Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

La prière est si puissante que l'unification des mondes supérieurs, et l'influence qui en découle et qui se répand sur les mondes inférieurs, s'opère principalement pendant la prière.
[...]

La prière s’élève vers le haut, unifie les mondes supérieurs et fait descendre l’abondance sur tous les mondes, du plus haut au plus bas.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,7-13]

Préserver notre brit

-> Si une personne a fauté avec sa brit mila, même si elle respecte tout le reste de la Torah, elle peine en vain, comme le dit le Zohar : Si une personne n’a pas de crainte [de la faute] concernant la brit, alors la crainte d'Hachem ne repose pas sur elle concernant quoi que ce soit qu’elle fasse.

Puisque le corps avec lequel elle accomplit les mitsvot est entaché, tout ce qu'elle fait avec est également entaché.

Nos Sages, à travers les générations, ont dit que la plupart des souffrances qu’endure un homme, qu’il s’agisse de la peste, de l’épée ou de la famine, résultent d’une souillure de la circoncision (la brit mila).
De plus, tant que sa brit est entachée, toutes les mitsvot et les bonnes actions qu’un homme accomplit iront toutes aux forces de l’impureté [et ajouteront à leur puissance], D. nous en préserve.
En outre, une personne qui entache la brit est considérée comme ayant falsifié le sceau du Roi des rois, comme le dit le verset : "Nous n’avons pas falsifié Ton alliance" (Téhilim 44,18) ...

[ rabbi Yaakov Abou'hatséra (Chaaré Téchouva) affirme que : "La brit mila est le "yessod", le fondement de notre observance religieuse. En la protégeant, toute notre Torah et nos mitsvot s'élèvent." ]

Si une personne se réveille, se repent et réalise que ce mal lui est arrivé parce qu’il a entaché la brit, tout ira bien. Mais sinon, alors Hachem augmentera ses souffrances ...
La souffrance sera sept fois plus grande, car lorsqu’une personne entache la brit, elle entache "Bat Shéva" (littéralement, "fille de sept"), qui sont les sept sefirot constituant le Royaume des Cieux dans notre monde (Zohar - vol.III,115a).
Il est donc tout à fait approprié que l’affliction de cette personne soit multipliée par sept.

Puisque les souffrances résultaient du fait que cette personne a entaché sa brit, par conséquent, si elle souhaite se repentir, elle doit d’abord rectifier la souillure qu’elle a causé à sa brit. Ensuite, quoi qu’elle souhaite faire, Hachem l’aidera à réussir ...

La valeur numérique de : Avraham, Its'hak, Yaakov (אברהם יצחק יעקב) est de 638, la même que : brit Hachem (ברית יהוה, la brit et le Nom d'Hachem). Cela fait allusion au fait que le mérite de nos Patriarches se tiennent pour leurs descendants (les juifs) et expient tout dommage qu'ils ont causé à leur brit.

Jérusalem elle-même expie toute souillure causée à la brit.
Les mots היא ירושלים (hi Yérouchalayim - c'est Jérusalem) ont la valeur numérique 612, identique à celle de ברית (brit).
Ceci nous suggère que lorsque l'affliction frappe le peuple juif, Jérusalem l'aide à expier le mal qu'il a causé à la brit, car Jérusalem et la brit sont égales.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Bé'houkotaï 26,14-16&18&25&42]

Humilité & mériter qu’Hachem soit une couronne

-> Rabbi Elazar rapporte que Rabbi Hanina dit : Hachem est destiné à être une couronne sur la tête de chaque juste, comme il est dit : "En ce jour-là, l’Éternel des armées sera une couronne de gloire et un diadème de beauté pour le reste de son peuple" (Yéhayahou 28,5).
Que signifie l’expression : "Une couronne de gloire et un diadème de beauté"?
Cela signifie : une couronne pour ceux qui accomplissent sa volonté et un diadème pour ceux qui attendent son salut.
On pourrait penser que cela s’applique à tous ceux qui appartiennent à ces catégories. C’est pourquoi le verset précise : "pour le reste de son peuple", ce qui signifie que Hachem sera une couronne et un diadème pour celui qui s’établit humblement se considérant comme un reste (il ne se comporte pas avec orgueil, arrogance).
[guémara Sanhédrin 111b]

-> Nos Sages expliquent qu’à l’avenir, Hachem sera une couronne sur la tête de ceux qui sont justes et humbles, car il n’y a pas de vertu plus grande que l’humilité.

Si une personne est humble, [comme] pressée et piétinée par tous, à l’avenir, Hachem sera une couronne pour elle (il ajoute comme condition le fait de respecter sa brit mila).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

-> Une personne s’attache à la présence Divine (Chékhina) par ses mitsvot et son étude de la Torah ...

En étudiant la Torah remplie d'humilité, une personne mérite ... d'allumer les lumières spirituelles des mondes supérieurs et les unir ...

En étudiant la Torah et en accomplissant de mitsvot avec des motivations pures, une personne peut extraire et élever les étincelles de sainteté qui ont été piégées et dispersées à travers le monde ...

Lorsqu’une personne étudie la Torah et réalise des mitsvot pour l’amour du Ciel, lorsqu’elle dort la nuit, elle mérite que son roua'h et sa néchama (ses parties d'âme) s’élèvent vers les mondes supérieurs ...
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

Affaiblir le yétser ara par la Torah

-> La Torah a précédé le monde de deux mille ans.
De plus, c’est la Torah qui cause la plus grande détresse au yétser ara et l’affaiblit, comme l'affirment nos Sages : "Hachem dit : "J’ai créé la mauvaise inclination, et j’ai créé la Torah comme antidote"" (Kidouchin 30b).
Cependant, cela ne s’applique qu’à la Torah étudiée avec des motivations pures.
Le mot לשמה (lichma - avec des motivations pures (100% pour Hachem), littéralement, pour son propre bien) peut se lire comme : לשם ה"א, pour le bien de la lettre hé [ה - qui représente la Chékhina], car elle est rectifiée par l’étude de la Torah et les mitsvot.
[...]

