Aux délices de la Torah

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Tout juif peut ébranler tous les mondes

+ Tout juif peut ébranler tous les mondes :

"Le Rocher qui t’a donné naissance, tu l’as oublié, le D. qui t’a enfanté, tu L’as délaissé ... Parce qu’ils sont une génération versatile, des enfants sans confiance." (Haazinou 32,18-20)

-> Le Ora'h 'Haïm de Zeltchov explique le reproche contenu dans l’expression "des enfants sans confiance" en disant qu'un homme (tout juif) "doit avoir confiance dans le fait que sa propre prière et ses propres actions agissent En-Haut ...
Il devra penser qu’il est un monde en miniature dans lequel sont renfermés tous les mondes même les plus élevés. C’est pourquoi lorsqu’il examinera ses actes et se repentira, l’homme pourra agir dans les mondes Supérieurs jusqu’à atteindre l’endroit de la racine de son âme.
Il sera alors en mesure de transformer la midat Hadine (Attribut Divin de rigueur) en midat HaRa'hamime (miséricorde). Et il donne ainsi de la force et de la vigueur En-Haut, comme il est dit : "Donnez de la fore à Elokim" (ténou oz l'Elokim - Téhilim 68,35).
Il ne devra pas, au contraire, faire partie de ceux au sujet desquels il est écrit : "Le Rocher qui t’a donné naissance, tu l’as oublié, le D. qui t’a enfanté, tu L’as délaissé", à savoir de ceux qui oublient que c’est Hachem qui les a enfantés et créés à partir des mondes Supérieurs afin qu’ils puissent agirent grâce à leurs prières et leurs bonnes actions.
C’est le sens (allusif) du verset : "Parce qu’ils sont une génération versatile" : parce qu’ils sont en mesure d’ébranler tous les mondes, de renverser la midate Hadin depuis sa racine, en midat HaRa'hamim, dévoilée et abondante, mais sont, malheureusement, "des enfants sans confiance" : ils n’ont pas confiance en eux-mêmes et ne croient pas dans les forces énormes qui sont en eux."

Ne pas répondre à une offense d’autrui

+ Ne pas répondre à une offense d'autrui :

-> La guémara (Roch Hachana 17a) dit : "Si quelqu'un est "maavir al midotav" (cède aux autres), toutes ses fautes lui sont retirées."

-> Le 'Hida (séfer Kikar léAdon sur Masséhet Déré'h Erets Zouta - chap.8) explique cela en citant les paroles du Ramak, qui dit qu’il y a beaucoup de gens qui ont commis des fautes, en particulier dans notre génération où il est courant de fauter en n’ayant pas de kavana pendant la prière ou en récitant les bénédiction. Beaucoup de ces personnes souhaitent faire téchouva, mais si on leur disait qu'elles doivent jeûner et s'affliger, elles répondraient qu'elles sont trop faibles et incapables de le faire. Si on leur disait qu'elles pourraient trouver l'expiation par la mort de leurs enfants, elles refuseraient également cette offre. Si on leur disait qu'elles pourraient être pardonnées en perdant leur gagne-pain, elles ne pourraient pas non plus l'accepter.

Heureusement, il existe un moyen facile d'être pardonné, sans jeûne, sans affliction, sans mort d'enfants ni perte de moyens de subsistance. Il s'agit de pardonner aux autres. Si quelqu'un vous insulte et que vous ne répondez pas, si vous acceptez l'embarras sans riposter, Hachem aura pitié de vous et vous pardonnera vos fautes.

L’âme juive

+ L'âme juive :

Notre âme est riche et assoiffée.
Elle renferme un grand et glorieux trésor.
Nous sommes remplis de ohr ha'haïm, la lumière de la vie.
Des flammes splendides, suffisantes pour remplir le monde entier d'éclat et de lumière, sont cachées en nous.
[rav Avraham Its'hak HaCohen Kook - Orot Hakodech 1:132 ]

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-> Le roi roi Salomon affirme : "l'âme d'un homme est une bougie d'Hachem" (nér Hachem nichmat adam - Michlé 20,27).
L'âme est appelée "bougie" parce qu'elle est l'expression de la lumière infinie d'Hachem, "une partie de D. en-Haut" ('helek Eloka mi'maal). Par essence, notre âme est une extension et une partie d'Hachem. À travers elle, nous puisons la vie et la vitalité dans notre racine divine.

Chémini Atséret = un jour d’intimité avec Hachem

+++ Chémini Atséret = un jour d'intimité avec Hachem :

+ Pourquoi Chemini Atséret n'est-elle pas appelée une 'hag?

-> Le 'Hatam Sofer (drouch Souccot p.47), au nom du Rama MiPano, explique pourquoi le titre de 'hag est accordé à tous les Yamim Tovim à l'exception de Chemini Atséret.
Le mot חג ('hag), fait référence à un חוג ('houg - un cercle).
Un Yom Tov est appelé cercle, car il tourne autour de quelque chose. Le point focal du cercle de chaque Yom Tov est la mitsva de celui-ci.
Roch Hachana tourne autour du shofar, point focal de son cercle. Yom Kippour tourne autour de la mitsva des cinq interdits de la journée. Souccot tourne autour des 4 Espèces. Le point central de Pessa'h est la mitsva de la matsa. Shavouot tourne autour des Chté HaLe' hem, les deux miches de pain apportées en tant que korban.

