Toutes vos afflictions en dehors de la terre d'Israël sont le doigt d'Hachem [qui vous indique] de retourner dans votre Terre, où vous ne serez plus une honte parmi les non juifs et une raison pour les nations de secouer la tête (d'après le Téhilim 44,15 : "Tu nous rends la fable des nations; [nous excitons] des hochements de tête parmi les peuples).
[rabbi Pin'has Razovsky - av beit din de Shvintzan - rapporté dans le Shivat Tsion - sect.1]
Catégorie : Terre d’Israël
Le Yaavets & Terre d’Israël
+ Le Yaavets & Terre d'Israël :
-> Le rav Yaakov Emden (1697-1776), le Yaavetz, écrit dans son commentaire sur le Siddour (appelé Beit Yaakov) :
Il est bien connu qu'un juif doit se tourner vers Jérusalem lorsqu'il prie.
Le Tanakh le mentionnent explicitement à plusieurs reprises. À ce stade, je pense qu'il convient de dire que ce signe et ce geste (se tourner vers Jérusalem) que nous faisons en souvenir, à titre d'exemple et comme simple symbole, ne suffisent que lorsqu'il est impossible [d'être réellement en Terre Sainte].
Alors, nos intentions et nos bonnes pensées seront considérées comme des actes, puisque nous sommes incapables de les concrétiser, en raison de la contrainte et du danger (extrême d'y vivre - le Yaavets écrit au 18e siècle).
Après tout, celui qui agit sous la contrainte est exempté de toute [punition], et [une faute] commise sous la force n'est pas honteuse ; elle n'est pas non plus louable. Cependant, les bonnes intentions ne seront d'aucune aide si l'on ne peut invoquer une contrainte absolue ; elles ne seront pas non plus d'aucune aide en période de confort.
C'est pourquoi chaque juif doit prendre la décision ferme et inébranlable dans son cœur de monter et de s'installer en terre d'Israël, et à aspirer au privilège d'y prier dans le palais du Roi. Car même si elle est en ruines, la Chékhina ne l'a jamais quittée. De plus, celui qui réside en dehors de la Terre sert de faux dieux ...
Par conséquent, écoutez-moi, mes amis et mes frères qui vivez sur des terres contaminées (souillées par l'impureté) en pays étrangers. Souvenez-vous de cela et fortifiez-vous.
Souvenez-vous d'Hachem et placez Jérusalem dans vos cœurs. Corrigez-vous et corrigez les autres.
Vous qui mentionnez Hachem, ne restez pas silencieux. Ne restez jamais silencieux! Ne lui accordez aucun silence jusqu'à ce qu'il établisse et fasse de Jérusalem une source de louanges dans le pays.
Venez aider! Soyez audacieux! Dépêchez-vous!
N'ayez pas l'intention de vous installer en dehors d'Israël, D. nous en préserve, pour accomplir [la prophétie] : "La terre de vos ennemis vous consumera" (Bé'houkotaï 26,38).
Tel fut la faute de nos premiers ancêtres (dans le désert), qui nous ont causé des pleurs éternels en méprisant la Terre Désirable. Et cette [faute] s'est dressée contre nous tout au long de notre exil amer.
Non seulement un [ennemi] s'est dressé contre nous, mais la paix et la tranquillité nous ont échappé à chaque génération.
Nous avons été persécutés ; nous avons peiné sans trouver de repos ; nous avons été oubliés comme les morts, tout cela parce que nous avons complètement oublié de vivre en terre d'Israël.
Pas un seul sur mille ne se mobilise pour s'emparer de la Terre, pour s'y installer définitivement ; seulement un dans un pays et deux dans une génération.
Personne ne la remarque, ne désire son amour, ne s'enquiert de son bien-être ou n'anticipe de la voir.
Alors que nous vivons paisiblement en dehors d'Israël, nous imaginons que nous avons déjà trouvé une autre terre d'Israël et Jérusalem comparables.
C'est pourquoi (par le fait d'avoir mépriser la terre d'Israël) tous les malheurs nous sont tombés dessus.
