvons jamais vraiment cesser de travailler.
[quelque soit le nombre d'années de mariage, l'idée est que pour tout juif la base sur laquelle se repose, s'épanouie son couple, est celle que son conjoint est le seul qui m'est destiné sur mesure par Hachem pour ma mission sur ce monde. (avant le mariage on peut hésiter, mais ensuite il n'y a plus de doute, plus de comparaison à faire : c'est elle, et aucune autre au monde.)]

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-> Le roi Shlomo écrit : "Les eaux volées sont douces" (mayim genouvim yimtakou - Michlé 9,17).
Rachi explique que c'est une métaphore : [selon la nature humaine] la femme d'autrui a plus de saveur que sa propre femme.
Qu'est-ce qui rend ce type de relation "volée" si douce?
Le Malbim dit : une personne la trouve excitante parce que c'est quelque chose qu'elle n'est pas censée avoir. Il est attiré par cette relation parce que c'est quelque chose d'interdit.

C'est une raison plus profonde pour laquelle la Torah utilise le mot "gilouï" (dévoilement) dans l'expression "gilouï arayot", qui désigne les relations interdites. Pourquoi la Torah choisit-elle de définir cette aveirah comme la "révélation" ou le "dévoilement" de quelque chose de caché?
Avec cette phrase, la Torah nous ouvre les yeux sur le mode de pensée destructeur qui est à l'origine du désir d'arayot. Ce désir provient de l'envie de devenir un "explorateur", en quelque sorte, quelqu'un qui cherche à "dévoiler" et à découvrir des territoires inexplorés, des endroits mystérieux et inaccessibles, des endroits qui ne sont pas les nôtres.

[on a une tendance naturelle à désirer ce qu'on n'a pas, et surtout on ne regarde qu'un aspect valorisant de la chose (ex: sa beauté), sans y mettre le négatif, on est aveuglé par notre désir animal de l'interdit.
De plus, on refuse d'accepter le conjoint que Hachem nous a destiné, pour lequel on doit s'investir, donner, car on préfère prendre, ne pas trop faire d'efforts pour bâtir un bel édifice éternel d'un couple juif dans lequel Hachem résidera avec nous.
Rien que l'idée de comparer négativement sa femme à une autre ne devrait pas nous traverser l'esprit (l'inverse peut permettre de la rendre plus unique, belle à nos yeux.)]

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-> La guémara (Sanhédrin 75a) raconte l'histoire d'un homme qui devint obsédé par une femme particulière, au point de tomber gravement malade. Les médecins conclurent que la seule façon de le guérir était d'avoir une interaction avec elle, ne serait-ce qu'une simple conversation.
Nos Sages interdisent totalement ce remède, car ils considèrent que même cette petite interaction est un acte interdit.
Selon une opinion de la guémara, la femme n'était pas mariée et pouvait en fait l'épouser. Dans ce cas, demande la guémara, pourquoi l'homme n'aurait-il pas pu se guérir en l'épousant?
La guémara répond que la maladie de l'homme n'aurait pas été guérie par le mariage parce que "les eaux volées sont douces".

La maladie de cet homme était le désir de quelque chose qui ne lui appartenait pas. Le mariage ne pouvait pas l'aider, parce qu'il aurait rendu cette chose interdite permise.
[le fait d'épouser la plus belle femme du monde ne change pas la façon déformée de penser. Une fois que cette femme sera devenue son épouse, la chasse sera terminée et il finira par la trouver ennuyeuse elle aussi. ]
Une personne avec cet état d'esprit tordu recherchera constamment l'excitation et le frisson de l'exploration et de la violation des limites.

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+ Vivre dans un monde d'illusions :

-> On est dans une génération où la "réalité virtuelle" est plus accessible que jamais.
Notre première rencontre avec la "réalité virtuelle" a lieu au tout début de la Torah, lorsque 'Hava est incitée par le serpent à manger le fruit de l'Arbre de la Connaissance.
Le verset indique qu'elle "vit que l'arbre était bon à manger et qu'il était un plaisir pour les yeux ... et elle prit de son fruit et mangea" (Béréchit 3,6). Le fruit semblait être bon, mais en réalité, c'était tout le contraire!

Le Ram'hal (Messilat Yécharim - chap.15) enseigne qu'il s'agit là d'un stratagème toujours utilisé par le yétser ara :
"Ce qui attire la nature vers ces plaisirs ... c'est l'attrait des yeux, qui ont tendance à être séduits par l'apparence superficielle des choses qui paraissent bonnes et agréables. Cette séduction est à l'origine de la toute première faute, comme en témoigne la Torah : La femme vit que l'arbre était bon à manger et qu'il était un plaisir pour les yeux ... elle prit de son fruit et en mangea."

=> Le yétser ara présente une image visuelle du mensonge qui semble très attrayante, bien plus que le monde à Venir, qui est très éloigné de nous et ne peut être vu dans notre monde physique/matériel. Mais nous savons tous que cette histoire ne se termine pas bien. L'attrait est faux et éphémère ; le mensonge nous laisse vides et perdus.

