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Les traits de caractère de Yichmaël …

+ Les traits de caractère de Yichmaël :

I-  un homme sauvage :

Il est écrit dans la Torah (Béréchit 16;11-12) : "Tu le nommeras Yichmaël ... Il sera un homme sauvage (péré adam).
Sa main sera contre tout et la main de tous, contre lui."

Le Rav Yéhochoua Leib Diskin note que la Torah fait fi de la syntaxe habituelle et place l'adjectif : péré (sauvage), avant le nom propre : adam (homme), afin de mettre en lumière ce caractère fondamental du fils d'Hagar.
Yichmaël n'est pas un 'homme' doté d'un caractère sauvage : c'est un 'sauvage' à forme humaine.

Le 'Hafets 'Haïm disait (1) : "La Torah est éternelle : lorsqu'elle dit : 'Il sera un péré adam', cela signifie que Yichmaël sera un sauvage à tout jamais.
Même si les peuples civilisés s'efforcent de le domestiquer, ils n'y parviendront pas car il est, par nature, incapable de supporter la contrainte ...
Hélas! Qui sait ce que ce péré adam sera capable de faire au peuple d'Israël à la fin des temps ...", concluait-il en soupirant.

Le roi David écrit dans ses Téhilim (120;5-6) :
"Quel malheur pour moi d'avoir séjourné à Méché'h, d'être demeuré près des tentes de Kédar.
Trop longtemps, mon âme a vécu dans le voisinage de ceux qui haïssent la paix.
Je suis, moi, tout à la paix, et quand je la proclame, eux ne méditent que la guerre."

Le Métsoudat Tsion explique que Kédar est l'un des royaumes de Yichmaël (cf.Béréchit 25;13).
Le Malbim ajoute que les habitants de Kédar représentent l'archétype des descendants de Yichmaël : 'sauvages, pleins d'animosité et violents.'
Le Rambam écrit (Iguérét Téman) que Kédar n'est pas cité ici par hasard : c'est précisément de cette tribu que descend Mahomet.

- 'Ils haïssent la paix' = ils ne s’accommodent jamais avec leur voisins et sont incapables de vivre paisiblement avec eux, alors même qu'ils auraient tout à y gagner.
- 'ils ne méditent que la guerre' = ils parlent de paix mais, dans leur cœur, ils fomentent des plans de guerre (Malbim).

=> La Torah, dans sa vision éternelle des événements, témoigne dès le départ de la nature de Ychmaël (péré adam), un être sauvage ne supportant pas la domestication.
Si l'ordre établi s'oppose à sa liberté, il le bouleversera immanquablement.

(1) : MiChoul'han Gavoha - page 78

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II-  la foi de Yichmaël :

Force est de reconnaître qu'en dehors du peuple d'Israël, les seules peuplades à avoir pratiqué le vrai monothéisme tout au long de l'histoire, sont les Yichmaélim (les descendants de Yichamaël).
Les autres peuples pratiquent soit l'idolâtrie pure (comme le boudhisme), soit le polythéisme (comme le christianisme), soit l'athéisme.

Cela permet de comprendre que le nom de D. puisse figurer dans le nom de Yichmaël (Yichma-EL).
En effet, dans une certaine mesure, par son monothéisme, ce peuple glorifie le nom de D., et les luttes qu'il mène ont souvent la prétention d'être accomplies au nom du Créateur.

C'est la raison pour laquelle la Torah, lorsqu'elle mentionne les chefs du peuple de Yichmaël, les appelle 'ness'im' (princes) ou, plus littéralement 'notables, alors qu'elle donne aux leaders d'Edom (Rome) le nom d'aloufim (chefs de tribus) ou littéralement 'chefs de mille'.

On peut noter que :
-> L'idéologie d'Edom se fonde essentiellement sur la réussite et la gloire personnelle ainsi que sur l'accumulation de biens matériels.
-> L'idéologie de Yichmaël, en apparence du moins, se fonde sur le noble idéal de la connaissance de D. se reflétant dans la particule Kel (1), l'un des noms de D. associée à son nom.

==> Pourquoi D. les rejette-t-il (comme l'écrit Rambam dans sa Iguérét Téman)?

La réponse, c'est que leur foi est corrompue par leur nature sauvage qui ne laisse jamais mettre de bride à leurs désirs.
On peut même dire que cette foi joue contre eux car, tout en faisant ce qu'ils veulent, ils prétendent que telle est la volonté de D.
Cette philosophie paralyse toute remise en question.

