Lorsqu'un véritable tsadik vit et s'enracine dans la terre d'Israël, il perd le type d'amour qu'il avait pour la terre d'Israël lorsqu'il vivait dans la diaspora.
A la place de cet ancien amour, un nouvel amour émotionnel et intellectuel se développe : il sent que son lieu de naissance ne peut être que la terre d'Israël.
[rav Avraham Kook - Kévatsim Yad Kadcho 2, Pinkas 5:149 ]
Catégorie : z- Divers
Etre tsadik = préserver sa brit
+ Etre tsadik = préserver sa brit :
"Yaakov envoya des messagers (des anges) devant lui (léfanav) à Essav, son frère" (Vayichla'h 32,4)
-> Le mot "léfanav" (devant lui) semble superflu. Pourquoi est-il nécessaire?
On pourrait l’expliquer ainsi :
Les hauts niveaux spirituels des tsadikim s’acquièrent grâce à leur respect de l’alliance de la brit mila, comme l’explique Rabbi Shimon bar Yo'haï (dans le Zohar - Vol.I, 94a).
Yaakov Avinou a été exemplaire dans la garde de cette alliance, car c’est lui qui est décrit comme "son lit était pur". C’est pourquoi il a mérité que tous ses enfants soient des tsadikim et il a atteint un niveau si élevé que même les anges le servaient.
[...]
"Yaakov envoya des anges" = Yaakov envoya les anges d'Hachem comme messagers. Vous pourriez vous demander : "Comment Yaakov a-t-il atteint un tel niveau que les anges le servaient?"
La réponse se trouve dans le terme "léfanav" (devant lui - litt. en face de lui], car il protégeait le signe de la brit mila qui se trouvait devant lui. C’est ainsi que Yaakov a atteint un tel niveau.
[...]
Le plus grand pouvoir que la sitra a'hara (force du mal) exerce sur un tsadik réside dans le signe de la brit, en y causant une souillure, car c’est la garde de la brit qui définit une personne comme un tsadik.
Par exemple, en Égypte, la sitra a'hara a poursuivi Yossef et a tenté de souiller sa brit. Mais Yossef, avec l’aide d'Hachem, a maîtrisé son désir, est resté sans défaut (à ce sujet), et de ce fait, a été appelé Yossef le tsadik.
Avec Yaakov aussi, la sitra a'hara a tenté de souiller le signe de sa brit, mais a échoué. C’est le mérite d’avoir préservé cette alliance qui a protégé Yaakov et lui a permis de vaincre l’ange.
Il est écrit : "Yaakov étant resté seul, un homme lutta (vayéavék - וַיֵּאָבֵק) avec lui, jusqu'au lever de l'aube" (Vayichla'h 32,25). Cela indique la bataille entre Yaakov et l'ange d'Essav, avec selon Rachi le terme "vayéavék" (וַיֵּאָבֵק) qui est lié à "avak" (אָבָק - poussière), car ils faisaient jaillir, par leurs mouvements, de la poussière sous leurs pieds.
La Torah utilise le terme אָבָק car c'est l'acronyme de : אות ברית קדש (ot bérit kodech - le signe de l’alliance sacrée).
Cela nous indique ce que l’ange avait l’intention de faire : entacher le signe de la brit.
De plus, cela nous indique comment Yaakov l’a vaincu : précisément en préservant sa brit.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - ]
<--->
[la brit d'un juif est le yessod (fondement) sur lequel repose toute sa judaïcité, sa spiritualité. D'où l'importance de la préserver autant que possible. ]
Le niveau des dirigeants spirituels dépend du niveau du peuple
-> Le niveau spirituel d’une génération influe sur la stature d’un prophète.
Lorsque Moché se rendit en Égypte pour délivrer le peuple juif, il déclara qu’il était muet. Cependant, lorsque les juifs se tinrent au pied du mont Sinaï pour recevoir la Torah, le verset dit : "Et Moché parla" (Yitro 19,19), ce qui signifie que tous les juifs entendirent la voix de Moché, car il n’avait plus de trouble de la parole.
La capacité de Moché à parler clairement était le résultat du niveau spirituel élevé atteint par les Juifs au mont Sinaï.
