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Plus un juif est humble, plus il est grand

-> Voici une prière d'humilité à Hachem du rav Kook :
Maître de tous les mondes, je déverse mes paroles devant Toi. Ne m’empêche pas de rencontrer Ta grandeur. La véritable grandeur n’est-elle pas l’humilité?

Je suis conscient de mon humilité et de mon néant. Néanmoins, ne me prive pas de la force nécessaire pour m’approcher de Toi, la Lumière de la vie et la Source du bien.
Il n’y a pas de fin à la grandeur que mon cœur ressent du fait que je suis l’une de Tes créations.
S’il y a parmi Tes créations celles que je regarde de haut, qui sont imparfaites à mes yeux, c’est uniquement à cause de ma folie.
Toi seul, Source de sagesse, connais Ta grandeur, et par la puissance de cette grandeur, toutes Tes créatures sont précieuses. Elles sont Tes œuvres. D. grand et merveilleux.

Il me suffit d’être considéré comme l’une des créatures de Tes mains ; cette vérité couvre toutes mes imperfections.
Je m’approche de Toi, mon Roi, avec une sainte crainte. Sauve-moi. Sauve-moi de toutes mes fautes.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kodcho 1 - Pinkas Yérouchalayim 18 ]

Reconnaître sa beauté interne de juif

-> Je dois reconnaître ma beauté intérieure.
En reconnaissant les qualités particulières qui se trouvent au fond de mon âme (divine), j’en viendrai à reconnaître la grandeur du peuple juif.
Cela mènera à un élargissement de l’esprit concernant la grandeur d'Hachem, qui élève le monde vers une liberté supérieure.
En me pardonnant toutes mes erreurs, je serai capable de transformer les fautes du peuple juif en mérites. Je serai capable de trouver de bonnes qualités chez tous les êtres humains et d’attirer continuellement une bonté supérieure sur le peuple juif.
[rav Avraham Kook - Chedarav - p.164 ]

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-> Je dois trouver le bonheur en moi-même et non à travers l’approbation sociale ou une quelconque carrière. Plus je comprends mon essence, et plus je m’autorise à être original et à voler de mes propres ailes ... plus mes forces se développeront et seront une bénédiction pour moi-même et pour le monde entier.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2,77 ]

-> Je n’abandonnerai pas mon chemin unique.
Même si mes ennemis et ceux qui s’opposent à moi sont nombreux. La vérité est que, plus que tous mes ennemis, je suis moi-même ma plus grande opposition. Ma petitesse lutte contre ma grandeur.
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 7,192 ]

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-> Je suis constamment à la recherche de ce qui se trouve au plus profond de mon âme (qui est une partie de divinité). Toutes sortes d’activités extérieures détournent mon esprit de cette quête intérieure. Elles m’amènent à chercher en vain aux quatre coins du monde ce que je ne peux trouver qu’au plus profond de mon âme.
[rav Avraham Kook - Pinkassé haRaaya 2,p.114]

-> Mon âme endure de grandes souffrances. Que recherche-t-elle?
L'esprit rationnel ne peut percer ce mystère. La solution ne se trouve qu'en sondant les profondeurs de l'âme et la racine de son existence.
[rav Avraham Kook - Pinkassé haRaaya 2,p.119]

Tous les efforts que je déploie pour me purifier, purifier mes pensées, mes traits de caractère et mes sentiments, contribueront à purifier le monde entier.
"Chaque personne est tenue de dire : 'Le monde a été créé pour moi'. "(Sanhédrin 37a).
[rav Avraham Kook - Shemoné Kévatsim 2,78 ]

Aspirer à davantage, avoir soif d’Hachem

-> Mon âme aspire à une lumière plus haute, à la lumière infinie, à la lumière du vrai D., au D. de la vie.
Le D. de la vie, la vie de tous les mondes. Et ce désir ardent épuise mes forces physiques et spirituelles.
Je n’ai ni la capacité ni l’expérience nécessaire pour satisfaire ce grand désir. Je suis rempli de désir devant le Roi du monde, qui ouvre Sa main et comble tous ceux qui ont besoin (paraphrase de Téhilim 145,16).
S’il te plaît, comble mes désirs ; comble-moi dans la lumière de Ta beauté. Étanche ma soif de Ta lumière. Illumine Ton visage et alors nous serons sauvés.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kodcho 1 - Pinkas Yérouchalayim 1 ]

Peut-être que la plus grande qualité d’Avraham Avinou était sa messirout néfech pour Hachem. Il a eu une vie très difficile, pleine d’épreuves et de défis inimaginables, mais il les a néanmoins tous surmontés.
Même dans des situations impossibles, il n’a jamais abandonné , et c’est ainsi qu’il a atteint la sainteté extraordinaire d’être le premier juif.