Un seul Yom Tov ne tourne pas autour d'une mitsva : Chemini Atséret. Aucun objet n'est particulièrement utilisé à Chemini Atséret pour une mitsva spécifique à la fête.

Pour quelle raison? Pourquoi Chemini Atséret n'a-t-elle pas de mitsva à accomplir, un point focal autour duquel elle tourne?

La réponse est que le point focal de Chemini Atséret est Hachem. Chemini Atséret tourne autour de Hachem.
C'est comme si le Tout-Puissant nous disait de ne pas nous laisser distraire en accomplissant les mitsvot de la journée, car cela détournerait l'attention du véritable point central de la journée : Lui.

Nous pouvons également considérer tous les Yamim Tovim comme formant collectivement un seul cercle. Toutes les fêtes résident à la limite extérieure du cercle, le long du périmètre.
Ils entourent le centre même du cercle où se trouve Chemini Atséret. Avec cette compréhension, tous les Yamim Tovim constituent un 'houg, un cercle, autour du centre, autour de Chemini Atséret.

La mitsva de Chemini Atséret consiste à se réjouir personnellement avec Hachem, sans aucune distraction. Peu de korbanot, pas de mitsvot spécifiques. Juste nous et le Maître du monde en yi'houd (isolement), ensemble, ne faisant qu'un.

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-> Le Gaon de Vilna était connu pour être très joyeux tout au long du Yom Tov de Souccot.
A Chémini Atséret, le Gaon de Vilna était particulièrement exubérant. Sonniveau de joie ce jour-là dépassait celui de tous les jours de Souccot. Pourtant, cette période de fête est "zman sim'haténou" (moment de notre joie), mais c'est Chémini Atséret qui possède le plus haut niveau de joie.

Ainsi, Chémini Atséret est le seul jour où nous nous réjouissons juste avec Hachem, uniquement avec la Chékhina, sans même avoir besoin d'un objet destiné à être utilisé pour une mitsva du jour.

-> La guémara (Soucca 48a) commente "et vous serez complètement joyeux" (véayita akh saméa'h - Réé 16,15), comme signifiant que même la nuit de Chémini Atséret doit être incluse dans la mitsva de se réjouir.
Le Gaon de Vilna explique que le terme Akh (terme qui exclut) nous rappelle que jusqu'à ce point du Yom Tov de Souccot, il y avait de nombreuses mitsvot à accomplir : soucca, loulav, étrog, hadass, arava et Sim'hat Beit haChoéva.
Mais à présent, à Chemini Atséret, aucune de ces mitsvot ne s'applique plus. Seule la mitsva de joie demeure : akh saméa'h.

La mitsva de Chémini Atséret est la joie, se réjouir avec le Maître du monde Lui-même.

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+ Pourquoi y a-t-il moins de korbanot à Chémini Atséret? :

-> Tout au long de Souccot, les Cohanim sacrifiaient quotidiennement 14 moutons. En sept jours, cela représente un total de 98 moutons; c'était kenégued, en contrepoint des 98 malédictions (klalot), prononcées à Har Eval (voir Devarim Chap.27-28).
Il y avait aussi 70 bœufs sacrifiés lors du Yom Tov de Souccot, kenégued les 70 nations du monde. Mais à Chemini Atséret, seuls un bœuf et un bélier étaient apportés comme korbanot.

Le midrach Tan'houma (Pin'has) propose une explication permettant de comprendre pourquoi les korbanot de Chemini Atséret sont bien moins nombreux que les offrandes apportées les jours précédents de Souccot.
Hachem informe en fait les Bné Israël qu'au cours des sept jours précédents, ils ont sacrifié soixante-dix bœufs au nom de toutes les nations du monde. À présent, affirme Hachem, il est temps d'apporter un korban pour vous, au nom du Klal Israël.
Cette situation est comparable à celle d'un roi qui organisa une fête d'une semaine. Il y convia tous ses sujets, et il y eut de très nombreux participants. Une fois la semaine écoulée, il se tourna vers sa bien-aimée et lui dit : "Nous avons rempli notre obligation envers tous nos sujets et nous avons festoyé avec eux. Maintenant, je souhaite organiser une soirée privée juste avec toi."
Pour une telle circonstance intime, un simple menu de fête suffit. Un petit morceau de viande, quelques légumes, rien d'extravagant ni de mondain.
De même, Hachem confie aux Bné Israël : "Toutes les offrandes que vous avez apportées à Souccot l'ont été au nom des autres nations du monde. Maintenant, faisons de ce huitième jour un moment spécial rien que pour nous, et nous nous contenterons de tout ce que vous nous offrirez : un seul bœuf et un seul bélier."

-> Le Bné Yissaskhar (Tichri - maamar 13) commente que si Hachem désire passer le dernier jour avec Son bien-aimé le peuple juif, il semblerait plus logique d'apporter encore plus de korbanot, car on pourrait penser que le roi souhaiterait organiser une fête encore plus grande avec sa bien-aimée plutôt qu'avec tous les roturiers de son pays. Hachem voudrait probablement organiser une fête plus importante et meilleure avec Ses enfants, qu'Il aime et dont Il prend soin.
Pourquoi la célébration que Hachem organise avec les nations du monde est-elle bien plus élaborée que celle pour Ses enfants?