Lorsque Avraham courut au-devant des 3 nomades qui passaient, et les invita à entrer dans sa tente, il leur demanda de "se laver les pieds" (Béréchit 18;4).
Rachi explique = Avraham craignait que ces hôtes ne soient des arabes qui "se prosternent devant la poussière de leurs pieds".
Le patriarche ne voulait pas laisser pénétrer chez lui la moindre forme d'idolâtrie.

Que signifie : qu'ils 'idolâtraient' la poussière de leurs pieds?

= Le rav Moché Shapira explique que cela symbolise que partout où ils posent le pied et quel que soit l'objectif qu'ils visent , ils sont toujours convaincus que D. est avec eux.
'C'est D. qui nous envoie', prétendent-ils en refusant d'admettre qu'eux seuls en ont décidé ainsi.

Le nom même de Yichmaël fait allusion à cette idée.
En effet, bien qu'il y ait 2 noms de peuple qui renferment la particule désignant l'un des noms de D., on remarque :
-> Israël = les lettres permettent de former : yachar Kel = droit avec D. = il se soumet à son Créateur de façon parfaitement 'droite' et rigoureuse.
-> Yichmaël = Yichma Kel = D. entendra ==> Quels que soient mes désirs, D. les entendra, les exaucera et agira à mon gré.

Le rav Dessler écrit : "Chez Yichmaël, le 'hessed d'Avraham s'est perverti et transformé en immoralité."
La mida par excellence d'Araham était le 'héssed, un désir de donner aux autres sans aucune limite et sans s'inquiéter le moins du monde que l'objet de sa générosité mérite ou non ses dons.
Cette bonté sans limites peut être déformée.
En effet, une indulgence sans frein risque de se transformer en complaisance vis-à-vis de sa propre personne et le désir de donner, peut s'altérer en un appétit de s'autoriser tous ses propres caprices, sans aucun contrôle.

Entendre = Yichma = un acte ne demandant aucune participation active.
Yichmaël est de nature essentiellement passive.
Au lieu de combattre les effets d'une générosité irréfléchie, il cède à ses désirs.
Ses actes sont uniquement dictés par ses impulsions.

==> Yichmaël vit guidé par ses désirs.
Comme il est convaincu que D. approuve tous ses actes, rien ne peut l'arrêter et l'empêcher de mettre ses plans à exécution.
Pour atteindre ses objectifs, il est prêt à envoyer ses propres enfants au suicide et à massacrer des enfants innocents.
Sa personnalité est un amalgame de barbarie (due à sa nature de péré adam - homme sauvage) et de bonté (le héssed hérité d'Avraham), dégénéré en soif d'assouvir ses propres désirs, sans aucune limite.

En chemin vers le mont Moriah pour la Akédat Yits'hak, Avraham ordonna à Yichmaël : "Reste ici avec l'âne ( ='Hamor)" [Béréchit 22,5]
'Hamor fait allusion à Yichmaël car il n'a jamais essayé de dompter ou canaliser ses instincts animaux.

L'arrivée du machia'h est décrite par nos Sages comme celle d'un "pauvre chevauchant un âne ('hamor)".
Le Maharal écrit que cette allégorie illustre la force spirituelle du machia'h qui sera capable de maîtriser sa nature matérielle (h'amor est de la même racine que 'homer = la matière).

C'est nous-même qui donnons à Yichmaël la force et le pouvoir de nous tenir sous sa domination.
Plus nous-mêmes devenons des 'preneurs', plus nous nous soucions seulement de nos propres personnes et profitons des autres pour augmenter notre bien-être personnel, plus nous donnons de puissance à Yichmaël.

=> C'est dans la mesure où nous nous éloignons des voies empruntées par Yichmaël que, avec b"h, nous échapperons à ses griffes cruelles.

(1) : le nom de D. est écrit ci-dessous KEL au lieu de EL, car il ne faut pas prononcer ce nom en vain.
(2) : 'Hidouché aggadot - Sanhédrin 98a

Source (b"h) : compilation personnelle du "Matsmia'h Yéchou'a" du Rav Aryé Mandelbaum

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-> A la question de savoir pourquoi on dit que le machia'h viendra à dos d'âne, rabbi Mordé'haï de Gour répondait : "C'est pour nous préciser que de même que l'âne ne va pas vite, de même la libération d'Israël sera, elle aussi, très lente. Il s'agit, de plus, de donner à tous les pécheurs le temps de faire téchouva."