Grâce à l’étude de la Torah, le yétser ara est brûlé et annulée.
La Torah est appelée "feu", comme dans le verset : "Voici, toutes Mes paroles sont comme un feu, dit Hachem" (Yirmiyahou 23,29).
Rien ne peut brûler et affaiblir le pouvoir du yétser ara comme la Torah. Cependant, elle doit être étudiée avec des motivations pures (lichma), avec humilité et crainte.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Vayikra 2,14-16]

L’orgueil

-> L'orgueil est le plus méprisable de tous les traits de caractère. Nos Sages disent qu'une personne arrogante chasse la Chékhina du monde (Sotah 5a) ; Hachem dit à propos d'une telle personne : "Lui et moi ne pouvons pas cohabiter dans le même monde".
Une personne orgueilleuse ferme les yeux et le cœur et refuse de réfléchir à qui elle est vraiment et à quoi elle a bien pu se trouver pour être si orgueilleuse.
A-t-elle vraiment accompli quoi que ce soit par elle-même? Elle n’est rien de plus que de la chair et du sang, des vers et des asticots. [nos capacités (dont le fait de vivre) ne sont possible à chaque seconde que par décret du Ciel le permettant. ]
A ce sujet, nos Sages ont commenté le verset : "Toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit Hachem" (Yéchayahou 66,23) : ils ont dit que si une personne se considère comme de la simple chair, elle méritera de se prosterner et de se présenter devant Hachem (ibid.). Cela exclut une personne qui se considère comme une personne importante méritant prestige et honneur.

Il est dit dans le Michnat 'Hassidim (Massé'het HaTéchouva 2,1) que, d’ordinaire, les forces de l’impureté ne s’emparent que des deux dernières lettres du Nom d'Hachem (le וה de יהוה).
Cependant, une personne orgueilleuse fait en sorte que ces forces [du mal] s’emparent également même du יה, les deux premières lettres.
C’est pourquoi le mot גאוה (gaava - orgueil) a une valeur numérique de 15, ce qui correspond aux lettres יה ; cela indique qu’une personne orgueilleuse entache le Nom יה et renforce les autres dieux.
[...]

Par son orgueil, une personne cause un terrible préjudice au monde et donne un immense pouvoir à l’ange maléfique Samaël ...

La personne orgueilleuse est immédiatement jugée au Ciel par Michael, le Cohen Gadol qui règne là-haut.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,2-3]

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=> en étant orgueilleux, non seulement on se déclare dieu (au détriment d'Hachem), mais on renforce les forces du mal.

La colère

+ La colère :

-> La colère est un trait de caractère est directement lié à l’orgueil : lorsqu’une personne se pare d’orgueil et s’imagine être un être exceptionnel auquel nul ne peut se comparer, elle devient plus encline à la colère.
Le Zohar (Vol.II,182a) écrit que rien ne peut souiller une personne aussi profondément, à l’intérieur comme à l’extérieur, que la colère, car son âme la quitte immédiatement et est remplacée par un dieu étranger.
A ce sujet, le verset dit : "Toi qui déchires son âme dans sa colère" (Iyov 18,4).
S’il souhaite se repentir, il lui faudra beaucoup de sainteté et de zèle jusqu’à ce que son âme lui revienne.

Ces terribles conséquences de la colère ne s’appliquent pas à la colère exprimée par nos Sages lorsqu’ils parlent pour défendre la Torah ou pour réprimander, car une telle colère est (100%) pour l’amour du Ciel, à condition qu’elle ne soit pas pour leur propre honneur.
Sinon, elle serait considérée comme de la colère [avec toutes ses terribles conséquences].
L’auteur de la Michnat 'Hassidim (Massé'het haTéchouva 3,1) écrit que lorsqu’une personne se met en colère, elle entache le Nom de Hachem : אדני, ainsi que le Nom de Hachem אלהים, qui ont une valeur numérique totale de 151, ce qui correspond à כעס (ka'as - colère), plus un pour le mot lui-même (le kollel).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,9-11]

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-> La colère exprimée par les érudits de la Torah est tout à fait positive, car elle est motivée par l’amour de la Torah ou par le souci de corriger. Une telle colère n’ébranle pas l’âme et ne souille pas le corps, ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Extérieurement, elle se présente comme de la colère, mais c’est une colère pure, une colère positive.

... Du début jusqu’à la fin, cette colère dirigée contre les paroles de la Torah ou l’observance des mitsvot, est pour l’amour du Ciel (100% léchem chamayim) ...
Même si cela nous apparaît comme de la colère, c'est bien de la colère.