La raison en est qu'à Chemini Atséret, Hachem choisit de faire la fête et de passer du temps avec nous : du temps personnel de qualité, en tête-à-tête.
Un 'hatan et une kalla, seuls pour la première fois dans le 'héder yi'houd (chambre où les 2 s'isolent seuls), ne vont pas passer leur temps à se concentrer sur le repas. La nourriture n'est pas l'important, mais plutôt une distraction. L'essentiel est d'être ensemble. Dans cette situation, un grand repas constituerait une distraction indésirable qui n'améliorerait pas le temps de qualité partagé.
Les 70 nations sont nécessaires, mais Hachem ne les aime pas particulièrement. Elles ne sont pas aimées de manière intrinsèque. Si Hachem souhaite faire la fête avec eux, cela nécessite une réception somptueuse avec de nombreux mets délicats.

Mais Hachem aime intrinsèquement les Bné Israël et Il désire jouir d'un moment de qualité simplement en étant avec nous.
Une petite séouda offre un cadre plus intimiste dans lequel Hachem et le Klal Israël peuvent passer du temps ensemble.
Un repas simple, moins axé sur les attraits extérieurs, nous permet de bénéficier d'une visite plus significative avec Hachem Qui peut ainsi profiter seul de l'essence des Bné Israël, sans les atours d'une célébration élaborée.
Le plaisir que souhaite retirer Hachem provient du temps passé avec sa nation bien-aimée, dont Il veut profiter de l'essence pure sans distraction. Pour cette raison, Hachem nous a demandé d'apporter une offrande relativement simple, composée d'un seul bœuf et d'un seul bélier.

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+ Le jour le plus intime avec Hachem

-> Avec cette nouvelle compréhension de la raison pour laquelle les korbanot de Chemini Atséret sont beaucoup plus limités, nous pouvons mieux percevoir que Chemini Atséret est le jour durant lequel nous jouissons de la relation la plus intime avec Hachem ; nous sommes les plus proches de Lui ce jour-là. C'est le jour où Hachem célèbre l'essence même du Klal Israël, appréciant notre valeur intrinsèque, comme Il ne le fait aucun autre jour de l'année.

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+ Souccot & Chémini Atséret = deux types de joie :

-> Le midrach (Yalkout Chimini - Pin'has - remez תשפב) déclare qu'une fois les 7 jours de Souccot achevés, Hachem annonce : "Maintenant, vous et Moi pouvons nous réjouir ensemble, ya'had (langage de yi'houd), et Je ne vous dérangerai pas en vous demandant de M'apporter beaucoup de korbanot. Un bœuf et un bélier".

-> Le rav Moché Chmouel Shapiro souligne une différence fondamentale entre la joie de Souccot et celle de Chémini Atséret.
Le verset déclare : "Vous prendez peu cous le premier jour le fruit d'un cédratier, les branches de palmiers dattiers, les rameaux d'un arbre tressé et le saule, et vous vous réjouirez devant Hachem (ouchmartèm lifné Hachem), votre D., pendant sept jours" (Emor 23,40).

Nous devons nous réjouir devant Hachem : lifné Hachem. Hachem est dans les Cieux, et nous nous réjouissons devant Lui.
Toutefois, à Chemini Atséret, nos Sages enseigne : "ani véatèm nisma'h béya'had" (vous et Moi nous réjouissons ensemble).

La joie à Souccot est celle du peuple juif devant Hachem (lifné Hachem) ; ils constituent deux entités distinctes.
La joie de Chemini Atséret est différente ; c'est celle de Hachem et du peuple juif se réjouissant ensemble (nisma'h béya'had), ne faisant qu'un. Hachem Se réjouit avec nous, et nous nous réjouissons avec Lui.

La nécessité d’être persuadé que la téchouva fonctionne

+ La nécessité d'être persuadé que la téchouva fonctionne :

-> Notre yétser ara cherche à nous faire douter. Comment est-il possible que mes fautes (parfois graves, parfois répétées) soient totalement expiées par un 'simple' repentir de quelques mots. C'est trop gros pour être vrai!
Le Baal haTanya (lettre sur le repentir n°11) écrit au sujet de la téchouva qu’il faut avoir "foi et confiance, afin que notre cœur soit convaincu qu'Hachem désire prodiguer la bonté, qu’Il fait grâce, qu’Il est miséricordieux et largement disposé à pardonner sur le champ dès qu’on Lui demande pardon, sans l’ombre du moindre doute".

-> La preuve est que l’on récite chaque jour, 3 fois, dans la prière de la Amida, la bénédiction : "Il fait grâce, Celui qui pardonne largement". Or, la loi stipule que "safék Béra'hot léhakel" (en cas de doute sur le fait de devoir prononcer une bénédiction ou non, on doit s’abstenir de la prononcer).
Dès lors, si le pardon et l’effacement des fautes n’étaient pas certains, nous devrions nous abstenir de réciter cette bénédiction, de crainte de la dire en vain.
C’est donc qu’il est certain, sans le moindre doute, qu’après le Lui avoir demandé, Hachem nous pardonnera et effacera nos fautes.

