Un funambule doit faire preuve d'une concentration absolue sur le fil ; toute distraction le ferait tomber.
De même, plus une personne se concentre sur Hachem, moins elle risque de tomber dans la faute.
[ rav Bentsion Abba Shaül ]
Catégorie : Moussar/Pensée juive
Il faut savoir que notre prière est acceptée en fonction du degré de concentration avec lequel elle est dite.
[Aboudraham]
[Hachem ne nous demande pas l'impossible. Ainsi, la puissance de notre prière dépend du ratio : la kavana que j'ai / la kavana que je pourrais avoir actuellement ]
Les mitsvot – source de vitalité dans ce monde
+ Les mitsvot - source de vitalité dans ce monde :
"Vous qui êtes attachés à Hachem votre D. êtes tous vivants aujourd'hui" (Vaét'hanan 4,4).
-> Il est dit : "Aujourd'hui [c'est-à-dire dans ce monde], nous observons les commandements ; demain [c'est-à-dire dans le monde à Venir], nous recevrons la récompense pour cela" (guémara Erouvin 22a).
Ainsi, la récompense principale est reçue "demain".
Mais lorsqu'une personne observe un commandement (mitsva) et étudie la Torah, elle reçoit de la vitalité, et ce type de récompense, elle le reçoit même "aujourd'hui".
La vitalité qu'il reçoit provient de la crainte qu'une personne obtient en accomplissant les mitsvot et en observant la Torah. De cette crainte, elle mérite d'obtenir la sagesse, comme il est dit : "Voici, la crainte de D. est sagesse" (Iyov 28,28). En outre, il est dit : "La sagesse donne la vie à celui qui la possède" (Kohélet 7,12).
Telle est donc l'explication du verset : "Vous qui êtes attachés à Hachem votre D.", indiquant que lorsqu'une personne s'attache à D., sa principale récompense lui sera donnée "demain".
Cependant, l'observance des mitsvot lui insufflera de la vitalité "aujourd'hui".
C'est pourquoi il est dit : "Vous êtes tous vivants". L'énergie générée par l'observation des mitsvot et l'étude de la Torah est reçue "aujourd'hui".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi]
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=> "La récompense d'une mitsva est une mitsva" (Pirké Avot 4,2). Les mitsvot portent en elles leur plus grande récompense. La récompense de la vitalité déjà reçue dans ce monde par l'accomplissement de la mitsva nous permet d'être vitalement vivants "aujourd'hui".
Lorsque le machia'h viendra, rapidement de nos jours, il apparaîtra clairement que tout ce qui s'est passé pendant notre exil était en fait une préparation à notre Rédemption (guéoula).
Pendant l'exil, cela n'est pas évident. Cependant, à l'ère de la guéoula, tout sera (clairement) révélé, comment tout était une préparation à la guéoula.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Eikha ]
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=> Comment nous aider à survivre les difficultés de l'exil? En ayant à l'esprit que toute chose qui nous arrive est une étape d'Hachem nous amenant encore plus proche de la guéoula imminente.
[nous pouvons déjà avoir la tête dans toute la consolation et la joie ultime que nous aurons à ce moment. ]
L’espoir de toute âme juive
+++ L'espoir de toute âme juive :
"Hachem est ma portion, dit mon âme ; c'est pourquoi j'espère en Lui" (Eikha 3,24)
-> Bien que nous [les juifs] soyons actuellement en exil, il y a néanmoins un réveil d'En-Haut parce que nous sommes une portion de D., possédant une âme Divine (Zohar 3,259b), comme il est écrit : "Hachem est ma portion, dit mon âme" ('helki Hachem amra nafchi - Eikha 3,24).
L'âme est le conduit par lequel nous recevons l'éveil d'En-Haut, rappelant à une personne qu'elle est une portion d'Hachem.
"C'est pourquoi j'espère en Lui" (al ken o'hil lo) = en raison de cela, "j'attends la compassion de D. pour nous".
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Eikha 3,24 ]
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=> L'âme d'un juif est toujours sensible aux vibrations d'Hachem ; elle ressent la distance qui la sépare de Lui et perçoit la compassion divine.
Cette perception permet à l'âme de servir de médium pour se rappeler qu'en tant que portion de D., nous attendons Sa compassion.
Les pensées étrangères pendant nos prières
+ Les pensées étrangères pendant nos prières :
-> Il est assez étonnant que des pensées étrangères s'imposent à une personne lorsqu'elle prie ou lorsqu'elle prépare son cœur à la prière.
L'explication est la suivante :
Ce qu'une personne dégrade en fautant et en transgressant, elle désire inconsciemment l'élever lorsqu'elle est engagée dans le service de la prière.
Ainsi, nos pensées étrangères sont maintenant au premier plan dans notre esprit ... car la parole, en tant que récepteur des pensées, est considérée comme féminine, et les pensées étrangères ont affligé les paroles qui sont saintes.