-> Tragiquement, nous sommes témoins de ce résultat du sheker dans notre monde.
Il y a des gens qui vivent dans un monde de mensonges, plongés dans des jeux et absorbés par leurs iPhones jusqu'à ce qu'ils soient vieux et gris. Et où se retrouvent-ils à la fin de leur vie ? Nulle part !
Ils ont vécu des vies superficielles et vides, sans sens ni valeur, investissant tout leur temps sur terre dans une "réalité virtuelle".
À une autre occasion, mon rebbi a commenté la description particulière de Gehinnom comme une bière shachas (puits de destruction).5
Il a fait remarquer qu'une bière ou une source d'eau est normalement associée à un flux constant d'eau fraîche, connotant la force positive de la vitalité. Shachas, en revanche, est définie comme la destruction, ce qui est diamétralement opposé à une bière. Comment ces deux

-> Le terme "shéker" (mensonge - שקר) est composé de 3 des 4 dernières lettres de l'alphabet : kouf, réch, shin, mais il manque la dernière : le tav. Pourquoi est-elle manquante?

Le rav Moché Shapiro explique : le mensonge nous donne la fausse impression que nous allons quelque part, que nous progressons et que nous atteindrons un but. Soudain, tout à la fin, il nous dépose au milieu de nulle part. Nous pensons atteindre notre destination, mais nous découvrons que nous n'avons pas avancé du tout.

-> Tragiquement, nous sommes témoins de ce résultat du mensonge dans notre monde.
Il y a des gens qui vivent dans un monde de mensonges, plongés dans des jeux (des séries, des actualités futiles, ...) et absorbés par leurs iPhones jusqu'à ce qu'ils soient vieux. Et où se retrouvent-ils à la fin de leur vie? Nulle part!
Ils ont vécu des vies superficielles et vides, sans sens ni valeur, investissant tout leur temps sur terre dans une "réalité virtuelle".

-> Le guéhinam est décrit comme un "béer cha'hat" (un puits de destruction - Erouvin 19a).
Le rav Moché Shapiro fait remarquer qu'un puits ou une source d'eau est normalement associée à un flux constant d'eau fraîche, connotant la force positive de la vitalité.
"Cha'hat", en revanche, est définie comme la destruction, ce qui est diamétralement opposé à un puits [fournissant plutôt de l'eau, de la vie].
Comment ces 2 opposés peuvent coexister dans un même phénomène (le guéhina)?

Le rav Moché Shapiro répond : le mensonge nous donne la fausse impression que nous allons quelque part, que nous progressons et que nous atteindrons un but. Soudain, tout à la fin, il nous dépose au milieu de nulle part. Nous pensons atteindre notre destination, mais nous découvrons que nous n'avons pas avancé du tout.

[au début, on est tout content c'est une "source de vie" (béer), mais au final dans l'éternité du monde à Venir de Vérité, il s'avère que ce n'est que pour notre "destruction" (cha'hat).
Il en est de même lorsque nous convoitons d'autres femmes que la notre ...]

La valeur de la Torah

"La Torah est plus précieuse que les perles, et rien d'autre de désirable ne l'égale" (Michlé 3,15)

-> Selon la guémara (Yérouchalmi Péa 1,1), aucune mitsva n'a autant d'importance que celle d'étudier la Torah.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 1,4) nous enseigne que l'homme est constitué de parties distinctes : le physique et la spiritualité, son corps et son âme.
Nous sommes placés dans un monde essentiellement matériel, et nous devons en permanence répondre à ses besoins, renforçant ainsi constamment notre côté physique. Comment pouvons-nous continuer à renforcer notre côté spirituel? Par les mitsvot.
Mais, le Ram'hal dit que la plus puissante de toutes les mitsvot est l'apprentissage de la Torah. La Torah a la plus grande capacité à purifier notre physique et à le transformer en spiritualité.
Il écrit que cela non seulement nous élève, mais aussi tout le monde qui nous entoure.

=> L'étude de la Torah, plus que toute autre mitsva, nous relie à Hachem et élève notre côté spirituel.

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-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) écrit que le lieu principal où réside la Chékhina, est dans la personne elle-même et non dans le Temple (Beis HaMikdash). Cela n'est possible que si une personne se sanctifie correctement en accomplissant les mitsvot. Si une personne s'élève suffisamment, elle devient elle-même le Temple. [Hachem souhaitant résider en chaque juif! ]

-> Hachem a demandé aux Bné Israël de construire un Michkan dans le désert. Quel était exactement son but? Le verset (Térouma 25,8) nous dit : "Faites-moi un sanctuaire, et j'y habiterai". Le but du Michkan était d'abriter la Chékhina, d'être un lieu où Hachem peut résider dans ce monde.
Aujourd'hui, malheureusement, le Michkan et le Temple ont disparu. Où réside donc la Chékhina?
La guémara (Béra'hot 8a) nous dit qu'aujourd'hui, la seule chose qui permet à la Chékhina de résider parmi nous est l'étude de la Torah, comme il est écrit : "Tout ce qu'Hachem a dans ce monde, ce sont les 4 coudées de la Torah" (én lo l'Hachem béolamo éla arba amot chel halakha bilvad).

