Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Il n'est pas suffisant d'attendre le machia'h, nous devons prier pour son arrivée et nous devons aussi anticiper sa venue imminente.
Nous devons sincèrement pouvoir se dire que la machia'h peut venir à tout moment et nous attendons son arrivée avec un cœur entier.
[rabbi Its'hak Zev Soloveitchik - Likouté haGriz - vol.2 ]

Quand une personne pense : "Tout ce que Hachem fait pour moi est pour mon bien, que ce soit matériellement ou financièrement, même si je ne peux pas voir ou comprendre en quoi cela est pour mon bien, c'est certainement le cas", alors son amour [pour Hachem] ne faiblira pas malgré les circonstances difficiles ou les épreuves. Au contraire, son amour se renforcera et grandira.
[Ram'hal - Messilat Yécharim - chap.19 ]

"Le judaïsme en terre d'Israël est la délivrance elle-même"
[rav Avraham Kook - Orot - Erets Israël 1 ]

Désirer sincèrement faire une mitsva, c’est réaliser quelque chose de grand

+ Désirer sincèrement faire une mitsva, c'est réaliser quelque chose de grand :

"Réouven entendit et il le sauva de leur main" (Vayéchev 37,21)

-> Le Sfat Emet (5637) écrit que Réouven a accompli cette mitsva avec de bonnes intentions. Il voulait sincèrement sauver Yossef, mais lorsqu'il est revenu, il a constaté que Yossef n'était plus dans le puits.
Il se sentit alors mal à l'aise et pensa que les conseils qu'il avait donnés à ses frères avaient causé la destruction de Yossef.
Cependant, Hachem a témoigné à son sujet qu'il avait réellement sauvé Yossef de la mort, car sans ses conseils, Yossef aurait été tué.

Cela nous enseigne une leçon importante. Nous voyons que si une personne désire vraiment accomplir une mitsva, même s'il semble qu'elle n'a pas pu le faire, elle a certainement fait une bonne chose.
Si une personne fait de son mieux pour accomplir une bonne action, même si elle n'est pas en mesure de la mener à bien, elle ne doit pas se sentir mal parce qu'elle a accompli quelque chose de grand [au Ciel] dans les royaumes supérieurs.

-> La guémara (Béra'hot 6a) dit que si quelqu'un veut faire une mitsva mais que, en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, il ne peut pas la faire, c'est comme s'il l'avait faite.
Le Maguid de Mézéritch explique que si une personne réalise une mitsva, elle ne peut jamais savoir si elle l'a accomplie à 100% correctement, avec tous les détails parfaitement exécutés et avec toutes les bonnes intentions.
Cependant, si l'on est empêché d'accomplir une mitsva qu'on voulait faire, on peut être certain que c'est comme si l'on avait accompli la mitsva parfaitement et avec toutes les meilleures intentions (kavanot) possibles.
C'est le sens de la guémara qui dit qu'Hachem considère qu'il a réalisé la mitsva, de la manière la plus idéale.

Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde

+ Le vol fait apporte la rigueur Divine dans le monde :

"Hachem dit à Noa'h : "La fin de toute chair est venue devant Moi, car la terre est remplie de brigandage à cause d'eux ; et voici, Je suis sur le point de les détruire de la terre"" (Noa'h 6,13)

-> Rachi explique : "Partout où l'immoralité et l'idolâtrie sont présentes, un fléau s'abat sur le monde et tue les bonnes [personnes] en même temps que les mauvaises". Pourtant, malgré l'immoralité et l'idolâtrie endémiques, le décret du déluge n'a été scellé qu'à cause de la faute du vol.

-> Le Maharal (Gour Aryé) commente :
Malgré la prédominance des graves fautes d'immoralité et d'idolâtrie, le décret du déluge n'aurait pas eu lieu sans la prévalence de la faute de voler.
Le vol a joué un rôle déterminant dans le décret, car Hachem est miséricordieux et ne se hâte pas de détruire le monde, même à une époque où l'immoralité est très répandue. Cependant, le vol omniprésent dans la génération du déluge a entraîné l'effondrement de la société civilisée. La civilisation a commencé à s'effondrer de l'intérieur, et ce n'était qu'une question de temps avant que le monde ne se désintègre complètement.
Il n'y avait donc aucune raison pour qu'Hachem retarde son décret. Ainsi, bien que le facteur déterminant de la destruction du monde ait été l'immoralité, c'est la faute du vol qui a finalisé [l'application] de la punition.

En outre, Hachem juge le monde mesure par mesure.
Lorsque les gens font du 'hessed, des actes de bonté, Hachem les juge également avec bonté et miséricorde, et Il ne se précipite pas pour les punir de leurs fautes. Même lorsqu'Il décrète une punition, celle-ci n'est pas exécutée immédiatement.
Cela permet [de laisser le temps pour] annuler le décret par le biais du repentir et de la prière.

