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Le précepte fondamental du judaïsme est de se soumettre à la sagesse de la Torah et de ses érudits.
Lorsqu'une personne renonce à sa propre sagesse au profit de celle de la Torah et prête l'oreille aux paroles des sages, cela vaut mieux que toute autre chose.

Par conséquent, ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à jeûner le jour de Yom Kippour, car si vous écoutez la sagesse des érudits de la Torah qui vous ont ordonné de ne pas jeûner si un médecin vous a conseillé de ne pas jeûner, cela a plus de valeur que le jeûne lui-même.
[Chem miChmouel - Moadim ]

Si seulement les gens comprenaient combien de récompenses et de mérites sont accordés aux justes (tsadikim) lorsque les réchaïm font téchouva grâce à eux, ils courraient après les réchaïm pour les ramener sur le droit chemin comme on court après la vie elle-même.
[Zohar II,129a ]

Accepter le daat des tsadikim

Rabbi Na'hman de Breslev dit que la principale raison pour laquelle nous nous éloignons d'Hachem est que nous nous fions à notre propre raisonnement logique. (Likouté Mohoran II,12)
Nous ne réalisons pas que la façon dont nous voyons le monde et nous-mêmes est loin de la réalité véritable. Cependant, il y a toujours un espoir incroyable.
Avec une grande miséricorde, Hachem nous envoie de formidables tsadikim qui se purifient des ténèbres de ce monde jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir la vérité ultime.
Ensuite, ils nous révèlent cette vérité d’une manière qui peut nous aider dans toutes les situations possibles.
Par conséquent, la principale façon de faire téchouva est de rejeter notre propre séchel et de recevoir le daat des tsadikim.
[Likouté Mohoran I,123 ]

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-> Le but des enseignements de la 'Hassidout (fondée par le Baal Chem Tov) est de nous faire prendre conscience que nous avons la capacité de faire venir le machia'h en parvenant à la conviction que Hachem est ici même avec nous, même dans l’incroyable amertume de l’exil.
Il est important pour nous de réaliser que lorsque le machia'h viendra, le monde entier aura exactement le même aspect qu’aujourd’hui. Ce qui changera, c’est notre façon de penser, en d’autres termes, la manière dont nous percevons le monde, les autres, nous-mêmes, ...
Notre esprit sera imprégné d’une conscience constante de la Providence divine.

Il est certain que les grands tsaddikim sont si profondément attachés à Hachem qu’ils possèdent déjà cette conscience, qui est un aspect du machia'h.
Grâce à cela, leur Torah a le pouvoir de nous sortir de notre obscurité et de nous rapprocher, nous aussi, de cet état d’esprit. Nous devrions donc cesser d’attendre passivement et prendre un nouveau départ en étudiant les livres des tsadikim, en discutant avec nos amis de leurs enseignements et en diffusant leur lumière aux quatre coins de la Terre.
[rav Nisan David Kivak]

En ce qui concerne la prière spéciale de la Hachkava récitée pour un défunt, comme il est d’usage dans de nombreuses communautés séfarades : mon maître (le Arizal) s’en moquait et disait : "Non seulement cela n'élève pas l’âme du défunt, mais dans certains cas, cela l’abaisse même si le défunt ne méritait pas une telle prière (si les mots élogieux ne sont pas en minimum en adéquation avec la réalité)."
[rav 'Haïm Vital - Shaar HaMitsvot 49 ]

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[il s'agit surtout du fait de dire des propos qui sont beaucoup trop exagérés, voir non réels sur le défunt. Le risque est qu'au Ciel on regarde avec plus de rigueur le dossier de celui qu'on présente comme une si grande personne (un tsadik étant jugé sur l'épaisseur d'un cheveu!).]

"Et ils montèrent vers le sud, et ils arrivèrent à 'Hévron." (Chéla'h Lé'ha 13,22)

-> Kalev s’y rendit seul et se prosterna sur les tombes des Patriarches, afin de ne pas se laisser persuader par les autres explorateurs de prendre part à leur complot. [Rachi - se basant sur Sotah 34b]

Lorsqu’une personne d’une génération ultérieure étudie et répète les paroles d’un Tanna ou d’un autre sage des premiers temps (Amora), dont la vie et l’intellect sont incarnés dans ces paroles mêmes, elle insuffle sa propre vie et son propre intellect dans les leurs. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit" (itdabkout rou'ha bérou'ha - voir Zohar II,124b).
Car par là, elle redonne vie à ce sage et à ses paroles. Ainsi est-il dit : "Ses lèvres s’agitent dans la tombe".
[selon Yébamot 97a : "Rabbi Yo'hanan dit au nom de Rabbi Shimon bar Yo'haï : Chaque fois que les paroles d’un savant de la Torah [décédé] sont citées dans ce monde, ses lèvres bougent dans la tombe."]

