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Payer en réincarnation nos fautes actuelles envers autrui

-> Selon le 'Hafets 'Haïm (al haTorah - Haazinou 32,4) :
"Nous savons que les transgressions de l'homme vis-à-vis de son prochain ne sont pas expiées, même le jour de Yom Kippour, à moins d'avoir apaisé son prochain. [guémara Yoma 85b]
Ainsi, lorsqu'une personne a créé un dommage à son prochain en le maltraitant, par des paroles ou par des coups, et n'a pas demandé pardon pour cela, étant donné qu'il n'a pas effectué de réparation, il devra revenir dans le monde ici-bas, en réincarnation, afin de consoler son prochain envers qui il a fauté.
Lorsque l'homme arrive dans les mondes supérieurs et qu'il apprend la punition qui a été décrétée de redescendre à nouveau dans ce monde, une fois de plus, il se met immédiatement à pleurer et pousse des cris amers pour la faute qu'il a commise.
Il implore alors le Maître de l'univers, quant à sa première réincarnation : s'il était riche, il dira : "Le riche répond avec effronterie" (Michlé 18,23), puis déclare : si j'avais été crée, dès la première fois, pauvre, je n'aurais jamais été effronté de cette manière. Il supplie donc le Créateur de ne pas le renvoyer de nouveau dans ce monde-ci.
Lorsqu'il constate que le verdict du Jugement céleste est irrévocable et qu'il doit revenir à nouveau en réincarnation dans le monde, il supplie de pouvoir, cette fois-ci, être créé pauvre ou bien de naître avec un défaut, comme par exemple de naitre sans main, afin qu'il ne puisse plus frapper personne et ne plus s'enorgueillir.
Cependant, les accusateurs objectent et s'opposent à cette requête en affirmant que ceci ne saurait constituer un repentir digne de ce nom. Au contraire, ils souhaitent qu'il revienne de nouveau dans ce monde en étant riche, avec ses deux mains.
Ce n'est qu'au terme de nombreuses prières et de nombreuses supplications, avec l'appui et le soutien de ceux qui le défendent, qu'il pourra avoir le mérite que le Tribunal céleste accède à sa demande et le crée avec un défaut.
Ainsi, certains hommes se plaignent d'avoir hérité ici-bas d'une destinée difficile ou de défauts corporels, en ayant complètement oublié que c'est, en réalité, au prix de grandes difficultés qu'ils ont pu être créés avec des défauts afin qu'ils ne soient plus en mesure de recommencer a nuire a leurs prochains. "

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[la nature humaine fait que nous aimons avoir le dernier mot, ressortir supérieur dans notre confrontation avec autrui (notre honneur, notre égo, devant être défendu à tout prix), mais si nous savions le prix à payer pour cela, plutôt que de suivre la volonté d'Hachem, où l'on doit rechercher la paix avec autrui. ]

Comme nous le savons (guémara Shabbat 101b et commentaire de Rachi), toute personne vertueuse, c'est-à-dire celle qui étudie la Torah avec des intentions pures et accomplit de bonnes actions (mitsvot) pour l’amour d'Hachem, porte en elle une étincelle de l’âme de Moché Rabbénou.
Par exemple, nous trouvons dans la guémara (Shabbat 101b) qu’un sage dit à un autre : "Moché, tu as bien parlé", même si son nom n’était pas Moché Rabbénou. Cela signifie plutôt qu’il porte en lui une étincelle de Moché.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tétsavé 27,20 ]

Lorsque les dirigeants spirituels de la génération sont joyeux, ils répandent la joie dans le monde entier.
[Dibrat Shlomo - Chémini ]

Elever l’étincelle divine en toute chose

+ Elever l'étincelle divine en toute chose :

-> "La Torah se préoccupe de l’argent d’Israël" (guémara Yoma 39a).
Pourquoi donc?

