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Jeu des 3 lettres concernant le décès

+ Jeu des 3 lettres concernant le décès/la mort ...

Lorsque vient le temps de la "tombe" (קבר - kévèr), qu'on s'y désintégre/pourri (רקב - rékèv), c'est alors le matin (בקר - boker) d'une nouvelle et nettement meilleure existence, car on aura alors trouvé la vraie paix/satisfaction, de par notre plus grande proximité (קרב - karov) avec D.

Dans la tradition juive, on pleure quand on naît (est-ce que je vais réussir à être à la hauteur des potentialités que D. m'octroie), et on est content à la mort (c'est bon j'ai réussi à faire plein de super choses!!).
== ceci est à l'image d'un bateau quittant le port pour un voyage dans l'inconnu (=la vie), où la famille pleure son départ et se réjouit à son retour.

A la vie!! 😉

 

L’importance du prénom

+ L'importance du prénom :

Le mot hébreu pour dire "un nom"  est : שם (shém).
On remarque que ces 2 lettres (le shin ש et le mèm מ) se retrouve au centre du mot : "une âme" (נשמה - néshama).
=> L'âme/l'essence de chaque personne est contenue dans son nom.

D'ailleurs, une tradition mystique dit qu'après la mort, on demande à chaque personne son nom.
En effet, le nom d'une personne renvoyant à sa mission sur terre, on lui demande ainsi si elle a vécu en accord avec les idéaux et les potentialités qui lui ont été donnés à sa naissance.

Il est écrit (Shmouel I 25;25) : "ki kishémo ben ou" (car il ressemble à son nom).

Selon nos Sages, le choix du nom d'un enfant est un des tous derniers pouvoirs de prophétie qu'il reste à notre génération.
Le choix se fait par inspiration divine, les parents sont alors des prophètes.

Il est évident que cela ne remet pas en cause le libre arbitre que tout individu a au cours de sa vie.

[exemple : Abraham et Yaakov ont changé de nom ; lorsqu'une personne est gravement malade on change en dernier recours son nom, en rajoutant par exemple : 'haïm -> Un nouveau nom est une nouvelle personne ...]

Source (b"h) : compilation personnelle issu du livre : "Your Name Is Your Blessing: Hebrew Names and Their Mystical Meanings" du Rabbi Benjamin Blech

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-> Chaque parent reçoit l'inspiration Divine lorsqu'il nomme son enfant.
[Arizal - Séfer haGuilgoulim - Introduction, 23]

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-> "On doit toujours être très attentif au nom qu'on donne à ses enfants, car parfois le nom peut avoir une bonne ou une mauvaise influence, comme nous le trouvons chez les explorateurs."
[midrach Tan'houma - Haazinou 7]

-> "Le nom a une influence, et les combinaisons de ses lettres peuvent avoir une influence active, que ce soit pour le bien ou le mal."
[Zohar]

-> "Même si un racha porte le nom d'un tsadik, ce nom n'est pas pour rien, car il a une bonne tendance à laquelle ce nom fait allusion.
Par exemple : celui qui s'appelle Avraham a une tendance à la générosité, et celui qui s'appelle Yossef sera fort pour surmonter les épreuves des sens, ou bien il fournira de la nourriture aux autres ..."
[rabbi Yossef Caro]

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-> Le changement du nom peut être utile uniquement si le décret contre la personne vient de son destin naturel, mais s'il est dû à ses fautes, seule la téchouva peut quelque chose pour lui.
[Maharcha]

En effet, nos Sages (guémara Roch Hachan 16b) affirment : "4 choses peuvent déchirer le décret pris contre quelqu'un : la tsédaka, le cri, le changement du nom et le changement des actes".

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-> D'où savons-nous que le nom favorise la survenue d'événements futurs?
Rabbi Éléazar a dit : car il est écrit : "Venez, contemplez les œuvres de D. qui ont provoqué des ruines sur la terre" (Téhilim 46,9). Ne lis pas le mot "chamot" (ruines - שַׁמּוֹת) mais plutôt "chémot" (les noms - שמות).
[guémara Béra'hot 7b]

-> Il est également rapporté dans le midrach (Yalkout Chimoni Yéchayahou 247) : "Si les générations avaient été méritantes, Hachem aurait Lui-même attribué un nom à chacun et on aurait pu connaître la nature les actes de chacun."

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-> Le 'Hazon Ich conseillait de ne pas donner aux enfants même le nom des grands-parents décédés quand il s'agissait d'un nom bizarre ou inhabituel dont l'enfant risquait d'avoir honte quand il grandirait.
Non seulement avoir honte est négatif en soi, mais le fait que l'enfant soit un objet de dérision pour ses amis, qui risque également de créer des problèmes mentaux qui empêcheront un développement spirituel normal.
Vouloir honorer un grand-père ou une grand-mère ne justifie pas qu'on sacrifie la santé mentale et sociale de l'enfant.