Cela peut être considéré comme une forme de prosternation sur les tombes des tsadikim, car la force vitale du tsadik est enfouie et cachée dans ses paroles, et celui qui les étudie, en les imprégnant de sa propre vie et de son propre intellect, redonne vie à la conscience de ce tsadik. C’est ce qu’on appelle "l’union d’esprit à esprit".
[Méor Einayim - Likouté Messekhta Shabbat ]

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-> La pratique de la prosternation sur les tombes des tsadikim est abordée dans le Talmud et les Midrachim. Le suppliant peut soit implorer Hachem d’exaucer ses prières grâce au mérite du tsadik défunt, soit demander au tsadik d’intercéder auprès d'Hachem en sa faveur.
Du point de vue kabbalistique, s’il s’accompagne des intentions mystiques appropriées, l’acte de prosternation peut créer une union des esprits entre le suppliant et le défunt, car une partie de l’âme du tsadik reste toujours attachée à son corps. Cela peut amener le suppliant à des états de conscience supérieurs. Cette pratique était suivie par les grands kabbalistes de Sfat, au 16e siècle.
[rav Eliézer Shore]

Tombes des tsadikim

+ Tombes des tsadikim :

-> Prier sur les tombes des tsadikim réveille les tsadikim qui y sont enterrés afin qu’ils puissent intercéder en notre faveur. Les lieux de sépulture des tsadikim sont saints et purs, et la prière y est davantage exaucée. [Kitsour Shoulkhan Aroukh 128:13]
La Michna Broura (581:27) explique que nous nous rendons sur les tombes car un cimetière où reposent les dépouilles de tsadikim est un lieu où les prières sont plus facilement exaucées.
Le drachot haRan (Drouch 7, voir aussi Zohar 3:70) nous dit qu’il convient à une personne de se prosterner sur les tombes des tsadikim et d’y prier. En effet, la prière y est mieux accueillie.

-> Les sages de la Torah sont eux-mêmes une demeure pour la Chékhina même après leur mort, car leur lieu de sépulture est propice au chéfa (flux de bonté d'Hachem).
Il faut toutefois veiller à ne pas prier les tsadikim eux-mêmes, mais plutôt demander à Hachem qu’Il fasse preuve de miséricorde grâce au mérite des tsadikim qui y sont enterrés.

-> Les tsadikim qui y sont enterrés sont en réalité vivants. Ils voient et entendent tout. [Hiloula déRachbi - p.7]

-> Pendant de nombreuses années, le 'Hida (Shem Haguédolim - Maaré'het Guédolim - alef) s’est interrogé sur la coutume de prier sur les tombes des tsadikim, jusqu’à ce qu’il trouve les paroles du séfer 'Hassidim qui disent que Rabbi est apparu dans des habits de fête (bigdé 'hamoudot) qu’il portait le Shabbat (et non dans son linceul) après son décès et qu’il récitait le kidouch pour sa famille. En effet, même après leur mort, les tsadikim sont considérés comme vivants (Béra'hot 18a).

Rabbi Bé'hayé (Vayé'hi 49,33) écrit qu’il existe certains tsadikim qui, même après leur mort, vivent dans un corps et une âme. Seul leur corps physique (gouf hagas) est enterré, mais ils possèdent un corps plus spirituel (gouf dak) et leur âme s’y revêt pour une durée prédéterminée. Ils viennent au monde pour accomplir les ordres de Hachem, et ils apparaissent à ceux que Hachem désigne.

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-> La guémara (Baba Métsia 85b) rapporte que Reich Lakich marquait les limites des lieux où étaient enterrés les Rabanim.
Selon Rachi, l’explication littérale est que cela permettait d’éviter que les Cohanim ne marchent par inadvertance sur ces tombes, risquant ainsi de contracter une impureté. De cette manière, les tsadikim ne seraient pas une source de malheur pour autrui.

Cela semble difficile à comprendre, car pour les Cohanim, n’importe quelle tombe poserait un problème, et pas seulement celles des tsadikim.
Par conséquent, rabbi Yaakov Emden explique que Reich Lakich identifiait ces tombes afin que les personnes souhaitant prier près des tombes des tsadikim sachent où les trouver.

On retrouve cette idée en rapport avec Kalev. Pour éviter d’être influencé par les manœuvres des explorateurs (atsat méraglim), Kalev priait sur les tombes des Patriarches (Chéla'h Lé'ha 13,22, Rachi, Sotah 34b).

Il est inutile de construire un mausolée pour les Justes (tsadikim), car leurs paroles leur servent de tombeau.
[guémara Yérouchalmi - Shékalim 82]

Les soldats Israéliens

+ Les soldats Israéliens :

-> Dans une interview que le rav Ovadia Yossef donna une fois élu Grand-rabbin, le journaliste du Yédiot a'haronot lui demanda s'il croyait que les élèves de yéchiva devaient être exemptés de servir dans l'armée israélienne?
Il répondit : "Oui! Nous croyons que la Torah qu’ils étudient jour et nuit protège les soldats de Tsahal dans tous les combats, comme il est dit : "non par la force ou la puissance, mais par Mon esprit dit Hachem" (lo bé'hayil vélo békoa'h, ki im bérou'hi amar Hachem - Zé'haria 4,6).

Au cours de l'opération Bouclier défensif en 2002 (qui était une opération à grande échelle pendant la 2e Intifada) qui se déroula pendant les demi-fêtes de Pessa'h, le rav Ovadia Yossef appela publiquement tous les élèves de yéchiva à annuler leurs vacances de Pessa'h et à se présenter à la "base de l’armée de l’étude de la Torah".

Le rav Ovadia Yosseef dit :
"Les soldats de Tsahal font un travail sacré, protégeant Israël. Ce n’est que parce qu’ils mettent leur vie en danger pour nous garder que nous pouvons étudier la Torah, prier ... Sans l’armée, nos ennemis nous laisseraient-ils nous asseoir en paix et étudier la Torah? Non! Ce n’est que grâce au dévouement des soldats de Tsahal que cela est possible. Qu’Hachem les garde pour toujours!
Puissent-ils retourner chez eux pour une vie bonne et paisible! Tout le monde doit les apprécier, les bénir et prier pour eux. Si vous voyez un soldat, vous ne pouvez que l’embrasser : après tout, il protège chaque juif d’Israël au péril de sa vie."