C’est un principe important que lorsque vous portez, mangez ou utilisez quoi que ce soit, vous tirez profit de la force vitale inhérente à cet objet.
Aucun objet ne pourrait exister sans cette composante spirituelle, et il contient des "étincelles" sacrées (nitsotsot) qui sont liées à la racine même de notre âme.
J’ai entendu dire que c’est la raison pour laquelle une chose particulière est aimée par certaines personnes et détestée par d’autres qui aiment autre chose.
[en un sens j'aime telle chose parce que l'étincelle qui est en elle me parle, ce qui n'est pas forcément le cas pour une autre personne! ]

Ainsi, lorsque vous utilisez quelque chose ou que vous mangez de la nourriture, même si vous le faites pour vos besoins corporels, vous rectifiez ces "étincelles". [à condition de le faire de manière légitime (ex: avec de la nourriture casher) et que l’énergie ou le bénéfice qu’ils génèrent soit utilisé à de bonnes fins.]
Elles sont rectifiées du fait que vous utilisez la force ajoutée à votre corps par le vêtement, la nourriture ou d’autres choses, pour servir Hachem. Ainsi, il peut arriver que lorsque vous achevez la rectification de toutes ces "étincelles" dans cet objet qui se rapportent à la racine de votre âme, Hachem vous l’enlève et le donne à quelqu’un d’autre parce que ses "étincelles" restantes se rapportent à cette autre personne.

[Lorsque] les gens mangent et s’assoient avec d’autres, qu'ils utilisent des objets, cela signifie qu’ils traitent des "étincelles" contenues dans ces choses. Une personne doit donc se soucier de ses objets et de tout ce qu’elle possède, en raison des "étincelles" qu’ils contiennent, c’est-à-dire pour manifester son souci envers les "étincelles" sacrées.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 109]

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-> Quand quelque chose se présente à vous, c’est par la Providence divine et la grâce. On vous donne l’occasion d’accomplir votre mission sur terre pour délivrer les étincelles qui sont destinées à être élevées par vous.
D'un autre côté, il arrive parfois qu'une personne soit privée de cette opportunité, à titre de punition.
[par exemple, le Baal Shem Tov (Tsava'at haRivach 31) écrit : "Si tu te comportes de manière désordonnée (aléatoire, accidentelle) envers Hachem, alors Hachem, Lui aussi, te traitera de manière aléatoire. De plus, Il ne te fournira pas les vêtements et la nourriture qui renferment les étincelles liées à la source de ton âme et que tu es censé corriger." ]

Le rav Eliyahou Dessler explique pourquoi nous disons qu'Hachem est "mé'hayé métim" au présent : c’est parce qu’Il ressuscite déjà les morts en ce moment même.
Lorsqu’une graine est plantée dans le sol, elle pourrit, et cette pourriture fait partie du processus de germination et de poussée.
De même, le processus de la résurrection des morts commence dès maintenant.
[rav Moché Sternbuch - dans sa Haggada chel Pessa'h]

Réflexion sur la mort (rav Kook)

-> Notre existence temporaire n'est qu'une étincelle au sein de l'existence éternelle, la gloire de la vie éternelle. Il est impossible de réaliser le bien potentiel caché au cœur de cette vie temporaire si celle-ci n'est pas alignée sur la vie éternelle.
Cette conscience intérieure réside au cœur de l'esprit de toute existence ...

Au sens profond, l’éternité est le fondement puissant qui sous-tend toute vie sociale.
Le désir de se relier à la gloire de l’éternité vainc la mort. Il essuie toutes les larmes humaines.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 2:141-142 ]

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-> La peur de la mort est une maladie de l'humanité.
Elle résulte de la faute. En effet, c’est la faute qui a créé la mort. Et la téchouva / la croissance spirituelle est le remède principal pour éliminer la mort du monde.
Tous les efforts des êtres humains tournent autour de leur salut face à la mort. Pourtant, ils n’atteindront leur but qu’en renforçant le lien de leur âme avec sa source intérieure.

Lorsqu’une personne s’immerge dans la poussière du matérialisme et se laisse emporter par les préoccupations du corps, cela renforce la mort. Cela ajoute la peur à la peur.

Peu importe les efforts qu’une personne déploie pour ne plus avoir peur de la mort, elle n’y parviendra pas. La raison en est que toute son existence est plongée dans des domaines que la mort contrôle. C’est la mort qui détruit et anéantit tous ces domaines.