... Les étincelles [de sainteté] qui ont été emmenées en captivité [dans l'impureté à cause de nos fautes], vont être libérés des griffes de l'ennemi en prononçant les mots divins de la prière.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Eikha 1,5 ]
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-> Selon le Zohar (Zohar 1,240b ; 3,243a) : "le temps de la prière est le temps de la bataille", et "c'est la manière des combattants ... que lorsque l'un prend le dessus, l'autre s'efforce également de toutes ses forces" (Tanya - début chap.28).
Le vaste éventail de pensées errantes et étrangères qui pénètrent dans l'esprit d'une personne pendant la prière doit avoir un but intérieur. Il s'agit en fait d'élever le banal vers le sacré.
[Likouté Torah - début Ki Tétsé]
=> A chaque prière nous menons un combat contre des pensées étrangères. En maintenant une kavana et une ferveur dans notre prière, par cela nous réparons les dégâts de nos fautes.
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-> sur ce sujet, le rabbi de Berditechev enseigne également : Tester la pureté de nos pensées par la prière : https://todahm.com/2024/08/13/tester-la-purete-de-nos-pensees-par-la-priere
Le pouvoir d’une parole pure
+ Le pouvoir d'une parole pure :
-> Une personne, en sanctifiant son pouvoir de parole, peut faire s'incliner le jugement sévère/strict d'Hachem en celui de bonté.
[...]
Une personne peut influencer positivement la réalité en respectant l'alliance de la parole.
[ "il ne profanera pas sa parole, selon tout ce qui sort de sa bouche il fera" (Mattot 30,3) = si une personne prend soin de ne pas profaner son pouvoir de parole, Hachem accomplira les paroles qui sortiront de sa bouche. ]
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi - Mattot 30,3 ]
Juger à l’odeur
+++ Juger à l'odeur :
"J'ai ordonné à vos juges, en ce temps-là (ba'ét ahi), en disant : Ecoutez vos frères et jugez équitablement entre un homme et son frère ou son adversaire" (Dévarim 1,16)
-> A l'époque ("en ce temps-là"), il était nécessaire d'entendre les plaintes des plaignants pour parvenir à un jugement juste.
Mais dans l'avenir, à l'ère messianique, il est dit : "Le machia'h sentira et rendra le jugement" (guémara Sanhédrin 93b).
Il n'aura pas besoin d'écouter les plaintes des plaignants. En sentant seulement, sans écouter les plaignants, le machia'h sera capable de rendre un jugement. Il saura quel plaideur dit la vérité.
[rabbi Lévi Its'hak de Berditchev - Kédouchat Lévi ]
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=> Ce n'est qu'à l'époque actuelle que la justice doit être rendue en écoutant les plaignants.
Dans les temps à venir, le machia'h sentira la vérité.
Honorer nos parents même après leur mort
+ Honorer nos parents même après leur mort :
-> Le Min'hat Elazar disait dans le Birkat haMazon : "qu'Hachem, le compatissant, bénisse mon père, mon maître, et ma mère, mon enseignante (hara'haman hou yévaré'h ét avi mori véét imi morati). même après le décès de ses parents. [c'est aussi la coutume des 'habad]
Le rav Shlomo Shapiro explique que nos Sages (Kidouchin 31b) demandent d’honorer nos parents de leur vivant et après leur mort, car ils ont besoin de mérites posthumes, même quand ils sont déjà au paradis.
[ c'est également une notion réconfortante de se dire que notre parent décédé, n'est juste plus présent dans ce monde actuel, mais il existe toujours, et l'on sera réuni pour l'éternité avec la résurrection des morts.
En attendant, tant que l'on vit on a la possibilité de leur envoyer des paquets de mérites pour embellir toujours davantage leur monde à Venir. ]
Israël – le pays de la résurrection des morts
+ Israël - le pays de la résurrection des morts :
-> La guémara (Yérouchalmi Kilayim 9,3) et le midrach (Béréchit rabba 96,5) nous disent que les morts en terre d'Israël ressusciteront les premiers à l’ère messianique.
-> De combien la résurrection des personnes inhumées là-bas précèdera celle des autres reposant en dehors ('houts la'arets)?
Le ‘Hessed léAvraham écrit que nous avons une tradition selon laquelle la résurrection des morts reposant en terre sainte précèdera de 40 ans celle de ceux de diaspora.
Il écrit également : "Quiconque meurt en dehors d'Israël et qui a un membre de sa famille en terre d'Israël pour lequel il devrait éventuellement faire chiva (prendre le deuil), ce parent en terre d'Israël aura le pouvoir de le faire revivre en dehors d'Israël à la même période que lui (en Israël)". (mayan haChlichi - nahar 23)
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-> Selon le Yérouchalmi (Kilayim 9,3), en étant enterré en terre Sainte [d'Israël], les gens peuvent obtenir l'expiation.
-> Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.1]