La colère qui n’est pas pour l’amour du Ciel échange le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint, contre "d’autres dieux".
Mais la colère qui est pour l’amour du Ciel, au contraire, bannit les "autres dieux" et les remplace par le Nom d'Hachem (אלהים), qui est saint.
Si la colère est utilisée pour clarifier les paroles de la Torah et découvrir la vérité, alors la sainteté a été extraite des forces de l’impureté. Si la colère est utilisée pour réprimander, alors les personnes qui ont reçu cette réprimande ont été soustraites aux forces de l’impureté et amenées à la sainteté.
[on peut facilement mettre de l'intérêt personnel mélangé avec un peu de léchem chamayim (ex: réprimander en profitant pour s'enorgueillir d'être supérieur à l'autre).
Ainsi, si c'est entièrement léchem chamayim (100% pour Hachem, % notre égo) alors on réprimandera avec beaucoup d'attention aux sentiments d'autrui et avec amour (comme Hachem le veut). ]

En vérité, une telle colère doit être entièrement pour l’amour du Ciel, et non pour son propre honneur. Sinon, elle contaminerait une personne comme n’importe quelle autre expression de colère ...

La colère découle de l’orgueil, qu’une personne se sent importante et digne d’honneur. Par conséquent, elle éprouve de la colère envers les autres : envers ceux qui ne l’honorent pas assez, ou qui ne lui parlent pas de la bonne manière.
En revanche, la personne humble se considère comme si elle était morte, indifférente à sa propre vie. Par conséquent, lorsqu’elle exprime de la colère, ce n’est pas pour son propre honneur mais plutôt pour le Ciel ...

Si la personne qui s’est mise en colère souhaite se repentir, se corriger et s’apprendre à être calme et agréable, alors tout sera réparé et son âme retrouvera la place qui lui revient, comme le verset le poursuit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,12-17]

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-> Une personne autoritaire, stricte et exigeante, est une autre forme de colère. Il y a cependant une distinction : une personne en colère fait beaucoup de bruit et de remous, tandis qu’une personne autoritaire n’en fait pas.
Au contraire, si quelque chose ne lui semble pas juste, elle est déçue. Parfois, si quelque chose ne lui convient pas, elle peut parler durement, avec une pointe de colère indétectable. À d’autres moments, elle peut se montrer exigeante, tout en parlant doucement, sans aucune colère.
Cependant, il ressort clairement de ses propos qu’elle est autoritaire, bien qu’elle s’efforce de ne montrer aucune colère. Ses efforts sont vains, comme le dit le verset : "En vain veille le gardien" (Téhilim 127,1), car tant qu’elle restera autoritaire, elle finira par manifester sa colère.

Bien que nous ayons dit que l’orgueil est une ramification de la colère, la racine principale dont elle découle est l’orgueil. Puisque cette personne est orgueilleuse et a une haute opinion d’elle-même, elle est donc arrogante (orgueilleuse), critiquant sans cesse ce qui ne lui plaît pas ou ne convient pas à son honneur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tazria 13,24-25]

Savoir se réjouir de son sort spirituel

+ Savoir se réjouir de son sort spirituel :

-> Lorsqu'une personne est trop dure envers elle-même et ne s'attarde que sur le mal, elle risque de ne pas voir le bien dans sa vie, ce qui peut provoquer le désespoir.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 16,7]

[sans se reposer sur nos lauriers, par moment on doit "saméa'h bé'helko" (se satisfaire de sa part, de son sort), apprécier les capacités, les moyens spirituels dont Hachem nous a dotés, et que nous devons exploiter au mieux.
Tout en étant sincère et honnête avec nous-même, cela permet de lutter contre notre yétser ara qui cherche constamment à nous attrister, en faisant que nous ne sommes jamais satisfaits de nous (on n'est pas saméa'h bé'helko), conduisant au désespoir et donc au laisser aller, à la faute, ... ]

-> Le principe de la Torah consistant à se réjouir de son sort ne s'applique pas seulement à la richesse matérielle, mais aussi à la richesse spirituelle. Bien qu'il soit nécessaire de continuer à progresser, il est impératif de rester dans les limites de ses propres capacités et de reconnaître ses accomplissements.

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-> "Celui qui se réjouit de son sort" (Pirké Avot 4,1) signifie [qu’il est heureux de] la part qui lui revient. Même s’il s’agit d’une petite part, il s’en satisfait et n’en désire pas davantage.
Une telle personne sera toujours en paix et remerciera Hachem pour son sort, aussi modeste soit-il.
Il est dit au nom du Gaon de Vilna que cela vaut également pour les questions spirituelles ; il faut se réjouir de son sort. Bien qu’une personne doive désirer que son cœur soit ouvert comme une porte pour laisser entrer la Torah, et qu’elle doive se demander : "Quand mes actions atteindront-elles celles de nos Avot (Patriarches)", elle doit néanmoins se satisfaire de son sort actuel ...
[dans la guémara Erouvin 53a : Rabbi Yo'hanan dit : "Les cœurs des premiers Sages étaient comme la porte d’entrée du Temple, ceux des Sages postérieurs comme la porte du Sanctuaire, et les nôtres sont comme le chas d’une fine aiguille".
dans Tana déBé Eliyahou 25 : "Je dis que chaque membre du peuple juif doit se demander : "Quand mes actions atteindront-elles celles de nos Avot, Abraham, Its'hak et Yaakov? "]

Il ressort des paroles du Gaon de Vilna que, qu’il s’agisse de questions matérielles ou spirituelles, il faut être satisfait et se réjouir de ce que l’on a à ce moment-là, que ce soit beaucoup ou peu.