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-> Les actions d'Hachem seront en conformité avec le nom de l'homme, car le nom exerce une influence.
[rabbi Na'hman de Breslev - Séfer haMidot - Enfants]

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-> Les lettres du nom par lequel une personne est appelée sont sa force vitale, et c'est ainsi qu'elle s'appelle également au Ciel.
Avec la force vitale et la sainteté des lettres de son nom, elle est capable de servir Hachem tous les jours, si elle choisit de faire le bien.
[Méor Enayim - Vayakel]

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-> b'h, voir aussi selon le Ben Ich 'Haï : http://todahm.com/2023/04/13/39029

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+ Lien entre le nom d'une personne et ses actes :

-> "Venez contempler les œuvres de Hachem qui opère des ruines (la désolation) sur la terre (des nations)" (Téhilim 46,9).
D'après rabbi Eliézer, ne lis pas : "ruines" (chamot - שמות), mais lis "chémot" (noms - שמות), ce qui permet de traduire ce verset ainsi : "Venez observez les œuvres de Hachem qui conduira l'homme dans le futur vers des actions en rapport avec son prénom".
[le nom porté par une personne est ainsi en rapport avec ses actes futurs]
[d'après la guémara Béra'hot 7b]

-> Dans cette même guémara, rabbi Yo'hanan, enseigne que Ruth (רות) porte ce nom, parce qu'elle aura le mérite d'être l'ascendante du roi David qui a abreuvé abondamment (à satiété = révaya - רויה) Hachem de chants et de louanges (dans son Séfer Téhilim).

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-> Yaakov l'interrogea : "Dis moi quel est ton nom, je te prie". Il (l'ange) répondit : "Pourquoi demandes-tu mon nom?" (Vayichla'h 32,30)

Le rabbi 'Haïm Chmoulévitch (Si’hot Moussar - si'ha 91) commente :
Le nom attribué à une entité nous éclaire sur la nature, les propriétés et les qualités de cette entité.
C'est pourquoi Yaakov a désiré connaître le nom de cet ange, donc du yétser ara, qui traduit sa nature profonde, son pouvoir et sa conduite, afin de mieux gérer le yétser ara à l'avenir.
... le yétser ara répond à Yaakov dans le verset cité : contrairement à toute créature, je ne peux être défini par un nom, car je n'ai aucune réalité et je ne suis qu'illusion et imagination.

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-> Une grande signification relative à l'avenir de l'enfant est représentée par le nom que ses parents ont décidé de lui donner ...
Des parents qui nomment leur enfant selon un être impropre et impur, qu'ils ne s'étonnent pas qu'en grandissant leur fils se comporte comme un animal ...
Le nom a un impact majeur sur l'avenir de l'enfant, il faut le choisir avec soin, car il reflète nos aspirations sur son éducation futur et le chemin qu'il va emprunter.
[rabbi Nissim Yaguen - Nétivé Or]

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-> Dans la guémara (Sotah 34b), selon rabbi Its'hak, les noms des explorateurs qui ont fait à leur retour une description négative de la terre d'Israël, ont un rapport avec leurs actes et leur manque de confiance en Hachem.
C'est ainsi, que "Sétour fils de Mikhal", chef de la tribu d'Acher, s'appelait ainsi parce qu'il a réfuté et dérangé (satar) l'oeuvre de Hachem et parce qu'il a ainsi "affaibli" Hachem (makh El).
De même, d'après rabbi Yo'hanan, Na'hbi fils de Vofi, chef de la tribu de Naftali, prote ce nom parce qu'il a caché les paroles de Hachem (il ne les a pas dites telles qu'elles étaient) et il a piétiné (pissa) les dessins de Hachem.

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-> La guémara (Yoma 83b) rapporte que rabbi Méïr, rabbi Yéhouda et rabbi Yossi voyageaient ensemble, et qu'arrivés à une auberge, ils demandèrent à l'hôte : "Quel est ton nom?"
L'hôte répondit : "Mon nom est : Kidor".
Rabbi Méïr s'est dit : "Ce nom me fait augurer que c'est un méchant homme" ...
Rabbi Yéhouda et rabbi Yossi confièrent leur bourse à l'hôte (à la veille de Shabbath), et rabbi Méïr ne la lui confia pas, mais il alla enfouir sa bourse dans la tombe du père de l'hôte ...
Le lendemain, rabbi Yéhouda et rabbi Yossi demandèrent à l'hôte de leur rendre leurs bourses ; ce dernier répondit : "Vous ne m'avez rien confié!"
Rabbi Méïr leur dit alors : "Pourquoi ne prêtez-vous aucune attention aux noms (des gens)?"
Ils répondirent : "Pourquoi ne nous as-tu pas averti, maître?"
Rabbi Méïr répondit : "Je n'avais qu'un soupçon, mais pas une certitude (de méchanceté de Kidor)."
[Une personne est impactée par son prénom, ce qui lui confère une tendance naturelle plus forte à quelque chose (de positif ou négatif), mais le libre arbitre demeure.
En cas d'impact négatif, il lui sera uniquement plus difficile d'agir convenablement/positivement, pour compenser cette tendance naturelle négative, et ce surtout au début, jusqu'à corriger sa nature autant que possible.]

