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A l'avenir, Hachem rétablira l'intégralité de la Torah pour le peuple juif, comme il est dit : "Une nouvelle Torah sortira de Moi" (Yéchayahou 51,4). (midrach Vayikra rabba 13,3)
... [en fin de compte] à l'avenir, nous mériterons tous d'entendre [toute] la Torah directement d'Hachem.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Ekev 7,12 ]

Juger autrui favorablement = Hachem nous jugera favorablement ainsi que tout le peuple juif

+++ Juger autrui favorablement = Hachem nous jugera favorablement ainsi que tout le peuple juif :

"Vous établirez pour vous des juges et des représentants de la loi dans toutes vos portes ... et ils jugeront le peuple avec droiture" (Choftim 16,18)

-> Chaque jour, Hachem nous juge avec beaucoup de compassion et de bonté. Mais nous devons susciter cette compassion en nous conduisant avec bonté et en regardant les points positifs de nos concitoyens juifs, en les jugeant favorablement. Ce faisant, nous éveillons ce même trait de caractère au Ciel. Ensuite, Hachem se concentre également sur les mérites d'une personne et sur les mérites de l'ensemble du peuple juif.

Ainsi, en servant Hachem ici-bas avec bonté, une personne éveille et ouvre le portail de la bonté en-Haut, par lequel les bénédictions pleuvent sur le peuple juif.
Telle est donc la signification profonde du verset "Vous établirez pour vous des juges et des représentants de la loi dans toutes vos portes" (Choftim 16,18). C'est nous, par l'intermédiaire de nos "portes", qui déterminons le jugement ("établirez des juges") qui est rendu en-Haut.
Le mot "portes" fait allusion aux portails que nous créons et ouvrons par nos actions.

Le verset se termine ainsi : "Ils jugeront le peuple avec droiture (michpat tsédek)" = cela signifie que chacun doit s'habituer à juger son prochain avec un "jugement droit/juste" (michpat tsédek) en soulignant la justice et le mérite de chaque juif.
C'est ainsi que l'on ouvre le portail céleste et que l'on sort blanchi du jugement.
Il en est ainsi parce que "mida kénéged mida (principe du mesure pour mesure), soit selon la manière [la mida, qui peut également signifier un "trait" (comme de bonnes midot) ] dont une personne juge les autres, elle est elle-même jugée" (guémara Méguila 12a).
[En d'autres termes, le trait [mida] dont une personne fait preuve lorsqu'elle juge les autres est le trait dont D. fait preuve lorsqu'Il juge la personne. ]

[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]

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=> En jugeant les autres favorablement, en leur accordant toujours le bénéfice du doute, nous créons une porte par laquelle nous sommes jugés par Hachem avec bonté et compassion.
[nous faisons en sorte que Hachem se concentre sur les mérites de la personne et du peuple juif en général. ]

"Quand un homme s'écarte de la Torah, il s'écarte d'Hachem.
Celui qui se rapproche de la Torah, Hachem se rapproche de Lui".
[Zohar - Vayikra 21a]

"Chaque mitsva est une fenêtre dans le mur qui nous sépare d'Hachem.
Chaque mitsva permet à la lumière d'Hachem de se répandre dans le monde."
[rav Jonathan Sacks - Ten Days - Ten Ways p.20]

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-> "Chaque mitsva que nous faisons, chaque prière que nous prononçons, chaque acte d'étude que nous entreprenons, est une façon de faire de la place à Hachem."
[rav Jonathan Sacks - Ten Days - Ten Ways p.20]

-> "En observant les mitsvot, en suivant les commandements, ou plus précisément en faisant entrer Hachem, la voix du monde qui devrait être, dans le monde qui est, nous faisons descendre le Ciel sur la terre. "
[rav Jonathan Sacks - Radical Then, Radical Now p.163-164]

-> "Chaque mitsva est un acte de rédemption en miniature. Elle transforme quelque chose de séculier (laïque) en quelque chose de saint.
[...]
Les mitsvot font entrer Hachem dans nos vies à travers la chorégraphie complexe d'une vie vécue en accord avec la volonté d'Hachem. Elles sont la poésie du quotidien, transformant la vie en une œuvre d'art sacrée."
[rav Jonathan Sacks - Mitzvot: Responding to God - Introduction]