À propos d’une telle personne, il est dit : "La satisfaction du cœur est un festin constant" (Michlé 15,15).
Le Gaon de Vilna explique : "Une satisfaction sincère" = celui qui se réjouit de son sort, "un festin" = son cœur est rempli de joie comme celui d’une personne au moment où elle organise un festin pour le mariage de son fils ou autre, "constante" = car celui qui organise un festin n’est heureux qu’au moment où son cœur est joyeux grâce au vin, mais celui qui se réjouit de son sort est constamment joyeux, sans interruption.
[Ménou'ha OuKédoucha - Shaar haTorah 2,23 ]

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-> "Qui est riche? Celui qui se réjouit de son sort" (Pirké Avot 4,1) ...
Une personne qui se réjouit de son sort ne court pas après la richesse. De même, elle ne se précipite pas pour devenir grande dans son étude et tout savoir d’un seul coup ; au contraire, elle étudie petit à petit jusqu’à devenir experte dans chaque domaine.
[rav Haïm Volozhin - Roua'h 'Haïm 4,1 ]

-> "Et [les enfant de Kéhat] ne doivent pas venir pour voir pendant que le saint [Aron] est enveloppé [en vue de son transport]" (Bamidbar 4,20).
Cela signifie qu’une personne ne doit pas se considérer comme si elle avait atteint tous les niveaux de sainteté. Elle doit plutôt reconnaître sa place et se réjouir de son sort.
['Hatam Sofer al HaTorah - paracha Bamidbar ]

-> Il existe également un sentiment de satisfaction et de contentement en matière spirituelle. Cela signifie qu’une personne doit se contenter de ce qu'Hachem lui a accordé en termes de compréhension, de sagesse et de crainte de D., afin de s’examiner constamment et de scruter toute sa conduite. Elle ne doit pas chercher à s’élever au niveau des grands sages.
Même si son prochain est supérieur à elle en piété et en compréhension, elle doit simplement marcher dans la simplicité tous les jours de sa vie.
Bien qu’une personne soit tenue de se demander : "Quand mes actions atteindront-elles celles de nos Avot (Patriarches)"? (Tana déBé Eliyahou 25), si quelque chose est hors de sa portée en raison de son niveau de compréhension ou de sainteté, elle ne doit ni désirer suivre cette voie, ni chercher jalousement à suivre une autre.
Elle doit plutôt rechercher la plénitude à son niveau, remercier Hachem et se réjouir de son sort.
[Tiféret Shlomo - paracha Ki Tavo ]

-> "Et Hachem vous dispersera parmi les nations ... Et de là, vous chercherez Hachem, votre D., et vous Le trouverez, si vous Le cherchez de tout votre cœur et de toute votre âme" (Vaét'hanan 4,27).
"Vous Le chercherez de là", ce qui signifie que, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, vous pouvez chercher Hachem.
[ex: même si on est loin de la situation de vie qu'on aimerait avoir (désir de grandeur oblige!), qu'on peut avoir plein de failles spirituelles, des capacités intellectuelles ou financières faibles, ... on doit accepter que la situation est décrétée dans les moindres détails par Hachem, et on doit Le servir, joyeux de notre part. ]
[Baal Shem Tov - paracha Vaét'hanan 10]

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-> Une réponse générale à mon bien-aimé concernant l'étude de la Torah et la avoda d'Hachem, où beaucoup se lamentent sur des pensées intrusives : la raison de ces pensées étrangères réside dans le désir de grandeur.
Les gens sont mécontents de leur état actuel d’avodat Hachem et recherchent une avoda qui les dépasse. Cependant, il faut se satisfaire de son sort, même dans la Torah et la avoda, qu’il soit petit ou abondant ...
Si l’on ne se réjouit pas et ne trouve pas de plaisir dans notre avoda, et que notre âme recherche le plaisir, on aura des désirs (dans d'autres domaines que le spirituel - ex: dans la matérialité).
De même, des pensées étrangères s’immiscent et nous forcent à penser à des choses inappropriées qui nous dépassent, car nous sommes mécontents de notre sort et recherchons une grandeur qui nous dépasse ...
Il faut certes se demander : "Quand mes actions atteindront-elles celles de mes Avot?" (Tana déBé Eliyahou 25). Pourtant, il faut tout de même se réjouir grandement de notre avoda à ce moment-là, et grâce à la joie de cette mitsva, nous mériterons la grandeur.
[rav Ména'hem Mendel de Vitebsk - Pri Ha'aretz - Mikhtav 22]

-> Si une personne tente d’atteindre plus que ce dont elle est capable, non seulement elle n’atteindra pas ce qu’elle entendait atteindre, mais elle échouera également à atteindre ce qu’elle peut atteindre.
À l’instar d’une personne ayant une vue faible, si elle regarde des caractères minuscules, non seulement elle ne parviendra pas à lire ces caractères, mais elle affaiblira encore davantage sa vue et sera incapable de voir d’autres choses.
[Rambam - Moré Névou'him 34,1 ]

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-> "Au commencement, Hachem créa" (Béréchit 1,1).
Nos Sages (Bérechit raba 12,15) disent qu'Hachem voulait à l’origine créer le monde avec l’Attribut divin de Rigueur (din - jugement strict), mais qu’Il s’est rendu compte que le monde ne pourrait pas subsister ainsi, alors Il l’a combiné avec l’Attribut de miséricorde (ra'hamim).
Peut-être était-ce pour nous montrer à suivre les voies du Créateur. En d’autres termes, le trait de ma Rigueur exige une perfection absolue, et au commencement, il faut tendre vers cela. Cependant, en réalité, nos espoirs ne sont pas toujours comblés, et notre vision ne se réalise pas, et nous tombons souvent dans le désespoir.
C’est pourquoi la Torah nous laisse entendre que telle est la voie du monde, qu’ensuite nous faisons un peu de compromis et combinons la miséricorde (envers soi-même - ex: ne pas être trop exigeant, dur) avec la rigueur (le fait de se juger avec une rigueur stricte).
[Zéra Kodech]

-> Il nous incombe de nous réjouir et de désirer notre part spirituelle. Bien qu’une personne soit tenue d’exiger beaucoup d’elle-même et de ne pas se satisfaire de ce qu’elle a atteint, cela ne contredit pas le fait qu’une personne soit tenue d’être comblée par ce qu’elle a atteint.

