Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Juif = image divine & protection spirituelle

Rabbi Akiva dit : "Bien-aimé est l’homme pour avoir été créé à l’image [d'Hachem] ; c’est un surcroît d’amour que de lui avoir fait savoir qu’il a été créé à l’image [d'Hachem], car il est dit : "Car c’est à l’image d'Hachem qu’Il créa l’homme" (Noa'h 9,6)."
[Pirké Avot 3,14]

=> Pourquoi la michna semble-t-elle répéter deux fois la même idée? Quelle est la différence entre le fait d’avoir été créé à l’image d'Hachem et le fait d’avoir été informé que nous avons été créés à Son image?

b'h, nous allons voir le magnifique commentaire du Zéra Shimshon (dans son Toldot Shimshon).

<--->

+ L’enseignement fondamental du Zohar :

-> Le Zohar (I,191a) révèle une idée cruciale concernant le pouvoir protecteur de l’image divine. Il explique que, puisque l’homme est créé à l’image d'Hachem, les anges destructeurs s’éloignent naturellement de lui.
L’image divine sert de bouclier inhérent qui repousse les forces spirituelles nuisibles.

Cependant, le Zohar ajoute une mise en garde qui donne à réfléchir : lorsqu’une personne faute, elle perd cette image divine. Dans le domaine spirituel, elle n’apparaît plus comme un être créé à l’image d'Hachem (tsélem Elokim), mais plutôt comme un animal. Cette transformation la rend vulnérable aux anges destructeurs mêmes qui, normalement, l’éviteraient.
Le pouvoir protecteur de l’image divine est affaibli, voire entièrement perdu, à cause de la faute.

Cet enseignement établit un principe fondamental : notre protection spirituelle est directement liée à notre état spirituel.
Plus nous sommes proches de notre image divine originelle, plus nous sommes protégés contre les dommages spirituels.

<--->

+ Les perspectives supplémentaires du Yalkout Shimoni :

-> Le Yalkout Shimoni (Téhilim 670) nous présente ce qui semble être des points de vue contradictoires sur la manière dont les juifs sont protégés lorsqu’ils voyagent.
Rabbi Yéhochoua ben Lévi affirme que lorsqu’une personne voyage, des anges marchent devant elle, proclamant à toutes les forces destructrices : "Faites place à celui qui ressemble au Roi!"
Ces anges annoncent en substance le statut élevé de cette personne et exigent qu’on lui témoigne du respect.

En revanche, nos Rabbanan proposent une perspective différente.
Ils disent que lorsqu’un juif voyage, un "masque" est placé devant les anges destructeurs afin de les empêcher de le voir. Plutôt que de proclamer son statut, cette approche le dissimule à tout danger potentiel.

=> À première vue, ces deux approches semblent se contredire. De plus, selon l’enseignement du Zohar selon lequel l’image divine repousse les anges destructeurs, pourquoi l’une ou l’autre de ces protections supplémentaires serait-elle nécessaire?
Si l’image divine constitue une protection suffisante, pourquoi avons-nous besoin d’anges qui font des proclamations ou de masques qui nous dissimulent à la vue?

<--->

+ Comprendre les trois niveaux de protection :

-> La réponse réside dans la reconnaissance qu’il existe en réalité trois niveaux distincts de protection spirituelle, chacun correspondant à des états spirituels différents :

1°/ Premier niveau : la protection inhérente :
Avant qu’une personne ne faute, l’image divine en elle offre une protection complète et inhérente. C’est l’état originel de l’humanité, une condition dans laquelle les anges destructeurs nous évitent naturellement car ils reconnaissent l’image divine que nous portons. Cette protection ne nécessite aucun effort ni intervention supplémentaire ; elle découle directement de notre nature essentielle en tant qu’êtres créés à l’image d'Hachem.

2°/ Deuxième niveau : la protection par les mitsvot :
Une fois qu’une personne a fauté et que l’image divine en elle s’est affaiblie, une autre forme de protection devient nécessaire. C’est là qu’intervient l’enseignement de Rabbi Yéhochoua ben Lévi.
La Michna (Pirké Avot 4,13) nous enseigne que chaque mitsva qu’une personne accomplit crée un ange. Ces anges, nés de nos bonnes actions, nous accompagnent et nous protègent.

Lorsque Rabbi Yéhochoua ben Lévi décrit des anges proclamant "Faites place à celui qui ressemble au Roi", il fait référence à ces anges créés par les mitsvot. Ils agissent en tant qu’avocats (défenseurs) et protecteurs, proclamant notre lien avec Hachem malgré nos fautes.
Ces anges rétablissent essentiellement notre ressemblance avec le Roi grâce à nos actions positives, même lorsque notre image divine originelle a été compromise.