-> Si le machia'h devait venir sur un cheval superbe et non pas à dos d'âne, tout riche s'imaginerait être le machia'h.
[rabbi Its'hak Meïr de Gour]

Pourquoi Yichmaël porte-t-il ce nom?

+ "  Pourquoi Yichmaël porte-t-il ce nom?
Parce que, à la suite de ce que lui fera subir Yichmaël sur la terre à la fin des temps, yichma Kel (=D. entendra) : D. écoutera les pleurs [d'Israël].

C'est la raison pour laquelle il s'appelle Yichmaël, comme il est dit dans les Téhilim (55;20) : "Yichma Kel véya'anem" = D. entendra et leur répondra."

[Pirkei déRabbi Eliezer - chap.32]

Nous sommes très proche de la venue du Machia’h …

+ "A Pourim 5730 (en 1970), le Steïpler a déclaré qu'à l'évidence, nous sommes très proche de la venue du machia'h car nous avons déjà subi la plus grande partie des 'douleurs d'enfantement' des temps messianiques avec la 2e guerre mondiale et ses souffrances inouïes ... "

 [Or'hot Rabbénou - Vol.1 - P.287]

 

-> Le Ram'hal dit : "Et de la profondeur de ces dures souffrances, la délivrance jaillira avec force." (Da'at Tévounot 1,42)

 

 

S’épargner les souffrances précédant la venue du Machia’h …

+ "Que faire pour s'épargner les souffrances de l'époque précédant la venue du Machia'h?
Rav Eliezer répondit à ses élèves : 'Il faut se consacrer à l'étude de la Torah et aux actes de générosité/bonté.' "
[guémara Sanhédrin 98b]

 

Nous allons voir 2 explications ...

1°/ Que d'efforts nous avons à fournir pour nous améliorer dans ce domaine et pour apprendre à donner!
La nature de l'homme est de s'aimer lui-même ... la jalousie est imbriquée dans son être depuis sa conception ...
Que de peine il doit se donner pour changer cette nature et apprendre à donner!"

 [paroles du Rav Yé'hezkel Levenstein - Mofet Hador - chap.15]

 

2°/ Le rav El'hanan Wasserman rapporte (1) que son maître le 'Hafets 'Haïm disait :
"Se 'consacrer' signifie qu'il faut s'y investir avec un dévouement total.
On doit se dévouer pour la Torah et les actes de générosité comme on se dévoue pour ses affaires, de tout son coeur et de toutes ses forces.
C'est alors que nous serons délivrés ..."

=> Observons avec quelle force nous sommes capable de faire certaines choses qui nous tiennent à coeur, et essayons d'en faire de même avec autrui, dans l'étude de la Torah ...

(1) : Ikvata déMéchi'ha 24

 

 

Source (b"h) : compilation personnelle issue du livre "Matsmia’h Yéchoua" du Rav Alexander Aryéh Mandelbaum

La richesse …

+ La richesse ...

Guémara Sota 49b = "[Aux temps prémessianiques], la face de la génération sera comme la face d'un chien"

La "face", c'est la direction prise pour atteindre son objectif.
Or, aux temps prémessianiques, on sera avide de biens, on aura le museau toujours au ras de la terre comme un chien qui fouille le sol dans l'espoir d'y découvrir quelques alléchantes trouvailles.

De nos jours, plus on est riche, plus on est honoré.
Celui qui ne jouit pas de cette bénédiction se sent tout en bas de l'échelle sociale.

Il est indubitable que l'argent possède une certaine valeur puisqu'il permet d'entretenir les siens, d'aider les pauvres, de soutenir des institutions de Torah, ...
Mais la plupart des gens le recherchent avec un telle opiniâtreté qu'ils en font une valeur en soi.

Le roi Chlomo, le plus sage des hommes, nous met en garde : "Celui qui aime l'argent n'est jamais rassasié d'argent." (Kohélét 5,9).
Lorsqu'on en veut non pas pour ce qu'il permet d'accomplir mais parce qu'on aime l'argent, cet appétit  n'a pas de limites.