Ce concept nous est enseigné au début de la Torah : "Hachem accorda son attention à Hevel et à son offrande, mais à Kayin et à son offrande, il n’accorda aucune attention. Kayin se mit en colère et se découragea. Hachem dit à Kayin : 'Pourquoi es-tu en colère? Pourquoi es-tu découragé?' " (Béréchit 4,4-6).
Il semblerait que l’insatisfaction de Kayin provenait du fait qu’il exigeait davantage de lui-même sur le plan spirituel. Pourtant, nous voyons que Hachem le réprimanda pour cela et lui montra que son état de découragement et de colère n’était pas la bonne voie ; bien au contraire, c’était le début de la chute de Kayin.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - partie 7, p.281 ]

-> Le Shem miShmouel écrit au nom de son père, le Avné Nézer : lorsque Hachem fut prêt à donner la Torah à l’humanité, Il alla de nation en nation et l’offrit à chacune d’elles. Chaque nation demanda ce que contenait la Torah et on lui répondit qu’elle renfermait un commandement qui allait à l’encontre de sa nature. C’est pour cette raison que toutes les nations rejetèrent la Torah.
Cependant, le peuple juif accepta la Torah. Le Avné Nézer demande : pourquoi Hachem ne nous a-t-Il pas également dit quelque chose qui allait à l’encontre de notre nature?
Il répond qu’en fait, Il l’a fait. La Torah contient le commandement de la hagbala, se tenir à distance du mont Sinaï au moment du don de la Torah.
(Yitro 19,12 : "véhigbalta" = Tu limiteras = Fixe-leur des barrières qui leur servent de signes afin qu’ils n’approchent pas de la limite.
voir Yitro 19,9 & Rachi : "Nous voulons voir notre roi!" (et non recevoir les 10 Commandements par un intermédiaire)] et Shabbat 87a).
Cela va à l’encontre de la nature même du peuple juif, qui est de toujours aspirer à des sommets toujours plus élevés dans la quête spirituelle.
Selon cette idée de l’Avné Nézer, nous voyons que se satisfaire de notre état spirituel actuel est une tâche difficile, mais nécessaire.
[ainsi lorsque toute la Torah a été donnée, que le peuple avait une soif énorme d'Hachem, on apprend la nécessité d'accepter une barrière de sécurité morale, impliquant qu'on doit se satisfaire selon notre niveau et nos capacités, et pas sans cesse être insatisfait en s'imaginant devoir/pouvoir monter plus haut sur la montagne de la Torah avec Hachem à son sommet. ]

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-> "Le nombre total des Lévi'im recensés par Moché, Aharon et les chefs d’Israël, selon leurs familles et selon la maison de leurs pères" (Nasso 4,46).
Le midrash (Bamidbar raba 6,10) explique qu'après avoir dénombré individuellement les Bné Kéhat, les Bné Gerchon et les Bné Mérari, la Torah revient et les regroupe tous en un seul ensemble pour montrer qu’ils sont tous également aimés aux yeux d'Hachem.
Cela implique que même si le service des Bné Kéhat était plus élevé que celui des Bné Gershon et des Bné Mérari, puisqu’ils étaient les porteurs de l’Arche ... néanmoins, lorsque les Bné Mérari accomplissaient ce qui leur incombait, cela avait autant d’importance pour Hachem que le service des Bné Kéhat.
Nous en tirons la leçon qu’une personne ne doit pas être jalouse de son prochain, même en matière d’avoda ; le simple fait de servir Hachem selon le lot qui nous a été attribué est suffisant.
[rav Tzvi Elimélé'h Spira de Dinov - Agra déPirka 97 ]

-> La guémara (Yoma 9b) dit que le 2e Temple fut détruit, bien que les gens se consacraient à l’étude de la Torah, à cause d’une haine (gratuite) sans fondement (sin'at 'hinam).
Cela signifie que les gens étaient jaloux de leurs semblables qui se trouvaient à des niveaux supérieurs et qu’ils n’ont pas réussi à éradiquer ce trait de jalousie avant qu’il ne les conduise à la haine.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Yad Yechezkel - paracha Matot ]

-> Un juif est intrinsèquement lié à Hachem, et ses intentions sont tournées vers le Ciel. Par conséquent, même si Hachem lui refuse un certain avantage, en acceptant ce décret et en se détournant de ce que Hachem lui refuse, une personne est considérée comme un serviteur de Hachem et méritera un bien plus grand.
Par exemple, un descendant d’Aharon [qui devrait servir en tant que Cohen] et qui présente une imperfection corporelle [et qui est donc interdit d’accomplir la avoda en tant que Cohen] mérite un bien plus grand simplement en s’abstenant d’accomplir la avoda dans le Temple.
[Mé haChiloa'h - paracha Emor]

-> Concernant la racine de la faute des frères qui ont vendu Yossef, nos séfarim rapportent que les frères ont considéré à tort Yossef comme un rodef et qu’il méritait donc d’être mis à mort.
[dans la loi juive traditionnelle, le terme 'rodef' désigne celui qui "poursuit" une autre personne pour la tuer. ]
Si tel est le cas, pourquoi a-t-on considéré qu’ils avaient commis une faute si grave ; un juge ne peut fonder son jugement que sur ce qu’il voit?