3°/ Troisième niveau : la miséricorde divine envers ceux qui ne la méritent pas :
L’enseignement des Rabbanan concernant le "masque" aborde une situation encore plus complexe : qu’arrive-t-il à quelqu’un qui a fauté et qui n’a pas accompli suffisamment de mitsvot pour se créer des anges protecteurs? Une telle personne serait normalement totalement exposée au danger spirituel.

Pourtant, la miséricorde d'Hachem s’étend même à ces individus.
Lorsqu’il existe un potentiel pour que le bien finisse par émaner d’une personne, lorsqu’il y a un espoir de repentance (téchouva) future et de croissance spirituelle, Hachem lui fournit un "masque" qui la dissimule aux anges destructeurs.
Cette protection ne repose pas sur le mérite, mais sur la miséricorde divine et la possibilité d’une rédemption future.

<--->

+ La signification profonde du Pirké Avot ci-dessus :

-> Nous pouvons désormais comprendre la structure apparemment répétitive du Pirké Avot.
Lorsque Rabbi Akiva affirme d’abord que "l’homme est cher (bien-aimé - 'haviv adam) à Hachem parce qu’il a été créé à Son image", il fait référence à la protection inhérente qui découle de l’être lui-même.
C’est l’amour que Hachem manifeste à l’humanité par le biais de notre création même.

Mais lorsque la michna (Pirké Avot) ajoute que "l’homme a été informé qu’il avait été créé à l’image d'Hachem", elle met en évidence une dimension différente de l’amour divin.
Le fait qu’on nous ait révélé notre image divine signifie que nous pouvons œuvrer activement pour la préserver ou la restaurer par nos actions. Cette connaissance nous permet d’accomplir des mitsvot qui génèrent des anges protecteurs, démontrant ainsi l’amour indéfectible d'Hachem, même envers ceux qui se sont éloignés de leur état originel.

La michna met l’accent sur cette seconde forme d’affection car elle révèle quelque chose de profond sur la relation d'Hachem avec nous. Même lorsque nous fautons et perdons notre image divine inhérente, Hachem continue de nous aimer et nous offre des voies de protection et de rédemption par le biais de nos actions positives.

<--->

+ Pourquoi la Mishna ne mentionne-t-elle pas le troisième niveau? :

-> Il est à noter que la michna n’aborde pas explicitement le troisième niveau de protection : la miséricorde divine accordée à ceux qui n’accomplissent aucune mitsva.
Cette omission est significative et intentionnelle. La michna met l’accent sur l’amour qu'Hachem témoigne à ceux qui s’engagent activement dans la croissance spirituelle et l’accomplissement des mitsvot.
Bien qu'Hachem protège certainement même les fauteurs invétérés par miséricorde et dans l’espoir d’un éventuel repentir de leur part, cette protection ne trouve pas sa source dans la même réalité que celle accordée à ceux qui préservent leur image divine ou s’efforcent de la restaurer par l’accomplissement des mitsvot.
La michna nous enseigne l’affection particulière réservée à ceux qui participent activement à leur développement spirituel.

-> Nous ne sommes pas des bénéficiaires passifs de la protection divine, mais des participants actifs à son maintien et à son renforcement. Plus nous préservons notre "image divine" (tsélem Elokim) en évitant la faute, et plus nous accomplissons de mitsvot pour créer des anges protecteurs, plus notre protection spirituelle devient forte.

<--->

[ => Même si nous avons fauté et que nous nous sentons éloignés de notre image divine originelle, nous ne sommes pas abandonnés. Grâce à une téchouva sincère et à l’accomplissement des mitsvot, nous pouvons créer de nouvelles formes de protection et rétablir notre lien avec Hachem. ]

Lorsqu’on se tient debout pour prier, on doit s’imaginer que l’on se tient debout au Ciel.
[Rambam - Michné Torah - Hilkhot Téfila 5,4 ]

=> le Rambam n'aborde pas une attitude destinée à une élite pieuse, mais il s'adresse à tous les juifs sans exception. On doit faire l'effort de s'imaginer réellement quitter ce monde pour se trouver au Ciel.

<---->

[selon rabbi Na'hman de Breslev, avoir de la émouna dans le domaine de la prière, implique que l'on est certain qu'Hachem se trouve en face de nous, écoutant et désirant chacun de nos mots de prière.
(plus on se renforce et on vit cette réalité, plus c'est le signe que notre émouna se renforce dans ce domaine) ]

L'essentiel à comprendre (pour tout juif), c’est qu'Hachem t’aime et veille (constamment) sur toi.
[rav 'Haïm de Volozhin - Roua'h 'Haïm 6,1 ]

Chaque cœur humain est un fragment du cœur unique qui est là-Haut.
[Ram'hal - Adir BaMarom, 241]
[kol alévavot chébékhol anachim, énam ella 'helek min alev azé (chélémala)]