De même, lorsque les juifs atteignirent le moment de leur rédemption, le Sifri écrit : "Lorsque Moché dit aux juifs qu’il était temps de quitter l’Égypte, sa voix fut entendue dans tout le pays, car les juifs avaient atteint un haut niveau de sainteté". C’est pourquoi, au départ, Moché dit à Hachem : "J’ai un trouble de la parole", ce qui indiquait sans doute que les juifs n’étaient pas dignes d’être délivrés.
[rav Yonathan Eibshitz - Ahavat Yéhonatan - Ekev ]
<--->
-> Le niveau de sainteté d’un prophète est lié au niveau spirituel de la génération.
Le midrach rapporte que lorsque les juifs traversèrent la mer Rouge, les forces célestes s’interrogèrent sur la raison d’être du salut des juifs et de la noyade des égyptiens, car tous deux étaient des adorateurs d’idoles.
Le fait que Moché avait comme des lèvres fermées résultait du déclin spirituel des juifs.
C'est pourquoi Moché déclara : "Comment alors Pharaon m'écoutera-t-il, voyant que je suis muet?"
En d'autres termes : "Pharaon comprendra que mon trouble de la parole est le reflet du déclin spirituel des juifs, et de ce fait, ne voudra pas laisser partir les juifs".
[rav Yonathan Eibshitz - Néfech Yéhonatan - Chémot ]
-> Moché craignait tout autant de ne pas pouvoir persuader les juifs de vouloir partir. Il dit à Hachem :
"J'ai les lèvres fermées".
Pourquoi Moïse pensait-il que le fait d’avoir des difficultés à s’exprimer aurait un impact sur la confiance que les juifs lui accordaient et sur leur détermination à suivre ses instructions?
Les sommets spirituels du prophète sont liés aux sommets spirituels du peuple juif. Plus les juifs sont vertueux, plus grande sera la révélation émanant du prophète.
Moché craignait que lorsque les juifs verraient la difficulté de Moché à transmettre le message d'Hachem, ils y verraient le reflet de leur propre déclin spirituel et se sentiraient indignes d’être délivrés d’Égypte.
[rav Yonathan Eibshitz - Tiféret Yéhonatan Bo ]
<--->
=> "Donnons de la force à Hachem" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35). Hachem attend et est dépendant (si l'on peut dire) nos actes d'être humain juif pour en résulter une force de pouvoir agir.
Mais également, par nos actions nous impactons les dirigeants spirituels de notre génération, leur permettant d'avoir un niveau encore plus élevé.
L’ange qui bloque nos prières sans kavana
-> Puisque la prière remplace les sacrifices, lorsqu’une personne prie, elle doit se considérer comme si elle était un Cohen officiant dans le Temple.
Par conséquent, tout comme les pensées du Cohen pouvaient invalider un sacrifice, cela s’applique également à ses prières.
Ce ne sont pas seulement les pensées pécheresses qui peuvent invalider une prière. Il est également interdit de penser à ses affaires commerciales et à d’autres préoccupations pendant la prière.
Le Zohar (Pékoudé 245b) dit qu’un ange veille à l’entrée de la chambre [au Ciel] où les prières pénètrent dans le monde Supérieur. Les prières souillées par des pensées superflues (étrangères) se voient refuser l’accès et flottent simplement dans le monde, jusqu’à ce qu’un autre ange les rassemble et les conserve dans la guéniza.
-> Le Zohar poursuit en expliquant qu’il est possible de rectifier toutes ces prières.
Lorsqu’on constate que nos prières ne sont pas exaucées et qu’on commence à faire téchouva sur notre manque de kavana ; lorsqu’on prend conscience qu’on a agi avec un grand manque de respect en s’adressant au D.ieu Grand, Puissant et Impressionnant sans réfléchir à ce qu’on disait, et qu’on décide de changer nos habitudes et de ne plus prier qu’avec kavana à l’avenir, ce même ange sort les prières conservées de la guéniza.
L'ange présente ces prières devant Hachem, en même temps que la toute première prière qu’on récite avec kavana, et elles forment une couronne avec toutes les autres prières du peuple juif.
C’est là une immense bonté d'Hachem, que l’on puisse rectifier toutes ses prières grâce à une seule prière récitée avec kavana.
[Kav haYachar 8]
Les kabbalistes (Shaar Hamitsvot 33a) enseignent que lorsqu'un homme étudie la Torah, il doit déployer toute sa force pour briser la klipa, l'enveloppe extérieure, ce qui lui permet ensuite de s'attacher à la Présence divine.