Lorsque nous nous asseyons et étudions la Torah, nous reconstruisons le Temple dans nos propres 4 amot. C'est incroyable!
Mais : Pourquoi, parmi toutes les mitsvot, c'est l'étude de la Torah qui amène la Chékhina parmi nous?

Le midrach (Chémot rabba Térouma) nous enseigne que lorsque Hachem nous a donné la Torah, Il l'aimait tellement qu'Il ne voulait pas s'en séparer. Afin de rester près d'elle, il nous a ordonné de créer un endroit [le Michkan, puis le Temple] où il pourrait résider près de la Torah.
Nous voyons donc que le but du Michkan était uniquement de permettre à la Chékhina de disposer d'un lieu de résidence proche de la Torah.

C'est pour cette raison que nous constatons que le Temple a été détruit à cause du bitoul Torah (perte de temps où l'on aurait pu étudier - guémara Nédarim 81a).
Une fois que l'on ne tient plus compte de la Torah, le Temple n'a pratiquement plus de raison d'être.
Cependant, même aujourd'hui, après la destruction du Temple, lorsque chaque juif étudie la Torah, la Chékhina est avec nous.

Le but de toutes les mitsvot est d'accomplir la volonté d'Hachem, mais l'étude de la Torah est une expérience qui se fait en présence d'Hachem. C'est un package : La Torah s'accompagne du Créateur.
En ce sens la guémara (Béra'hot 6a) écrit que même s'il n'y a qu'une seule personne assise et étudiant la Torah, la Chékhina se trouve à ses côtés. Nous ne retrouvons ce phénomène dans aucune autre mitsva.

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-> Le 'Hazon Ich écrit dans ses lettres que quelqu'un qui se consacre à la Torah est un ange, dans le corps d'un humain.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 1,4) écrit que plus nous nous rapprochons d'Hachem, plus nous devenons purs. Cette proximité purifie la personne. C'est la Torah qui a le plus grand impact sur l'élévation d'une personne.

[ainsi, lorsque nous apprenons la Torah, nous nous élevons à un niveau très élevé. Nous éliminons toutes les impuretés que nous avons pu développer au fil du temps. La Torah est comme le feu (éch) : elle peut brûler toutes nos impuretés. Nous devenons comme des anges, des personnes pures, des kodech hakodachim, le saints des saints. ]

-> Le Maharal (Nétivot Olam - chap. 9) écrit qu'un talmid 'hakham (quelqu'un qui a beaucoup de Torah en lui) est élevé au-dessus des autres humains.

Il est écrit : "ét Hachem Eloké'ha tira" (Tu dois craindre D. - (Vaét'hanan 6,13). Le mot "ét" semble superflu. Le rav Shimon ha'Amsouni connaissait la raison d'être de chaque "ét" de la Torah, qui ont tous une signification. Cependant, il n'arrivait pas à comprendre ce que pouvait bien signifier le "ét" dans ce verset qui parle de craindre D. C'est alors que Rabbi Akiva est arrivé et a expliqué qu'il s'agissait des talmidé 'hakhamim.
Le Maharal en explique le sens profond. La peur est le résultat de la crainte et de la grandeur de quelque chose qui est bien au-dessus de nous. C'est la raison pour laquelle nous avons peur d'Hachem, à cause de Sa grandeur. Le verset nous enseigne donc que nous devons avoir la même crainte qu'un talmid 'hakham. Les talmidé 'hakhamim sont élevés par la Torah et sont au-dessus des humains normaux. Par conséquent, ils incitent les autres à les craindre.

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz (Tiféret Shimshon - Chir haChirim 34) explique qu'il existe 4 niveaux de créations dans le monde : le tsoméa'h "(végétal) ; le "'haï" (animal) ; le "médaber" (les êtres humains) et les talmidé 'hakhamim.
Ils constituent une classe à part. Tel est le pouvoir de la Torah.
[nos sages en Torah représentent un exemple d'à quel point l'étude de la Torah a la capacité d'incroyablement nous purifier et élever, faisant de nous des êtres d'un niveau supérieur au restant de la Création. ]

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-> "Grande est la Torah, car elle donne à ceux qui l'étudient, à la fois ce monde-ci et le monde à Venir" (Pirké Avot 6,7)

-> "Le plus de Torah qu'on étudie, le plus nous avons de la vie" (Pirké Avot 2,7)
Rabbénou Yona explique que même si le stress raccourcit généralement la vie d'une personne, l'effort et la sueur investis dans la compréhension des profondeurs de la Torah, aussi stressant que cela puisse paraître, ne font qu'ajouter du temps à la vie d'une personne.

-> Selon Michlé (3,18), la Torah est un "arbre de vie" (éts 'haïm).
Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 4,33) explique : Imaginez une personne en train de se noyer qui voit une branche d'arbre flotter dans l'eau. Ne s'agripperait-il pas à cette branche pour survivre? De même, seuls ceux qui s'accrochent à l'arbre de vie, la Torah, vivent une "vraie vie". Tous les autres se noient dans les eaux du vide.

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-> Le rav Aharon Steinman (Yémalé Pi Téhilaté'ha 1,208) écrit que lorsque nous étudions la Torah, nous nous connectons à la manière de pensée d'Hachem et nous sommes capables de nous attacher aux voies d'Hachem plus qu'avec n'importe quelle autre mitsva. Nous comprenons mieux Ses voies et le monde. Toutes nos mitsvot s'en trouvent également rehaussées.