Les 3 rabbanim entraînèrent alors leur hôte dans un bistrot (et le soûlèrent).
Ils virent des lentilles sur sa moustache. Ils allèrent demander à la femme de leur hôte de leur restituer les bourses (soit disant à la demande de son mari) en lui précisant le signe des lentilles (que son mari avait mangé ce jour-là).
Ils récupèrent ainsi leurs bourses.
Lorsque l'hôte revint chez lui, il tua sa femme.

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-> Malgré le libre arbitre d'une personne, son nom a un effet sur son comportement naturel et joue un rôle important dans son caractère.
[Maharam 'Haviv - Tossefos Yom HaKippurim - Yoma 83b).

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-> "Ceci aussi, c'est pour le bien" (gam zou létova)
[Na'houm Ich gam zou (un des maîtres de rabbi Akiva) - guémara Taanit 21a]

Le 'Hida enseigne :
La valeur numérique de l'expression : gam zou létov (גם זו לטוב) est de : 103, qui devient : 104 en ajoutant l'expression elle-même (avec le kollel). C'est la même guématria que celle de : Na'houm (נחום).
Donc, lorsque le père de Na'houm l'a nommé ainsi, le jour de sa circoncision (brit mila), il a été inspiré par le Ciel de choisir ce prénom associé à la qualité future de son fils de pouvoir dire en toutes circonstances "gam zou létov".
De même, chaque père est inspiré par le Ciel dans le choix du prénom de son fils qui définit son intériorité.

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-> 52 ans après la destruction du 1er Temple de Jérusalem par Névou'hanétsar, le roi Koréch (ou Cyrius - כורש) ordonne la reconstruction du Temple.
Ce roi était vertueux et convenable (kasher - כשר) ; son attitude louable était en allusion dans son nom כורש qui contient les lettres כשר.
[Rachi - guémara Roch Hachana 3b]

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-> A l'inverse, le nom du fils du roi David : Avchalom (אבשלום) est composé de 2 mots : av (אב - père) et Shalom (שלום - paix), pour nous enseigner qu'il était prévu initialement qu'il soit uni et en paix avec son père David.
Cependant, il a choisi la haine et la séparation en se révoltant contre son père.
[rav Lumbroso]

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-> "Et quel que soit le nom que donnera l'homme à chaque espèce vivante, tel sera son nom" (Béréchot 2,19).

Le Arvé Na'hal écrit :
Il faut savoir que le nom contient l'essence même de la vie d'une personne.
Les lettres qui forment le nom de l'homme sont des tuyaux par lesquels un flux d'abondance de vie lui parvient. Ainsi, il reçoit sa vitalité par l'intermédiaire des lettres de son nom
, et c'est le sens de : "néfech 'haya ou chémo" (chaque espèce vivante, tel sera son nom) = c'est-à-dire toutes les forces vives de l'homme : "sera son nom".

-> Le Arvé Na'hal enseigne : [version plus longue du commentaire précédent]
Lorsque l'âme quitte le corps de l'homme, un ange se présente devant le défunt et lui demande son nom. Si l'homme était un impie durant sa vie, il ne se souvient pas de son nom et l'ange se met à le frapper.
Pourquoi un impie oublierait-il soudainement son nom?
Nous devons comprendre que le nom d'un homme est la racine de son âme et chaque lettre qui le constitue est un canal par lequel descend l'abondance au cours de sa vie. Ainsi, toute la vitalité de l'homme lui parvient grâce aux lettres de son nom et c'est le sens du verset : "Et quel que soit le nom que donnera l'homme à chaque espèce vivante, tel sera son nom" (Béréchit 2,19).
Lorsque l'homme emprunte le chemin de la Torah et des commandements, il augmente l'abondance qui descend dans sa vie et lui ajoute de la force.
A l'inverse, un homme qui n'emprunte pas la voix de la Torah, que D. nous en préserve, verra le contraire s'accomplir. Plus il commettra de fautes, plus l'abondance de vie va diminuer jusqu'à détériorer les canaux vecteurs de cette abondance que sont les lettres de son nom. C'est pourquoi un impie ne se souvient plus de son nom lorsqu'il est dans sa tombe car les lettres qui le formaient ont été effacées à cause de ses actes et c'est la raison pour laquelle l'ange le frappe.

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-> Le Rabbi Tsvi Hirch de Ziditchov (Atéret Tsvi) nous enseigne :
"L'essentiel du néfech et de la néchama se trouve dans le nom de l'homme. La force des lettres qui s'assemblent pour composer son nom sont venues réparer le monde".

