Il est interdit de prier quand on est triste. Si l’on prie en étant triste, l’âme ne peut recevoir la lumière céleste supérieure qui touche une personne pendant la prière.
[rav 'Haïm Vital]
A chaque génération, il y a une étincelle du machia'h ; dans le cas où la génération mérite la guéoula, sinon elle meurt ou est tuée en sanctifiant le nom d'Havhem, comme cela est arrivé à Rabbi Akiva avec Ben Kouziba.
Le machia'h doit venir à chaque génération pour délivrer Israël, s’il est digne, ou pour enseigner la Torah lorsque la génération marche dans l'obscurité.
[le Arial - séfer Halikoutim 112 ]
Avant de se mettre à prier, chacun doit s'engager à respecter la mitsva "d'aimer son prochain comme soi-même", c'est-à-dire à aimer chaque juif comme il aime sa propre âme. Ainsi, sa prière s'ajoute à celles de tous les juifs et monte [beaucoup plus facilement] vers les cieux.
[rav 'Haïm Vital]
Rachi explique, à propos du premier verset de Vayikra, qu’avant de confier à Moché les nombreuses mitsvot de ce séfer, Hachem l’a d’abord interpellé en lui exprimant Son amour et Sa reconnaissance. [le terme "vayikra" est une expression d’affection - Rachi Vayikra 1,1]
Cela nous enseigne que chaque fois que nous nous apprêtons à étudier la Torah ou à accomplir une mitsva, nous devons imaginer la joie que ces actes de sainteté procurent à Hachem.
Hachem s’adresse à chacun d’entre nous et nous dit à quel point Il chérit, Il affectionne nos bonnes actions. Tout ce que nous faisons Lui est très précieux.
Cette approche du service de Hachem nous apporte une joie incroyable et nous rapproche du Créateur.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likoutei Mohoran I,282 ]
La téchouva (selon rabbi Na’hman)
+ La téchouva (selon rabbi Na'hman) :
-> Selon la Torah, si nous agissons comme il le faut, nous sommes récompensés, et dans le cas contraire, nous sommes punis. Dans ce cadre (strict), il n’y a aucune possibilité de faire téchouva. Nous ne pouvons pas remonter le temps et effacer l’erreur que nous avons commise.
Cependant, la miséricorde d'Hachem est bien supérieure à la rigueur de la Torah. La véritable nature du Créateur est qu’Il fait preuve d’une grande patience à notre égard, et qu’Il va au-delà de la lettre de la loi.
Par conséquent, lorsque nous revenons vers Hachem en prononçant quelques mots simples de téchouva, nous nous attachons à la révélation extraordinaire de la bonté d'Hachem, et nous nous élevons vers un lieu où nos fautes n’ont jamais eu d’effet.
Nous nous connectons à la bonté pure d'Hachem, qui ne porte aucune trace de notre faute, ce qui nous purifie de nos imperfections et nous permet de prendre un tout nouveau départ.
Ainsi, il n’y a jamais de raison de désespérer, car même depuis les endroits les plus bas, nous pouvons toujours faire téchouva.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Kiboud Av va'Em 4 ]
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-> Rabbi Nathan de Breslev dit que lorsqu’une personne est vraiment dure envers elle-même et se laisse submerger par la culpabilité, elle se coupe de toute sa vitalité spirituelle et de toute sa force.
C’est pourquoi, lorsque nous confessons nos fautes devant Hachem, nous devons nous rappeler de nous ancrer d’abord dans Sa compassion (miséricorde divine) extraordinaire.
En réalité, nous n’avons aucune idée de ce que nous avons vécu au cours de nos incarnations (guilgoul) précédentes, et nous ne pouvons pas non plus vraiment saisir l’ampleur des défis auxquels nous avons été confrontés dans cette vie. Seul Hachem voit tout cela.
Ainsi, Il prend certainement tout en considération et nous juge avec bienveillance.
Nous souffrons à un niveau si profond et de tant de façons différentes qu’une fois tout mis dans la balance, il ne fait aucun doute que nous sommes de très bonnes personnes, et Hachem est très fier de nous. Tel est le véritable sens du 'hechbon hanéfech.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Arlah 4 ]
-> Très souvent, nous souhaitons sincèrement faire téchouva, mais nous avons l’impression de devoir changer beaucoup de choses pour y parvenir.
Par exemple, nous pensons que nous devons étudier la Torah bien plus que nous ne le faisons actuellement, ou que nous devons être beaucoup plus stricts dans notre observance de la halakha, ...
Mais tout cela n’est qu’une ruse du yétser ara, qui tente de nous pousser à l’épuisement total.
En réalité, la première étape de la téchouva consiste à prendre conscience qu'Hachem est juste là, là où nous sommes, à cet instant précis (même au plus bas des bassesses spirituelles). Nous faisons déjà beaucoup de choses qui Lui procurent une immense satisfaction.