-> Pour être vraiment comprise, la Torah Orale nécessite un travail constant et beaucoup d'efforts, et en ce sens la Torah Orale a davantage de capacité de se lier avec Hachem par son étude que ne l'a la Torah Ecrite.

-> Le rav Mordé'haï Sultan enseigne :
Nos esprits sont inondés de concepts étrangers provenant du monde extérieur. Nous avons perdu notre sensibilité à savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Comment pouvons-nous faire en sorte que nos esprits se recalibrent et pensent comme nous sommes censés le faire ? Comme il est dit : "Hachem a créé l'homme pour qu'il pense droit, mais il a inondé son esprit de tant de calculs" (Kohélet 7,29). Comment revenir sur le droit chemin?
Ce calibrage se fait lorsque nous entraînons notre esprit à penser comme les grands esprits, comme les Tanaïm, les Amoraïm, les Richonim. Lorsque nous suivons les étapes de la guémara, nous pénétrons dans l'esprit des grands anciens [Sages] qui avaient le bon cheminement de pensée, nous pensons comme eux et nous nous recalibrons.
Lorsque nous essayons de comprendre ce que Rabbi Akiva dit, ce que Rava et Abaye disent, nous suivons leur processus de pensée et commençons à penser comme eux ...
L'étude de la Torah est le seul moyen de restaurer la clarté de notre esprit. Plus nous étudions la guémara, et les processus de pensée des Amoraïm, plus notre cerveau sera droit. C'est le but de l'apprentissage de la guémara et la grandeur de la Torah Ecrite.

La Torah, c’est la liberté

+ La Torah, c'est la liberté :

-> En ce qui concerne les Tables de la Loi, la Torah nous dit : "'harout al halou'hot (elles ont été gravées sur des Tables - Ki Tissa 32,16).
Le midrach (Chémot 41,7) explique que le mot 'harout, en plus de signifier "gravé", peut également être lu comme 'hérout, qui signifie "liberté". C'est parce que la Torah nous libère.
De quoi sommes-nous libérés? Le midrach explique que lorsqu'une personne étudie la Torah, elle est libérée de la douleur, du dur labeur et du Mala'h HaMavét (l'ange de la mort).

Expliquons comment chacun de ces éléments fonctionne.
Le Steipler (Toldot Yaakov 141) écrit que de la même manière que la quantité d'argent que chaque personne gagnera au cours d'une année est décrétée au début de cette année (à Roch Hachana), il est également décrété combien d'afflictions on endurera.
On peut choisir ses souffrances ; plus précisément, nous pouvons décider de la manière dont nous recevons les afflictions (Roua'h 'Haïm - Pirké Avot 6,6). Nous pouvons soit attendre que le Ciel choisisse ce que seront nos souffrances, soit choisir de remplir notre quota d'afflictions par l'étude de la Torah. Grâce au labeur de l'étude de la Torah, nous couvrons notre quota de douleur.

Le midrach (Yalkout Chimoni - Ekev 8) explique qu'aucune personne ne peut exister sans douleur ni affliction. Parfois, une personne est destinée à rester éveillée un certain nombre de nuits par an.
Elle peut finir par se coucher tard à cause d'un mal de dents ou choisir de se coucher tard pour apprendre la Torah. Lorsqu'il lutte contre le sommeil pour s'asseoir et apprendre, on considère qu'il s'agit d'une affliction. Ces souffrances peuvent remplir son quota. Non seulement il évitera d'autres afflictions indésirables, mais il sera également récompensé pour ces actions. Une situation gagnant-gagnant!

Ensuite, nous constatons que la Torah libère une personne de ses obligations.
En termes simples, cela signifie que la Torah nous libère du fardeau des responsabilités. Si nous acceptons le joug de la Torah, les choses s'arrangeront d'elles-mêmes sans que nous ayons besoin de nous y impliquer. Ainsi, la michna (Pirké Avot 3,5) dit que quiconque accepte de porter le joug de la Torah sera libéré de ses autres responsabilités.

Cette michna peut également faire référence à une autre liberté, qui surpasse peut-être toutes les autres. Nous disons dans la prière de Birchos Krias Shema : "Hachem a fait sortir Sa nation Israël de l'intérieur [d'Egypte] pour lui donner une liberté éternelle" (vayotsé ét amo Israël mito'ham lé'héouts olam).
Comment pouvons-nous comprendre cela? En effet, lorsque nous avons quitté l'Egypte, nous n'avons pas connu la liberté éternelle. Nous sommes devenus des esclaves à plusieurs reprises ... des Babyloniens, des Romains, de A'hachvéroch et de bien d'autres encore.

Nous pouvons répondre à ces questions par un principe énoncé par le Ibn Ezra (Nasso 6,7), qui écrit que le véritable esclavage est l'esclavage du yétser ara, des désirs. Lorsque nous nous élevons au-dessus de nos désirs, nous sommes libres (on est pleinement nous-même). N'y a-t-il pas de pire esclave que celui qui est contrôlé par ses propres désirs et qui ne peut s'en libérer? Existe-t-il un plus grand esclave qu'une personne qui veut se libérer de ses dépendances et qui n'y parvient pas?