Le rav Pin'has Friedman (Shvilei Pin'has) commente :
Ce n'est pas uniquement le nom de l'homme qui prodigue les forces de vie mais plutôt l'assemblable des lettres de son nom qui contiennent en allusion le but et le sens de sa venue sur terre.

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-> Lorsque les parents donnent un nom au nouveau-né, ils n'ont pas conscience que ce nom n'est pas fortuit ou bien le fruit d'un choix personnel, mais bien l'expression de la Volonté du Créateur de donner à cet enfant le nom qui convient à la racine de son âme. Ce nom est inscrit sur le Kissé haKavod dans les mondes supérieurs, et c'est la raison pour laquelle Rabbi Méïr déduisait du nom de la personne sa personnalité (guémara Yoma 83b).
[Tsor ha'Haïm - Pin'has]

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-> "Je suis très étonné à propos des tsadikim que sont les enfants de Lévi qui ont appelé leur fils Kora'h, qui était le nom d'un des chefs d'Essav.
Les Sages (guémara Yoma 38b) ne nous ont-ils pas enseigné : "Nous ne nommons pas nos enfants avec des noms de réchaïm".
Nous voyons les conséquences désastreuses de ce qui lui est arrivé. C'est pour cette raison que le verset (Kora'h 16,1) énumère son ascendance depuis Lévi pour nous enseigner que même s'il avait la force d'une corde à trois fils, il s'est malgré tout effondré rapidement car il fut nommé par le nom d'un racha.
C'est le sens de "Kora'h prit" : son nom a pris toute la sainteté qu'il avait hérité de Yitsar, de Kéhat et de Lévi."
['Hatam Sofer - drachot Kora'h]

-> Le 'Hatam Sofer (Toldot 120) écrit : "La valeur numérique du nom de Essav (עשו) est de 376 comme celle du mot Shalom (שלום) car Essav détenait l'attribut de la paix dans l'impureté. C'est la raison pour laquelle il est considéré comme haïssant la paix."

=> Par conséquent, Kora'h qui portait le nom d'un racha fut vaincu par l'influence de la klipa d'Essav qui déteste la paix. Il contesta donc le statut d'Aharon en tant que Cohen Gadol car Aharon était la quintessence de la paix du côté de la sainteté.

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Le Bné Yissa'har (Sefer Maayan Ganim, ch.3) explique que Pharaon n'a pas simplement changé les noms de Yo'hévet et Myriam pour les noms égyptiens de Shifra et Pouah afin de refléter leurs nouvelles positions royales (à l'image de Yossef renommé : Tsafnat-Panéa'h), mais plutôt que Pharaon avait un plan sinistre. Il avait compris un secret profond concernant le nom d'une chose : cela reflète la nature intérieure d'une personne et forme la racine de son essence fondamentale.
Par conséquent, en changeant leurs noms en noms égyptiens, Pharaon espérait leur inculquer une mentalité égyptienne, les débarrassant ainsi de leur nature miséricordieuse.

Comment, alors, Yo'hévét et Myriam ont-elles pu surmonter leur nouvelle nature pour résister à la pression interne qui les poussait à se conformer aux instructions de Pharaon?
Bien que leur nature ait pu être affectée par ce changement de nom constituant alors une immense épreuve personnelle, leur libre arbitre n'a jamais été totalement restreint.
En fait, il ressort implicitement du midrach (Bamidbar rabba 16,10) qu'il est toujours possible de s'élever au-dessus de la disposition négative que le nom d'une personne peut posséder, même si cela s'avère difficile, comme l'a dit le célèbre Rav Yisrael Salanter : "Il est plus facile d'apprendre tout le Talmud que de changer un seul trait de caractère".

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-> Le séfer Noam Elimélé'h (paracha Lé'h Lé'ha) enseigne que lorsqu'une personne est appelée par le nom d'un d'une personne juste, le nom lui-même l'influence en bien.
Voici ce que le Noam Elimélé'h dit :
"Par exemple, quelqu'un dont le nom est "Avraham" et qui souhaite servir Hachem, ce nom l'incite et l'aide à devenir juste"

L’argent & l’idolâtrie …

+ L'argent & l'idolâtrie ...

Le 'Hazon Ich a rapporté au nom du Maharal :
"Lorsque les membres de la Grande Assemblée ont fait abroger le penchant à l'idolâtrie, celui-ci a revendiqué l'affection d'un remplaçant.
Les Sages lui demandèrent ce qui le satisferait, ce à quoi il répondit qu'il voulait être relevé par le "goût avide du gain/profit", ce qui fut fait."

=> Le 'Hazon Ich a alors fait remarquer : "Cela signifie que l'attirance pour l'argent et les biens matériels est une émanation de l'inclination à l'idolâtrie ..."

 

Source (b"h) : issu d'un commentaire sur la paracha Matot du livre "Talelei Oroth" du rav Yissa'har Dov Rubin

Espèce de Juif! …

+ Espèce de Juif! ...