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-> Un étudiant de la yechiva Kol Torah de Jérusalem s'approcha de son Roch yechiva, rabbi Chlomo Zalman Auerba'h, et lui demanda s’il pouvait abandonner son étude à la yéchiva pour se rendre dans le Nord afin de se recueillir sur les tombes des tsadikim en Gallil.
Le rav Auerba’h répondit : "Il est préférable de rester à la y"chiva pour étudier."
L’élève demanda encore : "N’y a-t-il pas un moment où je pourrais aller prier sur les tombes des tsadikim?"
Rabbi Auerba’h répondit : "Pour se rendre sur les tombes des tsadikim, il n’est pas nécessaire d’aller en Gallilée. Chaque fois que je ressens le besoin de me recueillir sur les tombes des tsadikim, je me rends sur les tombes des soldats tombés "al kidouch Hachem", au mont Herzl (le cimetière national des soldats de Tsahal tombés au champ d'honneur, à Jérusalem)".
[séfer Ohro chel olam - p.380]

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+ Birkat Cohanim & un Cohen qui a tué :

-> Le Choul'han Aroukh (Ora'h 'Haïm 128:35) stipule qu'un Cohen qui a tué même accidentellement est disqualifié pour réciter la Birkat Cohanim (לא ישא את כפיו).

-> Il y avait des soldats dans l’armée israélienne qui étaient des cohanim ayant combattu dans des guerres contre l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Au cours des batailles, ils ont blessé et tué des soldats ennemis. On demanda à Rav Ovadia Yossef (Yé’havé daat, Volume 2, siman 14) si ces cohanim étaient toujours à même de bénir le peuple juif. [ il y a des exceptions à cette règle (voir la Michna Broura 128:128 ).]
[selon le rav Ovadia Yossef, les guerres de l’Etat d’Israel sont des mil'hémet (guerres) mitsva. ]

Il dit qu'il était approprié d'encourager de tels Cohanim et même de les louer pour l'acte et leur permit de continuer à faire la birkat Cohanim sans le moindre doute. [Voir aussi le rav Feinstein - Igrot Moché - Yoré Déa 2:158.]

Ailleurs (Méor Israel - Tabaat Hamélékh), le rav Ovadia fut interrogé par un soldat Cohen qui se tenait à son poste contre de dangereux arabes qui s’approchèrent de lui. Il lança un assaut et tua plusieurs d’entre eux. Il demanda au Rav s’il pouvait continuer à accomplir la mitsva de Birkat Cohanim.
Après l’avoir autorisé, il écrivit que les soldats qui protègent Israël sont dignes d’éloges. Leur récompense est doublée au ciel et ils seront bénis de toutes les bénédictions de la Torah ...
Les soldats qui mettent leur vie en danger pour sauver des vies juives méritent honneur et respect.

La consommation excessive de nourriture

+ La consommation excessive de nourriture :

-> Nous savons tous que manger plus que nécessaire est nocif, mais la plupart d'entre nous ignorent qu'il y a des raisons spirituelles à cela.
Rabbi Na'hman de Breslev explique en termes spirituels ce qui est généralement considéré comme une question purement physique : comme tout dans la Création, la nourriture a une source d'où elle tire sa vitalité spirituelle.
Lorsque nous mangeons et tirons notre nourriture de notre alimentation, nous donnons en retour une nourriture spirituelle à la nourriture elle-même. En effet, l'appétit chez l'homme est une force spirituelle.
Lorsque nous satisfaites notre appétit, son énergie se transfère dans la nourriture, lui donnant la vitalité qu'elle recherche.
C'est pourquoi manger en quantité raisonnable est bon pour la santé : nous nourrissons la nourriture, elle nous nourrit.
Les problèmes commencent lorsque nous avons déjà satisfait notre appétit et que nous continuons à manger. La nourriture supplémentaire que nous mangeons n'a nulle part où puiser sa vitalité. Elle la puise donc en nous, dans notre vitalité et notre force.
Cela est très nocif pour le corps et c'est pourquoi la suralimentation (se gaver plus que de besoin) provoque des maladies.
[Likouté Moharan I, 257 ; voir également Likouté Moharan I, 263 ; Si'hot haRan n° 143 ]

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-> Ailleurs, Rabbi Na'hman enseigne que manger de manière excessive donne de la force au corps, tout en affaiblissant l'âme. [Likouté Moharan II, 8:1 ]
Manger de manière excessive cause donc un double problème. Cela épuise notre corps et notre vitalité, tout en renforçant l'Autre Côté (le mal, l'impureté), en affaiblissant notre âme.

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+ Egalement au sujet de notre alimentation :

-> Rabbi Na'hman dit que certes nous sommes ce que nous mangeons, mais surtout nous sommes le "pourquoi" (la motivation) nous mangeons (assouvir une pulsion animale (être glouton), ou répondre à un objectif spirituel, divin).

-> La nourriture, c'est ce qui vous maintient en vie. La nourriture, c'est ce qui lie votre corps à votre âme. Manger peut être soit une très grande mitsva, soit l'antithèse d'une mitsva.
Rabbi Na'hman (Kokhavé Ohr - p.25) enseigne que nous pouvons manger, tant que nous gardons notre esprit concentré sur le service d'Hachem. Il dit à son élève Reb Dov : "Mange et dors. Surveille simplement ton temps".

-> Rabbi Nathan de Breslev remarqua quelqu'un qui étudiait la Torah après les prières du matin. L'homme semblait souffrir de la faim, mais il persistait dans son étude. Rabbi Nathan lui dit :" Ça suffi ! Il est temps de renoncer à ton désir ardent de nourriture" (Avné'ha Barzel - p.65 n°37).
Le message est clair : mange quand tu en as besoin. Mais n'en fais pas toute une histoire.