-> "Le rituel (des lois juives) est la poésie de l'action, la chorégraphie de la foi."
[rav Jonathan Sacks - The Power of Ideas p.21 ]

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-> "Le rituel (des lois juives) nous transforme d'individus solitaires en membres du peuple de l'Alliance."
[rav Jonathan Sacks - Covenant and Conversation: Leviticus p.31]

La nécessité de multiplier les paroles d’encouragement et de réconfort à autrui (et à soi-même)

+ La nécessité de multiplier les paroles d’encouragement et de réconfort à autrui (et à soi-même) :

"Un Ammonite et un Moavite ne viendront pas dans l’assemblée d’Hachem ... Parce qu’ils (litt. "pour la chose qu’ils") ne vous ont pas accueillis avec du pain et de l’eau sur le chemin, lorsque vous êtes sortis d’Egypte ... Ne recherche pas leur paix ni leur bien tous les jours (de ta vie) à tout jamais" (Ki Tétsé 23,4-7)

-> Le Beit Yossef (drachot de rabbi Yossef Karo, imprimé dans le livre "Ohr Tsadikim") pose la question suivante :
Pourquoi Hachem a-t-il ordonné de les tenir en abomination jusqu’à la fin des temps sur "quelque chose d’aussi bénin que cela", à savoir de s’être abstenu de les accueillir avec du pain et de l’eau?
La chose est d’autant plus étonnante que les Bné Israël n’avaient besoin ni de pain ni d’eau puisqu’ils avaient du pain (manne) qui tombait du Ciel, et également de l’eau qui provenait du puits (de Myriam).

Et voici son explication :
"Il y a lieu de répondre, écrit-il, en faisant remarquer que le verset emploie l’expression : "pour la chose (qu’ils)" (al davar - עַל דְּבַר), c'est-à-dire à cause du fait qu’ils ne vous ont pas prodigué de bonnes paroles et des encouragements.
Car tel est le sens de cette expression [qui peut se lire également : "Pour la parole (qu’ils)"], à savoir : "à cause de la parole"."
[ le mot דבר (davar) employé par le verset en hébreu signifie "la chose" et aussi "la parole"]

-> Le rav Elimélé'h Biderman enseigne :
Si l’on y réfléchit un peu, ce commentaire du Beit Yossef (rabbi Yossef Karo) est stupéfiant : ne pas accueillir les Bné Israël "avec du pain et de l’eau" est considéré comme "quelque chose de bénin", tandis que s’abstenir de les accueillir avec des paroles d’encouragement justifie un châtiment aussi sévère que celui-ci jusqu’à la fin des temps.
[à cause de cela les hommes d'Ammon et Moav ne pourront jamais se marier avec un membre du peuple juif (même s'ils se convertissent au judaïsme). Nous ne trouvons une telle déclaration envers aucune autre nation (bien qu'il n'en manque pas qui ont pu faire souffrir les juifs au travers l'Histoire). ]

En outre, il y a lieu de s’interroger : les Bné Israël avaient-ils besoin de paroles d’encouragement de la
part de peuples comme Amon et Moav?

On en déduit que même l’homme le plus grand parmi les grands (tsadikim) tire une jouissance de paroles encourageantes et celles-ci redonnent vie à son âme, même lorsqu’elles proviennent du plus petit des petits. Car grande est la force d’une bonne parole pour élever l’âme d’un homme et lui insuffler un souffle nouveau.
Dès lors, personne ne peut dire : "Qui suis-je pour encourager les autres?" Souvenons-nous qu’un bon mot est toujours à propos, en toute circonstance.

[ On raconte que le Yessod haAvoda (fondateur de la lignée de Slonim au 19e siècle) était une fois à Tibériade, attendant son tour dans un petit mikvé où seulement 2 ou 3 personnes pouvaient y entrer à la fois.
Une personne perturbée mentalement a proclamé : "Faites de la place pour le saint tsadik, rabbi Mottel de Slonim [le Yessod haAvoda]".
Lorsque le Yessod haAvoda est sorti du mikvé, il a dit : "Cet homme n'est pas sain d'esprit. Personne ne le respecte. Cependant, j'ai éprouvé du plaisir du peu d'honneur qu'il m'a fait. Car Hachem a ainsi créé la nature de l'homme qu'il prend plaisir à la moindre marque d'encouragement provenant de qui que ce soit. Et la récompense de celui qui encourage son prochain et qui le réconforte est très grande."
Davantage sur ce thème : L'importance de valoriser et de témoigner de l'appréciation à autrui : https://todahm.com/2015/02/16/limportance-de-valoriser-et-de-temoigner-de-lappreciation-a-autrui ]