-> En captivité (durant la 2e guerre mondiale), le rav Chajkin avait une coutume : chaque fois qu'un non-juif l'insultait en lui disant "Juif", il lui tendait une cigarette en disant : "Tu m'as fait un vrai compliment! Pour te remercier, je t'offre une cigarette!"

D'autres détenus avides de recevoir des cigarettes venaient à leur tour lui crier : "Juif!" ...
Rav Chajkin distribuait ses cigarettes avec largesse et, quand le stock était épuisé, il s'excusait : "Vous méritez également une cigarette, mais que faire? Je n'en ai plus!"

Sa vraie fierté juive et sa bonne humeur face aux insultes et aux difficultés lui valaient le respect des prisonniers qui se sentaient en présence d'un camarade venu d'une autre planète.

Rav Chajkin a noté dans un de ses carnets, que quand les non-juifs criaient "Sale Juif!" au baron de Rothschild, celui-ci lançait des pièces d'or en disant : "Vous me faites beaucoup d'honneur en m'accordant ce titre!"

==> nos ennemis ont conscience de notre valeur (vu les forces qu'ils mettent à nous détruire), alors tâchons (b"h) d'en avoir aussi pleinement conscience afin de réaliser (chacun à son niveau) nos magnifiques potentialités, dont D. nous a doté ...

A propos de l’effrondement des tours jumelles …

+ A propos de l'effrondement des tours jumelles ...

--> "Tu tomberas en démence au spectacle que verront tes yeux" (Dévarim 28;34)

Sur ce verset, le Ha'émek Davar (le rav Naftali Zvi Yehuda Berlin --> 1816-1893) avait fait le commentaire suivant :
"Tu n'arriveras pas à comprendre comment cela a pu se produire : comment quelques bandits ont pu provoquer un tel désastre sans que tu puisses intervenir alors qu'en réalité, tu en avais largement la possibilité.
Ta stupéfaction te rendra fou."

Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif …

+ Réflexions sur la différence entre Amalek et le peuple juif ...

Quelle force spirituelle représentons-nous, nous peuple juif?
=On est le peuple qui doit révéler la présence de D. dans le monde.

Il est écrit à notre propos vis-à-vis de D. : "Atem édaï" (=vous êtes Mes témoins).
Les témoins attestent de ce qui ne peut être vu : si une chose est présente et évidente, les témoins n'ont aucune utilité.
Ce n'est que lorsque l'objet ou l'événement ne peuvent être perçus directement que les témoins sont convoqués.

La présence de D. n'est pas directement identifiable dans le monde ; c'est avec nos vies et avec toute notre histoire comme peuple que nous apportons ce témoignage.

Amalek est éternellement voué à effacer ce témoignage à tout prix (même à se sacrifier lui-même), pour supprimer toute preuve de D., pour maintenir un écart entre ce monde et D.
En effet, Amalek est cet écart, cette distance entre le physique et le spirituel, et si cette brèche venait à être comblée, il cesserait d'exister.

=> C'est la bataille entre Amalek et le peuple juif!
La fin d'Amalek, c'est la suppression de la faille qui sépare D. du monde, la restauration de cette proximité révèle que tout est Un.

La Torah décrit la rencontre entre Amalek et le peuple juif en ces termes : "achèr kar'ha badéré'h" (= qui t'est arrivé en chemin).
Le mot kar'ha (arrivé), désignant cette rencontre, est construit sur la racine 'kar', qui veut dire "froid", et se décline aussi dans les mots "mikré" (hasard/coïncidence) et "kéri" (impureté dans la zone intime).

Le mot clé (kar'ha) de cette rencontre, va nous permettre de définir la frontière, la différence entre Amalek et le peuple juif, au travers ces 3 racines :

--> froid (kar) = ils ont refroidi le peuple juif et l'émerveillement du monde devant le don de la Torah.
Le monde vit alors qu'il était possible d'attaquer les juifs, qu'en fin de compte il ne s'agissait que d'hommes, qu'ils étaient au moins potentiellement vulnérables, et les nations firent marche arrière, s'éloignèrent de l'expérience du Sinaï.

Rachi propose l'analogie avec un homme qui saute dans un chaudron d'eau bouillante : il est gravement brûlé, mais il a refroidi l'eau.

Le peuple juif était tout feu tout flamme dans sa dévotion à D. (suite au don de la Torah), et ce feu aurait pu enflammer le monde entier.
Amalek a refroidi les flammes.

=> C'est cela Amalek : il va tout faire pour refroidir, réduire notre ardeur à la faire la volonté de D.

--> Coïncidence (mikré) = l'idéologie d'Amalek est que tout est coïncidence.
Les choses arrivent parce qu'elles arrivent, rien n'a réellement d'importance.
Ce qui peut paraître une évidence (l'implication directe de D. dans les affaires humaines), n'est qu'une coïncidence (car il n'y a aucune preuve du contraire!).