-> Rabbi Na'hman déclare : "Si j'avais connu plus tôt dans ma vie la grandeur de la hitbodédout, je n'aurais jamais épuisé mon corps par le jeûne. Le corps est un véhicule trop important pour servir Hachem pour avoir été soumis à un tel sacrifice" [Hichtafkout HaNéfech - Introduction ]

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-> "La table d'un homme est comme un autel, elle le purifie de tous ses péchés" (séfer haMidot - Manger).
Si tel est le cas, alors la manière dont nous mangeons est certainement importante.
Rabbi Na'hman enseigne : prenez l'habitude de manger sans précipitation, calmement et avec des manières. Évitez de manger sur le pouce. Même lorsque vous êtes seul, mangez avec la même dignité et le même respect que vous montreriez si une personne importante était assise à table ('Hayé Moharan n°515).
Ce même point est souligné lorsque le Rabbi parle de la valeur du jeûne. "La valeur principale d'un jeûne réside dans la manière dont vous le terminez. Ne vous jetez pas sur la nourriture, mais mangez calmement et sans précipitation" (Sia'h Sarfé Kodech 1-82).

-> Il est également important de ne pas manger lorsque vous êtes en colère. Ne vous asseyez pas à table si vous êtes vraiment contrarié, et faites de votre mieux pour éviter de vous mettre en colère pendant le repas. Le siège de la colère est le foie, l'organe le plus associé au sang. Le foie est également lié à Essav. Son pouvoir réside dans l'épée, dans l'effusion de sang.
C'est pourquoi la colère donne de la force à Esav, l'incarnation du côté obscur. À l'inverse, contrôler cette colère renforce votre intellect.
[Likouté Moharan I, 57:6 ]

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-> Rabbi Nathan écrit : La Torah, qui comprend les Noms d'Hachem, est la vie. En prononçant des paroles de la Torah pendant notre repas, nous attirons la divinité à notre table. [Likouté Halakhot - Nétilat Yadayim li'Séouda 1:3).
Il est facile de comprendre que lorsque nous nous engageons dans des activités spirituelles, telles que l'étude de la Torah ou la prière, nous avons le pouvoir d'attirer la sainteté sur nous-mêmes.
Rabbi Nathan révèle que les mêmes niveaux de sainteté peuvent être attirés dans un acte physique. Ce n'est pas une analogie, c'est réel. Nous pouvez attirer la divinité dans chaque bouchée de nourriture que nous mangeons, en pensant et en prononçant des paroles de la Torah [et en récitant les bénédictions].

-> Rabbi Na'hman enseigne : "Louer Hachem est la joie du monde à Venir" (Likouté Moharan II, 2:1).
Rabbi Nathan commente : "Une personne doit constamment s'attacher au monde à Venir. Elle doit toujours y penser et essayer d'apporter les joies et les délices de l'avenir dans le présent. Cela peut être accompli grâce aux bénédictions que nous récitons avant et après les repas. Lorsque nous récitons une bénédiction sur la nourriture, nous prenons un élément matériel et l'utilisons pour louer Hachem. C'est un concept du monde à venir." [Likouté Halakhot - Bétsiat HaPat 2:1).

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-> Rabbi Na'hman enseigne : "Lorsque vous mangez, il est possible de faire l'expérience d'une révélation de la grande lumière spirituelle, la Lumière du désir". (Likouté Moharan II, 7:10).
L'homme, par définition, implique une limitation. Il peut désirer de grandes choses, de grands niveaux, mais il est limité par sa réalité physique. Le seul aspect de la nature humaine qui peut être illimité est son désir de sainteté. Ce niveau de désir spirituel se révèle à une personne lorsqu'elle sanctifie sa façon de manger, à tel point que Rabbi Na'hman enseigne : "On peut atteindre un tel niveau que manger relève alors de la même catégorie que manger le pain de proposition (Lé'hem haPanim) dans le Saint Temple" (Likouté Moharan I, 31:9).

-> Manger casher et de manière digne est considéré comme ayant rectifié l'autel du Saint Temple (Likouté Moharan I, 17:3).

-> Rompre son désir [non nécessaire, excessif] de nourriture encourage Hachem à montrer Sa faveur et Sa bonté au monde (Likoutey Moharan I, 67:2).

-> Manger joue un rôle essentiel dans le raffinement et la purification de la Création.
La nourriture que nous mangeons peut être transformée en prières, en bénédictions et en étude de la Torah. Cela s'apparente à la grandeur de l'offrande d'encens et apporte une grande joie, une grande bonté et un grand bonheur au monde (Likouté Moharan II, 16 ; voir Likouté Etsot - Manger).

-> Bien qu'une personne imprégnée de la gourmandise (envie excessive de manger) de la nourriture soit éloignée de la vérité, si elle maîtrise cette gourmandise, elle mérite que des miracles soient accomplis en sa faveur (Likouté Moharan I, 47,1).