Comment le cœur d’une personne pourrait-il ne pas trembler à l’idée que la beauté se transforme en immondice, et que ce qu’elle chérissait devienne quelque chose de répugnant?
Lorsque la vie est dépourvue d’un but supérieur, la mort devient automatiquement terrifiante. Lutter contre la mort est vain. Le courage n’y changera rien.
Le remède ultime et véritable qui libérera le monde de l’esclavage de la mort est caché dans le trésor de la vie, dans l’âme de la Torah lorsqu’elle se révèle dans toute sa gloire.
De tels remèdes sont cachés dans l’endroit le plus sûr.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:486 ]

Le tsadik (par le rav Eibshitz)

+ Le tsadik (par le rav Eibshitz) :

-> Beaucoup d’entre nous qui portons des lunettes à forte correction, lorsque nous les retirons, ne voyons plus rien à plus d’un mètre cinquante.
Nous réalisons bien sûr que rien n’a disparu. Les objets sont toujours là ; c’est simplement que nous ne les voyons pas. De même, lorsque nous utilisons un microscope, nous sommes étonnés de découvrir ce que le monde recèle et que notre œil nu ne perçoit pas.

Lorsque Hachem a créé le monde, il a commencé par créer un certain nombre de mondes spirituels, et dans chaque monde spirituel descendant, la présence d'Hachem était de plus en plus dissimulée.
Dans notre monde, nous ne voyons pas Hachem. Le Divin est dissimulé. Cela ne signifie pas qu’Il n’est pas présent.
Nos rabbanim nous enseignent qu'Hachem recrée constamment le monde, et s’Il cessait de le recréer, le monde cesserait d’exister. Le monde est une manifestation de la divinité.

Cependant, les tsadikim de chaque génération, grâce à leur sainteté, sont capables de voir ce que la personne ordinaire ne peut pas voir. Ils sont capables de voir la Chékhina. C’est comme s’ils portaient des lunettes qui leur permettent de voir Hachem de manière révélée.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayélé'h ]

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-> Le simple fait de voir quelque chose peut nous toucher spirituellement.
Le tsadik est une personne sainte et juste, et lorsque nous contemplons son visage, nous voyons une expression de sainteté, et par conséquent, nous sommes enveloppés de bénédictions et de sainteté ...

Non seulement lorsque nous voyons une personne juste (tsadik), nous sommes touchés et influencés (par cette vision), mais il est tout aussi vrai que lorsqu’un tsadik ou un grand érudit de la Torah pose son regard sur nous, c’est une source de bénédiction.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]

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-> De son vivant, le tsadik comble sans cesse les autres de bénédictions. Cela ne s’arrête pas à sa mort.
Comment continuons-nous à recevoir les bénédictions des défunts?
Répéter leurs paroles de Torah ou leurs enseignements spirituels agit sur la partie de l’âme qui reste éternellement attachée à leur tombe. Cette partie de l’âme se connectera alors aux niveaux supérieurs de l’âme et finira par faire jaillir les bénédictions du tsadik.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]

-> Si nous répétons les enseignements ou les paroles d’un tsadik défunt, l’âme de cette personne vertueuse s’en revêt, et c’est comme si le tsadik se tenait à nos côtés.
C’est ainsi que nous devons comprendre les paroles du prophète qui dit que les justes (tsadikim) vivent dans deux mondes. Ils vivent dans le monde éternel après leur décès, et en même temps, ils vivent dans le monde physique grâce au fait que nous répétons leurs paroles saintes.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 2,7 ]

-> Les tsadikim sont comparables à une source. Plus on puise de l'eau de la source, plus elle se renouvelle. Telle est la vie du tsadik : plus le tsadik donne, plus il reçoit en retour.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

-> Un tsadik, c'est-à-dire une personne qui consacre sa vie au respect de la Torah, mène une existence digne d'être imitée. Lorsqu'il vient à mourir, sa noblesse d'âme ne disparaît pas avec lui.
L'élan qui pousse à suivre ses traces ne s'éteint pas avec son départ. Le tsaddik reste bien vivant dans le cœur et l'esprit des gens.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,12 ]