Comment pouvons-nous nous élever au-dessus de nos désirs? Par la Torah. C'est le seul moyen. Comme il est écrit : "Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2)
[ le Méiri de commenter : "La Torah est une source de liberté qui permet à l'homme d'être fidèle à lui même et à son âme divine, d'être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.
A défaut de cela, il est esclave de ses passions, des mœurs de la société, ..."
Le Ramban, dans une lettre à son fils, écrit : "Soumets ton corps à ton âme, car d'une telle soumission naît la liberté dans ce monde et dans le monde futur". ]

Mais pourquoi cela? Pourquoi la Torah est-elle le moyen de nous libérer?
La guémara (Baba Métsia 84a) nous raconte une histoire concernant Reich Lakich et Rav Yo'hanan.
Rav Yo'hanon se baignait dans le Yarden. Reich Lakish sauta à travers la rivière, faisant preuve d'une grande force physique. Rav Yo'hanan lança un défi à Reich Lakich : s'il acceptait de se repentir et d'étudier la Torah, il pourrait épouser sa sœur. Reich Lakich accepta ces conditions. Cependant, lorsque Reich Lakich s'apprêta à bondir en arrière pour saisir ses biens, il n'y parvint pas. Pourquoi?
Rachi explique qu'une personne qui consacre ses forces à la Torah perd sa force physique.
Le Maharsha explique en outre que nos désirs sont canalisés vers la Torah et que notre yétser ara s'affaiblit. La Torah affaiblit nos désirs.

Lorsqu'une personne est occupée par son travail ou toute autre tâche, elle oublie momentanément ses désirs, mais ceux-ci ne disparaissent pas pour autant. La Torah est la seule chose qui a le pouvoir d'aspirer/absorber nos désirs. [étudier un bon moment d'étude de la Torah avec concentration, fait disparaître nos mauvais désirs. ]
["Si ce méprisable (le yétser ara) t'affronte, amène-le dans un lieu d'étude (beit hamidrach)" (guémara Soucca 52b - la Torah est tellement puissante que s'il est de fer, il va exploser, et pas uniquement chauffer, voir fondre).]

Le Kli Yakar (Emor 23,16) écrit que la seule raison pour laquelle la Torah a été donnée aux mortels est pour cette raison : pour que nous puissions conquérir le yétser ara. Dans le cas contraire, la Torah serait restée entre les mains des anges.
C'est ainsi que Moché Rabbénou a répondu à l'affirmation des anges selon laquelle nous sommes de simples mortels et ne méritons pas la Torah (guémara Shabbath 88b) : Moché explique que nous avons un yétser ara et que nous avons besoin de la Torah pour le contrôler. [à la différence des anges]

Enfin, la Torah a le pouvoir de protéger une personne de l'Ange de la mort (mala'h amavét).
La guémara (Makot 10a) nous dit que l'étude de la Torah est un refuge contre l'Ange de la mort.
Quelle est la logique qui sous-tend cette affirmation? Pourquoi la Torah a-t-elle un tel
pouvoir?
Il est écrit : "Zot Torat haadam ki yamout ba'ohel" (Ce sont les lois de quelqu'un qui meurt dans une tente - 'Houkat 19,14). La guémara (Béra'hot 63b) explique que ce verset fait allusion à une directive concernant la manière dont une personne doit apprendre la Torah. La Torah ne peut être acquise que par ceux qui se tuent à l'étudier. Que signifie se tuer à l'étude de la Torah?

Le Rambam (Talmud Torah 3,12) nous dit que la Torah nécessite un véritable engagement, et que ce n'est que si une personne s'abstient de tout luxe et consacre sa vie à une véritable étude de la Torah qu'elle réussira dans son étude de la Torah.
C'est ainsi que la Torah peut être une libération de l'Ange de la mort. Si une personne se tue pendant qu'elle étudie, elle n'a pas besoin d'être soumise à l'Ange de la mort! Elle s'est acquittée de sa "condamnation à mort" grâce à son étude assidue de la Torah.
[traduction d'un divré Torah du rav Mordé'haï Sultan]

Renforcer l’importance de l’étude de la Torah à nos yeux

+ Quatre choses nécessitent un renforcement et un effort constant pour s'améliorer, et ce sont : la Torah, les bonnes actions (maassim tovim), la prière et le déré'h érets.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Rachi ajoute un détail très important : ce type de 'hizouk (renforcement/encouragement) est nécessaire constamment (tamid), et de toutes ses forces (békol ko'ho).

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-> L'étude de la Torah a un pouvoir et une importance phénoménale, et la tendance naturelle est de la traité avec légèreté. D'où l'importance de constamment renforcer son importance à nos yeux.

-> La michna (Béra'hot (4,2) écrit que rav Né'hounia haKana faisait 2 prières spéciales chaque jour : une lorsqu'il entrait dans le beit midrach pour étudier la Torah, et une autre lorsqu'il en sortait.
La michna demande : "Quelle prière disait-il?". Rav Né'hounia explique que lorsqu'il entrait dans le beit midrach, il priait pour qu'il ne commette pas d'erreur dans l'enseignement de la halakha, et s'il en commettait, pour que personne ne soit satisfait de ses erreurs. Lorsqu'il quittait le beit midrach, il remerciait Hachem de pouvoir passer du temps dans le beit midrach et non dans d'autres endroits.