Toute preuve est douteuse (le mot amalek a la même valeur numérique que le mot hébreu 'safék' : le doute), toute évidence est tirée par les cheveux.

=> C'est cela Amalek : doute et distance.

--> Impureté (kéri) = nous sommes les représentants de la loyauté des relations homme-femme, et nous devons en faire la démonstration dans notre mariage avec le Créateur.

Amalek cherche à briser un tel lien, il clame que cette loyauté n'a pas d'objet, que rien ne doit suivre un processus de maturation, que rien n'a de but.
Au contraire, selon lui, les choses n'ont pas de sens, rien n'est significatif, et il n'existe pas d'intimité.

Nous représentons le brit (l'alliance => l'intimité d'une relation exclusive, sans chercher à voir ailleurs).
Amalek représente toutes les ruptures d'alliance.

=> C'est cela Amalek : créer des occasions, des sujets d'occupation pour rompre/réduire nos moments d'intimité avec D., et nous empêcher de développer à chaque instant les liens nous unissant.

===> Amalek vient masquer la réalité, nous luttons pour la dévoiler.

Source (b"h) : compilation personnelle issue d'un divré Torah du rav Akiva Tatz

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+ "Va livrer bataille à Amalek demain" (Béchala'h 17,9)

-> Selon le rav Gamliel Rabinowitz, dans ce verset, Moché dit au peuple d'aller en guerre contre Amalek avec la force de son arme : le "demain" (ma'har - מחר).
De la même façon, que le yétser ara/Amalek déclare : "Bien sûr que tu dois étudier la Torah et faire des mitsvot, mais pas immédiatement, rien ne presse, demain!", de même nous devons lui dire : "Juste aujourd'hui je fais une belle prière, juste aujourd'hui j'étudie la Torah, ... demain on verra!"

La différence entre : מחר (demain - ma'har) et מהר (vite - maér), réside dans une minuscule partie manquante, qui symbolise le fait que notre yétser ara va nous attaquer sur de petites choses, jusqu'à terme nous faire chuter au plus bas.
Il faut savoir faire preuve de rapidité (maér) pour faire la volonté de D., sans toujours remettre à demain (ma'har).

Les 2 Temples …

+ Les 2 Temples :
1°/ Bref historique :
---> le 1er Temple :
Le roi Salomon commença à construire le Temple la 4e année de son règne, en l’an 2928 de la Création (en 832 avant l’ère vulgaire), soit 480 ans après la sortie d’Egypte.
150 000 personnes participèrent aux travaux, qui s’achevèrent 7 ans plus tard.
Au bout de 410 ans, ce Temple fut brûlé par Nabuchodonosor, le 9 Av 3338 de la Création (422 avant l’ère vulgaire).---> le 2e Temple :
La construction du 2e Temple commença en 3408 (soit 352 avant l’ère vulgaire), soit 70 ans après la destruction du 1er.
Les travaux durèrent 5 ans (depuis la 2e à la 6e année du règne de Darius).
Au bout de 420 ans ce Temple fut détruit, dans l’après-midi du 9 Av 3828 (an 68 de l’ère vulgaire), par l’empereur Vespasien, et par Titus, son fils et successeur. Seulement 18 grands prêtres servirent au 1er Temple, contre plus de 300, au 2e Temple.
Ces derniers mouraient au bout de quelques mois, parce qu’ils avaient obtenu leur nomination par des pots de vin.
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2°/ Quelques citations :
---> "Qui n’a pas vu Jérusalem dans sa splendeur, n’a jamais vu de belle ville ;
Qui n’a pas vu le Temple construit n’a jamais vu de construction magnifique."
[guémara Soucca 51b]
---> "Depuis la destruction de Jérusalem et du Temple, il n’y a plus de joie devant D., jusqu’à ce qu’Il reconstruise Jérusalem, et y ramène Israël."
[Yalkout Chimoni Eikha 1009]
---> Rabbi Elazar a dit : "Depuis le jour de la destruction du Temple, une muraille de fer fait écran entre les bné Israël et D., et la présence divine s’est retirée dans les cieux."
[guémara Béra’hot 32b]Néanmoins, nos Sages expliquent (il y a plus de 1500 ans (!!) dans le Yalkout Chimoni, Chir haChirim 2,9) :
" "Voici Il se tient derrière notre mur" = derrière le mur occidental du Temple, qui ne sera jamais détruit, car la présence divine n’a jamais quitté cet endroit."
---> "Qui prend le deuil de Jérusalem aura le mérite d’assister à sa joie, et se rajoute pour le futur une nouvelle lumière vive."
[Chéla, Taanit page 62]
---> "Il y a 3 veilles au cours de la nuit ; à chacune d’entre elles, D. rugit comme un lion et dit :
"Malheurs aux enfants ! A cause de leurs péchés, J’ai détruit Ma maison, J’ai brûlé Mon Sanctuaire, et Je les ai exilés entre les nations."
[guémara Béra’hot 3a]
---> "La Terre d’Israël est le "nombril du monde".
Jérusalem est au centre d’Israël ; le Temple au centre de Jérusalem ; le Hé’hal, au centre du Temple ; l’Arche, au centre du Hé’hal ; et la pierre d’assise (éven chétiya) devant le Hé’hal ; c’est la pierre de fondation du monde."
[Midrach Tan’houma, Kédochim]
Source (b"h) : compilation personnelle issue du "maasé avot" du Rav David Haddad