Pendant près de deux mille ans, depuis la destruction du 1er Temple, les juifs ont vécu en paix et ont joui d'un grand respect en Espagne et dans d'autres pays. Puis ils ont été expulsés, ne laissant aucun souvenir ni vestige d'Israël dans ce pays.
Hachem est juste, car ils ont complètement oublié qu'ils étaient en exil, ils se sont assimilés aux non juifs et ont imité leurs coutumes. Ils ont commis des actes méprisables, mélangeant la descendance sacrée avec les indigènes du pays.
"Elle est Sion, [mais] personne ne se soucie d'elle" (Yirmiyahou 30,17).
Elle est abandonnée et oubliée. Elle aussi soupire et se détourne, son Bien-Aimé s'est détourné et est parti (Eikha 1,8). Il a passé sa main par le trou, mais l'apparence des enfants (le juifs) est devenue plus noire que le charbon ; ils marchent courbés. Ils n'ont trouvé aucun repos parmi les nations, et ils ont choisi la mort plutôt que la vie.
Tout cela est arrivé parce que nous avons négligé de retourner dans notre patrie et nous n'avons pas cherché à savoir où se trouvait la ville où nos ancêtres sont enterrés ['Hébron].
Nous nous sommes réjouis dans le malheur, comme l'exultation des nations. Nous avons aspiré à demeurer en permanence parmi les non juifs, chez qui il n'y a pas de Torah.
"Qui est sage qui comprendra cela? Pourquoi la Terre a-t-elle péri et s'est-elle enflammée comme un désert... ? Hachem dit : "Parce qu'ils ont abandonné Ma Torah"" (Yirmiyahou 9,11-12) ...
Car le peuple juif est appelé l'héritage d'Hachem, et la Terre [d'Israël] est Son héritage ; et la Torah dépend des deux, du peuple de D. [habitant] dans l'héritage [territorial] d'Hachem. Quiconque abandonne l'un abandonne l'autre, en vérité.
Nos Sages (midrach Béréchit rabba 46,9) commentent également : "Si [les Bné Israël] entrent dans la Terre [d'Israël], ils acceptent Ma divinité, et sinon, ils ne l'acceptent pas"."
Rabbi Jaffe & la terre d’Israël
+ Rabbi Jaffe & la terre d'Israël :
-> Rabbi Mordé'haï Gimpel Jaffe (1820-1891) nous enseigne (Shivat Tsion - sect.2 ) :
"Depuis de nombreuses années, le son de notre Bien-Aimé (Hachem) frappant à la porte de nos cœurs [peut être entendu] à travers les grands rabbins de la génération, disant : "Revenez, ô maison d'Israël! Revenez sur votre terre, pour la cultiver et la protéger. Rassemblez-vous et convergez vers elle, mes frères juifs!"
Cependant, à notre grand regret, les paroles et les appels à venir vers le lieu saint restent sans réponse.
On n'entend pas l'écho d'un son provenant de nos frères juifs qui se sont endormis dans le sein de la fortune qui leur a souri et les a bercés dans ses bras. Ils se délectent de leur sommeil, et chaque fois que leur pays d'accueil leur offre ses "seins" pour les nourrir de ses doux produits, nos frères juifs deviennent comme ceux qui font un long rêve.
De nombreuses époques se sont écoulées, de nombreuses années et décennies ont passé, et personne ne s'est réveillé ni n'a bougé, comme il le devrait, à la voix qui appelle dans les villes et frappe aux portes. Tant que les temps étaient bons et que le peuple juif jouissait de la prospérité, il a tourné le dos à la Terre [d'Israël] où vivaient ses ancêtres, la négligeant comme un ustensile indésirable.
Maintenant, écoutez, mes frères, ce que nos Sages ont toujours dit et n'ont jamais nié. Chaque fois que la question de notre Terre Sainte se posait, nous rappelant notre obligation [envers elle] et à quel point elle nous convient, et que nous ne remplissions pas notre obligation de ramener les Bné [Israël] dans son sein, négligeant Sion alors qu'elle avait besoin d'être rappelée, [Hachem] déversait Sa colère sur Israël (les juifs) pour cela.