La guémara (Berachos 28b) rapporte le texte exact de la prière qu'il prononçait en quittant le beit midrach (lieu d'étude). Rav Né'hounia se compare à d'autres personnes qui n'apprennent pas la Torah. Il dit : "Nous ne sommes pas comme les autres, qui perdent leur temps avec le néant. Au contraire, nous passons notre temps dans un but précis. Nous nous réveillons pour apprendre la Torah, alors qu'ils se réveillent pour ne rien faire. Nous travaillons et ils travaillent. Nous travaillons et recevons une récompense, ils travaillent et ne reçoivent pas de récompense, ..."
[de même dans la prière de conclusion de chacune de nos prière, le Alénou léChabéa'h, nous disons : "C’est à nous qu’il incombe de louer le maître de Tout... il ne nous a pas faits comme les peuples du monde ... qui se prosternent devant la vanité et le vide et qui adressent leurs oraisons à une divinité non secourable, alors que nous, nous nous prosternons devant le roi suprême" ]

Le Tiféret Israël demande : "Je comprends l'importance de remercier Hachem pour nos privilèges, mais pourquoi devons-nous dénigrer les autres dans ce processus?"
[ce n'est pas le genre de la religion juive de dévaloriser son prochain!
C’est comme si on affirmait : on est les meilleurs! Et eux ils sont trop nuls, débiles dans ce qu’ils font!
C’est comme si sur le chemin de la synagogue à Shabbath, on regardait les non-juifs avec un sentiment de fierté, d’orgueil d’être dans la Vérité, d’avoir la responsabilité de pouvoir faire des actes énormes, car Divins! Et eux, ils vont des choses si futiles, si éphémères, en comparaison. ]

Il répond à sa propre question en soulignant un principe important : après avoir étudié la Torah, en s'exposant au monde extérieur, on peut commencer à douter de sa raison d'être et de ses objectifs spirituels dans la vie.
Combien ce que nous propose le monde environnant peut être attrayant, intéressant! Nos valeurs spirituelles sont alors en concurrence redoutable!
La tendance humaine recherche la facilité, ce qui rapporte rapidement et de façon visible.
Les valeurs non-juives influencent notre subconscient.
Ainsi, on peut en arriver à garder la halakha, mais avoir un état d'esprit très loin de la judaïcité.

Nos rabbanim ont institué cette prière afin de nous rappeler la grandeur du fait d'étudier la Torah et de réaliser que ce que nous faisons surpasse tout ce qui existe dans ce monde.
On doit réaliser que rien n'est comparable à la grandeur de la Torah, rien! On doit en être joyeux, fiers!
[ex: certes ce que la société non-juive me propose est intéressant, mais par rapport à ce que la Torah me propose cela n'a que peu d'intérêt, c'est vide.]

-> Le Or'hot Tsadikim (chaar Gaavah) dit qu'une telle fierté, un tel orgueil, est obligatoire.
Il est impératif d'apprécier la capacité d'apprendre la Torah et de ne pas perdre de temps. Ce n'est que lorsque nous l'apprécions et que nous en sommes fiers que nous nous sentons encouragés à continuer à le faire.

-> Comme l'affirme la guémara (ci-dessus), nous devons constamment se travailler pour que l'étude de la Torah et une vie qui en découle, soit important à nos yeux. Nous devons avoir de l'orgueil de la sainteté (gaava diKédoucha), en dénigrant par exemple ce que le monde non-juif nous propose. Nous devons nous renforcer dans ce que nous faisons spirituellement, en comprenant pourquoi nous le faisons et ce que cela implique.

Le rav Zev Zeichick, l'un des tsadi de Jérusalem a dit un jour : "Un ben Torah doit se promener en sentant qu'il n'y a pas de plus grand bonheur au monde que d'apprendre la Torah et qu'il n'y a rien de plus malheureux que d'être un am haarets, un ignorant qui n'a pas de lien avec la Torah.

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-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

Toute personne à qui Hachem révèle Sa sagesse et qui ne l'écrit pas vole à Celui qui la lui a révélée, car ces 'hidouchim ne lui ont été révélés que pour qu'il puisse les écrire.
[Séfer 'Hassidim - 530 ]

-> Cette idée comporte 2 éléments importants.
Premièrement, Hachem nous révèle les 'hidouchim. C'est comme le roua'h hakodech.
Lorsque nous avons un 'hidouch, c'est un cadeau d'Hachem.
Deuxièmement, l'écriture est importante. Hachem veut que nous écrivions nos 'hidouchim pour que d'autres puissent en bénéficier. Si elles ne sont pas écrites, ces pensées risquent d'être perdues à jamais.
[rav Mordé'haï Sultan]