Les mots de la Torah ne peuvent pas devenir impurs ; ils sont là pour purifier celui qui est devenu impur.
[Zohar - Kédochim 3 ]

La grandeur d’une prière faite avec kavana

+ elle est acceptée au Ciel :

-> La guémara (Roch Hachana 18a) dit que deux personnes qui sont malades d'une façon équivalentes, ou deux personnes comparaissant devant un tribunal pour un crime identique passible de la peine capitale, l’une survit et l’autre non ; l’une est exécutée et l’autre est libérée. Pourquoi l’une a-t-elle mérité d’être guérie et l’autre non? Pourquoi un suspect a-t-il échappé à la peine capitale et l’autre non?
La raison en est que l’un a prié et a été exaucé, tandis que l’autre a prié et n’a pas été exaucé.
Pourquoi l’un a-t-il été exaucé et l’autre non?
La guémara répond que, puisque l’un a récité une "prière complète", il a été exaucé, tandis que l’autre, qui n’a pas récité une "prière complète", ne l’a pas été.
Rachi explique à cet endroit qu’une "prière complète" désigne une prière avec kavana.

-> De même, le Yérouchalmi (Béra'hot 5,5) dit : "Rabbi Shmouel bar Na'hmani dit : "Si tu as de la kavana dans ta prière, tu constateras que ta prière a été acceptée ... comme le dit le verset : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (ta'hin libam, takchiv ozné'ha - Téhilim 10,17).
Si l’on ressent une aide d'Hachem lorsque l'on prie avec kavana, c’est un signe clair qu'Hachem a entendu et accepté notre prière.""
[Toldot Yaakov Yossef - paracha Nasso]

<--->

+ c'est une échelle pour nos prières :

-> Le verset dit : "il y avait une échelle (סולם - soulam) fixée sur la terre, dont le sommet atteignait le Ciel" (Vayétsé 28,12). [Yaakov en vu en rêve des anges qui y montaient et y descendaient]
Le Baal haTourim explique que cela fait allusion à ce qui suit : "soulam" (סולם - une échelle), correspond à la valeur numérique de "kol" (קול), qui signifie : une voix, un son.
Le son des prières est une échelle qui permet aux anges de monter vers le Ciel en transportant nos prières vers le haut. Lorsqu’une personne prie avec kavana, tous les échelons de l’échelle sont intacts et, de ce fait, ses prières monteront vers les cieux.

<--->

+ c'est plus grand qu'un korban (sacrifice) :

-> Lorsque nous nous tenons en présence d'Hachem, nous devons veiller à ce que nos prières trouvent grâce aux yeux de Hachem, en particulier pendant la Amida.
Heureux celui qui récite les bénédictions de la Amida du plus profond de son cœur. Cela trouve davantage de grâce aux yeux d'Hachem qu’un sacrifice (korban - que l'on apportait au Temple sur l'autel).
Il ne s’agit pas ici de toutes les kavanot ésotériques, mais plutôt d’une concentration totale sur la simple compréhension des bénédictions. Chacun a la capacité d’y parvenir.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

<--->

+ protège contre les souffrances après la mort :

-> "Celui qui prie avec kavana est protégé contre le 'hibout hakéver, les intenses souffrances que l’on subit après l’enterrement."
[Kaf ha'Haïm 95,5 ]

-> Le séfer 'Hassidim (n°32) écrit : "Quiconque accomplit avec dévouement des actes de charité, accepte de bon gré la réprimande, aide les autres avec dévouement, accueille des invités et prie avec kavana, même s’il vit en dehors de la terre d'Israël, ne subira pas le jugement du 'hibout hakéver, ni celui du Guéhinam."

<--->

+ faire taire les forces accusatrices qui sont sur nous :

-> La prière quotidienne avec kavana fait taire toute accusation portée contre une personne, efface les fautes que l’on pourrait commettre par inadvertance et freine le désir de fauer.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,1 ]

<--->

+ permet à la prière de franchir n'importe quel obstacle :

-> Lorsqu’on prie avec ferveur (kavana), on peut surmonter les divers obstacles qui bloquent notre prière.
Comme le disent nos Sages : "Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent" (karov Hachem lé'hol koréav - Téhilim 145,18), cela pourrait-il faire référence à tout le monde?
[Le verset poursuit et précise : ] "à tous ceux qui L’invoquent sincèrement" (lé'hol avec yikraou'ou bé'émet).
Hachem est proche de tous ceux qui L’invoquent. Même s’il existe des obstacles qui bloquent la prière, Il exaucera les cris de tous. Cependant, cela n’est vrai que lorsqu’ils L’invoquent sincèrement ; celui qui se contente de réciter les paroles de la prière sans réfléchir à ce qu’il dit n’invoque pas Hachem "sincèrement" (bé'émet).
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