La génération du désert, par exemple, a provoqué des pleurs éternels en méprisant la Terre désirable.
Il en va de même pour chaque génération : chaque fois que nous avons oublié notre amour pour la Terre, Hachem nous a également oubliés et abandonnés.
Car en agissant ainsi, nous avons essentiellement retardé la fin des temps ...
Comprends, mon frère, que Hachem ne considère pas cette faute [de négliger la terre d'Israël, simplement] comme un détail isolé, mais comme une question qui englobe toute la Torah et toutes les mitsvot.
... selon le Sifrei (Réé 11,31-32) : "Habiter en terre d'Israël équivaut à toute la Torah".
De même, la Tossefta (Avodah Zarah 5,2) déclare : "Habiter en terre d'Israël équivaut à toutes les mitsvot"."
"Si, à D. ne plaise, il ne restait plus aucun juif en terre d'Israël, même s'il y a des juifs vivant en dehors de la terre d'Israël, cela serait considéré comme la destruction de la nation juive."
['Hatam Sofer - Téchouvot 'Hatam Sofer - Ora'h 'Haïm 234).
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-> Le Zohar (Vayikra 93b) écrit : "Qui est comme ton peuple Israël, une nation unique sur la Terre" (I Divré HaYamim 17,21). Les juifs ne sont appelés une [nation] unique que dans la terre [d'Israël]".
-> Nos Sages (comme le rav Avraham Kook - Orot Israël - chap.2, sect.3) enseignent que le concept de Klal Israël (la collectivité juive) n'existe pas [véritablement] en dehors des frontières de la terre Sainte.
D'une certaine façon, la "nation" juive meurt lorsqu'elle atteint un sol étranger, au point que le Gaon de Vilna (fin du commentaire sur Sifra déTzniouta) déclare : "en dehors de la terre d'Israël c'est une tombe".
Tout comme le peuple juif ne peut réaliser son potentiel que sur la terre d'Israël, de même, un juif ne peut réaliser son potentiel spirituel qu'à travers la Torah.
La Torah est la terre spirituelle où s'épanouissent les potentiels uniques de l'âme juive. Par conséquent, lorsqu'il s'agit de faire grandir et de développer l'âme juive, toutes les connaissances non juives sont assimilables à la diaspora. (SK 3:123, OT 12.7)
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 3:123 ; Orot haTorah 12,7 ]
La terre d’Israël
+ La terre d'Israël :
"La terre d'Israël est particulièrement distinguée par Hachem, et les actions [des juifs] ne peuvent être parfaites que là-bas.
Beaucoup des mitsvot données au peuple juif ne s'appliquent pas à ceux qui ne vivent pas dans la Terre ; et le cœur [d'un juif] ne peut pas être pur, et leur intention ne pourra pas entièrement consacrée à Hachem, sauf dans le lieu connu pour avoir été spécialement choisi par D. (la terre d'Israël)"
[Kouzari 5,23]
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-> La renaissance de la nation juive en terre d'Israël est le fondement de la téchouva ultime, tant pour la nation d'Israël que pour le monde entier.
[rav Avraham Kook - Orot haTéchouva 17,1 ]
-> Les juifs ne peuvent être une nation qu'en terre d'Israël, et non en dehors de celle-ci.
[Zohar - Vayikra 93b]
-> Dans une lettre, le rav Avraham Kook écrit :
"La source de la bassesse morale qui continue d'assombrir le monde provient du manque de reconnaissance de la valeur et de la sagesse de la terre d'Israël. Ainsi, la faute des explorateurs (méraglim), qui ont parlé de manière désobligeante de cette terre agréable, reste non corrigé.
Pour rectifier cela, la louange, la splendeur, la sainteté et l'honneur de la Terre doivent être proclamés au monde entier."