En revanche, lorsque les gens se traitent mal les uns les autres, Hachem les juge avec l'attribut de la stricte justice. En tant que tel, le décret est définitif et ne peut être annulé.
Le vol généralisé et le manque de pitié entre les gens ont créé un environnement de justice stricte qui a abouti au décret du Déluge.
Ce n'est qu'après la destruction des réchaïm et les prières de Noa'h et de sa famille que l'environnement de stricte justice commence à s'estomper.

<--->

=> Hachem est tout à fait miséricordieux et n'est pas prompt à punir. Cependant, la faute du vol entraîne l'effondrement de la société civile. Ainsi, Hachem ne retarde plus la punition.
De plus, lorsque le vol est répandu et que les gens ne font preuve d'aucune pitié les uns envers les autres, un environnement de stricte justice prévaut dans le Ciel.

Les mitsvot de la Torah vs. les mitsvot rabbinique

+ Les mitsvot de la Torah vs. les mitsvot rabbinique :

"Parce qu'Avraham a obéi à Ma voix et gardé Mon observance, Mes commandements, Mes décrets et Mes enseignements" (Toldot 26,5)

-> Rachi commente que le terme michmarti (Mon observance - מִשְׁמַרְתִּי), tel qu'il apparaît dans ce verset, fait référence aux décrets rabbiniques qui ont été établis comme barrière pour nous empêcher de transgresser des interdictions de la Torah.

Les mitsvot rabbiniques auxquels il est fait allusion par "michmarti" sont mentionnés dans le verset précédant mitzvosai et chukosai (Mes commandements et Mes statuts), qui font allusion aux mitzvos de la Torah.
=> Pourquoi les mitsvot rabbiniques sont-elles mentionnées dans le verset avant les mitsvot de la Torah (Mes décrets [mitsvotaï] et Mes enseignements ['Houkotaï] )?
En effet, les décrets rabbiniques ont été promulgués en raison de notre statut d'êtres physiques faillibles, faisant qu'on transgresse les mitsvot de la Torah. Nous avons besoin d'ordonnances spéciales (des barrières) pour nous protéger de la faute.
En revanche, les mitsvot de la Torah nous concernent en tant qu'êtres spirituels exaltés, avec une néchama (âme) sainte en nous. En les accomplissant, nous avons la possibilité d'atteindre des niveaux spirituels de plus en plus élevés.
Parce que nous nous identifions avant tout comme des êtres physiques/matériels, les mitsvot rabbiniques ont été mentionnées en premier.

Ces deux catégories de mitsvot sont analogues aux deux forces qu'Hachem a placées dans le monde : la force naturelle et la force surnaturelle.
Les mitsvot de la Torah s'apparentent à une force surnaturelle, tandis que les mitsvot rabbiniques sont analogues aux forces routinières de la nature. Nous sommes plus familiers et plus à l'aise avec les phénomènes naturels qu'avec le surnaturel, et de la même manière, nous sommes plus à l'écoute des mitsvot rabbiniques que des mitsvot de la Torah.

En considérant cela, nous pouvons maintenant comprendre pourquoi celui qui transgresse une mitsva rabbinique est puni immédiatement, comme l'a déclaré le roi Shlomo : "Celui qui enfreint la barrière (les lois de nos Sages) sera mordu par un serpent" (Kohelet 10,8).
Les mitsvot rabbiniques ressemblent à une loi naturelle, et les répercussions de la violation d'une loi naturelle sont immédiates. Par exemple, une personne qui s'approche trop près d'un feu est immédiatement brûlée.
En revanche, la punition pour la transgression d'une mitsva de la Torah n'est pas une conséquence naturelle de l'action d'une personne, mais plutôt un châtiment spirituel qui est infligé à l'âme, ressenti plus vivement dans l'autre monde, un monde plus spirituel.
Bien que la punition pour la transgression d'une mitsva de la Torah soit sans aucun doute plus sévère que celle d'une transgression rabbinique, elle est moins immédiate.
[Maharal - Gour Aryé]

<--->

=> Les mitsvot rabbiniques s'adressent à nous en tant qu'êtres physiques, mais les mitsvot de la Torah s'adressent à nous en tant qu'êtres spirituels.
Parce que nous nous identifions davantage en tant qu'êtres physiques/matériels, les mitsvot rabbiniques sont mentionnées en premier dans ce verset (Toldot 26,5).