[est-ce que si l'on était 100% qu'Hachem est en face de nous pendant la prière, on prierait comme on le fait actuellement. Est-ce que si l'on était 100% convaincu du pouvoir incroyable de notre prière, on prierait d'une façon aussi routinière, machinale?
Est-ce que notre démarche à chaque prière est une retrouvaille heureuse et sincère avec papa Hachem, ou bien on le fait pour se débarrasser de notre obligation (apparemment un juif se doit de prier alors je le fais parfois pour le regard d'autrui, mais est-ce que j'apprécie personnellement la chance et l'importance de ce moment unique?)? ]

<--->

+ même la prière d'un racha :

-> La prière est si puissante que même un racha complet, qui prie du plus profond de son cœur sera inspiré à faire téchouva, et sa prière sincère guérira les blessures de l’âme.
Grâce à la grande compassion d'Hachem, sa prière sincère aura cet effet guérisseur.
[Bina lé'Itim II, drouch 3 léTéfila]

<--->

+ amène la réussite ce jour-là :

-> Il a été testé et prouvé que si l’on prie Cha'harit et récite la lecture du Shéma avec kavana, ce jour-là, on méritera ... de réussir dans ce qu'il entreprendra. Même si le succès n’est pas immédiat, il finira par se concrétiser.
Il va sans dire qu’il réussira dans son étude de la Torah, et qu’une mitsva mènera à la suivante.
L’inverse est également vrai. Celui qui manque de kavana lors de la prière aura du mal à étudier correctement. Cependant, s’il implore Hachem du plus profond de son cœur, Hachem lui fera preuve de compassion et lui accordera la clarté dans son étude.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,4 ]

<--->

+ nous affine et purifie :

-> "Le creuset sert à l’argent, le pot d’affinage à l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21).
Le 'Hida ('Homat Anakh - Michlé 27,21) explique ce verset comme suit :
Il existe différents niveaux d’orfèvres et d’argentiers. Certains artisans maîtrisent parfaitement la technique ; ils peuvent purifier le métal au maximum en un minimum de temps. D’autres ne sont capables de raffiner le métal que de manière minimale et doivent y consacrer beaucoup de temps. D’autres encore ne maîtrisent pas du tout ce métier.
Tout comme il existe différents niveaux d’expertise chez un artisan qui affine le métal, de même chaque personne possède un niveau différent pour apporter de la sainteté au monde par sa prière.
[l'idée est que plus nous mettons notre coeur dans la prière (kavana), plus nous nous purifions et amenons de la sainteté (kédoucha) dans le monde.
Si la halakha demande à tout juif que sa prière soit une "avoda chébalev" (service du cœur), c'est qu'on peut tous y arriver (chacun du mieux de ses capacités), et plus on met du cœur, plus l'impact est important. ]

-> La Amida est le test décisif qui permet de savoir si l’on est pur et juste. Si l’on est capable de réciter l’intégralité de la Amida avec une kavana totale, sans aucune distraction, alors on sait que l’on est un tsadik. Comme le dit le verset : "Le creuset est pour l’argent et le fourneau pour l’or, et l’homme selon ses louanges" (Michlé 27,21) ; c’est à la kavana dont on fait preuve dans la prière que l’on peut connaître son niveau d’avodat Hachem.
['Hida - 'Homat Anakh - Michlé 27,21]

[une prière est un moment où l'on s'isole seul face à papa Hachem, c'est un moment d'union entre notre intériorité la plus profonde avec Sa source divine. Plus nous apprécions ce moment d'amour, alors aucune autre préoccupation n'est plus importante que cela à nos yeux, et ainsi notre kavana est un thermomètre de notre désir d'attachement avec Hachem. ]

<--->

+ efface les fautes :

-> La puissance de la prière est si grande que lorsqu’on se tourne vers Hachem du plus profond de son cœur, non seulement sa prière est acceptée, mais Hachem pardonne également tous nos fautes.
Comme le dit le verset : "Car Tu n’es pas un D. qui désire la méchanceté ; aucun mal ne réside en Toi" (Téhilim 5,5).
Le midrach Tan'houma (parachat Béchala'h 9) commente : "Hachem ne désire punir aucune de Ses créatures. Au contraire, Il désire que Ses créatures se tournent vers Lui dans leur prière et Il acceptera alors leurs prières."
De même, le verset dit : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne" (Daniel 9,19).
Nos Sages commentent : "Aujourd’hui, nous n’avons ni prophète, ni cohen, ni sacrifice, ni Mikdach, ni Mizbéa'h, qu’est-ce qui peut expier pour nous maintenant que le Temple a été détruit? La seule chose qui reste, c’est la prière ; c’est pourquoi : "Hachem, écoute ; Hachem, pardonne"."
[Maalot haMidot - Maalat haTéfila]