Lorsque nous lisons et étudions sa vie, il est important de nous rappeler que chaque juif porte en lui une étincelle d’Avraham Avinou.
Ainsi, même lorsqu’il semble que nous ne pouvons tout simplement plus lutter contre les épreuves auxquelles nous sommes confrontés, si nous puisons au plus profond de notre cœur, nous trouverons le courage d’avoir la messirout néfech pour Hachem, ce qui nous donnera la force d'achever la "mission impossible", encore et encore.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Oumanim 4 ]

Quand fauter devient à postériori positif

-> "Parfois, faire une transgression de la Torah équivaut à son observance.
C’est ce que nous apprend la parole de D. adressée à Moché après qu’il eut brisé les Tables : "C’est toi qui les as brisées" (Ki Tissa 34,1), ce qui implique une approbation de son geste."
[guémara Ména'hot 99b]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 34) enseigne :
Comment une transgression de la Torah pourrait-elle renforcer son observance?
Cela s’explique par le fait que toutes choses aspirent à retourner à leur source. Par conséquent, lorsqu’on mange, boit ou s’occupe d’autres affaires mondaines (de ce monde matériel), on "enfreint" la Torah en ne l’étudiant pas ou en ne servant pas explicitement Hachem à ce moment-là.
Son âme a alors l’occasion de se reposer de son enthousiasme, et elle rassemble de nouvelles forces pour revenir à un niveau encore plus élevé de proximité avec Hachem.
Ce phénomène spirituel est évoqué dans le verset : "Les 'hayot (anges) courent çà et là" (Yé'hezkiel 1,14), et c’est pourquoi "enfreindre" la Torah revient parfois à l’observer.

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-> Le Toldot Yaakov Yossef (Tazria 2 ; Dévarim 2) rapporte cela, et explique :
il y a deux raisons pour lesquelles il doit en être ainsi. Premièrement, si l’on ne "se refroidissait" pas périodiquement après des expériences spirituelles intenses, on pourrait atteindre un stade où l’âme deviendrait si unie avec Hachem qu’elle perdrait complètement son individualité, et à ce moment-là, elle ne serait plus capable de retourner dans le corps physique.
Une autre raison est que le plaisir perpétuel perd de son attrait et se transforme en ennui. Ainsi, si l’on vivait constamment des plaisirs spirituels à leur apogée, ils ne seraient plus des expériences agréables.
Quant à savoir pourquoi on s’élève alors vers des expériences encore plus intenses, c’est parce que l’angoisse de la séparation intensifie le plaisir du retour.

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-> Nos Sages (comme rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 22:11) parlent de "yérida létsoré'h aliya" (une chute/descente [spirituelle] dans une fait de monter [finalement davantage] ).
A postériori, nous devons appréhender positivement une faute qui a déjà été faite (un moment où l'on s'est "endormi" spirituellement, préférant la matérialité, nos désirs), afin de s'encourager le plus possible pour aller de l'avant, encore plus fort, avec plein d'ambitions spirituelles.

Voir Hachem derrière nos situations de peur

-> Toute crainte de quelque chose dans le monde extérieur qui surgit dans le cœur d’une personne est en réalité le bras droit d'Hachem tendu pour l’éveiller à une crainte existentielle [d'Hachem].
Ainsi, lorsqu’une personne prend conscience que cette expérience de crainte est en réalité la bonté d'Hachem destinée à l’éveiller, comme il a été dit, cette crainte se transforme en amour, car on l’accepte alors avec amour, et on est ainsi libéré de cette crainte.

Car la crainte [d'Hachem] imprègne toutes les créatures et tous les mondes, et la source sous-jacente de toutes les craintes est la crainte profonde, intérieure et existentielle d'Hachem.
Ainsi, même la crainte de quelque chose d’extérieur dans le monde matériel qui surgit dans le cœur d’une personne a pour but de l’éveiller à la crainte d'Hachem. C’est là la bonté d'Hachem, Son bras droit tendu qui supplie l’homme de s’éveiller à la crainte de Lui, comme le mentionne le verset : "Que demande D. de vous, sinon de craindre D.?" (Ekev 10,12).

Et si une personne prenait conscience de la bonté et de l’amour d'Hachem à son égard, dans le fait qu’Il lui envoie cette crainte de quelque chose d’extérieur afin qu’elle s’éveille à une crainte intérieure d'Hachem, alors sa crainte se transformerait en amour, puisqu’elle accepterait la crainte avec un amour total, et elle serait libérée de la crainte.