Cela sert à rectifier et à préserver le corps dans la tombe jusqu'au moment de la résurrection, comme le dit le verset : "Quand tu te coucheras, elle te gardera, et quand tu te réveilleras, elle te parlera" (Michlé 6,22).
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 3,19]
Nos Sages (Yébamot 97a) décrivent une personne qui, durant sa vie, étudie la Torah avec des intentions pures. Ils disent qu'après son départ de ce monde, chaque fois que des paroles de la Torah sont prononcées en son nom, ses lèvres s'ouvrent dans la tombe, comme il est écrit : "les lèvres des dormeurs parleront" (dovev chifté yéchénim - Shir HaShirim 7,10).
Même si le corps peut se désintégrer et retourner à la poussière, lorsque des paroles de la Torah sont citées en son nom, ses os se rassemblent pour former un corps complet, et alors ses lèvres parlent, ce qui est vraiment étonnant ...
De plus, la principale récompense pour le corps aura lieu au moment de la résurrection des morts. Il se relèvera pour ne plus jamais faiblir (voir Kétoubot 111b), pour une vie sans mort, sans mauvaise inclination (yétser ara) et sans malheur.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Béréchit 1,9]
Le jour d’anniversaire
+ Le jour d'anniversaire :
-> "Le 3e jour, anniversaire de la naissance de Pharaon, celui ci donna un banquet à tous ses serviteurs" (Vayéchev 40,20)
-> On demanda au rav 'Haïm Kanievsky s'il existe une source dans la Torah qui autorise la célébration des anniversaires. Il répondit en citant les paroles de la guémara (Moed Kattn 28a) : "Lorsque Rav Yossef atteignit l'âge de 60 ans, il organisa une fête pour les rabbanim, en disant : J'ai échappé [à la punition] de karét" (le karét est une punition infligée par la Main du Ciel qui condamne à mourir avant l'âge de 60 ans].
Nous voyons, dit le rav Kanievsky, qu'il n'y avait pas de fête pour les autres anniversaires, seulement pour le 60e anniversaire, en raison de cette raison unique. Le rav Kanievsky ajoute que son père, le Steïpler, n'a jamais fêté son anniversaire.
Lorsque le rav Kanievsky a été interrogé sur la manière de marquer le 60e anniversaire, faut-il dire Nichmat (kol 'haï), donner de la tsédaka ou autre, il répond : "Je n'ai jamais vu mes rabbanim faire quoi que ce soit de tel. Tout ce que nous savons, c'est que la guémara rapporte la célébration de Rav Yossef."
Le rav Kanievsky a un jour cité les paroles de l'Adéret (rabbi Eliyahou David Rabinowitz-Teumim) dans son séfer Néfech David :
"De tout mon cœur, je me suis mis en colère contre ceux qui m'ont béni et ont essayé de me réjouir le jour de mon anniversaire. Depuis ma jeunesse, j'avais l'habitude de dire que la seule célébration d'anniversaire que l'on trouve dans nos livres saints est celle du Pharaon".
-> Il était une fois un homme qui avait besoin d'une intervention médicale, et il vint demander au rav Kanievsky s'il y avait un avantage à la programmer le jour de son anniversaire.
Le rav 'Haïm Kanievsky lui répondit que certes le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) mentionne que le mazal d'une personne est renforcé le jour de son anniversaire, mais cela ne s'applique peut-être qu'aux non-juifs, car les juifs ne sont pas soumis aux diktats du mazal (voir Shabbath 156b - én mazal léIsraël - le mazal n'exerce pas de contrôle sur Israël).
<---->
+ Le jour d'anniversaire :
-> Quelle est la position juive concernant les anniversaires?
1°/ Le Karbon Ha’eida (Yérouchalmi Roch Hachana 3,8) explique que le jour de notre anniversaire, on ne subit pas de dommages, de préjudices, aussi rapidement car le mazal qui règne ce jour-là nous protège.
De même, le 'Hida ('Homat In'ha - Iyov 3) écrit que le jour de notre anniversaire, notre mazal est puissant (בריא וחזק).
2°/ Beaucoup adressent des bénédictions à leurs proches à l'occasion de leur anniversaire.
Une allusion à cela se trouve dans le Téhilim (2,7-8) : "aujourd'hui c'est mon anniversaire, demandez-moi quelque chose et je le donnerai" (אני היום ילדתיך שאל ממני ואתנה - ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa).