<--->

+ réduit les fautes :

-> Nos Sages (midrach raba Vayikra 10,5) nous enseignent que "la prière accomplit la moitié du travail".
Par exemple, quelqu’un se réveille le matin avec quarante fautes. En récitant la prière de Cha'harit, la moitié d’entre elles lui sont pardonnées. Il lui en reste donc vingt. Avec la prière de Min'ha, une autre moitié lui est pardonnée. Il lui en reste donc dix. À la prière d'Arvit , il n’en reste plus que cinq.
Cela signifie qu’il ne lui reste qu’un huitième de ses fautes, et que sept huitièmes lui ont été pardonnés, à condition qu’il ait prié avec kavana.

<--->

+ la bataille principale du yétser ara se joue contre la kavana :

-> Même si l’on peut étudier la Torah et accomplir les mitsvot, faire du 'hessed et aider les pauvres, le yétser ara ne concentre pas l’essentiel de ses efforts sur ces domaines.
Mais lorsqu’une personne ouvre son cœur à Hachem dans la prière et accepte le joug du Royaume céleste d'Hachem, avec une pureté totale de pensée, le cœur enflammé, s’efforçant d’atteindre les sommets de la prière et de la proximité avec Hachem tels qu’ils sont décrits dans le Choulhan Aroukh (98) et les autres sifrei kodech, alors le yétser ara intensifiera sa lutte, bien plus qu’avec les autres mitsvot.
[Maor vaChémech - paracha Ki Tétsé]

<--->

+ une priorité actuelle :

-> La prière avec kavana est le principal moyen de purification ; et dans notre génération, le service (d'Hachem) le plus important consiste à prier avec crainte et un grand amour, ce qui mènera à une formidable croissance spirituelle.
Le roi David y a fait allusion lorsqu’il dit : "Il s’est tourné vers la prière des désespérés, et n’a pas méprisé leur prière. Que cela soit consigné pour la génération future" (Téhilim 102,18-19).
[Maor vaChémech - paracha Vaét'hanan]

La prière sans kavana

-> Certaines autorités halakhiques affirment que celui qui prie sans kavana n’a pas accompli la mitsva de la prière (voir Rambam - Hilkhot Téfila 4,15). Bien que nous ne statuions pas ainsi, cette décision du Rambam souligne l’importance de la kavana lors de la prière.
[si le Rambam fixe ainsi la loi, c'est que tout juif peut avoir de la kavana dans sa prière, et que c'est véritablement un élément vital et indispensable (pas une piété réservée à une élite spirituelle, comme veut nous le laisser croire notre yétser ara). ]

<--->

+ une comparaison avec l'idolâtrie :

-> "Tu ne te feras point d’idoles d’argent ni d’idoles d’or avec Moi" (Yitro 20,20), Rabbénou Bé'hayé commente ce verset que "avec Moi" (li - לִּי), lorsque tu pries en Mon nom, tu ne dois pas laisser tes pensées s’égarer vers ton propre or et ton propre argent.
Si tu laisses tes pensées s’égarer, cela revient à avoir fabriqué des idoles d’or et d’argent.

<--->

+ comme un Cohen dans le Temple :

-> Puisque la prière remplace les sacrifices, lorsqu’une personne prie, elle doit se considérer comme si elle était un Cohen officiant dans le Temple.
Par conséquent, tout comme les pensées du Cohen pouvaient invalider un sacrifice, cela s’applique également à ses prières.
Ce ne sont pas seulement les pensées pécheresses qui peuvent invalider une prière. Il est également interdit de penser à ses affaires commerciales et à d’autres préoccupations pendant la prière.
Le Zohar (Pékoudé 245b) dit qu’un ange veille à l’entrée de la chambre [au Ciel] où les prières pénètrent dans le monde Supérieur. Les prières souillées par des pensées superflues (étrangères) se voient refuser l’accès et flottent simplement dans le monde, jusqu’à ce qu’un autre ange les rassemble et les conserve dans la guéniza.

-> Le Zohar poursuit en expliquant qu’il est possible de rectifier toutes ces prières.
Lorsqu’on constate que nos prières ne sont pas exaucées et qu’on commence à faire téchouva sur notre manque de kavana ; lorsqu’on prend conscience qu’on a agi avec un grand manque de respect en s’adressant au D.ieu Grand, Puissant et Impressionnant sans réfléchir à ce qu’on disait, et qu’on décide de changer nos habitudes et de ne plus prier qu’avec kavana à l’avenir, ce même ange sort les prières conservées de la guéniza.
L'ange présente ces prières devant Hachem, en même temps que la toute première prière qu’on récite avec kavana, et elles forment une couronne avec toutes les autres prières du peuple juif.
C’est là une immense bonté d'Hachem, que l’on puisse rectifier toutes ses prières grâce à une seule prière récitée avec kavana.
[Kav haYachar 8]