Cependant, si la seule intention d’une personne est d’être libérée de la crainte, alors cela ne se produira pas. Et c’est là le sens de l’enseignement : "Vis-à-vis de Moché, la crainte est une chose mineure" (Béra'hot 32b), c’est-à-dire qu’à partir de la crainte d’un sage, il est facile d’atteindre la crainte d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 38]

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-> dans le texte, et de manière générale, ces craintes sont respectivement appelées "Yir'a 'hitsonit" (litt. "crainte extérieure" ou "crainte superficielle") et "Yir'a Pnimit" (litt. "crainte intérieure"), faisant allusion à l'enseignement transmis ici selon lequel les deux ne sont en réalité que deux niveaux d'une même chose.
En fait, l'expérience de la crainte elle-même est une et unique, et la différence réside uniquement dans la manière dont nous la percevons. Avons-nous peur de l'apparence superficielle qui ne fait que revêtir la présence divine, ou contemplons-nous la présence divine elle-même, et nous tenons-nous en admiration devant Elle?
(voir Toldot Yaakov Yossef n° 5 ; Déguel Ma'hané Efraim - Vayichla'h)

-> La crainte/peur pour sa vie, et toute peur est une réaction à une situation perçue comme un danger pour sa vie d’une manière ou d’une autre, est en réalité quelque chose de très existentiel pour toutes les créatures vivantes, comme on le constate aisément chez les formes de vie inférieures, et cette peur est liée à l’instinct de survie.
Cependant, à un niveau plus profond, cette peur existentielle peut être ramenée au fait qu’en fin de compte, toutes les créatures tirent leur vie d'Hachem à chaque instant. Par conséquent, puisqu'Hachem peut retirer cette force vitale à tout moment, il est tout à fait naturel qu’à un niveau très profond et inconscient, toutes les créatures éprouvent une peur existentielle de la survie, sachant qu'Hachem peut effectivement retirer l’esprit de vie qui est en elles ; cette peur est donc en réalité une crainte d'Hachem.
(voir Déguel Ma'hané Efraim - Kora'h)

-> Il faut s'abandonner complètement à la peur/crainte et l'accepter comme de l'amour d'Hachem, et ce n'est qu'alors qu'elle se transforme ; mais si l'on cherche à se libérer de la peur, c'est qu'on ne s'y est pas abandonné.

-> s’il n’est pas toujours facile de s’abandonner à la crainte d’une situation effrayante dans la vie réelle, il est beaucoup plus facile de s’abandonner à la crainte et à la révérence que l’on éprouve envers un grand sage et un homme saint, et il est d’autant plus facile de voir D. à travers lui.

Se trouver là où sont nos pensées

+ Se trouver là où sont nos pensées :

-> "On raconte que chaque fois que Rabbi Yonathan, fils d'Ouziel, s’asseyait pour se plonger dans la Torah, tout oiseau qui passait au-dessus de sa tête était brûlé par ses paroles". [Soucca 28a]
"Aucune mouche ne passait au-dessus de la table du prophète Elicha". [Béra'hot 10b]

-> Le Baal Shem Tov (Kéter Shem Tov 43) enseigne :
Partout où se trouvent les pensées d’une personne, elle est entourée de mondes spirituels qui reflètent ses pensées. Si ses pensées sont saintes, elle est entourée de mondes saints, mais si ses pensées sont impures, elle est entourée de mondes impurs.

De même, où que soient les pensées d’une personne, et quels que soient les mondes qui l’entourent, c’est ainsi qu’elle est entourée dans ce monde terrestre, que ce soit d’oiseaux et d’animaux casher, ou d’oiseaux et d’animaux non casher.
Et il existe trois catégories de mondes : le pur, l'impur, et celui qui se situe entre les deux. Au-dessus de ces catégories se trouve le monde de la pensée pure, qui est insondable.

C’est donc pour cela que tout oiseau s’égarant au-dessus de Rabbi Yonathan, fils d'Ouziel, était brûlé, et qu’aucune mouche ne passait au-dessus de la table d’Elicha, ce qui permit à son hôte de savoir qu’il était un homme saint, car ses pensées étaient saintes.

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-> "Les oiseaux égarés" font allusion aux pensées égarées, qui ont été "brûlées" par l’étude de la Torah de rabbi Yonathan. De même, aucune mouche, créature non casher, ne volait au-dessus de la table d’Élicha, car ses pensées étaient toujours saintes.