3°/ Le rabbi de Tolna a dit que le jour de notre anniversaire, on davantage de force de demander et de supplier Hachem que l'on soit satisfait de nos désirs, comme cela est suggéré (Téhilim 2,7-8) : ani ayom yélidéti'ha, chéal miméni vééténa. [rapporté dans le séfer אמרתך חייתני, p.246 ]
4°/ Nombreux sont ceux qui pratiquent le 'hechbon néfech, un examen de conscience personnel, le jour de son anniversaire. Cette pratique découle du fait que Roch Hachana n'est pas célébré le jour de la création du monde, mais six jours plus tard, le jour d'anniversaire de la création d'Adam et 'Hava. C'est le jour où tout a véritablement commencé.
De même que le jour de Roch Hachana est "yom hadin", le jour du jugement, nous devrions, nous aussi, vivre une expérience similaire le jour de notre anniversaire. Autrement dit, nous devrions faire un 'hechbon néfech, réfléchir et identifier nos progrès et nos axes d'amélioration.
[on peut à la fois fêter et célébrer toutes les belles choses qu'on a pu faire, mais également prendre un moment où l'on fait téchouva, et on s'engage à s'améliorer (on fête avec avance nos belles actions à venir). ]
Lorsque le rabbi Shmouel Mohilever a eu 70 ans, certains souhaitaient organiser une fête en son honneur. Lorsque le rabbi Mohilever en prit connaissance, il refusa catégoriquement, affirmant qu'on ne trouve dans la Torah aucune mention de célébrations d'anniversaire chez les juifs. Seuls les non-juifs le font, comme Pharaon qui organisa un festin pour son anniversaire (Vayéchev 40,20).
Il ajouta que cela constitue une différence entre nous et les nations : un juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour lui-même, tandis qu'un non-juif, le jour de son anniversaire, organise un 'hechbon néfech pour autrui, comme Pharaon qui rétablit le "char amachkim" dans ses fonctions et fit pendre le "char aofim". [séfer Itouré Torah - Vayéchev 40,20 ]
<--->
-> On dit que l'anniversaire est le jour où Hachem a décidé que le monde ne pouvait plus continuer sans nous. Nous sommes, en tant qu'individu, unique et irremplaçable. Nul être humain dans l'Histoire, nul n'ayant jamais vécu et nul ne peut accomplir le rôle, la mission spécifique que Hachem nous a confié dans sa création.
-> Le midrach Seichel Tov (Vayéchev 40,20) dit : pour la majorité des gens, leur anniversaire leur est cher et ils se réjouissent et le célèbrent. [רוב בני אדם מחבבים...ושמחים בו ועושי ן בו משתה]
Le midrach Tan'houma (Pékoudé 13) nous dit qu'Hachem a combiné la joie de l’anniversaire d'Its'hak avec la joie de la construction du Michkan.
-> Le Ben Ich 'Haï (Réé 17 - chana 1) remarque que certains ont l'habitude chaque année à leur anniversaire d'en faire un jour de fête, ce qui est de bon augure (c'est un bon signe pour l'année à venir, en se basant sur le fait qu'Hachem peut tout faire et qu'Il est plein de miséricorde).
-> Le rav Ovadia Yossef (Yabia Omer - Ora'h 'Haïm 6:29:4) écrit que lorsqu'il y a des divré Torah, des chants et des louanges à Hachem lors d'un repas d'anniversaire, c'est une séoudat mitsva.
-> Il est bénéfique d’augmenter la Torah et la prière le jour de son anniversaire. [מנהג ישראל תורה , Volume 1, 225:2 ]
Le rav 'Haïm Palagi (dans son séfer צדקה לחיים) écrit que le jour de notre anniversaire, il est bien d'augmenter ce qu'on donne habituellement à la tsédaka, chacun selon ses moyens.
<--->
-> b'h, également sur le sujet du jour d'anniversaire : https://todahm.com/2018/12/09/7736-2
<------>
-> Le Yérouchalmi (Roch Hachana 3,8) déclare qu'Amalek était un sorcier et un astrologue. Lorsqu'il combattit les juifs, les premières lignes de son armée étaient composées d'hommes dont l'anniversaire tombait ce jour-là, car on supposait que le jour de sa naissance, le mazal (la chance) d'une personne était plus forte et qu'elle avait moins de chances de mourir.