<--->

+ Toutes les prières sont restées dans le beit midrach :

-> Le Baal Shem Tov vint un jour dans un beit midrach et se tint près de l’entrée, refusant d’entrer.
Lorsqu’on lui demanda pourquoi il ne voulait pas entrer, il répondit qu’il ne pouvait pas entrer car la pièce était totalement remplie de la Torah et de la prière, de mur à mur.
Les paroles de la communauté n’étaient pas prononcées avec la kavana requise, du plus profond de leur cœur ; ainsi, toute leur Torah et toutes leurs prières restaient dans le beit midrach au lieu de monter au Ciel comme elles auraient dû le faire.
Le beit midrach était donc trop bondé pour qu’il puisse y entrer.

<--->

+ comme un corps sans vie :

-> Les mots prononcés pendant la prière sont comme l’écorce d'un fruit, et les pensées que l’on a sur la signification de ces mots sont comme le fruit lui-même.
De même, la prière est comme le corps, et ses pensées sont comme l’âme de ce corps.
Si l’on prie avec la bouche, mais que l’on est distrait par d’autres choses, notre prière est comme un corps sans vie, comme une écorce sans fruit à l'intérieur ; notre corps prie mais notre cœur n’y participe pas, comme le dit le verset : "Dans la mesure où ce peuple s’est approché [de Moi], il M’a honoré de sa bouche et de ses lèvres, mais il a éloigné son cœur de Moi, leur crainte de Moi est comme l'étude par cœur de commandements humains" (Yéchayahou 29,13).

On peut également comparer cela à un serviteur dont le maître est venu chez lui. Le serviteur a ordonné à sa femme et à ses enfants de traiter le maître avec respect et de pourvoir à tous ses besoins, tandis que lui-même s’occupait de ses propres affaires et ne s’impliquait absolument pas pour servir son maître et lui témoigner le respect qui lui est dû. Le maître était tellement en colère que le serviteur ait abandonné ses propres responsabilités pour les faire peser sur les autres. C’est pourquoi le maître a tout rejeté afin de montrer au serviteur que ce service n’avait aucune valeur.
Si quelqu’un prie uniquement avec sa bouche, c’est comme si les membres de sa famille servaient le maître, tandis que lui-même, dans son cœur, reste totalement indifférent. Hachem n’accepte pas une telle prière.
['Hovot haLévavot - chaar VIII - 'Hechbon haNéfech 3,9]

<--->

+ c'est comme si l'on ment :

-> Le Yessod véChorech ha'Avoda (introduction) dit que si quelqu’un prie sans kavana, il est malhonnête, et comme le dit le verset : "Celui qui ment ne restera pas devant Moi" (Téhilim 101,7) ; "Il M’a honoré de sa bouche et de ses lèvres, mais il a éloigné son cœur de Moi" (Yéchayahou 29,13).
[sans kavana c'est comme si le texte prononcé énonce une totale confiance et dépendance en Hachem, mais notre comportement (nos pensées, coeur ailleurs), notre intériorité est en contradiction avec notre extériorité (lèvres qui bougent), ce qui est malhonnête. ]

-> À la fin de la Amida, nous disons : "Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant Toi" (Téhilim 19,15).
Comment peut-on en venir à réfléchir à des affaires matérielles pendant la Amida , puis demander que "la méditation de mon cœur" soit agréable à Hachem?
C’est inacceptable : prétendre s’adresser à Hachem alors que notre cœur n’y est pas, puis demander à Hachem d’accepter une telle prière.
Lorsque Rabbi Eliezer était sur le point de quitter ce monde, l’une des choses essentielles qu’il transmit à ses disciples fut : "Lorsque vous priez, sachez en présence de Qui vous priez".
[guémara Béra'hot 28b]

Introduction sur la kavana dans la prière

-> La prière est appelée "avoda chébalev" (le service du cœur) [et non des lèvres (qui remuent)]. Comme le disent nos Sages (Taanit 2a ; Sifri - Ekev) : ""Et de Le servir de tout ton cœur". Qu’est-ce que le service du cœur? C’est la prière."
La guémara précise également qu’une prière prononcée avec kavana est acceptée par Hachem, comme le dit le verset : "Guide leur cœur, que Ton oreille soit attentive" (Téhilim 10,17).
Nous demandons à Hachem de nous guider pour prier avec kavana ; Il entendra alors nos prières.
Bien que d’autres mitsvot puissent exiger de la kavana pour leur accomplissement, celle-ci ne fait pas partie intégrante de la mitsva elle-même. En ce qui concerne la prière, cependant, la kavana est l’essence même de la mitsva ; sans kavana, la prière n’a que peu ou pas d’effet.