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-> A maintes reprises, la Torah répète que le peuple juif doit vivre sa vie unique selon la Torah en terre d'Israël. [Dévarim 1,8 ; 1,26 ; 3,18 ; 4,1 ; 4,5 ; 4,14 ; 5,27-30 ; 6,1-3 ; 6,18 ; 7,13 ; 8,1 ; 11,1 ; ... ]
Lorsque la sainte nation juive mène une vie sainte selon la Torah en Terre Sainte, le réceptacle est formé pour apporter la lumière d'Hachem au monde. La nation d'Israël devient un phare international, un exemple et une "lumière pour toutes les nations du monde" (Yéchayahou 42,6).
[...]
A l'époque du Second Temple, lorsque nous avons failli à respecter les normes morales élevées que nous imposait la Torah, nous avons été punis et exilés de la Terre [d'Israël]. Le récipient terrestre d'Hachem a été brisé. Israël a été conquis, Jérusalem a été rasée, la Terre a été dévastée. Le peuple élu de D. a été dispersé et avili.
Tout comme les juifs, la Présence d'Hachem est allée en exil (Méguila 29a). Sa lumière dans le monde s'est cachée. En effet, l'humanité a été coupée d'Hachem (à la différence de l'époque du Temple où Sa présence était manifeste).
Ainsi, pour rectifier cette tragédie et ramener le monde vers D., le peuple juif doit retrouver son statut antérieur, y compris une vie nationale en Israël, le seul endroit au monde où la Torah peut être observée dans son intégralité en raison des nombreux commandements propres à la Terre.
A un niveau plus profond, le Zohar (Vayikra 73a) enseigne que la nation d'Israël, la Torah et Hachem ne font qu'un.
Chaque juif porte en lui une partie de la présence Divine (la Chékhina).
Lorsqu'un juif retourne en terre d'Israël, il ramène en fait Hachem avec lui. C'est le concept kabbalistique de "faire ressortir les étincelles de sainteté enfouies dans les klipot" (rav Kook - Moussar Avikha - midot haRiya).
Puisque l'âme d'un Juif est imprégnée de la lumière de la Chékhina, lorsque le peuple juif retourne en masse en Israël, la lumière d'Hachem dans le monde revient avec lui.
[rav David Samson ; Tsvi Fishman - commentaires sur Orot haTéchouva ]
Sur les différents niveaux de sainteté qui existent dans le monde. Le plus haut niveau de sainteté est évidemment celui de Hachem. Il est clair que rien d'autre n'est aussi saint que Lui.
Étonnamment, cependant, le 2e niveau de sainteté est celui de la terre d'Israël.
[rav Avraham Saba (1440-1508) - Tsror Hamor - paracha Mattot]
=> on ne se rend pas compte de l'incroyable sainteté de chaque recoin de la terre d'Israël. En apparence on pense voir une terre identique aux autres, mais en réalité c'est le degré de sainteté qui vient juste après celui d'Hachem.
La terre d’Israël
+ La terre d'Israël (rabbi Na'hman) :
-> Rabbi Na'hman enseigne : la Torah est l'essence même de la vie.
Se séparer de la Torah, c'est comme se séparer de la vie elle-même ! Cela étant, comment est-il possible pour quiconque de se détacher de la Torah, ne serait-ce qu'un instant ? Pourtant, il est impossible de rester attaché à la Torah vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tous les jours, sans interruption. Nous avons tous des besoins physiques auxquels nous devons répondre. Et qu'en est-il de ceux qui ne peuvent pas étudier la Torah ? Comment peuvent-ils puiser la vie ?
-> Avant la Révélation au Sinaï, qu'est-ce qui soutenait le monde? Comment le monde puisait-il la vie avant que la Torah ne soit donnée (puisqu'il ne peut pas exister sans l'étude même pendant un instant)?
La réponse est qu'il puisait la vie dans la Bonté éternelle d'Hachem. Cette bonté soutenait le monde avant la Révélation (du don de la Torah au Sinaï) ...
Et le "chemin vers la terre d'Israël' est comme la Bonté éternelle d'Hachem. Il a le pouvoir de soutenir la vie, même si l'on est éloigné de la Torah. [Likouté Moharan II, 78 ]
-> Rabbi Na'hman enseigne : La terre d'Israël est soutenue par la providence directe d'Hachem. Cette providence attire la sainteté et la sagesse dans le pays.