Chemini Atséret = le grand jour pour avoir nos prières exaucées

+ Chemini Atséret = le grand jour pour avoir nos prières exaucées :

-> Le Zohar (III,32a) explique pourquoi Chemini Atséret est le meilleur jour de l'année pour prier pour tout ce dont on a besoin. Les 70 nations du monde ont reçu la bénédiction, tout au long de la semaine de Souccot tandis que les Cohanim offraient 70 bœufs, un pour chaque nation.
Hochana Rabba marque la fin de leur période de bénédiction. Après Hochana Rabba, les nations entrent dans une période de jugement.

Les Bné Israël, eux, ont exactement le contraire. Notre jugement débute à Roch Hachana et s'achève à Hochana Rabba.
Nous entrons alors dans une période de bénédiction. Dès le lendemain, à Chemini Atséret, nous sommes invités à nous réjouir avec le Roi et à recevoir des bénédictions pour toute l'année.
Et, enseigne le Zohar, personne n'est admis dans ces joyeuses festivités avec le Maître du monde en dehors des Bné Israël.

Bénéficier d'une audience privée avec le Roi nous offre l'occasion unique de demander tout ce que nous avons à l'esprit. II s'agit d'une journée spéciale, réservée à nous et à Hachem, pour profiter de la compagnie de chacun, et ce moment d'intimité est encore renforcé par le fait que le Roi accède aux demandes des sujets avec lesquels Il Se réjouit.
C'est pour cette raison que le verset déclare : "Je t'ai aimé, dit Hachem" (Mala'hi 1,2).

Il n'existe ainsi pas de plus grand jour pour la prière et les demandes personnelles, que Chemini Atséret.
[rapporté par le rav Daniel Glatstein]

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+ Chemini Atséret = le plus moment le plus propice :

-> Le rav 'Haïm Palagi (dans son Moéd Lé'hol 'Haï - siman 25) affirme qu'il faut être particulièrement prudent avec les prières de Chémini Atséret, car elles doivent être récitées avec une kavana intense.
Le tikoun, la rectification, réalisé entre Roch Hachana et Chemini Atséret est achevé le jour de Chemini Atséret, et tout ce qui a été accompli dépend de ce jour-là.
En outre, pendant toute la période des Yamim Noraïm, aucun autre jour n'est autant un ét ratson (moment propice) que Chémini Atséret. C'est le jour le plus propice pour que Hachem soit attentif aux prières d'une personne et accorde tout ce qui Lui est demandé.
Puisque le pouvoir unique de Chemini Atséret est une opportunité à exploiter, il convient de passer la journée (autant que possible) dans l'introspection, à étudier la Torah et à demander à Hachem de répondre à nos besoins.

Quelques réflexions pour vivre Sim’hat Torah

+ Quelques réflexions pour vivre Sim'hat Torah :

1°/ Le premier objectif : manifester la véritable sim'ha chel Torah et atteindre le degré la plus élevé :

-> Le premier objectif que nous devons garder à l'esprit lors de Sim'hat Torah est d'être conscient qu'en dansant, grâce à notre joie en la Torah appropriée, nous nous élèverons au plus haut degré possible.
Sim'hat Torah est donc l'occasion d'atteindre les niveaux les plus élevées.
[la michna Broura rapporte que le Arizal a déclaré que le plus haut sommet de sainteté qu'il put atteindre fut de s'être réjoui de toutes ses forces dans la joie d'une mitsva.
De même, le Gaon de Vilna était connu pour danser de toutes ses forces devant le séfer Torah.
Le roi David dépensa également une énergie folle en dansant ave ferveur et de toutes ses forces devant l'Aron d'Hachem (Chmouël II 15,16). David affichait publiquement son incroyable joie d'accomplir une mitsva. ]

-> Le rav 'Haim Palagi (Moed Lékol 'Haï - siman 25) cite la coutume introduite dans la Michna Beroura selon laquelle même de nombreux anciens, dansent avec ferveur à Sim'hat Torah.
De plus, même si nous n'avons pas l'habitude de danser le Shabbat ou le Yom Tov, c'est autorisé à Sim'hat Torah en raison du kavod haTorah qui en résulte.
Il rapporte ensuite au nom du 'Hemdat Yamim que celui qui s'engage à manifester et à exalter une authentique sim'hat haTorah est bienheureux, car cela réparera tout défaut (pgam), que sa néchama aurait pu subir pour avoir manqué d'accorder l'honneur et le respect appropriés à la Torah dans le passé.
On peut se racheter de ces déficiences et de ces griefs antérieurs en affichant une vraie sim'hat HaTorah à Sim'hat Torah.

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2°/ Le deuxième objectif: assurer que la Torah perdurera dans votre famille :

-> Le rav 'Haïm Palagi déclare que celui qui est consciencieux, et veille à se réjouir avec la Torah à Sim'hat Torah est assuré que la Torah ne s'écartera jamais de sa descendance.
Si l'on veut s'assurer que la Torah reste pour toujours dans sa famille, il faut se réjouir avec beaucoup d'enthousiasme sur la Torah.