Il semble que la gravité de leur faute tenait à leur nature noble.
Il nous est commandé : "tamim tiyé im Hachem Eloké'ha" (marche dans une confiance simple avec Hachem, ton D. - Choftim 18,13), ce que Rachi explique comme signifiant «marche devant Lui de tout ton cœur et place ton espoir en Lui. N’essayez pas de scruter l’avenir, mais quoi qu’il arrive, acceptez-le de tout votre cœur".
Il est rapporté dans les séfarim que les frères craignaient que, tout comme Essav avait été écarté [au profit] de Yaakov, eux aussi seraient écartés, et que Yossef resterait le seul membre de l’alliance d'Hachem.
Ils se sont mis en colère à cause de leur désir ardent de se rapprocher de Hachem, étant donné qu’ils étaient des personnes si sanctifiées.

Bien qu’ils eussent ce grand désir de se rapprocher d'Hachem, ils s’écartèrent légèrement de la "confiance simple" (tamim tiyé), qui repose sur le fait de ne pas scruter l’avenir mais d’accepter de tout cœur tout ce qui pourrait arriver [c’est-à-dire qu’ils auraient dû se concentrer davantage sur ce que Hachem attendait d’eux et moins sur la question de savoir s’ils seraient "écartés" par Yossef (ce qui faisait mal à leur désir énorme de grandeur spirituelle)].
[Shem miShmouel - Tétsavé 5677 ]

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-> "[Et Yossef nomma son fils aîné Ménaché, ce qui signifie : ] car Hachem m’a fait oublier toutes mes peines et tout ce qui était dans la maison de mon père" (Mikets 41,51).

-> Il semble que le père de Yossef l’ait formé pour qu’il soit saint et pur, afin qu’il se consacre uniquement à la avodat Hachem, comme un nazir.
Yaakov pensait que la raison d’être de Yossef dans ce monde serait telle. Cependant, Hachem fit en sorte que Yossef accomplisse une mission tout à fait différente : diriger les affaires gouvernementales de l’Égypte. Il était nécessaire que Yossef oublie qu’il était destiné à être une personne sanctifiée (dédiée entièrement à Hachem), séparée du peuple.
Il accepta avec joie ce décret céleste ... Une fois qu’il eut intégré que cela lui avait été décrété par le Créateur, il fut alors en mesure de remercier Hachem de lui avoir accordé la force d’accepter sa nouvelle vocation : sanctifier le nom d'Hachem, sans penser qu’une telle mission était indigne de lui et qu’il aurait dû se conduire conformément à ce qu’on lui avait enseigné dans la maison de son père, c’est-à-dire mener une vie de sainteté.
[rav Moché Sternbuch - 'Hokhmah Vadaat ]

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+ Accepter la situation dans laquelle Hachem nous a mis :

-> Chacun doit reconnaître que sa réussite spirituelle découle entièrement de la situation particulière dans laquelle Hachem l’a placé.
Même s’il peut sembler qu’il pourrait mieux servir Hachem dans une situation différente, il doit avoir confiance en Hachem, qui sait exactement quelles sont les meilleures circonstances pour qu’il se rapproche de Lui.

-> Il est évident que chacun doit suivre la voie qui correspond à son métier et à sa profession. Car la voie de la piété qui convient à celui dont la profession est l’étude de la Torah n’est pas la même que celle qui convient à celui qui doit se mettre au service d’autrui pour gagner sa vie. Ces deux voies de piété ne conviennent pas non plus à celui qui est occupé dans les affaires. Il en va de même pour toutes les autres activités des gens dans le monde.
À chacun, selon ce qu’il est, il y aura des voies de piété qui lui conviendront. Ce n’est pas parce que la piété varie ; la piété est certes la même pour tous, puisqu’elle n’est rien d’autre que de faire ce qui plaît à son Créateur ... Ainsi, celui qui, par nécessité, est un simple travailleur (pour gagner sa vie) peut être aussi pieux qu’un homme dont la bouche ne s’interrompt pas dans l’étude de la Torah.
[Ram'hal Messillat Yécharim - chap.26 ]

-> La guémara (Shabbat 33a) rapporte que lorsque Rabbi Shimon bar Yo'haï et son fils sortirent de la grotte, ils virent des gens délaisser la vie éternelle pour se consacrer à la vie temporelle, et ils réveillèrent une malédiction dans le monde.
Une voix d’en-Haut annonça : "Êtes-vous venus pour détruire le monde? Retournez dans votre grotte!"
Après douze mois supplémentaires, ils en sortirent dans la miséricorde, et partout où ils allèrent, ils dispensèrent des bénédictions.

Il semble que Rabbi Shimon bar Yochai et son fils pensaient à l’origine que la seule façon de servir Hachem était de se plonger dans la Torah, la prière, le jeûne et les pleurs, et c’est pourquoi ils se sont mis en colère et ont maudit le monde lorsqu’ils ont vu des gens qui ne se plongeaient pas dans ces choses ... jusqu’à ce que la voix céleste vienne et les renvoie dans leur grotte.
Ils ont compris que le but de cela était de leur montrer la voie la plus appropriée : la voie miséricordieuse selon laquelle l’avodat Hachem englobe chaque acte d’une personne ; il faut y prêter attention car Hachem s’y trouve également.
[Toldot Yaakov Yossef - paracha Vayetsé ]

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-> "Je vous ferai sortir de sous le joug de l’Égypte, et je vous sauverai de leur servitude" (Vaéra 6,6).
La Torah nous enseigne pourquoi le peuple juif a mérité de sortir d’Égypte : il est resté une nation sainte, même en Égypte sous un creuset de fer. Même si l’Égypte l’a asservi à toutes sortes de travaux pénibles, le peuple juif est néanmoins resté fidèle à son Hachem et n’a jamais songé à dire : "Pourquoi sommes-nous, le peuple juif, la nation la plus basse et la plus dénigrée de toutes, asservis à un travail éreintant ?"
... [Au contraire], ils acceptaient chaque instant de servitude avec amour, et toléraient le décret d'Hachem, car si cela était bon à Ses yeux, alors cela devait être bon pour nous.