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-> Il est écrit aussi dans cette paracha : "Garde-toi des taches de lèpre (tsaraat)" (Ki Tétsé 24,8).
La Torah vient par là nous ordonner la défense de découper une tache de lèpre. Nos Sages (Sifri) nous enseignent que cette interdiction inclut également l’interdit d’enlever une tache pure.
Le Beit Israël l’explique, au nom de son père le Imré Emet, à partir de ce qui est rapporté dans le Zohar (III,46b) : "De même qu’un homme est puni pour avoir dit de mauvaises paroles, il l’est également lorsque l’occasion se présente pour lui de dire un bon mot et qu’il ne le dit pas."

Ce qui signifie que la faute de celui qui prononce des paroles de médisance est aussi grave que celle de celui qui s’abstient d’encourager son prochain avec de bonnes paroles qui redonneraient vie à son âme. Et c’est à cela que fait allusion la tache de lèpre pure, et la défense de la couper : que l’homme se rappelle bien que, du Ciel, on a voulu attirer son attention sur le fait qu’il s’est abstenu de dire des paroles encourageantes à son prochain qui auraient revigorées tout son être.

+ "Hachem protège tous ceux qui L'aiment" (chomer Hachem ét kol oavav - Téhilim 145,20).
Le Rokéa'h écrit à propos de ce verset qu'Hachem protège ceux qui L'aiment, de tout mal ou de toute tragédie.

[ il est écrit : "donnons de la force à D." (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35) = si l'on peut dire, plus nous développons notre amour d'Hachem, plus nous permettons à Hachem de nous protéger davantage. ]

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-> La émouna, c'est croire, même si nous ne le voyons pas. Si tout ce que fait Hachem était évident, on ne parlerait pas d'émouna. On parlerait plutôt de connaissance (yédia).
Le verset (de Téhilim ci-dessus) est vérité. Hachem est notre gardien et Il nous protège en permanence. Si quelque chose se produit qui semble contredire cela, c'est uniquement parce que nous sommes incapables de voir l'image complète.
[rav David Ashear]

L’importance de la émouna

+ L'importance de la émouna :

-> Le Shomer Emounim (drouch haEmouna - perek 5) écrit qu'à l'avenir, une personne pourra s'élever aux plus hauts niveaux par le mérite de sa émouna, et aucune autre mitsva ne peut nous élever à de tels niveaux.
Il cite le verset : "ouvres les portes, afin que la nation juste, gardienne de la foi (shomer émounim), puisse entrer" (Yéchayahou 26,2).
Le midrach explique cela comme signifiant que selon le niveau d'émouna d'une personne, les différentes portes du Ciel seront ouvertes pour elle.
La émouna peut élever plus que toutes les autres mitsvot.
Tout comme le cœur donne la vie à tous les autres membres, la émouna donne la vie à toutes les autres mitsvot. Plus la émouna d'une personne est forte, mieux elle accomplira toutes les mitsvot.

Acquérir l'émouna de la bonne manière demande du travail. Il s'agit d'apprendre à la connaître chaque jour et de demander à Hachem de nous aider dans nos prières. Si une personne recherche la émouna, alors Hachem l'aidera.
[...]

La émouna nous relie à Hachem comme aucune autre mitsva. Les récompenses de la émouna sont inimaginables. Plus nous en apprenons sur ce sujet, plus nous l'enseignons (à nous et) aux autres, plus elle s'enracinera en nous.
[rav David Ashear]

Moché a écrit tous les déplacements des juifs et il a fait d'eux de la Torah.
De même, de nos jours, Eliyahou haNavi écrit tous les déplacements et aventures de chaque juif, et lorsque le machia'h viendra, il résultera [de ces écrits] un séfer que nous étudierons.