Le rav 'Haïm Kanievsky note que ce concept ne s'applique pas aux tsadikim. Au contraire, les Sages enseignent que les tsadikim sont plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire, vivant ainsi des années complètes (Kidouchin 38a).
La raison de cette différence est que pour les gens ordinaires, la mort peut être une punition ; le jour où leur mazal est plus fort, ils sont moins susceptibles d'être punis.
Ainsi, une personne est moins susceptible de mourir le jour de son anniversaire. Pour les tsadikim, cependant, la mort n'est pas une punition, mais une récompense, puisqu'ils vont directement au Gan Eden. Ainsi, ils sont en fait plus susceptibles de mourir le jour de leur anniversaire.
+ "Quand son esprit s'en va, il retourne à sa terre" (tétsé rou'ho yachouv lé'admato - Téhilim 146,4)
Pourquoi "sa" terre (לְאַדְמָתוֹ), demanda le rav 'Haïm Kanievsky. Pourquoi ne dit-il pas qu'il retournera à la terre?
-> Le rav Kanievsky explique que le midrach Tan'houma (Pékoudé 3) dit qu'avant la naissance d'un enfant, un ange montre à son esprit de nombreux aspects de sa vie future, y compris l'endroit où il mourra et l'endroit où il sera enterré.
C'est pourquoi, dit le rav Kanievsky, le verset utilise le pronom possessif, car le lieu où il sera enterré n'est pas simplement "la terre", mais "sa terre", le lopin de terre qui était prédestiné à être son lieu de repos avant même sa naissance.
Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim).
[midrach Michlé chap.17]
<--->
-> voir aussi : https://todahm.com/2026/02/04/49131
Nos Sages disent que lorsque les morts ressusciteront, ils seront transportés à la Méarat HaMa'hpéla, et se lèveront de là.
[Maharal - Gour Ayré - Vayé'hi (47,30) - se basant sur le Zohar]
<--->
-> "S'il te plaît, ne m'enterre pas en Egypte" (Vayé'hi 47,29)
Une des 3 explications de Rachi est : les morts ensevelis hors de la terre d'Israël "vivent" dans la souffrance des migrations souterraines.
[Ils sont obligés d'endurer la souffrance de rouler à travers des tunnels pour atteindre la terre d'Israël pour la résurrection des morts]
Par ailleurs, la guémara (Kétoubot 111b) enseigne qu'au moment de la résurrection des morts, les tsadikim vont jaillir et se lever à Jérusalem.
=> Quel est l'intérêt de l'enterrer à 'Hevron, si Yaakov devra quand même subir des souffrances pour atteindre Jérusalem?
-> Le Mérafsin Igri répond que ceux qui sont enterrés en dehors d'Israël devront rouler dans le sol jusqu'à atteindre Jérusalem, et là ils ressusciterons.
Par contre, ceux qui sont enterrés ailleurs qu'à Jérusalem, vont d'abord revenir à la vie là où ils sont enterrés, et ensuite ils pourront marcher normalement jusqu'à Jérusalem.
Cette cette première douleur (rouler dans le sol) que Yaakov voulait éviter.
-> Le Arizal écrit qu'il existe une cavité souterraine qui relit directement la grotte de Ma'hpéla ('Hebron) au Kotel. D'ailleurs, c'est par ce trajet que chaque veille de Shabbath, après le midi juif, nos Patriarches vont au Kotel.
On comprend mieux pourquoi, Yaakov ne s'est pas préoccupé d'être enterré à 'Hebron.
-> Le rav David Twerski (le premier Rabbi de Tolna) rapporte les paroles de nos Sages que si une personne est méritante, des anges Célestes vont amener sont cercueil jusqu'en terre d'Israël, au moment de la résurrection des morts, lui évitant ainsi les douleurs liées au déplacement.
De même, les anges vont retirer d'Israël ceux qui ne méritent absolument pas d'y être ressusciter.
[par exemple selon le midrach (Michlé chap.17) : "Lorsque les morts ressusciteront, Hachem "secouera" la terre d'Israël (pour ainsi dire) et les réchaïm en seront chassés, ne laissant que les justes (tsadikim). ]
C'est pourquoi, Yaakov a insisté pour être enterré en terre d'Israël, car dans son énorme humilité, il ne se considérait pas comme un tsadik, ne méritant pas que les anges viennent l'apporter en Israël.