-> Le Séfer Yéchayahou décrit le châtiment sévère qui attend le peuple juif pour avoir prié sans kavana.
Il est écrit : "Hachem dit : "Dans la mesure où ce peuple s’est approché [de Moi], il M’a honoré de sa bouche et de ses lèvres, mais il a éloigné son cœur de Moi, leur crainte de Moi est comme l'étude par cœur de commandements humains." (Yéchayahou 29,13)
Puisque le peuple juif priait sans kavana, se contentant de prononcer des paroles en l’air, Hachem exhorte le peuple juif : "C’est pourquoi, voici, Je continuerai à accomplir davantage de prodiges contre ce peuple, prodige sur prodige ; la sagesse de ses sages sera perdue et l’intelligence de ses savants sera voilée" (Yéchayahou 29,14).
Les commentaires de nos Sages expliquent ce verset en indiquant que de nombreux événements surviendront au peuple d’Israël qui choqueront celui qui les observera, comme il est dit : "prodige sur prodige". Le Prophète (Yéchayahou) révèle qu’à ce moment-là, la sagesse des sages du peuple d’Israël sera perdue et l’intelligence de ses savants deviendra cachée.
Nous pouvons comprendre cela de trois manières différentes. Premièrement, le sens littéral (pchat) est que la sagesse des sages ne suffira pas à les aider à échapper aux terribles événements qui se déroulent sous leurs yeux. Deuxièmement, Rachi (Yéchayahou 29,14) cite un midrach (Eikha raba 1,37) qui dit que cela fait référence à la mort des tsadikim. Enfin, la guémara explique ce verset en indiquant que la Torah sera oubliée par le peuple d’Israël.

=> Tout ce qui précède survient en punition de ce qui est écrit dans le verset mentionné ci-dessus.
Lorsqu’ils prient, ils se contentent de prononcer les mots, sans aucune kavana ; ils prient simplement par cœur, sans y réfléchir. Prier sans kavana peut entraîner la mort des tsadikim et conduire à la disparition de la véritable étude de la Torah parmi nous. Cela nous enseigne la gravité de la prière sans kavana.

<--->

-> Prier sans kavana revient à offrir au roi un cadeau de grande valeur dans un panier vieux, usé et sale. Un tel cadeau trouverait-il grâce aux yeux du roi? Ce cadeau n’honorerait pas le roi, ce serait en réalité une insulte à son égard!
De la même manière, comment ne pas éprouver de la gêne à nous adresser à Hachem dans notre prière lorsque nous prions sans kavana, alors que nos cœurs sont envahis par les distractions de la vie quotidienne?

Nous devrions notamment nous en préoccuper lorsque nous récitons la Amida.
Le Rambam (Hilkhot Téfila 4,15) dit que celui qui récite la Amida sans kavana n’a pas du tout accompli la mitsva.
Le rav 'Haïm de Brisk explique que la kavana selon laquelle on se tient devant la Chékhina fait partie intégrante de la récitation de la Amida. Si quelqu’un est distrait et ne se perçoit pas comme se tenant en présence (en face à fae) de la Chékhina, il n’a pas accompli la mitsva de la prière.
Tout comme celui qui accomplit un acte par inadvertance, ce que la Halakha appelle "mit'assek" est considéré comme s’il n’avait pas accompli cet acte du tout, de même celui qui prie sans kavana est considéré comme s’il n’avait pas prié. Il est donc clair que la kavana est essentielle pour accomplir la mitsva de la prière de la Amida.
[cela n'a pas zéro impact, zéro valeur, mais en comparaison d'une kavana minimale cela l'est quasiment, tellement la kavana donne de la force à notre prière]

De plus, le Rambam (Hilkhot Téfila 4,15) écrit : "Il est interdit à celui qui se sent confus et distrait de prier tant qu’il n’a pas retrouvé la paix de l’esprit. Par conséquent, une personne qui revient d’un voyage, fatiguée et stressée, ne devrait pas prier tant qu’elle n’a pas retrouvé la paix de l’esprit. Nos Sages ont dit : "Il faut attendre trois jours, jusqu’à ce qu’on soit détendu et apaisé. Ce n’est qu’alors qu’il doit prier" (Choulkhan Aroukh - Orakh 'Haïm 98,2).
Bien qu’aujourd’hui nous soyons loin de ce niveau, et que nous ne statuions (selon la loi juive) donc pas ainsi, nous pouvons tirer de ce concept que la kavana est un élément essentiel de la prière. La plus grande difficulté à laquelle l’homme est confronté quotidiennement dans la prière est de prier avec kavana. [Rokéa'h - Biour Téfilat - Shemoné Esré - Bérakha 2]

<--->

+ La nécessité de la kavana dans la prière :