[rabbi David de Lelov - rapporté dans le Séfer Beit Yaakov (Likoutim p.95) de rabbi Yaakov Yanovski ]

Juger autrui favorablement

+ Juger autrui favorablement :

-> Le Pélé Yoets (Sanégoriya) dit que lorsque nous jugeons les autres favorablement, nous diminuons la quantité de jugements stricts dans le monde et engendrons plus de miséricorde à la place.

-> Le Maharal Diskin (Kédochim 19,15) dit que les effets négatifs d'un jugement défavorable sont tout aussi néfastes pour la personne qui juge.
Puisqu'il y a un principe que nous sommes affectés par notre entourage, celui qui juge négativement ceux qui l'entourent se considère comme étant dans un environnement négatif, ce qui le rapproche de la faute.
En jugeant une personne favorablement, nous empêchons que cela se produise et créons ainsi un environnement positif pour nous-mêmes.

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-> Nos Sages (guémara Shabbath 127b) nous enseigne qu'un individu qui juge les autres favorablement sera à son tour jugé favorablement par Hachem.

-> Nos Sages (guémara Shabbath 97aa) nous disent que la personne qui soupçonne injustement une autre personne reçoit de la tsaraat ou d'autres souffrances corporelles en guise de punition.

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-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likouté Moharan 282) enseigne :
Sachez qu'il faut juger tout le monde favorablement. Même si quelqu'un est complètement racha, il est nécessaire de chercher et de trouver en lui une petite parcelle de bonté dans laquelle il n'est pas racha.
En trouvant la Nékoudah Tova et en la jugeant favorablement, nous l'élevons littéralement du côté du mérite et nous sommes en mesure de l'aider à revenir à la téchouva.

[ b'h, issu du dvar Torah : Voir la Nékouda Tova en chaque juif : https://todahm.com/2023/05/30/voir-la-nekouda-tova-en-chaque-juif ]

Travailler ses midot pour déclencher la guéoula

+ Travailler ses midot pour déclencher la guéoula :

-> Selon le rav de Brisk, on doit travailler nos traits de caractère pour être méritants d'accueillir le machia'h.
De même, selon le rav 'Haïm Vital, l'objectif principal de notre vie dans ce monde est afin de surmonter nos mauvaises midot.
La Torah ne nous oblige pas explicitement d'avoir de bonnes midot ou de ne pas en avoir de mauvaises, car les midot sont les conditions préalables et les fondations d'un bâtiment ne sont pas visible extérieurement dans le bâtiment.

De même, le Gaon de Vilna (Michlé 4,13) dit : "l'objectif de l'existence d'une personne (dans ce monde) est de dépasser un trait de caractère (négatif) qu'elle n'a pas encore surmonté ... et si elle ne se renforce pas, quel est le but de sa vie?"
Le rav Israel Salanter dit qu'il est plus facile de terminer Shass (tout le Talmud) que de surmonter un trait de caractère négatif, et il n'exagérait pas, mais décrivait simplement la réalité.

Ainsi, lorsque nos Sages nous disent que le monde à Venir ne peut être acquis que par la souffrance (guémara Béra'hot 5a), ils font référence à la souffrance qu'impliquent les efforts considérables et l'autodiscipline nécessaires pour vaincre le mauvais penchant (Gaon de Vilna - Michlé 10,17), et que la souffrance émotionnelle est infiniment plus précieuse aux yeux d'Hachem que tout jeûne ou autre forme de souffrance physique (Iguéret haGra).

A la lumière de l'enseignement précédent du rav de Brisk, il est logique qu'il en aille de même pour nos préparatifs en vue d'accueillir machia'h : Hachem attend que nous voyions combien d'efforts nous faisons pour surmonter nos traits de caractère négatifs, de sorte que la souffrance émotionnelle occasionnée par ces efforts puisse servir de substitut à la souffrance physique qui pourrait autrement être impliquée par les 'hevlé machia'h, les rendant ainsi superflus.

Chaque fois qu'une personne surmonte la colère, la luxure, l'orgueil, la jalousie, la paresse, la tristesse, ... , elle contribue non seulement à son propre bien-être dans ce monde et à son salut dans le monde à Venir et aux jours du machia'h, mais également elle permet le salut national, puisqu'elle accélère ainsi la venue de machia'h et évite la nécessité de souffrir physiquement pendant la période de 'hevlé machia'h.
[rav Moché Sternbuch]