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-> Le Temple brillait comme l'or et un grand nombre de ses ustensiles étaient faits du même métal précieux.
Nos Sages (midrach Béréchit 16,2) déclarent : "Le monde ne méritait pas de se servir de l'or. Pourquoi a-t-il été créé? Pour le Temple".

Rabbi Méir Baal haNess

+ Grande est la part de Rabbi Méïr Baal haNess dans la rédaction de la Michna.
En effet, "toute michna anonyme est un enseignement formulé par Rabbi Méïr, suivant l'opinion de [son maître] Rabbi Akiva."

Rabbi Méïr Baal haNess se distingue par son esprit aiguisé.
Les Sages déclarent : "Dans la maison d'étude, Rabbi Méïr donne l'impression de déraciner des montagnes, et de les broyer l'une contre l'autre."
[Guémara Sanhédrin 24a]

Rabbi Yéhouda haNassi affirme que le simple fait d'avoir vu Rabbi Méïr Baal haNess de dos a aiguisé son esprit ; le voir de face l'aurait rendu encore plus vif!
[Guémara Erouvin 13b]

En dépit de sa grandeur, ses avis n'ont pas été retenus par la hala'ha, parce que son esprit était trop profond, comme l'explique Rabbi A'ha bar 'Hanania :
"Celui qui a créé le monde par Sa parole sait pertinemment que Rabbi Méïr n'a pas son pareil dans sa génération.
Pourquoi les Sages n'ont-ils pas fixé la hala'ha comme lui?
Parce que ses collégues ne pouvaient pas comprendre le fond de sa pensée.
En effet, il était capable de prouver que ce qui apparaissait impur était pur, et vice-versa." (et ils ne savaient pas comment se fonder sur ses propos).

Selon une béraïta, son vrai nom, n'était pas Méir, mais Néhouraï ; il a été surnommé Méir, parce qu'il éclairait (méir) les yeux des Sages dans la hala'ha.
[Guémara Erouvin 13a]

Jusqu’à 120 ans. Pourquoi?

+++ Pourquoi souhaiter à quelqu'un de vivre jusqu'à 120 ans? ...

-> "La 50e année sera l'année du jubilée" (Béhar 25,11)

Un disciple du voyant de Lublin (Rabbi Herchely de Ziditchov) souhaita un jour à son maître de vivre 120 ans.
Il justifia cela de la façon suivante :
"Par 120 ans, je veux dire les cent vingt jubilés (yovel) pendant lesquels le monde existera [car le monde existera pendant 6 000 ans, or 120 jubilés de 50 ans font un total de 6 000 ans!].
Or, la Torah appelle l'année du jubilé : "éternel".
Par conséquent, 120 ans, c'est comme l'éternité."

Moché a vécu 120 ans, correspondant aux 120 jubilés du monde.
Chaque année de sa vie influa sur un jubilés et donc, à toutes les années d'existence du monde.

 

Source (b"h) : le livre "mayana chel Torah" du rav Alexander Zoucha Friedman

Rabbi Akiva …

--> Quelques éléments sur sa vie Rabbi Akiva
A 40 ans, Rabbi Akiva gardait encore les troupeaux de Kalba Saboua, l’un des riches de Jérusalem, appelé ainsi parce que celui qui entrait chez lui affamé comme un chien (kélev), repartait rassasié (savèa).
La fille de Kalba Saboua perçut ses grandes qualités morales et sa pudeur, et elle lui demanda : « Si j’accepte de t’épouser, iras-tu apprendre la Torah dans une maison d’étude ? »
Après qu’il eut donné son accord, ils se marièrent.
Lorsque Kalba Saboua l’apprit, il la chassa de sa maison, et lui interdit toute jouissance de ses biens.

Après leur mariage, Rabbi Akiva et sa femme dormirent, en plein hiver, sur de la paille ; Rabbi Akiva enlevait les brins de paille des cheveux de son épouse en lui disant : "Si j’en avais la possibilité, je t’offrirai : ir chel zahav (= un bijou sur lequel était gravé un dessin de la ville de Jérusalem !) ."