Ainsi, nos Sages disent : L'air de la Terre Sainte rend sage (guémara Baba Batra 158a).
Cette sagesse provient de la joie qu'Hachem éprouve avec les âmes juives. [Likouté Moharan II, 40 ]
-> Rabbi Na'hman enseigne : la vraie foi, la prière, les miracles et la terre d'Israël ne font qu'un. [Likouté Moharan I, 7:1 ]
Chacun est lié à l'autre et le renforce. La foi nous motive à prier. Nous croyons qu'il y a quelqu'un à qui prier et que nos prières seront exaucées. Et en priant, en suppliant Hachem de nous aider lorsque nous sommes dans le besoin, des miracles se produisent. Tel est le pouvoir de la prière, elle peut provoquer le surnaturel. Et c'est là le concept de la Terre Sainte, qui défie les phénomènes naturels.
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-> La terre d'Israël est appelée la Terre de la Vie. Toute la prospérité est attirée vers le monde à travers elle. [Likouté Moharan I, 47 ]
-> La raison pour laquelle on s'installe [et on construit] en Terre Sainte doit être spirituelle. L'intention doit être de se rapprocher d'Hachem. Quiconque s'y rend dans ce but en tirera certainement profit. Le simple fait de poser le pied sur cette terre le fusionnera avec la Terre Sainte et le transformera par son caractère sacré.
En revanche, si la motivation d'une personne n'a rien à voir avec le rapprochement d'Hachem, alors le verset dit : " la Terre vous vomira, comme elle a vomi la nation qui était là avant vous" (A'haré Mot 18,28). [Likouté Moharan I, 129 ]
-> La terre d'Israël peut faire en sorte que les femmes stériles soient bénies d'enfants. [Likouté Moharan I, 48 ]
-> En terre d'Israël, il est possible d'acquérir la qualité d'éré'h apayim (grande patience), car la Terre Sainte a le pouvoir d'aider à dompter le trait de caractère néfaste qu'est la colère. Par conséquent, priez Hachem de vous accorder le désir ardent et l'envie d'y aller. Priez également pour qu'Il plante dans le cœur de chacun le désir ardent de la terre d'Israël. [Likouté Moharan I, 155 ]
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-> À l'avenir (lorsque le machia'h viendra), la terre d'Israël produira des pains prêts à être mangés et des vêtements de soie prêts à être portés. Même les arbres stériles produiront des fruits. [guémara Kétoubot 111b ]
Rabbi Na'hman enseigne : La sainteté de la terre d'Israël est l'incarnation même de la sainteté, englobant tous les autres niveaux de sainteté. C'est là que nous pouvons nous libérer complètement de la vision matérialiste qui insiste sur le fait que les événements se produisent naturellement. Nous pouvons comprendre que tout se produit par la main de D. [Likouté Moharan I, 234 ]
-> Nous devons comprendre que, tout comme la sainteté et la gloire d'Hachem sont cachées pendant la durée de l'exil, la sainteté, la beauté et la gloire de la terre d'Israël ne peuvent briller de tout leur éclat avant la venue du machia'h.
[ainsi même si en apparence (dans l'obscurité actuelle) la terre d'Israël pourrait être comparée aux autres terres du monde (ex: il y a des arbres, des maisons), la réalité spirituelle est toute autre.
D'une certaine façon, cela ressemble à un juif et à un non juif, qui d'un point de vu physique semble être identique (ex: on a des bras, des jambes), mais l'essence spirituelle est différente comme le jour et la nuit.
Ainsi, il est important d'avoir dès maintenant un regard de Vérité, et de faire des efforts pour aimer, considérer avec importance et fierté la terre d'Israël. ]
-> En ce sens, Rabbi Na'hman a dit un jour : "Mon seul endroit est la terre d'Israël. Où que j'aille, je ne vais qu'en terre d'Israël".
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-> Le terme : eReTS (terre - ארץ) est semblable au mot : RaTSon (désir - רצון).