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-> Là où se trouvent les pensées d’une personne, c’est là qu’elle se trouve pleinement.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 56]

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-> les pensées sont si puissantes et ont un tel effet sur le corps que la pensée seule créera une réalité virtuelle comme si le corps était bel et bien "là". On retrouve un écho de cette idée dans l’enseignement des Sages selon lequel fantasmer sur une faute est pire que l’acte lui-même, alors que l’esprit est probablement ailleurs.

Les mots nous unissent à Hachem

-> Les lettres de l’étude de la Torah et de la prière sont les vecteurs de l'union (dvekout) avec Hachem. Il faut concentrer ses pensées et son être le plus profond sur la spiritualité la plus profonde qui réside dans les lettres.
Tel est le sens profond du verset : "Qu’Il m’embrasse des baisers de Sa bouche" (Chir haChirim 1,2), qui fait référence à l'union des âmes (Zohar II,124b), comme le laisse entendre le verset : "Si tu te couches entre les lèvres" (Téhilim 68,14).
[ce verset est interprété ainsi dans le Tikounei Zohar, cité par rabbi Moché Cordovéro - Pardes Rimonim 8,13 ]

Ainsi, lorsqu’on prolonge la prononciation d’un mot, c’est le signe qu’on ne fait plus qu’un avec lui, puisqu’on ne veut pas quitter ce mot.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 44]

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-> Les lettres hébraïques sont en réalité des symboles des secrets spirituels les plus profonds de la Création, et servent de canaux pour transmettre ces énergies spirituelles au monde.
Toutes ces différentes énergies symbolisées par les différentes lettres proviennent en fin de compte toutes d'Hachem, et sont donc différentes expressions de l’Unique.
Si l’on est capable de pénétrer profondément dans un état méditatif où les lettres et les mots que l’on prononce sont vécus comme les différentes expressions de la sagesse et de l’amour divins qu’ils sont en réalité, on s' "unit" alors avec Hachem, comme par un baiser, puisque notre bouche humaine prononçant ces mots ne fait alors plus qu’un avec celle d'Hachem, pour ainsi dire.

-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan I 65,2) dit que, bien qu’il faille passer d’un mot de prière au suivant, chaque mot invite celui qui l’exprime à rester avec lui en dvekout (union, attachement).
La solution, dit Rabbi Na'hman, consiste à faire de toute la prière un "tout", ce qui signifie que l’état de dvekout atteint avec chaque mot doit être maintenu tout au long de la prière, de sorte que même lorsqu’on a atteint le dernier mot, on est toujours avec le premier.

Cet état de conscience ne peut être atteint que lorsque l’on a effectivement atteint un certain niveau d’ "Unité", où l’esprit et l’être tout entier ne font qu’un avec Hachem, et où les lettres et les mots individuels sont vécus comme différentes manifestations de l’Unique.

Faire bon usage de l’orgueil

-> "Quelle est la différence entre les disciples de notre ancêtre Abraham et les disciples de Bil'am?" (Pirké Avot 5,19)

-> La question ici est évidente. La réponse est que même les disciples d’Avraham possèdent le trait d’un esprit orgueilleux (rempli de fierté), et l’inverse est également vrai, à savoir que les disciples de Balaam possèdent le trait d’un esprit humble.
La seule différence est que les disciples de Bil'am utilisent leurs traits dans les affaires matérielles, tandis que les disciples d’Avraham les utilisent dans les questions spirituelles.
Autrement dit, les disciples d’Avraham élèvent leur cœur au service d'Hachem grâce à leur esprit orgueilleux et aspirent à accomplir de grandes œuvres, tandis que les disciples de Bil'am se considèrent comme indignes en raison de leur esprit humble et se dispensent d’accomplir la volonté d'Hachem.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 68]

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-> L’idée que nous ne méritons pas de servir Hachem est un obstacle spirituel pour quiconque vit en ayant conscience de la grandeur d'Hachem et de l’insignifiance relative de l’homme.
La seule façon de surmonter cette idée est de réaliser que même les êtres spirituels les plus impressionnants sont insignifiants devant Hachem, tout comme l’est la grandeur du cosmos.
Néanmoins, au-delà de toute compréhension humaine et au-dessus de toute raison humaine, le D. infini a choisi l’homme mortel infinitésimal sur ce grain de poussière qu’est la planète Terre pour Le servir et parfaire Sa création.
Faire l’expérience de cette prise de conscience est en effet à la fois la quintessence de l’humilité et, paradoxalement, le summum de la fierté (orgueil), et c’est le point où le "je" humain, se dissout dans le "Je" divin.