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-> Faites preuve d'une grande compassion envers votre corps.
Aidez-le à se réjouir de toutes les intuitions et perceptions spirituelles que l'âme perçoit.
Votre âme voit et comprend toujours des choses très élevées. Mais le corps n'en sait rien.
Ayez de la compassion pour la chair de votre corps. Purifiez-la. Alors l'âme pourra l'informer de tout ce qu'elle voit et comprend en permanence.
[rabbi Na'man de Breslev - Likouté Moharan I, 22:5 ]

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-> Le Zohar (II, 218a) et les écrits du Arizal (Choul'han Aroukh HaArizal 106b) affirment que la nourriture qu'une personne consomme pendant la semaine, au-delà de ce dont elle a besoin pour nourrir son âme, est entièrement destinée à la sitra a'hara (force du mal). En effet, les jours de la semaine sont sous son contrôle.
Mais le jour du Shabbat, quelle que soit la quantité consommée, tout est sanctifié, car le jour du Shabbat, la sitra a'hara est annulée et n'a plus aucun contrôle.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béchala'h 16,25 ]

[lorsque l'on mange trop en semaine, on nourrit également les forces du mal, ce qui n'est pas le cas pendant Shabbath. ]

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-> Lorsqu’une personne mange, elle accomplit deux choses :
1°/ elle extrait l’essence spirituelle contenue dans la nourriture. Comme le dit le verset : "Afin de t’enseigner que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais qu’il peut vivre de tout ce qu'Hachem décrète" (Ekev 8,3).
Ce n’est pas le pain en soi qui nourrit l’homme, mais bien la spiritualité qui imprègne la nourriture.
2°/ Le second objectif est la santé et le bien-être de la personne.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan - Vayéra ]

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-> En mangeant, une personne peut élever les étincelles de sainteté contenues dans la nourriture.
L’essence spirituelle d’un être humain n’est pas nourrie par les plantes, le pain ou la viande, mais par la sainteté qu’ils renferment.
[Arizal - Shaar HaLikoutim - Paracha Béréchit ]

La vie extraterrestre

+ La vie extraterrestre :

+ Introduction : l'humain dans la création :

-> La guémara (Béra'hot 32b) rapporte que la communauté d'Israël se plaignit à Hachem de l'avoir abandonnée. Hachem répondit :
"Ma fille, j'ai créé douze constellations (mazalot) dans le firmament, et pour chaque constellation, j'ai créé trente armées, et pour chaque armée, j'ai créé trente légions (lig'yon), et pour chaque légion, j'ai créé trente chefs de division d'infanterie (raaton), et pour chaque chef de division d'infanterie, j'ai créé trente chefs de camp militaire (karton), et pour chaque chef de camp militaire, j'ai créé trente chefs de forteresse (gastéra), et sur chaque chef de forteresse, j'ai suspendu 365 000 étoiles correspondant aux jours de l'année solaire. [certains disent 365 000 myriages d'étoiles, soit 3 650 000 000 ]
Et tout cela, Je l'ai créé uniquement pour toi ; et tu dis que le Seigneur m'a abandonnée et que le Seigneur m'a oubliée ?"

-> Il semble que toutes les galaxies, l'immensité de l'espace et de l'univers dans son ensemble, aient été créés pour la communauté d'Israël, qui accomplit les commandements divins.
La place de l'humanité dans le cosmos fait l'objet de débats depuis l'époque des premières autorités rabbiniques. Le consensus général, dans les écrits des sages médiévaux de la Torah, est que l'humanité est le but ultime et le plus distingué de toute la création. [voir Rabbi Saadia Gaon - Emounot véDéot - chpa.4 ]
[ainsi, au sujet de la grandeur de l'univers, d'éventuelle autre forme de vie, un juif doit avant tout se rappeler les paroles d'Hachem : "Je l'ai créé uniquement pour toi!". Hachem (qui permet à toute chose d'exister, qui gère tout pour le bien) m'aime, je suis important à Ses yeux, je dois donc agir en responsabilité en faisant au mieux Sa volonté. ]

-> Toutes les autres créations ont été créées par la parole d'Hachem : "Et D. dit : que telle ou telle soit" (et cela fût ainsi).
Cependant, au sujet de la création de l'homme, il est écrit : "Hachem façonna l'homme ... et l'homme devint une âme vivante (néféch 'haya)" (Béréchit 2,7), Onkelos écrit : "Il devint un esprit parlant".
Le Zohar précise que celui qui souffle, souffle de l'intérieur. (si l'on peut dire, Hachem a soufflé pour créer l'homme, laissant une part de Lui, de son souffle, à l'intérieur qui est une âme parlante de vie. L'homme est donc une création unique, au-dessus des autres : minéraux, végétaux, animaux).

La Torah oppose métaphoriquement la dépense d'air qui se produit pendant la parole (toutes les créations sauf l'homme) et celle qui se produit pendant l'expulsion d'un souffle profond (création de l'homme).
Dans toutes les autres créations, Hachem n'investit Ses énergies créatrices qu'à un niveau externe ou superficiel pour les créer et les maintenir en existence ; cependant, à l'humanité, Il a donné sa force vitale la plus intime, profonde et la plus essentielle.

-> "Hachem créa l'homme à son image (Rachi : selon son modèle) ; c'est à l'image de D. qu'il le créa" (Béréchit 1,27).
Un grand nombre de commentateurs rabbiniques soulignent que ce verset fait référence au libre arbitre dont dispose l'homme. [ex: rabbi 'Haïm Friedlander - Sifté 'Haïm ; Tiféret Israël - Avot 3,89 ; Malbim & Messekh 'Hokhma (sur Béréchit 1,27) ]
Le libre arbitre est considéré comme la caractéristique distinctive qui place l'humanité bien au-dessus du reste de la création, et en fait la figure centrale de l'univers.

-> Le rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm chaar 1,chap.4-6) enseigne :
"Car Hachem après avoir créé tous les mondes, a créé l'homme à la fin de la Création, une création merveilleuse, une force rassembleuse, qui comprend toutes les lumières brillantes et merveilleuses, les mondes et les temples célestes qui l'ont précédée ... tous ont contribué à sa formation par une partie de leur essence."