Le rav 'Haïm Palagi déclare alors au nom du 'Hemdat Yamim qu'il vit un grand Rav qui dansait avec une joie extatique à Sim'hat Torah. Il fut rapporté à propos de ce Rav que pour les trois générations suivantes, il mérita une merveilleuse lignée de descendants qui furent des talmidé 'hakhamim et des marbitsé Torah. Tous ceux qui le connurent réalisèrent que cela était dû au niveau exceptionnel de joie qu'il manifestait lors de Sim'hat Torah.

Le père du rav Ovadia Yossef était surnommé Gali. Ce surnom trouve sa source dans la grande joie, guila, qu'il manifestait à Sim 'hat Torah. Le fait d'avoir engendré un fils aussi incroyable fut attribué au mérite de sa grande sim'hat haTorah. Il dansait de toutes ses forces et incitait les autres à danser aussi. Il chantait "sim'hou b'Hachem véguilou tsadikim", avec une ferveur et une intensité enthousiastes. Il visitait également de nombreuses synagogues et souhaitait à leurs 'hatané Torah un Mazal Tov chaleureux.

Une expression appropriée de la joie lors de Sim'hat Torah non seulement nous élève, mais nous garantit également que la Torah restera chez nos descendants. Elle assurera la continuité et la perpétuité de la Torah dans la famille de chacun.
La réussite de nos enfants dans leur étude et dans leur dévouement à Hachem peut être profondément influencée par le niveau de joie que nous exprimons à Sim'hat Torah.

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3°/ Le troisième objectif : intégrer et solidifier les kabbalot :

-> Nous célébrons Chemini Atséret comme un jour ajouté à Souccot parce que Hachem déclare : "Kacha Alaï prédat'hem" = c'est-à-dire que Hachem ne veut pas que nous prenions congé de Sa Présence (Il nous dit : c'est dur de me séparer de vous). [Rachi - Emor 23,36]
Le rav Its'hak Hutner (Pa'had Its'hak - Souccot - maamar 72) se demande comment un jour supplémentaire peut résoudre un tel problème. En effet, quelle que soit la difficulté rencontrée en envisageant le départ du peuple juif après Hochana Rabba, elle demeurera! Cela ne fait que retarder d'un jour l'inévitable. Comment cette mesure atténue-t-elle la difficulté de notre départ?
Il doit y avoir quelque chose dans ce jour supplémentaire qui atténue le manque et prévient la tristesse.

Le rav Hutner cite le Targoum, qui traduit "Atséret" dans ce contexte par "כבש", ce qui, selon le rav Hutner, signifie "incubation".
Il écrit que le but de Chemini Atséret est d'être "קולט", d'approfondir et d'enraciner davantage en nous toutes les nobles degrés que nous avons atteintes pendant Elloul et les Yamim Noraim.
Tout au long d'Elloul, de Roch Hachana et de Yom Kippour, nous avons grandi et exprimé des kabbalot, acceptant sur nous-mêmes des pratiques visant à augmenter nos mérites. Nous nous sommes engagés à mieux prier, à étudier davantage, à supprimer les distractions se dressant entre nous et notre avodat Hachem. Nous avons pris sur nous d'être plus circonspects dans la façon dont nous parlons à nos enfants et nos conjoints.

En l'honneur de toutes ces kabbalot auxquelles nous nous sommes astreints, nous dansons à Sim'hat Torah, le jour ajouté par Hachem.
Il ne s'agit pas simplement d'un jour supplémentaire ; au contraire, il sert à assimiler toute la croissance que nous avons réalisée et nous aide à intégrer ces kabbalot dans notre existence pour les rendre permanentes. Nous passons en revue tous ces engagements et les intégrons dans nos esprits et nos cœurs.
Lorsque nous dansons autour de la Torah, ces mouvements physiques servent à ancrer nos engagements dans nos êtres, les assimilant en nous et les enracinant fermement dans notre moi nouvellement amélioré.
La danse nous aide à intégrer notre engagement à être des serviteurs plus dévoués de Hachem, des sujets plus loyaux et des individus plus attentifs à adhérer aux mitsvot.

Cet engagement approfondi est ce à quoi sert la journée "supplémentaire" de Chemini Atséret, et c'est une autre composante de la avoda de la danse de Sim'hat Torah. Pendant que nous dansons autour de la bima avec une grande sim'ha, chaque fois que nous tapons du pied, martelons profondément et enracinons ces engagements dans nos cœurs.

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4°/ Le quatrième objectif : nous ne prenons jamais congé de la Torah :

-> Par ailleurs, le rav Hutner (dans le maamar 58) discute du jour supplémentaire que Hachem a ajouté au Yom Tov de Souccot parce qu'Il ressent une perte, pour ainsi dire, alors que nous prenons congé de Lui : "Kacha Alaï prédat'hem". Comment l'ajout d'un jour facilite-t-il la tâche de Hachem lorsque nous prenons congé de Lui?

Dans ce jour supplémentaire, à Chemini Atséret, explique Rav Hutner, réside le cœur du peuple juif, le pouls du Klal Israël.