-> Un tsadik dans le Gan Eden aspire à avoir l’occasion d’enseigner la Torah aux autres, même s’il baigne dans la gloire d'Hachem. Lorsque le tsadik enseigne à ceux qui ont moins de connaissances, il imite D.
Pourquoi considère-t-on que le tsadik imite Hachem lorsqu’il enseigne?
Hachem n’avait pas besoin de créer le monde. Pourquoi l’a-t-Il donc fait?
Hachem est la source ultime du bien, et la nature du bien est de faire le bien. C’est pourquoi Hachem a créé le monde pour répandre le bien sur toute l’existence. De même, en enseignant à ceux qui sont moins instruits, vous leur accordez le bien.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1 ]

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-> Lorsque les tsadikim prient, leurs prières montent immédiatement vers le ciel.
En revanche, pour le juif qui n’a pas encore atteint de tels sommets spirituels, ses prières doivent d’abord passer par le Temple de Jérusalem. Après la destruction du Temple, les prières du juif s’attachent à celles des tsadikim, et les deux séries de prières s’élèvent ensemble comme une seule.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,9 ]

[le judaïsme ne croit pas au concept d’un intermédiaire entre l’homme et Hachem. Nous prions Hachem et aucune autre entité. Quel est donc le rôle des justes en ce qui concerne nos prières?
À titre d’analogie, vous avez désespérément besoin d’un prêt bancaire et devez donc rencontrer votre directeur de banque. Vous avez un ami cher qui est le plus gros client de la banque ; il va de soi que votre ami aura plus de chances de vous obtenir un rendez-vous que vous ne le pourriez par vous-même. Vous pourriez même demander à votre ami de plaider votre cause à votre place. Cependant, vous réalisez que votre ami n’a ni le pouvoir ni l’autorité d’accorder le prêt.
Cette décision revient au directeur de la banque. De même, nous ne prions pas le tsadik. Nous lui demandons plutôt si nous pouvons joindre nos prières aux siennes ou lui demandons de prier Hachem en notre nom. (d'après le rav Yaakov Barber) ]

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-> Rien n’a plus de valeur que la vie elle-même. En ce sens, à l’exception de trois commandements, toutes les lois sont suspendues si la vie d’une personne est en danger.
Pourtant, il arrive qu’un tsadik demande à Hachem de le rappeler à Lui avant l’heure.
Un tsadik ne peut supporter de voir la souffrance du peuple juif, et il préfère mourir plutôt que de vivre dans un monde où ses frères sont dans la douleur et la souffrance.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Yitro ]

-> Un tsadik consacre sa vie à éduquer le peuple juif et à l’inspirer à se rapprocher d'Hachem. Pourquoi alors un tsadik accepterait-il de mourir alors qu’il sait qu’il peut encore accomplir tant de choses?
Hachem fait en sorte que le corps du tsadik éprouve une grande douleur et une grande souffrance ; l’âme voit et ressent cela. L’âme ne peut supporter de voir le corps du tsadik endurer tant d’agonie et de chagrin, et elle demande donc à Hachem de prendre son âme pour soulager la souffrance de son corps.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 1,16 ]

-> Dans son éloge funèbre de son beau-père, le rabbin Its'hak Shapira, le rav Yonathan Eibshitz a déclaré qu'Hachem ne peut prendre l’âme d’un tsadik sans que celui-ci y consente. Lorsqu’un tsadik sent qu’il a accompli sa mission de vie, il autorise Hachem à lui retirer son âme.
De même, Hachem ne fera rien à un tsadik qui soit contraire à sa volonté. En revanche, une personne racha n’a pas son mot à dire quant au moment de son décès.
[Yaarot Dvach 1,16 ]

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-> La sainteté du tsaddik s'étend à ses biens. Tant qu'un tsadik est en vie, tout ce qu'il a bâti ou construit ne peut jamais être détruit. Cela ne peut être détruit qu'après son décès.
Cela explique un aspect intéressant concernant la destruction du premier Temple. Le Temple a été construit par le roi Salomon ; cependant, les portes et les portails ont été construits par son père, le roi David. Lorsque le Temple a été détruit, les portes se sont miraculeusement enfoncées dans le sol et ont été préservées.
Pourquoi les portes du roi David ont-elles été épargnées?