Le Maharal commente (1)  : " 'Kessef' (l'argent) est en connotation avec 'kossef' (désirer), car celui qui a des richesses en veut toujours d'avantage."

=> La richesse n'est pas une valeur en soi.
Mais lorsqu'on ferme les yeux pour ne pas voir cette vérité, on se laisse entraîner dans une course sans fin derrière l'idole, allant parfois jusqu'à lui sacrifier son bonheur et celui des siens.

[N'oublions pas que tout vient de D.+ que ce n'est pas une finalité, mais un moyen aidant + que celui qui est heureux, c'est celui qui se satisfait de son sort! ]

(1) : Nétiv haOcher 2

Source (b"h) : compilation personnelle issue du livre "Matsmia'h Yéchoua" du Rav Alexander Aryéh Mandelbaum

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-> "Plus on a de biens, plus on a de soucis" (Pirké Avot 2,7)

-> L'épreuve de la richesse est plus grande que celle de la pauvreté.
[Alcheikh haKadoch (Vayikra 25,39)]

"Si vous voyez une génération sur laquelle se déversent des souffrances abondantes comme un fleuve, attendez-le [le machia'h]."

[guémara Sanhédrin 98a]

Le but des douleurs d’enfantement du machia’h …

+ Le but des douleurs d'enfantement du machia'h par le Rav Dessler :

"Le but des douleurs d'enfantement du machia'h est de nous inspirer pour nous préparer de toutes nos forces à l'arrivée imminente du machia'h.
Car il arrivera soudainement avant que nous puissions nous livrer à une profonde méditation, et alors que nous aurons l'esprit ailleurs.
Or, celui qui ne sera pas prêt pour sa venue, ne sera pas capable de participer à ses révélations."

Source : son livre le Mikhtav MéEliyahou (5 - page 298)

Vous avez un nouveau message de … D.

+ Vous avez un nouveau message de ... D.

Il est écrit dans la guémara : "Les désastres ne s'abattent sur le monde qu'en fonction d'Israël."
Rachi commente : "afin de les effrayer pour qu'ils se repentent."

Le Ran (Rabbenou Nissim de Gérone --> 1320-1376) écrit dans ses discours (Hadrouch Hachelichi) :
"Parfois, les événements se produisent dans des lieux très éloignés et des îles lointaines afin d'inciter Israël, pris d'inquiétude et de frayeur, à faire téchouva de crainte que le même châtiment ne s'abatte sur eux. [...]
Lorsqu'en réponse aux terribles tragédies des autres, vous ne souffrez pas, les châtiments ne cessent pas ; au contraire, ils se rapprochent de plus en plus de vous.
Il ne fait aucun doute que celui qui observe ces événements marquants (de véritables avertissements de D.), et persiste dans ses voies ressemble à un homme qu'on a mis en garde de ne pas commettre une certaine transgression mais qui la commet malgré tout, se rendant passible de mort."

Source (b"h) : compilation personnelle issue du livre "Matsmia'h Yéchoua" du Rav Alexander Aryéh Mandelbaum

A propos de l’effrondement des tours jumelles …

+ A propos de l'effrondement des tours jumelles ...

--> "Tu tomberas en démence au spectacle que verront tes yeux" (Dévarim 28;34)

Sur ce verset, le Ha'émek Davar (le rav Naftali Zvi Yehuda Berlin --> 1816-1893) avait fait le commentaire suivant :
"Tu n'arriveras pas à comprendre comment cela a pu se produire : comment quelques bandits ont pu provoquer un tel désastre sans que tu puisses intervenir alors qu'en réalité, tu en avais largement la possibilité.
Ta stupéfaction te rendra fou."

Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif …

+ Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif ...

Quelle force spirituelle représentons-nous, nous peuple juif?
=On est le peuple qui doit révéler la présence de D. dans le monde.

Il est écrit à notre propos vis-à-vis de D. : "Atem édaï" (=vous êtes Mes témoins).
Les témoins attestent de ce qui ne peut être vu : si une chose est présente et évidente, les témoins n'ont aucune utilité.
Ce n'est que lorsque l'objet ou l'événement ne peuvent être perçus directement que les témoins sont convoqués.

La présence de D. n'est pas directement identifiable dans le monde ; c'est avec nos vies et avec toute notre histoire comme peuple que nous apportons ce témoignage.