Les 3 bénédictions de nos Matriarches

+ Les 3 bénédictions de nos Matriarches :

"Its'hak la conduisit dans la tente de Sarah sa mère ; il épousa Rivka, elle devint sa femme et il l'aima ; et Its'hak se consola de sa mère" ('Hayé Sarah 24,67)

-> Rachi commente : "Lorsque Rivka arriva dans la tente de Sarah, elle devint semblable à la mère [d'its'hak], Sarah. Du vivant de Sarah, la lampe restait (miraculeusement) allumée d'une veille de Shabbath à l'autre, il y avait une bénédiction dans la pâte ('halla), et la nuée planait au-dessus de la tente. Ces bénédictions ont cessé lorsqu'elle est morte, mais elles ont été rétablies à l'arrivée de Rivka".

Ces 3 bénédictions correspondent aux 3 mitsvot réservées aux femmes : la 'halla, l'allumage des bougies et la pureté familiale. Hachem a donné aux femmes 3 mitsvot spéciales qui correspondent aux 3 composantes principales de l'être humain : l'intellect, le corps et l'esprit.

La mitsva d'allumer des bougies correspond à l'intellect, et la flamme symbolise la Torah. Par le mérite de cette mitsva, les femmes sont récompensées par des fils qui éclairent le monde de leur Torah (guémara Shabbath 23b).

La mitsva de séparer la 'halla de la pâte correspond au corps physique. Le corps humain est analogue à la pâte, comme l'enseigne le midrach (Vayikra rabba 15) qui dit que lorsque Hachem a créé Adam, "Il a pétri la terre comme un boulanger pétrit la pâte". Cette mitsvat aide la femme à atteindre la perfection physique.

La mitsva de la pureté conjugale permet à une femme d'atteindre l'achèvement spirituel, car "le sang est l'âme" (adam ou anéfech - Réé 12,23).

Ces 3 mitsvot n'amènent pas seulement une femme à la perfection intellectuelle, physique et spirituelle, mais elles apportent également la présence divine dans le foyer.
Sarah et Rivka étaient très assidues dans l'accomplissement de ces mitsvot, et elles reçurent les 3 bénédictions constantes : la lampe qui restait miraculeusement allumée d'un Sabbath à l'autre, la bénédiction dans la pâte, et la nuée qui planait au-dessus de sa tente.
[Maharal - Gour Aryé]

"Avraham a mérité ce monde-ci et le monde à Venir grâce à sa foi (en Hachem)"
[midrach Chémot rabba 22]

"Quiconque habite en terre d'Israël est libre de toute faute" [guémara Kétoubot 111a ]

-> Le rav Yissa'har Shlomo Teichtal (dans son Eim HaBanim Sémé'ha) écrit :
Aujourd'hui, alors que même les juifs les plus bas [spirituellement] ont décidé de revenir à notre héritage [territorial - la terre d'Israël] et qu'ils y consacrent leur vie, refusant de convoiter toute autre terre, Hahem considère certainement ce repentir. S'ils ne respectent pas les commandements de la Torah, c'est parce qu'ils n'ont pas été élevés et éduqués dans cet esprit. Ils sont comme des enfants qui ont été kidnappés par des non juifs ...
Mais l'acte de faire l'alya est sans aucun doute considéré comme un repentir, et par ce biais, ils accomplissent le commandement positif de la téchouva [repentir].
[ceci est basé sur les mots du rav Yonathan Eibshitz (dans sonAhavat Yonatan sur la haftara de Balak, où il dit que le retour en terre d'Israël est considéré comme un repentir. ]

<--->

-> Rabbi Avraham Azoulai ('Hessed léAvraham - nahar 12) affirme :
"Quiconque vit en terre d'Israël est considéré comme un tsadik, même s'il ne semble pas être juste (tsadik). En effet, s'il n'était pas un tsadik, la terre le vomirait ... Puisque le pays ne le vomit pas, il doit être considéré comme un tsadik, même s'il est présumé racha."

-> Même si une personne se souille à chaque faute qu'elle commet, la détermination de son statut n'est pas confiée à la discrétion des êtres humains. Au contraire, comme le dit le Rambam (Hilkhot Téchoua 3,2) : "ce décompte (des mitsvot et des avérot) n'est effectué que selon la sagesse du D. de la Connaissance ; c'est Lui qui sait comment mesurer les mérites par rapport aux fautes".

Construire le Temple par la paix

+ Construire le Temple par la paix :

-> "Hachem donnera de la force à Sa nation, Hachem bénira Sa nation par la paix" (Téhilim 29,11)

Il est dit dans le séfer 'Harédim (66) que s'il n'y a pas de fondation, il ne peut y avoir de construction durable. Par conséquent, il faut d'abord construire des fondations solides, puis bâtir l'édifice.
Hachem dit au peuple juif qu'ils doivent construire les fondations du Mikdach, et qu'Il construira ensuite le bâtiment (beit haMikdach - Temple).
Le seul moyen de construire des fondations solides est par le shalom (la paix).
Le peuple juif doit avoir la paix (entre eux) afin de pouvoir construire les fondations et être méritants pour que le Temple soit reconstruit.
[Arougat Habossem ]