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+ La possibilité d'une vie extraterrestre :

-> Le Rambam (Hilkhot Yessodé haTorah 3,9) explique que même les étoiles et les orbites elles-mêmes sont des composantes d'une conscience vivante et autoréflexive, littéralement des êtres sensibles qui "reconnaissent" Hachem.
[ainsi, non seulement l'humain, mais également l'univers à une "conscience", une forme "d'intelligence". ]

Dans les mots du Rambam :
"Toutes les étoiles et les sphères possèdent une âme, la connaissance et l'intellect. Elles sont vivantes et reconnaissent Celui qui a parlé et [ainsi créé] le monde. Selon leur taille et leur niveau, chacune loue et glorifie son Créateur, comme le font les anges.
Tout comme elles ont conscience d'Hachem, elles ont aussi conscience d'elles-mêmes et des anges qui les surpassent. La connaissance des étoiles et des sphères est inférieure à celle des anges, mais supérieure à celle des hommes."

-> Le rav Yéhouda bar Barzilaï, un des grands sages du Moyen Âge (il a vécu au 11e siècle) et le maître de nombreux sages qui ont compilé le commentaire talmudique de Tossafot. Dans l'un de ses commentaires kabbalistiques, il écrit, en citant la guémara (Avoda Zara), qu'il existe de nombreuses planètes dans l'univers où les êtres humains peuvent vivre. [Pirouch séfer haYétsira - p.172 ]

-> Le rav 'Hasdai Crescas (Ohr Hachem 4,2), dont son maître fût le Ran, fut un autre sage (au 14e siècle) qui, très tôt, s'est intéressé à la possibilité d'une vie extraterrestre. Il conclut que, du point de vue de la Torah, l'existence d'une vie extraterrestre ne peut être exclue, citant un exemple talmudique (Avoda Zara 3b) décrivant Hachem comme voyageant à travers 18 000 mondes.
Le rav Crescas admet l'idée que ces mondes sont des mondes physiques ou des planètes, et il soutient que, puisqu'ils semblent nécessiter la providence d'Hachem, il est également juste de dire qu'ils sont habités.
D'autres sources décrivent ces 18 000 mondes comme des mondes éthérés (de nature céleste) ou spirituels qui ne font pas partie de l'univers physique. [Chemirat haLachon - chaar haTévouna chap.10 ; 'Hatam Sofer sur Dévarim 29,28 ]

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+ La vie extraterrestre n'est pas possible :

-> Rabbi Yossef Albo (14e siècle), élève du rav Crescas, est en total désaccord avec son maître. Il écrit que la tradition juive souligne que l'univers a été créé pour l'humanité, qui est unique en ce sens qu'elle possède le libre arbitre. Toutes les autres créatures du monde, telles que les plantes et les animaux, qui ne possèdent pas de libre arbitre, ont été créées dans le seul but d'être au service de l'humanité.
Rabbi Albo souligne que, puisqu'aucune autre créature ne peut exister en possédant le libre arbitre, et que ces extraterrestres ne seraient d'aucune utilité pour l'humanité, leur existence n'aurait aucun sens ; par conséquent, Hachem ne les aurait pas créés.

-> Un sage plus récent, rabbi Réouven Landau, a été président du tribunal rabbinique de Padoutark en Roumanie pendant près de 40 ans au milieu du 19e siècle. Dans ses jeunes années, il consacrait plusieurs heures par jour à l'étude des mathématiques et de l'astronomie afin d'acquérir une compréhension plus approfondie des concepts de la Torah, tels que la formulation du calendrier juif. [Mahala'h haKokhavim - intro 2b ]
Le rabbi Landau rejetait l'idée de la vie sur d'autres planètes pour des raisons similaires à celles de rabbi Albo. Si l'humanité est le summum de la création d'Hachem, à quoi servirait-il de créer des créatures sur une autre planète?
Lorsque de nouvelles découvertes télescopiques ont révélé l'existence de collines et de vallées sur la Lune et d'autres planètes, les gens de son époque ont commencé à se demander si ces similitudes géographiques avec la Terre pouvaient également impliquer la présence de vie sur ces planètes.
Le rabbi Landau a rejeté l'idée que ces similitudes topographiques aient une quelconque pertinence dans le débat sur la vie extraterrestre.

-> Dans son ouvrage, rabbi Réouven Landau mentionne également un éminent physicien de l'époque, Touvia Cohen, dont le livre Maassé Touvia (מעשה טוביה - c'est une encyclopédie scientifique publiée en 1707) a été décrit par certains comme "l'ouvrage médical hébraïque le mieux illustré de l'ère prémoderne". Bien que Cohen fût médecin de profession, il insistait sur la primauté de l'étude de la Torah dans sa vie. Touvia Cohen concluait également que "selon notre Torah, il est impossible que d'autres planètes semblables à la Terre existent" (dans le sens d'avoir de la vie, [avec un libre arbitre]).

-> En 1968, la première fusée avec des hommes à bord pris le départ pour la lune. La question se posa de savoir si on découvrirait des créatures. Beaucoup de gens à l'époque vinrent demander au rav Moché Feinstein ce qu'il pensait de tout cela.
Sa réponse catégorique : "Ils ne trouveront rien!"
On insista : "Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer cela?"
Il ajouta alors : "Je n'ai pas rencontré, dans toute la Torah, la moindre allusion à des créatures vivant ailleurs que sur la terre!"