Amalek est éternellement voué à effacer ce témoignage à tout prix (même à se sacrifier lui-même), pour supprimer toute preuve de D., pour maintenir un écart entre ce monde et D.
En effet, Amalek est cet écart, cette distance entre le physique et le spirituel, et si cette brèche venait à être comblée, il cesserait d'exister.

=> C'est la bataille entre Amalek et le peuple juif!
La fin d'Amalek, c'est la suppression de la faille qui sépare D. du monde, la restauration de cette proximité révèle que tout est Un.

La Torah décrit la rencontre entre Amalek et le peuple juif en ces termes : "achèr kar'ha badéré'h" (= qui t'est arrivé en chemin).
Le mot kar'ha (arrivé), désignant cette rencontre, est construit sur la racine 'kar', qui veut dire "froid", et se décline aussi dans les mots "mikré" (hasard/coïncidence) et "kéri" (impureté dans la zone intime).

Le mot clé (kar'ha) de cette rencontre, va nous permettre de définir la frontière, la différence entre Amalek et le peuple juif, au travers ces 3 racines :

--> froid (kar) = ils ont refroidi le peuple juif et l'émerveillement du monde devant le don de la Torah.
Le monde vit alors qu'il était possible d'attaquer les juifs, qu'en fin de compte il ne s'agissait que d'hommes, qu'ils étaient au moins potentiellement vulnérables, et les nations firent marche arrière, s'éloignèrent de l'expérience du Sinaï.

Rachi propose l'analogie avec un homme qui saute dans un chaudron d'eau bouillante : il est gravement brûlé, mais il a refroidi l'eau.

Le peuple juif était tout feu tout flamme dans sa dévotion à D. (suite au don de la Torah), et ce feu aurait pu enflammer le monde entier.
Amalek a refroidi les flammes.

=> C'est cela Amalek : il va tout faire pour refroidir, réduire notre ardeur à la faire la volonté de D.

--> Coïncidence (mikré) = l'idéologie d'Amalek est que tout est coïncidence.
Les choses arrivent parce qu'elles arrivent, rien n'a réellement d'importance.
Ce qui peut paraître une évidence (l'implication directe de D. dans les affaires humaines), n'est qu'une coïncidence (car il n'y a aucune preuve du contraire!).

Toute preuve est douteuse (le mot amalek a la même valeur numérique que le mot hébreu 'safék' : le doute), toute évidence est tirée par les cheveux.

=> C'est cela Amalek : doute et distance.

--> Impureté (kéri) = nous sommes les représentants de la loyauté des relations homme-femme, et nous devons en faire la démonstration dans notre mariage avec le Créateur.

Amalek cherche à briser un tel lien, il clame que cette loyauté n'a pas d'objet, que rien ne doit suivre un processus de maturation, que rien n'a de but.
Au contraire, selon lui, les choses n'ont pas de sens, rien n'est significatif, et il n'existe pas d'intimité.

Nous représentons le brit (l'alliance => l'intimité d'une relation exclusive, sans chercher à voir ailleurs).
Amalek représente toutes les ruptures d'alliance.

=> C'est cela Amalek : créer des occasions, des sujets d'occupation pour rompre/réduire nos moments d'intimité avec D., et nous empêcher de développer à chaque instant les liens nous unissant.

===> Amalek vient masquer la réalité, nous luttons pour la dévoiler.

Source (b"h) : compilation personnelle issue d'un divré Torah du rav Akiva Tatz

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+ "Va livrer bataille à Amalek demain" (Béchala'h 17,9)

-> Selon le rav Gamliel Rabinowitz, dans ce verset, Moché dit au peuple d'aller en guerre contre Amalek avec la force de son arme : le "demain" (ma'har - מחר).
De la même façon, que le yétser ara/Amalek déclare : "Bien sûr que tu dois étudier la Torah et faire des mitsvot, mais pas immédiatement, rien ne presse, demain!", de même nous devons lui dire : "Juste aujourd'hui je fais une belle prière, juste aujourd'hui j'étudie la Torah, ... demain on verra!"

La différence entre : מחר (demain - ma'har) et מהר (vite - maér), réside dans une minuscule partie manquante, qui symbolise le fait que notre yétser ara va nous attaquer sur de petites choses, jusqu'à terme nous faire chuter au plus bas.
Il faut savoir faire preuve de rapidité (maér) pour faire la volonté de D., sans toujours remettre à demain (ma'har).