Voici ce qui est écrit à propos de Moché : "Et [Moché] sortit vers ses frères, et il vit leur fardeau" (Chémot 2,11). Était-il le seul à voir leurs fardeaux?
Non, l’intention est plutôt que Moché perçu, par roua'h ha'kodech, la capacité d’endurance du peuple juif, car ils ont accepté de tout porter avec amour, conformément au décret d'Hachem ... C’est pour cela que le peuple juif a mérité la rédemption.

Il convient à une personne de faire confiance à Hachem dans toutes Ses voies et toutes Ses circonstances ... Même si quelqu’un se trouve en situation de détresse, et que les pressions de la vie l’empêchent d’accomplir son avoda et son étude.
Même si quelqu’un voit son ami, plus faible (spirituellement) que lui, que lui, riche et en paix, il pourrait être tenté de dire : "Pourquoi Hachem m’a-t-Il fait cela, alors qu’à mon humble ami, Il a donné tout le bien? Je mérite une bonne part, puisque je veux me consacrer à m’asseoir et à étudier la Torah." Cependant, cela n’est pas vrai, car nous, simples mortels, ne pouvons pas sonder la profondeur des pensées et des plans d'Hachem.
Peut-être Hachem souhaite-t-Il tester si quelqu’un va douter de Lui.

C’est ce que signifie servir Hachem "bé'hol nafché'ha" (de toute ton âme - Vaét'hanan 6,5), [ce que la guémara (Berakhot 54a) explique comme signifiant] : "même si Hachem prend ton âme".
"Âme" est une autre façon de dire "désir" ... Même si Hachem t’enlève ton désir en t’accablant des soucis de gagner ta vie et autres, même ainsi, tu dois aimer Hachem et ne pas Le remettre en question.
[Tiféret Shlomo - Paracha Vaéra ]

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-> Tous les êtres ont été créés avec leurs propres désirs et aspirations, et Hachem les a informés, au moment de la Création, de toutes ces choses, ainsi que de tout ce qui leur arriverait dans la vie et la mort, ainsi que de leur mode de subsistance, qu’il soit acquis facilement ou par la souffrance, et qu’il soit gagné par eux-mêmes ou donné par d’autres.
Comme le dit la guémara ('Houlin 60a), tout a été créé avec toutes ses capacités mentales et sa forme complète ... Et toutes les créatures ont désiré et accepté leur destin.
[Rabbeinu Bé'hayé - paracha Ki Tétsé ]

-> La guémara (Béra'hot 7a) aborde l’idée selon laquelle il existe des justes (tsadikim) qui connaissent le bonheur, et d’autres qui connaissent l’adversité. On en déduit à quel point une personne doit veiller à ne pas douter de la part qu'Hachem lui a attribuée, même si celle-ci est modeste et insignifiante, ou si elle ne parvient pas à réaliser son service de D.
De même, l’homme ne doit pas s’interroger lorsque son yétser ara le domine avec une force qu'il juge indigne de lui. Car l’homme n’a aucune idée de la mission pour laquelle il a été envoyé dans ce monde.
L’un peut être chargé de balayer la saleté ... tandis qu’un autre peut être chargé d’orner le palais du roi d’une couronne sur sa tête ...
Quelle que soit l’expérience que l’on vit,] il est dit : "La récompense est proportionnelle à l’effort" (Avot 5,23) ... Une personne ne doit pas remettre en question sa situation ou son niveau, mais plutôt rechercher la miséricorde et s’abandonner constamment à Hachem.
[Léchem - Niglot Lechem Shévo vé'Akhalma - p.119 ]

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-> Bien que les pressions du temps, celles des gens, d’autres défis et celles du yétser ara puissent faire obstacle ... néanmoins, ne vous découragez pas ...
La raison pour laquelle Hachem a créé une réalité où l’on est tiré en arrière par des pressions, c’est que s’il n’y avait pas de pressions, pour gagner sa vie ou s’occuper des affaires de ce monde, les anges auraient déjà été créés pour cela.
L'homme a été créé principalement par Hachem pour cette raison précise, comme le dit le Zohar (II,184a) : "Il n'y a pas de lumière si ce n'est celle qui vient des ténèbres".
Ce qui signifie que le peu que l'homme peut accomplir au milieu de grandes pressions et d'obstacles, en écartant toutes les pressions et les séductions du yétser ara, voilà le moyen principal de servir Hachem.
[Arvé Na'hal - paracha Emor - drouch 4 ]

-> Il n’existe pas de situation où l’on soit empêché de servir Hachem. C’est simplement que dans les moments difficiles, une personne ne peut pas servir Hachem de la même manière qu’elle le faisait en temps de paix.
Par conséquent, son service change de forme et d’ordre, un peu comme lorsqu’on enlève un vêtement pour en porter un autre, ou comme lorsqu’on passe de l’étude d’une massékhta (traité) à celle d’une autre, bien que tout cela relève de la Torah d'Hachem.
De même, l’essence même de l’avodat Hachem reste constante en tout lieu et à tout moment, mais son apparence extérieure change selon le temps, le lieu et la situation. C’est tout comme un roi ordonne à son serviteur d’accomplir une tâche spécifique différente à des moments différents.
Comme le dit la guémara (Shabbat 114a) : "Les vêtements qu’un serviteur porte lorsqu’il cuisine pour son maître, il ne doit pas les porter lorsqu’il sert du vin à son maître".