Si nous prenons réellement congé de Hachem, retarder d'un jour n'a aucun impact et ne change rien à la situation. Ce qui change le statu quo, c'est qu'à présent nous ne sommes plus seuls alors que nous prenons congé de Hachem : nous sommes accompagnés par la Torah.
Nos liens avec la Torah ne sont jamais rompus ; nous ne quittons jamais la Torah. Elle nous protège et nous sauve même lorsque nous ne participons pas activement à son étude.

Le rav Hutner nous enseigne encore une autre notion fondamentale. Se réjouir avec la Torah est la manière dont nous pouvons désormais nous séparer de Hachem.
Sans Sim'hat Torah, nous ne pourrions Le quitter. Si nous devions nous séparer de Hachem immédiatement après Roch Hachana, nous aurions atteint de nouveaux sommets avec le Yom HaDin, mais nous ne pourrions toujours pas emporter le shofar avec nous. Ni le jeûne de Yom Kippour, ni les Arba Minim ni la soucca ne peuvent être emportés avec nous après le Yom Tov correspondant.

Mais une chose peut véritablement nous accompagner lorsque nous nous séparons du Maître du monde : la Torah.
Même lorsque nous ne sommes pas réellement absorbés par la Torah, même lorsque nous n'étudions pas vraiment la Torah, elle est toujours avec nous, nous protégeant.
Comme il est récité dans le hadran : "nous n'oublierons pas [la Torah] et [la Torah] ne nous oubliera pas" (la nitnéché mina'h massé'hét ... véla tit'néché minan).

Nous dansons délibérément avec la Torah, afin de montrer que même si tous les autres tachmiché kodech ne peuvent pas être emportés avec nous, nous pouvons nous accrocher à la Torah et elle nous servira à nous protéger tout au long de l'année à venir, même lorsque nous ne sommes pas activement engagés dans son étude.
Ainsi, le quatrième objectif consiste à méditer sur le fait que nous dansons et célébrons avec la Torah, car la Torah est précisément notre force vitale dont nous ne devons jamais nous séparer.

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5°/ Le cinquième objectif : la joie pour toute la Torah que nous prévoyons d'étudier ... sans limites!

-> Le rav Hutner (maamar57) relate une anecdote concernant le 'Hidouché HaRim.
Deux étudiants du 'Hidouché HaRim, deux talmidé 'hakhamim, dansaient à Sim'hat Torah. Le 'Hidouché HaRim fit remarquer que l'un d'eux se fatiguerait avant l'autre. Alors qu'ils continuaient à danser, sa prédiction se révéla exacte, et l'un s'épuisa bien avant l'autre. Ses talmidim lui demandèrent comment il l'avait su.

Il répondit que le danseur fatigué en premier était en fait un talmid 'hakham beaucoup plus érudit. Il dansait pour célébrer toute la Torah qu'il avait étudiée l'année passée. Chaque massékhta accomplie lui procurait une joie immense et il dansait pour célébrer ces réussites. Mais ce qu'il avait déjà étudié était limité, et donc la danse finit par cesser.

Le deuxième danseur, par contre, dansait pour célébrer sa nouvelle aspiration et son désir d'en étudier davantage au cours de l'année à venir. Il dansait pour la Torah qu'il envisageait d'étudier l'année suivante.
Or la Torah qui reste à étudier ne connaît pas de frontières, elle est infinie, et donc la danse, elle aussi, ne connaît ni fin ni limites.

La guémara (Béra'hot 6a) déclare que si quelqu'un désire réellement accomplir une mitsva et qu'une force ou une circonstance extérieure l'en empêche, Hachem considère cela comme s'il avait effectivement accompli la mitsva en question.

Le rav Yonathan Eibshitz (Yaarot Dvach - part.2, drouch.2) explique que lorsque Hachem calcule la valeur de ce type de mitsva, une mitsva que la personne désirait vraiment accomplir, mais s'étant trouvée dans l'incapacité de le faire, Il attribue à cette personne la récompense de celui qui accomplit une mitsva parfaite. Elle est récompensée comme si elle avait accompli la mitsva à son maximum, avec une perfection totale, un stade que ceux qui réalisent réellement la mitsva ne parviennent presque jamais à atteindre.

Lorsque nous accomplissons une mitsva, elle est exécutée avec tous nos imperfections, limites et défauts humains. Nous pouvons faire une mitsva à la hâte, démentant ainsi son importance, ou notre attention peut être divisée et nos pensées ne pas être entièrement concentrées sur la mitsva en cours.
Quelle que soit la façon dont ils se manifestent, les défauts humains s'insinuent dans tous nos actes, et ces attributs mortels nuisent à la perfection d'une mitsva exécutée de manière véritablement idéale.

Tel n'est pas le cas de celui qui reçoit une récompense de Hachem pour son désir intense d'accomplir une mitsva qui se retrouve hors de sa portée pour une raison indépendante de sa volonté. Dans ce cas, la récompense reçue est celle qu'il aurait méritée s'il avait accompli réellement la mitsva de la manière la plus pure, la plus sainte et la plus immaculée. Sa récompense est bien plus grande que celle de celui qui accomplit réellement la mitsva.