-> Selon la guémara (Béra'hot 31a) : "Nos Sages nous ont enseigné : "Celui qui prie doit diriger ses pensées vers le Ciel."
Abba Shaul dit : “Une indication [de la justesse] de ce sujet [se trouve dans le verset] : "Ils dirigent leur cœur, tu leur prêtes l’oreille" (ta'hin libam, takchiv ozné'ha - Téhilim 10,17).” (ainsi plus on fait des efforts pour donner notre cœur en prière (plutôt que nos lèvres), plus Hachem écoute notre prière)"

La guémara ajoute ensuite : "Rabbi Hamnouna dit : Combien de halakhot importantes peut-on tirer des versets relatifs aux prières de Hanna, "Or, Hanna parlait dans son cœur" ; de là, [nous apprenons] que celui qui prie doit tourner son cœur [vers Hachem]."

Le Tour (Ora'h 'Haïm 98) explique cette guémara en précisant que lorsqu’on prie, il faut comprendre les mots que l’on prononce.

<--->

-> La guémara (Taanit 8a) rapporte : "Rav Ami dit : "La prière d’une personne n’est acceptée que s’il met son cœur entre ses mains ; [c’est-à-dire que sa prière est sincère], comme le dit le verset : "Élevons nos cœurs avec nos mains [vers Hachem dans les cieux]" (Eikha 3,41)".
Le Maharcha explique qu’il faut prier avec une kavana totale.

-> Il faut être extrêmement méticuleux en matière de kavana lorsqu’on prie. Lorsque le Temple existait encore, celui qui avait fauté apportait un korban. Aujourd’hui, nos prières tiennent la place des korbanot (sacrifices).
Par conséquent, il faut concentrer ses pensées sur sa prière et éviter toute pensée susceptible de le distraire de ses prières ; tout comme des pensées extérieures peuvent invalider un korban, elles peuvent également invalider une prière.
[Shévet Moussar 20:9]

-> Le Eliyah Raba (Ora'h 'Haïm 5 - citant Tséda laDéré'h 10) souligne que bien que nos Sages (Roch Hachana 28b) aient dit : "Les mitsvot ne requièrent pas de kavana", cela concerne les mitsvot qui impliquent une activité physique.
En revanche, la prière est avant tout une mitsva qui fait appel au cœur, à ses émotions et à ses pensées.
Comme le cœur peut facilement être distrait, nos Sages ont établi que, lors des prières, nous devons réciter les mots tout en en intériorisant le sens.
Il suffit de considérer les derniers mots de la Amida : "Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant Toi, Hachem, mon rocher et mon rédempteur", pour s’en rendre compte.
Si l’on se contente de répéter machinalement les paroles de la prière tout en étant complètement distrait, on aura certainement honte de s’approcher de son Créateur pour Lui demander d’accepter les paroles de sa bouche et la méditation de son cœur.

-> Le Chla Hakadoch (Assara Maamarot 3) souligne que la kavanat halev, c’est-à-dire se concentrer sur sa prière avec joie et attachement (dvékout) en Hachem, est une avoda considérable. Il faut s’entraîner à ce que son cœur soit attaché (connecté), lié totalement, sans aucune distraction.
C’est pourquoi nos Sages ont dit que la prière implique un travail spirituel sérieux du cœur : concentrer totalement ses pensées sur la signification des mots prononcés. Le travail spirituel de la prière est donc qualifié de "de tout ton cœur et de tout ton être" (bé'hol lévavé'ha ouvé'hol nafché'ha - Vaét'hanan 6,5).

<--->

-> Le Orkhot 'Haïm l'haRoch (2:36) écrit :
"Aie de la kavana dans ta prière, car la prière est le travail spirituel du cœur. Si votre fils vous parlait sans sincérité, ne seriez-vous pas en colère? Vous ne devriez pas vous comporter comme un serviteur à qui l’on a confié une tâche importante pour son propre bien et qui n’a pas rempli sa mission. Comment un tel serviteur pourrait-il se présenter devant le Roi! ...
S’il n’est pas possible d’avoir de la kavana dans toutes les prières, il faut au moins veiller à en avoir pendant la première bénédiction de la Amida et le premier verset de la Kriat Shéma, car on ne remplit pas son obligation de réciter ces prières si on les dit sans kavana."

Auschwitz est le plus grand cimetière de cette terre ... Il n’y a pas de divisions là-bas : ni entre Séfarades et Ashkénazes, ni entre laïcs et religieux, ni entre riches et pauvres.
Ils ont tous été tués en tant que juifs ...

Le secret de mourir ensemble ne suffit pas. Nous devons apprendre à vivre ensemble.
[rav Israel Méïr Lau ]

Le Gan Eden de l’homme se trouve au Ciel.
Le Gan Eden d’Hachem se trouve dans le cœur d’un juif.
[le Avodat Israël ]