La guémara déclare : "Le roi David, roi d’Israël, vit pour l’éternité".
Puisque le roi David, en un sens, est toujours vivant, tout ce qu’il a construit ne peut être détruit. Cependant, le reste du Temple a été construit par le roi Salomon, et une fois que le roi Salomon est décédé, il est devenu possible de le détruire.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan ]

Même s'il n'y a qu'un seul juif juste (tsadik) en vie, la sainteté de ce seul juif peut protéger et sauvegarder tout le monde juif.
[ rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach - part.2, drouch.19]

Horaires de fermeture du Guéhinam

+ Horaires de fermeture du Guéhinam :

-> Le rav 'Haïm Kanievsky explique que le jour du Shabbat, la Sitra A'hara, la force du mal et ses anges destructeurs, sont privés de leur pouvoir. Même le Guéhinam ne fonctionne pas le jour du Shabbat, et les âmes qui y souffrent ont également un jour de repos.

Le Zohar (I,62a) enseigne que le Guéhinam "se repose" également pendant les moments où les juifs récitent les 3 prières quotidiennes.
Le Zohar dit qu'il se repose une heure et demie par prière, soit un total de quatre heures et demie par jour.

Le Mégalé Amoukot (127) calcule donc que sur les 168 heures de la semaine, le Guéhinam ne brûle que pendant 117 heures, puisqu'il se repose 27 heures pour les prières (4,5 x 6) et 24 heures supplémentaires le jour du Shabbat, soit un total de 51 heures.

Le rav 'Haïm Kanievsky dit qu'il avait entendu un jour une personne âgée dire que le mizmor "Yochev Besséter" (Téhilim chap.91), que nous récitons à la sortie de Shabbat, comporte 112 mots.
Nous répétons le dernier verset, qui comporte cinq mots, pour un total de 117.
Nous disons cela à la fin du Shabbat, lorsque le Guéhinam reprend, afin d'invoquer la miséricorde divine sur les pauvres âmes qui devront endurer 117 heures de Guéhinam brûlant tout au long de la semaine.
Lorsque Yom Tov tombe en semaine et que le nombre d'heures est donc réduit (car le Guéhinam ne fonctionne pas non plus pendant Yom Tov), nous omettons donc cette prière.

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-> On peut noter que selon le rav 'Haïm Cohen de Tripoli (Naava Kodech), une des raisons pour lesquelles le Chir haChirim (que nous avons coutume de lire le vendredi soir), contient 117 versets, est de se protéger des 117 heures [d'ouverture] du Guéhinam.

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-> Chaque année, 30 jours avant Pessa'h, Hachem commence à faire sortir les âmes qui se trouvent au Guéhinam. Chaque jour, un trentième de toutes les âmes va au Gan Eden.
C’est pourquoi, la nuit du Séder, nous sommes tous libres [béné 'horim] (y compris les âmes des défunts qui normalement prisonniers au Guéhinam).
['Hessed lé'Avraham ]

Lien entre tsadik & juifs de sa génération

-> Lorsque le peuple juif s'approcha du mont Sinaï et souhaita recevoir la Torah, il se débarrassa de cette faiblesse (Béra'hot 5b : ils se sont relâchés dans l'étude de la Torah (réfidim - rifyon), et cette faiblesse a rendu possible l'attaque d'Amalek) ; ils acceptèrent d'observer la Torah avec zèle. Ils se sanctifièrent et se purifièrent, renforça leur amour mutuel et devint "un seul homme avec un seul cœur".

Grâce à leur sainteté, leur pureté et leur unité, Moché put monter vers Hachem. C'est grâce à leur mérite (du peuple juif) que Moché a atteint de tels sommets spirituels, comme le dit la guémara (Sanhédrin 11a) à propos d'autres grands sages : "Une voix céleste a annoncé : "Il y a ici quelqu'un qui mérite que la Chékhina repose sur lui comme sur Moché, mais sa génération n'en est pas digne".
Cela nous montre que le chef d'une génération a besoin du peuple de sa génération ; il ne peut atteindre la perfection sans lui.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Yitro 19,2-3]