Le deuxième danseur, qui danse pour toute la Torah qu'il souhaite étudier, entre dans cette catégorie. Cette Torah-là n'a pas de limite ; elle est infinie, elle n'est pas soumise aux limitations humaines en termes d'énergie et de temps. Elle lui confère une joie surabondante et il danse avec une énergie illimitée. Il ne se fatiguera pas aussi facilement en dansant.

À Sim'hat Torah, nous sommes messaméa'h, joyeux, à propos des océans de Torah que nous voulons étudier, de la Torah que nous prévoyons de maîtriser au cours de l'année à venir.
'Houmach, Néviim, Kétouvim, Michnayot, Guémara, Midrach, poskim, ... il y a tant de choses à étudier. C'est plus large que l'océan. Penser à cela insufflera à notre danse une force supplémentaire.
En dansant à Sim'hat Torah, il nous faut réfléchir au fait que nous exprimons une formidable joie pour la Torah que nous prévoyons d'étudier au cours de l'année à venir.

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6°/ Le sixième objectif : faire s'effondrer le mur entre nous et Hachem :

-> Le 'Hida (séfer Avodat haKodech - tsiporen shamir - ot.12) note la prière devant être récitée avant chaque hakafa (à Sim'ha Torah).
Elle dit : "Puisse-t-il être de Ta volonté, Hachem, qu'avec la force de ces hakafot le mur de fer qui Te sépare de nous s'écroule et que nous soyons encerclés et entourés de Torah et de mitsvot, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur ; nous devons toujours nous raccrocher à Toi et à Ta Torah, nous et nos descendants."

Le 'Hida nous enseigne que lorsque nous étreignons la Torah dans nos bras et dansons autour de la bima, nous sommes capables de surmonter tous les obstacles nous empêchant de servir Hachem comme il se doit. Tout ce qui nous empêche de nous rapprocher d'Hachem peut être supprimé et maîtrisé avec les hakafot que nous effectuons à Sim'hat Torah.
Le mur se dressant entre nous et Hachem, le mur qui ne nous permet pas de vraiment ressentir Sa Présence lorsque nous prions, le mur qui nous empêche de nous connecter à Lui lorsque nous étudions, est renversé par le pouvoir de nos hakafot, avec la force de notre sim'hat haTorah.

En dansant à Sim'hat Torah, notre objectif est de briser et d'éradiquer toutes les barrières qui se dressent dans nos vies, constituant des obstacles à notre véritable service de Hachem.
En manifestant notre kavod HaTorah, nous brisons le mur spirituel et permettons ainsi à une relation beaucoup plus étroite de se développer entre nous et le Maître du monde (Ribbono chel Olam).

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7°/ Le septième objectif : priez! Les hakafot sont un moment propice pour la prière :

-> Le rav Yérou'ham Olshin se souvient de ce qu'il entendit lorsqu'il était enfant de la part de sa grand-mère. Son père racontait que dans sa ville d'origine (Dinov, la ville du Bné Yissa'har), c'était un fait bien connu et admis que pendant la danse de Sim'hat Torah, on pouvait davantage accomplir avec nos prières qu'avec toutes les prières du reste de l'année.

Lorsque le 'hazan proclame : "Ana Hachem ochia na" (S'il te plaît, Hachem, sauve-nous maintenant), c'est le "Ana Hachem" le plus puissant de toute l'année. Réciter correctement cette prière peut accomplir davantage que la même prière à tout autre moment de l'année.
"Ana Hachem atsli'ha na", représente la meilleure chance qu'une personne ait de prier pour la hatsla'ha (réussite).
"ana Hachem anénou béyom". Ce fait était connu et accepté : priez avec une kavana exceptionnelle pendant les hakafot. Ces prières particulières peuvent avoir un effet bien plus important qu'une prière adressée n'importe quel autre jour de l'année.

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+ Crier vers Hachem :

-> La finalité de la danse est la téfila metokh rikoud, crier vers Hachem à travers la danse pour exprimer notre joie et notre bonheur dans la Torah. Les téfilot (prières) durant cette période propice sont les plus puissantes de l'année.

Comme indiqué ci-dessus, lorsqu'on est dans la joie (ex: qui s'extériorise par de la danse, main qui claque, ...), on peut atteindre un degré le plus élevé possible. Plus que cela encore, c'est aussi une période de prière puissante.

Nous devons réaliser que danser à Sim'hat Torah est une opportunité, et peut-être le plus grand moment propice de toute l'année, puisque Sim'hat Torah est considérée comme faisant partie de Chemini Atséret et que nous sommes toujours en audience personnelle avec Hachem.

Par conséquent, le temps de la danse est un moment pour prier pour ses propres réalisations en matière de spiritualité.
C'est aussi le moment de prier pour ses enfants, le moment de sauvegarder la perpétuité de la Torah dans sa famille.
[d'après le rav Daniel Glatstein]

Un jour qui illumine tous les autres jours

+ Kippour - un jour qui illumine tous les autres jours :

Parce que Yom Kippour est comme le monde à Venir, et c'est un jour qui est plus spécial que tous les autres jours de l'année, comme ils l'ont dit ... en ce qui concerne le verset : "De tous les jours qui ont été créés, un seul est à Lui" (yamim youtsarou vélo é'had bahem - Téhilim 139,16), c'est Yom Kippour", où il y a une illumination du monde Supérieur.
Même l'Accusateur (le Satan) n'est pas autorisé à porter des accusations.