Ainsi, Eretz Israël (terre d'Israël) signifie "Je veux être [pleinement] juif!".
[rabbi Yaakov Guédalia Tefilinsky ]
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-> Une personne pourrait descendre de l'avion en Israël en s'attendant à être submergée par un élan de spiritualité. Rabbi Na'hman enseignait autre chose.
"D'après la manière dont la Torah exalte les qualités de la terre d'Israël, nous pourrions conclure que la Terre Sainte ne fait pas du tout partie de ce monde physique".
Rabbi Na'hman dit que ce n'est pas le cas. "La Terre Sainte, aussi grande soit-elle, fait toujours partie de la réalité physique [un pays sur la planète Terre comme tous les autres pays]. Même ainsi, le niveau de sa grandeur spirituelle dépasse l'imagination. Sa sainteté est l'incarnation même de la sainteté". [Likouté Moharan II, 116 ]
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-> À la fin d'une leçon assez complexe et ésotérique, Rabbi Na'hman dit : "Quand quelqu'un vient en terre d'Israël, il est appelé "puissant guerrier"". [Likouté Moharan I, 20 : fin ]
Avant de commencer cette leçon, Rabbi Na'hman a dit : "Quiconque veut être juif, ce qui signifie passer d'un niveau à l'autre, ne peut y parvenir qu'à travers la terre d'Israël. Quand il remporte la bataille et arrive en Terre Sainte, il est alors appelé un puissant guerrier."
Puis Rabbi Na'hman a donné sa leçon. Après qu'il eut terminé, Rabbi Nathan lui a demandé : "Que vouliez-vous dire quand vous avez dit que la terre d'Israël est si grande que c'est la victoire principale?"
Rabbi Na'hman a répondu : "Je veux dire Israël, avec ces maisons et ces appartements!"
Il voulait que chaque juif qui souhaitait être un vrai juif aille en terre d'Israël.
Il est connu que [nous sommes censés accomplir] toute la Torah par choix et non par contrainte ...
Le Ramban explique que le verset : "Tu déposséderas [les habitants de la terre] et tu y habiteras' (Massé 33,53) implique un commandement positif explicite d'habiter en Terre Sainte.
Or, lorsque nous sommes rejetés de toute la surface de la terre, nous accomplissons ce commandement (mitsva) positif uniquement sous la contrainte, et il n'est pas certain que nous le choisissions volontairement, pour l'amour d'Hachem.
Cependant, lorsque nous pourrions vivre dans les meilleures terres des nations (ex: où l'on s'y sent bien, qu'on y vit agréablement, ...), mais que nous choisissons de n'habiter qu'en terre d'Israël, alors nous accomplissons ce commandement positif de notre plein gré (par amour de faire la volonté d'Hachem, et non par contrainte pour défendre nos intérêts).
['Hatam Sofer - drachot 'Hatam Sofer - sermon donné le 7 Av - vol.2 ]
Tout comme le sentiment que l'on éprouve pendant Shabbath est complètement différent de celui que l'on éprouve durant la semaine, les sentiments que l'on éprouve à l'égard de la vie en terre d'Israël devraient également être complètement différents des sentiments que l'on éprouve à l'égard de la vie en dehors d'Israël.
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°67 ]
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-> "La terre d'Israël est est l'endroit qui est chéri par toute la nation d'Israël et par moi personnellement."
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°448 ]
-> "La Terre sainte est le point central du cœur [de tout juif], et la Torah et la Terre [d'Israël] sont inséparables, comme nous le constatons dans le Birkat HaMazon, où nous mentionnons l'héritage de la Terre et la réception de la Torah en même temps.
En réalité, la seule Torah authentique que nous ayons est la Torah de la terre d'Israël, car "la Torah sortira de Tsion" (Yéchayahou 23).
De plus, l'acquisition de la terre a précédé l'acquisition de la Torah, car la terre est un héritage de nos ancêtres, tandis que la Torah est un héritage de Moché."
[rav Yé'hezkel Lévenstein - Ohr Yé'hezkel - Mikhtavim n°9 ]