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+ Accepter l'existence d'une vie extraterrestre non humaine :

-> Il existe également une perspective intermédiaire, décrite par le kabbaliste de la fin du 18e siècle, le rabbi Pin'has Horowitz de Vilna. Dans son ouvrage le séfer Habrit, il évoque certains philosophes éminents de son époque qui imaginaient une vie semblable à celle sur Terre sur d'autres planètes.
Ils se demandaient pourquoi Hachem aurait-il créé un univers aussi vaste pour qu'il ne soit pas occupé que par des êtres humains. Il est absurde d'imaginer toutes ces planètes absolument vides.
Leur raisonnement était que, puisque leurs télescopes pouvaient désormais voir des taches sombres et blanches sur la lune et ailleurs, qu'ils ont conclu être des collines et des mers, indiquant une géographie similaire à celle de la Terre, ces objets célestes étaient également propices à une vie semblable à celle des humains.

Le rabbi Horowitz est d'accord avec la possibilité d'une vie extraterrestre, mais pas pour les raisons avancées par ces philosophes. Il affirme que l'univers tout entier a été créé pour l'humanité, les seuls êtres dotés de libre arbitre dans l'univers. Il explique que tout dans la création n'existe que pour le bien de l'humanité, des anges les plus élevés jusqu'aux plus petits moustiques.
Même si le bénéfice exact n'est pas toujours très clair, toutes ces créatures existent pour le bien de l'homme. Il écrit que l'on pourrait en dire autant des extraterrestres.
Le rabbi Horowitz poursuit en expliquant que les kabbalistes discutent des trois royaumes spirituels d'atsilout, de bria et de yétsira, qui précèdent le royaume physique (matériel). Chacun d'entre eux contiendrait d'innombrables mondes spirituels.

Le rabbi Horowitz demande raisonnablement pourquoi le plus bas des royaumes, l'univers physique, ne devrait pas également comporter une multiplicité de mondes.
Il cite la michna (Ouktsin 3:12), qui dit que "Hachem accordera un jour [une récompense de] 310 mondes à chacun des justes (tsadikim)", laissant entendre que cela fait peut-être référence aux planètes physiques de l'univers.

Le rabbi Horowitz apporte une source intéressante à son point de vue, tirée du chant de Débora, dans le livre biblique des Juges. Le verset auquel il fait référence dit : "Maudit soit Méroz (מֵרוֹז) ... maudits soient ses habitants" (Shoftim 5,23).
Il existe une opinion dans le Talmud (Moed Katan 16a) selon laquelle Méroz est le nom d'une étoile.
Selon cette opinion talmudique, la référence biblique aux "habitants" de l'étoile Méroz est un exemple clair de la tradition juive où les sages semblent approuver l'idée d'une vie extraterrestre.

D'autres ont suggéré une approche similaire que celle du rabbi Horowitz (séfer Habrit). On peut citer le 'Hida (dans Péta'h Einayim - sur Tossafot - Ména'hot 37a) qui soutient également l'idée d'une vie extraterrestre.
[ voir également en accord avec cela : le Zohar 1:40b ; 157a ; 254a ; ainsi que le 'Hessed léAvraham, partie 2, chap.4 ; ou bien le Ramak - Pardes Rimonim - chaar 2, chap.7 ]

Le rabbi Horowitz accepte clairement l'idée selon laquelle la vie extraterrestre existe potentiellement ; cependant, il souligne ensuite que ces formes de vie ne possèdent aucune ressemblance avec la vie humaine et n'ont certainement pas de libre arbitre.
Il qualifie ceux qui croient que la vie sur ces planètes est similaire à la vie sur Terre de "fous qui croient n'importe quoi".
Tout comme dans une montre, il y a de nombreux rouages et pièces, chacun étant conçu pour une fonction spécifique et unique, il n'est pas nécessaire/utile qu'il existe une autre planète dans l'univers qui partage la nature ou les caractéristiques de ce monde. Ces créatures peuvent posséder l'intelligence et la connaissance, mais la Torah dit que le libre arbitre est une propriété unique aux êtres humains qui vivent sur terre, et nulle part ailleurs.

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-> Le rabbi Joseph Solomon Delmedigo était un rabbin, médecin, astronome et mathématicien du 17e, qui a brièvement étudié sous la direction de Galilée.
Dans son ouvrage, séfer Elim, il adopte une approche unique dans sa discussion sur la physique et l'univers, ainsi que sur un certain nombre de sujets connexes. Au cours de sa discussion, il écrit à propos des étoiles lointaines dans le ciel nocturne que "chacune de ces étoiles est éclairée par un soleil, qui est leur lanterne, et qui sait si elles contiennent une Terre habitée par des êtres comme nous".
Selon lui, cela ne devrait surprendre personne qui étudie le Talmud, et il cite le même verset et la même référence de la Michna que le rabbi Horowitz ci-dessus, selon lesquels, à l'avenir, Hachem donnera 310 mondes à chaque personne qui L'aime.

-> Le rabbi David Friesenhausen (18e siècle) fut l'un des premiers partisans de la philosophie moderne "Torah im déré'h éretz" (développé par le rav Samson Raphael Hirsch).
A son époque, pendant le siècle des Lumières, de nombreuses idées révolutionnaires et controversées ont vu le jour, tant dans la société en général que dans les cercles juifs traditionnels en particulier. Quoi qu'il en soit, bien que ses œuvres restent largement méconnues, il a publié une étude approfondie sur l'astronomie et la géométrie. Intégrant habilement les enseignements d'un D. miséricordieux dans ses discussions sur l'astronomie, il suggérait que la vie devait exister sur d'autres planètes du système solaire, "car pourquoi limiter la gloire de Dieu et suggérer qu'Il laisse une grande planète désolée et dépourvue de vie?" (Friesenhausen - Mosdot Tével 37a).
Il exprimait également sa conviction que de nouvelles planètes seraient découvertes au-delà de Saturne dans notre propre système solaire pour des raisons similaires : "Pourquoi limiter la capacité d'Hachem à créer une ou deux autres planètes?" (Mosdot Tével 32b)
Dans ce même ouvrage, il publia un chant du Sabbath à la gloire du système solaire, dans laquelle il fait référence à Hachem comme source de vie sur d'autres planètes.