C'est pourquoi ce jour illumine tous les autres jours [de l'année] ... et de même, ce jour élève tous les autres jours ... ce qui signifie que ce jour élève tous les autres jours à un niveau supérieur à la nature, comme il est expliqué ailleurs, que l'existence dépend de la capacité à annuler (le moi et à s'attacher) à la source transcendante [de toutes les choses].
C'est pourquoi il faut se réjouir à l'approche de ce jour saint ... et l'illumination est canalisée par cette joie de Yom Kippour à tous les autres jours [de l'année].
[Sfat Emet - Yom Kippour 5652 ]

La grandeur d’apprécier d’être juif(ve)

+ La grandeur d'apprécier d'être juif(ve) :

-> Un midrach (Chémot rabba 45,6) rapporte que Hachem montra à Moché le Gan Eden et tous les différents entrepôts des Cieux. Hachem indiqua à Moché où est stockée la récompense des tsadikim jusqu'à leur décès. Alors que Moché était emmené d'un endroit à l'autre, il interrogea Hachem sur la finalité de chaque entrepôt.
Hachem expliqua: celui-ci est destiné à récompenser ceux qui accomplissent les mitsvot et celui-là est réservé à récompenser ceux qui s'occupent des orphelins.

Ils arrivèrent enfin à un otsar, une chambre au trésor, particulièrement grand. Moché demanda quelle récompense était contenue dans cette installation exceptionnellement vaste.

Hachem lui répondit que si quelqu'un faisait des mitsvot, il recevait son salaire d'un otsar spécifique. Mais à ceux qui n'accomplissent pas de mitsvot, aucune récompense ne leur est due.
À la place, ils reçoivent une part du contenu de ce grand Otsar, qui est connu sous le nom d'otsar matnat 'hinam, des cadeaux non mérités, plutôt que des récompenses.
La plus grande salle de trésor (otsar) du Ciel offre des cadeaux gratuits aux personnes n'ayant pas gagné leur propre récompense.

Que doit faire quelqu'un pour pouvoir recevoir un cadeau gratuit de cet entrepôt? Comment en être méritant?

Le Chem MiChmouel (amoud 201) explique que les cadeaux gratuits contenus dans ce grand otsar sont offerts à des personnes qui apprécient la valeur intrinsèque d'être juif.
Si quelqu'un sent qu'il est un enfant d'Hachem, et que Hachem l'aime inconditionnellement, simplement parce qu'il est juif, alors il recevra un cadeau du otsar matnat 'hinam.

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-> Nous sommes aimés de Hachem simplement parce que nous sommes Ses enfants (peu importe que nos actions soient magnifiques ou catastrophiques [D. préserve] ).
Une personne peut n'avoir ni Torah, ni mitsvot, ni bonnes actions (maassim tovim), et (normalement) ne mériter aucune véritable récompense. Toutefois, si elle estime être simplement méritante parce qu'elle est l'enfant de Hachem et qu'elle n'a rien à faire pour gagner l'amour de Hachem, alors elle sera éligible pour gagner un cadeau du otsar matnat 'hinam.
C'est le degré le plus élevé : le point auquel nous réalisons la valeur intrinsèque inhérente à tous les juifs, qui sont considérés comme des banim laMakom.

[ on comprend pourquoi naturellement nous ne prenons pas à cœur cette réalité (en étant fier et joyeux du 'simple' fait d'être juif, un enfant d'Hachem), voir nous nous focalisons sur nos mauvaises actions en pensant que notre valeur aux yeux d'Hachem ne doit pas être très élevée (les tsadikim oui, mais nous!?). Or, la réalité est que nos actes n'ont pas d'impact sur l'amour infini qu'a Hachem pour moi!
C'est plutôt notre yétser ara qui essaie d'endormir notre feu intérieur, développant en nous de la tristesse/déprime, pour que nous n'ayons pas beaucoup d'envie, d'ambition spirituelle.
Et surtout il nous fait manquer les trésors gratuits d'Hachem!! ]

=> C'est un travail constant pour tout juif : entretenir son feu interne basé sur le ressentir et l'appréciation de la valeur intrinsèque d'être un juif(ve).
En ce sens, le fait de ressentir que "Hachem m'aime! Je suis important à Ses yeux!" est un grand mérite nous octroyant le droit de bénéficier des trésors gratuits de bénédiction d'Hachem.
[cette influence doit s'étendre au-delà de nous-mêmes, débordant sur autrui. Tout juif est important (même le plus simple en apparence), uniquement parce qu'il est juif, enfant d'Hachem (banim laMakom). ]

La récompense pour celui qui s'engage dans la guémilout 'hassadim est qu'après sa mort sa dernière demeure sera à l'ombre d'Hachem.
[Yalkout Chimoni Ruth - ot 422]

=> La récompense pour avoir accompli du 'hessed (bonté) est la protection à l'ombre d'Hachem.Lui-même!