Celui qui surmonte son yétser ara dans une épreuve impliquant des relations interdites verra une grande lumière briller au-dessus de sa tête, ce qui, dans les générations précédentes, pouvait être vu par les gens autour de lui.
Cette lumière spirituelle n'est autre que la Ché'hina d'Hachem reposant sur lui, en témoignage de sa grande réussite à survivre à une telle épreuve et à apporter une révélation d'Hachem dans le monde.
['Hafets 'Haïm (Nid'hé Israël - ch.23) - se basant sur la guémara (Sanhédrin 31b) ]

[cela explique également que selon nos Sages si l'on a réussi à détourner son regard d'une femme mal habillée, ce moment est propice pour demander ce que l'on veut à Hachem et pour voir sa demande exaucée. (en effet, D. est davantage à nos côtés suite à cette belle attitude!) ]

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-> "Tout plaisir [interdit] dont une personne s'est privée pour l'amour d'Hachem lui sera rendu d'une manière permise à un autre moment dans l'avenir"
[Steïpler - Karyana Dégarta - lettre 15]

[on n'y perd jamais à faire la volonté de D. ]

La génération avant le machia’h

+ La génération avant le machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (dans Tsipita l'Yéchoua, s'interroge sur une contradiction apparente entre nos Sages et la Torah.
La michna de Sotah (49b) dépeint la dernière génération dans un état terrible : insolence croissante, débauche, hérésie, manque de respect, et pire encore.
D'un autre côté, la Torah (Nitsavim 30,1-3) décrit que le peuple juif se repentira totalement, de tout son cœur et de toute son âme, qu'il accomplira toute la Torah et toutes les mitsvot et qu'il sera proche d'Hachem.
Quelle est l'image correcte?

Le 'Hafets 'Haïm répond : les deux sont correctes!
Au cours de la dernière période avant le machia'h, il y aura deux groupes distincts, qui accéléreront tous deux la venue de la rédemption finale.

Il y aura un groupe, qui malgré toutes les difficultés, qu'elles soient financières ou sociales, se consacrera loyalement à une vie de Torah et de mitsvot et se consacrera à l'étude de la Torah [autant que possible].
Malgré leur situation difficile, ils continueront à faire du 'hessed et à faire tout ce qu'ils peuvent pour s'entraider. Ils résisteront aux tentations écrasantes du monde extérieur qui tentent de les détourner de leur mode de vie fidèle.
Ceci, écrit le 'Hafets 'Haïm, est certainement considéré comme un repentir complet, et leur récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée.

Cependant, il y aura un 2e groupe qui s'éloignera du style de vie et de l'engagement que les juifs ont eu pendant des millénaires. Ils abandonneront la voie glorieuse de leurs ancêtres. Leur ressentiment à l'égard de la Torah et des tsadikim s'accentuera et toutes les terribles tragédies décrites dans la michna se matérialiseront.

Mais le 'Hafets 'Haïm donne une explication remarquable sur la façon dont ce groupe est également une cause de l'arrivée rapide du machia'h.
Hachem aurait pu amener la guéoula il y a bien longtemps. Cependant, dans Son infinie bonté, Il a retardé son arrivée afin de permettre au peuple juif d'accumuler davantage de récompenses pour les mitsvot qu'il accomplit et surtout pour l'attente dans l'espoir et le désir de l'arrivée du machia'h. À chaque génération qui passe, leur récompense augmente (chaque génération vit dans un milieu plus obscure, avec une descente spirituelle, et donc chaque jour a plus de mérite d'espérer en la venue du machia'h, de rester fidèle à la volonté de D. ).
Mais si les nouvelles générations commencent à abandonner le style de vie de leurs ancêtres et n'attendent pas et n'anticipent pas l'arrivée de machia'h, alors, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "Contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement.

Le 'Hafets 'Haïm conclut que chacun a le choix du groupe auquel il veut appartenir.

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-> Il en résulte que l'obscurité et le niveau plus faible de notre génération n'est pas une raison de désespérer (ex: on vaut rien aux yeux d'Hachem), au contraire la "récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée."

-> "L'homme Moché était extrêmement humble, plus que tout homme sur la face de la terre!" (Béahaloté'ha 12,3)

Le Rachab donne l'explication suivante :
Le midrach (Chémot rabba 40,2) nous dit que Hachem a montré à Moché le séfer de Adam haRichon, dans lequel il a pu voir toutes les générations de l'Histoire de celle de béréchit jusqu'à celle de la résurrection des morts.
Lorsque Moché a vu la génération précédent la venue du machia'h et qu'il a vu à quel point ils s'efforçaient d'avoir de la émouna et de servir Hachem, alors il en est devenu si humble au point de déclarer : "ils sont plus grands que moi!"
[il est écrit : "véa'ich Moché, anav méod MIKOL aadam" = Moché était très humble PAR RAPPORT, en raison d'autres personnes (ceux avant l'arrivée du machia'h= nous!).]

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-> Le 'Hafets 'Haïm nous enseigne que si le machia'h n'est pas encore là c'est parce que Hachem désire que l'on acquiert davantage de mérites (dont la mitsva d'attendre/espérer en la guéoula).
Ainsi, Hachem préfère qu'il y ait un 'hilloul Hachem (ex: absence manifeste de Sa Gloire dans le monde, les gens L'oubli, Il est sans résidence fixe en l'absence du Temple, Il est éloigné de Ses enfants (juifs) adorés, ...), et Il accepte cette situation par amour pour Ses enfants.