-> Le rabbi Dovber Tursch (fin du 19e siècle), fait mention à plusieurs reprise dans son Guinzé Hamélé'h, de sa croyance en la vie extraterrestre. Il affirme qu'une météorite qui s'est écrasée en Jamaïque en 1864 avait une composition chimique qui confirmait l'existence de la vie extraterrestre. Il utilise même sa croyance en la vie extraterrestre pour expliquer un enseignement ésotérique du Rambam, mentionné ci-dessus, selon lequel les planètes sont des êtres sensibles (doués d'une certaine forme d'intelligence) qui "reconnaissent" Hachem.
Le rabbin Tursch écrit que le Rambam fait en réalité référence aux créatures qui vivent sur ces planètes.

Il est écrit : "Louez-le, soleil et lune, louez-le, vous toutes, étoiles brillantes!" (Halélouou chémech véyaréa'h, Halélouou kol ko'hvé ohr - Téhilim 148,3)
Le rabbi Tursch écrit que, de même ici, ce ne sont pas les étoiles elles-mêmes qui louent Hachem, mais plutôt les formes de vie vivant dans ces systèmes solaires.

[on peut se demander comment il interprète la première partie concernant le soleil et la lune qui louent Hachem.
On peut rapporter l'avis du Targum et du midrach Socher Tov sur : "Les cieux racontent la gloire de D." (Téhilim 19,2), commentant ainsi : "Les cieux incitent les autres à raconter".
(les merveilles de l'univers nous poussent à louer et glorifier Hachem). ]

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+ Des perspectives juives plus contemporaines :

-> Le rabbi Avigdor Miller semble s'opposer à l'idée d'une vie extraterrestre. Interrogé par un étudiant sur la signification de la présence d'eau sur Mars, le rabbi Miller attribue ces gros titres principalement à un battage médiatique et suggère que, si cela se confirme, il s'agit peut-être simplement d'un test venu d'en-Haut pour voir si quelqu'un pensera qu'il y a de la vie sur Mars. [Bétsalel Miller - Questions & réponses avec le rav Miller (2013 - vol.2 )]

-> D'autre part, le rabbi Joseph B. Soloveitchik a déclaré que penser que nous sommes seuls dans l'univers découle de notre propre orgueil, que les êtres humains doivent être les seuls êtres importants dans le cosmos. [voir The Rav - Thinking Aloud]

-> Le rav Avraham Its'hak haKohen Kook écrit :
"Nos Sages connaissaient, par le secret de D. révélé à ceux qui le craignent, toute la nature dans sa vérité ... et les Sages nous ont révélé dans le séfer Yétsira et dans le Tikouné Zohar que chaque planète est un monde en soi, et qu'elle ne peut être appelée un monde si elle ne contient pas ce qui est nécessaire pour être un monde [c'est-à-dire que le terme "monde" ne peut s'appliquer qu'à une planète abritant de la vie."

-> Une autre figure rabbinique contemporaine qui s'est beaucoup exprimée sur le sujet de la vie sur d'autres planètes est le rabbi de Loubavitch. Rassemblant harmonieusement tous les points de vue, l'opinion du Rabbi transparaît dans l'une de ses correspondances avec le professeur Velvl Greene.
Le professeur Greene était professeur émérite à l'université du Minnesota et à l'université Ben Gourion du Néguev, et l'un des premiers participants au programme d'exobiologie de la NASA visant à rechercher la vie sur Mars. Le Rabbi encouragea le professeur Greene à rechercher la vie sur Mars, soulignant que "celui qui déclare qu'il n'y a pas de vie en dehors de la Terre limite les capacités du Créateur" (rapporté dans le Kfat Habad Magazine n°121).
Le Rabbi utilisa également le texte talmudique susmentionné, selon lequel Méroz est le nom d'une étoile, et ses "habitants", faisant référence à la vie qui s'y trouve.

À une autre occasion, le Rabbi a été interrogé sur l'existence d'autres civilisations en dehors de celles de la Terre. Il a répondu :
"Selon la Torah, il peut exister des formes de vie extraterrestres.
Le Talmud en fait mention. Les civilisations, cependant, qui impliqueraient des formes de vie intelligentes, sont une autre histoire.
Selon la Torah, une qualité déterminante de la vie intelligente est, comme c'est le cas pour l'homme, la présence du libre arbitre. De plus, l'existence du libre arbitre et la capacité de l'homme à l'utiliser ne sont possibles que grâce à la Torah.
[en ce sens il est écrit : "Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2). Le Méiri de commenter : "La Torah est une source de liberté qui permet à l'homme d'être fidèle à lui même et à son âme divine, d'être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.]

Par conséquent, si nous devions supposer qu'il existe une vie intelligente ailleurs dans l'univers, celle-ci devrait avoir la Torah.
Ce qui est impossible. Elles ne peuvent pas avoir leur propre Torah, différente, car la Torah est la vérité, et il ne peut y avoir qu'une seule vérité.
Mais il est également impossible de supposer qu'elles ont notre Torah.
Après tout, l'histoire de la façon dont la Torah a été donnée au peuple juif ici sur terre est décrite en détail dans la Torah.
Une grande attention est accordée à ces détails, car ils sont importants pour notre compréhension même de la Torah."
[rapporté dans le livre Mind Over Matter d'Arnie Gotfryd. ]