Rabbi Akiva alla étudier 12 ans chez Rabbi Eliézer et Rabbi Yéhochoua.
Au bout de 12 ans, il revint chez lui et entendit un vieillard qui disait à Ra’hel, sa femme : "Jusqu’à quand resteras-tu comme une veuve du vivant de ton mari ?"
Elle lui répondit : "S’il m’écoutait, il resterait encore 12 ans à la maison d’étude."
Rabbi Akiva se dit : "Puisqu’elle m’a donné la permission, je vais repartir."
[il n’entra même pas dans sa maison pour dire bonjour à sa femme, de peur de ne plus avoir le courage de la quitter ; ou bien, il préférait étudier pendant des années sans la moindre interruption]

Après ces 12 nouvelles années d’étude, il revint accompagné de 24 000 élèves, et tout le monde sortit à sa rencontre.

Arrivée près de lui, sa femme se jeta à terre, et lui embrassa les pieds.
Les disciples de Rabbi Akiva voulurent la repousser, mais il leur dit : « C’est à elle que nous devons ma Torah, et la vôtre!»

Kalba Saboua voulu profiter de la venue d’un grand Sage pour se délier de son vœu interdisant toute jouissance de ses biens à sa fille.
Rabbi Akiva lui demanda : "Aurais-tu fait ce vœu si tu avais su que le mari de ta fille deviendrait un grand homme ?"
Il lui répondit : "S’il avait su même un chapitre ou une hala’ha, je n’aurai pas fait ce vœu."
Rabbi Akiva lui dit : "C’est moi !"
Il tomba contre terre, lui embrassa les pieds, et lui donna la moitié de ses biens.
[Guémara Nédarim 50a & guémara Kétoubot 62b]

Devenu riche, Rabbi Akiva se souvint de sa promesse qu’il avait faite à sa femme, et il lui acheta un bijou sur lequel était gravé un dessin de la ville de Jérusalem.
Ses élèves lui dirent : "Notre maître ! Tu nous fait honte en lui achetant ce bijou, car nous ne pouvons en faire autant pour nos femmes."
Il leur dit : "Elle a beaucoup souffert avec moi pour la Torah ! "
[ Avot de Rabbi Nathan – chap.6]

Quand la femme de Rabban Gamliel demanda à son mari de lui acheter le même bijou, il lui répondit : "As-tu fait pour moi, ce qu’elle a fait pour lui ?
Elle a vendu ses tresses de cheveux pour qu’il puisse étudier la Torah."
[Guémara Talmud de Jérusalem 6,1]

"A l’âge de 40 ans, Rabbi Akiva n’avait encore rien appris.
Une fois, il vit un trou dans une pierre.
Il demanda : "Qui a fait ce trou ?"
On lui répondit : "Ne connais-tu pas le verset : "L’eau érode les pierres" (Iyov 14,15), le trou a été percé par l’eau qui tombe sur elle jour après jour."
Aussitôt, Rabbi Akiva fit ce raisonnement : si l’eau , liquide, réussit à fendre le roc, les paroles de Torah, dures comme pierre, arriveront certainement à pénétrer dans mon cœur de chair et de sang.
[Avot de Rabbi Nathan – chap.6]

Rabbi Akiva a commencé à étudier à 40 ans, en n’hésitant pas à aller apprendre les bases avec des petits enfants.
D’ailleurs, au début, cela lui a été gênant, et sa femme a déguisé d’une façon bizarre un âne et l’a amené au marché.
Le 1er jour, tout le monde a été étonné, le 2e jour, un peu moins de monde s'est étonné de la chose, le 3e, de même, jusqu’à ce que tout le monde s’y soit habitué.
Elle envoya ainsi à son mari l’idée qu’avec le temps, sa situation sera banalisée.
[Combien on doit apprendre de Ra’hel, la femme de Rabbi Akiva !! ]

Au début de son apprentissage, Rabbi Akiva était très pauvre.
Il apportait des fagots de bois, vendait la moitié pour sa subsistance et utilisait l’autre moitié pour ses besoins personnels.
Avec lui, se vérifia l’enseignement : "Celui qui apprend la Torah dans la misère finira par l’apprendre dans la richesse." (Pirké Avot 4,9)

Rabbi Akiva fut mis à mort par les Romains, qui lui déchiraient la peau avec des peignes de fer.
A ce sujet :
- Moché Rabbénou demanda à D . : "Maître du monde ! C’est la Torah, et c’est sa récompense!"
D. lui répondit : "Tais-toi ! Tel est Mon bon vouloir !"
[guémara Ména’hot 29b]

- Rabbi Akiva dit à ces élèves : "Toute ma vie, j’étais tracassé par le verset : "Tu aimeras D. ... de toute ton âme" (Dévarim 7;5), même s’il te prend la vie.
Je me demandais quand j’aurai le mérite d’accomplir ce commandement, et de me vouer corps et âme en Son honneur ; à présent, je laisserais passer l’occasion qui m’est offerte!"
Rabbi Akiva finit le 1er verset du Shéma, et rendit l’âme alors qu’il s’attardait sur le mot é’had.
L’écho d’une voix proclama : "Heureux sois-tu, Rabbi Akiva, car tu es convié à la vie du monde à venir."
[guémara Béra’hot 61b]