Par exemple, si une personne vit en paix sans soucis dans sa vie, son avoda consiste à se plonger dans la Torah toute la journée. Lorsqu’il est sous pression pour gagner sa vie, ou face à des défis et des angoisses, alors son avodah consiste à travailler sur le bita'hon et à se fortifier en espérant la bonté de Hachem ... Au fond, tout s’appelle servir le Roi des Rois, mais tout comme il y a une massékhta plus facile et une massékhta plus difficile, il y a une avoda facile et une avoda difficile.
Si le roi ordonne à son serviteur d’accomplir une certaine tâche et que celui-ci fait autre chose, même si cela relève du service du roi, il est considéré comme s’étant rebellé contre le roi.
Par conséquent, une personne doit toujours écouter dans son cœur quelle est la volonté de Hachem à cet instant. [pas ce que je voudrais faire, mais ce que Hachem attend de moi]
[rav Aharon Yossef Louria - Avodat P'nim - Yessod HaAvoda - Hapnimit 20 ]

La guémara (Roch Hachana 18a) indique que les prières d’une personne qui prie seule ne sont pas toujours exaucées (contrairement aux prières collectives, qui ont beaucoup plus de mérite et sont exaucées).
En effet, la guémara (Sanhédrin 44b) dit qu’une personne doit toujours formuler ses demandes personnelles à Hachem au pluriel ; si quelqu’un est malade, elle doit prier pour cette personne, parmi tous les juifs malades du monde, ....
Ainsi, même sa prière personnelle bénéficie de l’influence d’une prière collective.
[Zéra Shimshon - Tsav 7,12]

Jalousie – Ayin ara et la pureté du regard

+ Ayin ara et la pureté du regard :

-> Dans la paracha A'haré Mot, la Torah évoque le service du Grand Prêtre (Cohen Gadol) lors de Yom Kippour. De plus, une partie de cette paracha est lue lors de Yom Kippour.
Le Zéra Shimshon consacre une section de cette paracha intitulée "Inyané Téchouva", où il aborde des sujets liés à la téchouva. Voici un extrait tiré de ce passage.

La guémara (Béra'hot 61a) dit que si quelqu'un (qui effectue une transaction financière avec une femme) accepte intentionnellement de l’argent d’une femme afin de la regarder, même s'il est aussi grand que Moché Rabbénou dans la Torah et les mitsvot, il ne sera pas acquittée du Guéhinam.

Le Zéra Shimshon pose la question suivante : qu’y a-t-il de si grave à regarder quelque chose qu’il ne faut pas regarder pour que, malgré une telle grandeur, la punition soit si sévère?
[de toute évidence, le Zéra Shimshon est bien conscient de la gravité de la faute consistant à ne pas garder son regard (de vision interdite). Ce qui le préoccupe ici, c’est de savoir pourquoi cet individu n’est pas acquitté du Guéhinam après avoir reçu la punition qui lui est due? ]

Le Zéra Shimshon explique d’abord le concept d'ayin ara, qui consiste à causer du tort aux autres par le biais du "mauvais œil", avant de revenir sur cette guémara.
Il demande : comment se fait-il qu’en regardant quelqu’un d’autre avec envie, une personne puisse causer du tort?

Le Zéra Shimshon explique cela à l’aide de la guémara (Sanhédrin 54a, 55a) qui dit que lorsqu’une faute est commise avec un objet, par exemple lorsqu’un arbre (Ashéra) est adoré comme une idole, celui-ci doit être détruit. Même si l’arbre n’a rien fait de mal, néanmoins, puisqu’une personne a fauté avec lui, il a servi d’obstacle à l’homme et doit être détruit.

Le Zéra Shimshon explique ainsi que, dès lors qu’une personne regarde avec envie quelque chose que possède son prochain, elle enfreint le commandement : "Tu ne convoiteras pas ce qui appartient à ton prochain" (Yitro 20,17) ; cet objet a alors servi de vecteur à la faute et sera, de ce fait, détruit.
C’est pourquoi nos Sages (Taanit 8b) enseignent que la bénédiction ne repose que sur ce qui est caché des yeux.

Pour revenir à la question initiale, le Zéra Shimshon souligne qu’il existe un problème supplémentaire. Outre le fait que cette femme soit un vecteur de faute, il est impossible, dit le Zéra Shimshon, qu’elle n’apprécie pas le fait que quelqu’un la regarde. Pour cela, elle sera elle aussi punie.
Ainsi, non seulement l’individu qui l’a regardée a fauté, mais il l’a également amenée à fauter, ce pour quoi elle recevra une punition.
C’est pour cette raison qu’il ne sera pas acquitté du Guéhinam, puisque la guémara (Shabbat 149b) enseigne que si une personne pousse quelqu’un d’autre à fauter et à être puni, elle n’est pas autorisée à s’approcher d'Hachem (ce que le Zéra Shimshon interprète comme signifiant qu’elle ne sera pas acquittée du Guéhinam).

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=> lorsque nos biens suscitent l'envie chez les autres, ils perdent leur bénédiction.