-> Selon le 'Hidouché haRim (Sia'h Sarfé Kodech - vol.2, 176), il se peut que notre exil dure si longtemps car c'est agréable à Hachem lorsque les juifs étudient la Torah même quand ils ont de très nombreux problèmes et que gagner sa vie est si difficile.

-> Le Shomer Emounim (maamar ha'bita'hon vé'hischazout 10) dit que la raison de cet long exil ... est parce que Hachem aspire et attend impatiemment que tous les juifs retournent à Lui peu importe à quel point ils ont pu tomber.

-> Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz (1854-1926) était à Vienne, il a été impressionné par un certain garçon qui étudiait la Torah avec passion pendant des heures le jour du Shabbath.
Voulant en savoir plus, le rav lui a parlé.
Le garçon lui a rapporté qu'il avait été engagé dans l'armée, et il a ajouté : "Généralement, les soldats sont forcés de profaner le Shabbath. J'ai parlé au chef de mon peloton et j'ai demandé d'avoir mon Shabbath de libre, en échange du fait de travailler des heures supplémentaires pendant la semaine.
Cela a été un miracle qu'il accepte ma requête. Afin de payer en retour Hachem pour cela, j'essaie de faire que tout mon Shabbath soit saint pour Hachem, en m'immergeant dans la Torah".

Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz répétait ce récit, il ajoutait : "Qui sait si cette Torah n'empêche pas la construction du Temple?"

[évidemment que l'on doit s'analyser et tout faire pour constamment s'améliorer pour contribuer à la venue du machia'h. (en plus d'attendre impatiemment sa venue)
Mais d'un autre côté, nous ne devons pas désespérer, mais plutôt se dire que s'il n'est pas encore venu c'est pas parce qu'on est nul, mais au contraire car Hachem adore tout particulièrement notre étude, nos mitsvot, qui sont faites dans un contexte d'une obscurité spirituelle importante.
Cela doit nous booster à encore davantage apporter de la joie, du plaisir à notre papa Hachem!]

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-> On vient de voir la position d'Hachem qui adore tellement Ses enfants et surtout les efforts qu'ils font dans les dernières générations avant la venue du machiah', qu'Il repousse la guéoula, au prix même de Son honneur, du fait de souffrir avec les souffrances des juifs en exil, de repousser le moment où Il sera réuni en grande proximité avec Ses enfants adorés (les juifs) au Temple, ...

Maintenant, la position des juifs est de désirer ardemment la venue du machia'h au plus vite, et cela malgré le fait que l'on ne pourra alors plus faire des mitsvot (dont les faciles comme celle des tsitsit) qui nous donnent d'infinis mérites (dont avoir un meilleur monde à Venir avec davantage de proximité avec papa Hachem), on ne pourra plus faire téchouva. Ainsi à un niveau individuel, on peut y perdre beaucoup à la guéoula.
On peut vouloir le machia'h pour sortir de ses problèmes matériels, pour davantage avoir de spiritualité, mais la raison suprême est : on veut la guéoula tout de suite pour que la Grandeur de D. soit manifeste, on veut un kidouch Hachem, on veut que Hachem ne souffre plus avec Ses enfants (juifs) en exil sans Temple, ...

=> On a une situation qui ressemble à la sortie d'Egypte, où d'un côté les juifs appellent la fête Pessa'h en souvenir du fait que Hachem est passé au-dessus (passa'h) des maisons des juifs ne tuant pas leurs premiers-nés par amour, et d'un autre côté la fête s'appelle par Hachem la fête des matsot ('hag hamatsot), en souvenir du fait que les juifs ont été prêts à partir dans le désert (animaux dangereux, chaud, sans boire, manger, ...) sans provision (sauf une pâte qui a très vite cuit - matsa), uniquement par amour et confiance en Hachem.
La guéoula finale sera semblable à celle d'Egypte, et ainsi on remarque cette magnifique relation d'amour réciproque : Hachem est prêt à repousser la venue du machia'h, les juifs l'attendant à chaque instant!

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[la guéoula peut venir soit en son temps (peu importe nos mérites, car la date limite fixée est arrivée), soit à chaque instant (si on le mérite).
Le Ben Ich 'Haï dit que le moment de la date limite est déjà possible à tout moment.
Ainsi, le machia'h peut véritablement arriver constamment.

[ D'une certaine façon, on peut dire que si l'on acquiert des mitsvot, qu'on fait la mitsva d'espérer en la guéoula, alors on n'est actuellement pas méritant par rapport à dans une seconde suite à l'accomplissement de ces mitsvot. Ainsi, tant qu'on peut acquérir des mitsvot, Hachem est prêt à repousser le moment de nos retrouvailles, car alors on sera encore plus sublimes et le kidouch Hachem sera encore plus beau pour l'éternité.

Mais à l'inverse, si on ne se comporte pas selon la Torah, alors on est déjà davantage méritant qu'ensuite (nos futures fautes venant nous impacter), et donc par amour Hachem fait venir tout de suite la guéoula, pour que l'on soit le plus beau possible.
Cela n'est pas l'idéal, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement. ]