Une fois que nous avons compris ce concept fondamental, nous pouvons alors chercher des moyens d’atteindre le niveau supérieur, peut-être en prononçant les bénédictions avec plus de kavana, en pratiquant un peu d’hitbodédout chaque jour, et ainsi de suite.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Moharan II,44 ]
-> Rabbi Na'hman de Breslev ('Hayé Moharan 353) disait que même s’il commettait une faute terrible, D. nous en préserve, il ne serait pas triste par la suite. Au contraire, il repartirait immédiatement à zéro avec Hachem et chasserait le passé de son esprit.
Puis, plus tard, lorsqu’il aurait un peu de temps pour faire son hitbodédout, il confesserait sa faute devant Hachem et demanderait Son pardon.
Cela nous enseigne une leçon extrêmement importante dans la vie : il y a un temps pour tout. Nous devons essayer d’être joyeux quoi qu’il arrive et quelle que soit la gravité de nos erreurs.
Puis, pendant un moment, nous devons exprimer nos regrets pour nos fautes devant Hachem (en vidant toutes nos émotions, notre coeur) et Lui faire part de notre désir ardent de nous améliorer, avec la foi pure (émouna) que, grâce à ce processus, nous effaçons complètement l’ardoise.
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-> Le pouvoir du yétser ara réside dans sa capacité à créer l’illusion selon laquelle, malgré tous nos efforts pour changer, nous nous trouvons toujours exactement au même point qu’auparavant, voire que nous nous sommes encore davantage éloignés d'Hachem.
Or, en réalité, chaque fois que nous nous connectons à la conscience de Hachem et que nous agissons pour Le servir, nous brisons toutes les forces des ténèbres qui nous entourent et nous nous élevons à un nouveau niveau.
Le seul problème, c’est qu’à ce niveau, nous recevons un nouveau yétser ara, et la lutte recommence, ce qui donne l’impression que nous ne faisons aucun progrès. C’est pourquoi nous ne devons pas nous laisser tromper et abandonner alors que nous nous rapprochons en réalité de Hachem.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1, 25 et 72 ]
-> Rabbi Na'hman de Breslev (Likoutei Moharan II, 112) dit : "Si tu crois que tu es capable de faire des erreurs (fautes), tu dois croire que tu es capable de les réparer".
Le sens profond de cette affirmation est que si nous croyons que ce que nous faisons a vraiment de l’importance au Ciel, au point que nos fautes causent des dommages dans les mondes supérieurs, alors nous devons croire que nous avons également la capacité de réparer tout aussi facilement tous les dommages que nous avons causés.
L’une des principales ruses du yétser ara est de focaliser notre attention sur les fautes de l’année, du mois, du jour et/ou des cinq dernières minutes écoulés. Il est peut-être vrai que nous avons vraiment tout gâché, mais la réalité est qu’en accomplissant simplement la volonté de Hachem dès maintenant, nous réparons tout.
En quelques secondes à peine, nous pouvons nous relever et prendre un nouveau départ dans le service d'Hachem, grâce auquel nous devenons une création entièrement nouvelle et entamons une existence totalement nouvelle.
[rav Nissan David Kivak]
-> Chaque fois que nous trébuchons, nous devons nous rappeler qu'Hachem nous donne simplement l’occasion de révéler Sa gloire (kavod) dans un lieu plus bas (spirituellement parlant), en réalisant la moindre petite chose que nous pouvons dans le service de Hachem.
Toute mitsva que nous accomplissons dans ces situations procure à Hachem une plus grande satisfaction (na'hat) que le service de tous les anges saints du Ciel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,10 ; Likouté Moharan II,112 ]
-> Il est important pour nous de comprendre notre rôle dans l’histoire juive.
Les tsadikim du passé, depuis Avraham jusqu’aux grands talmidim du Baal Shem Tov, ont déjà réparé la brisure dans tous les mondes supérieurs. Ainsi, le dernier tikoun qui nous reste à accomplir consiste à trouver les diamants précieux cachés dans les ténèbres du monde matériel.
C’est pourquoi nous tombons parfois aux niveaux [spirituellement] les plus bas de l’existence : simplement pour que nous prononcions une bénédiction ou accomplissions une mitsva qui rectifiera ces lieux et amènera toute la Création à un état de perfection. [cela éclaire d'un point de vue positif la notion de diminution du niveau spirituelle génération après génération - yéridat adorot]
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Birkat HaRéa'h 4 ]
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-> Rabbi Na'hman de Breslev dit que nous devons faire preuve d’une grande patience tout au long du processus de téchouva. Lorsque nous prenons conscience de notre besoin de revenir vers Hachem, la première chose qui se produit est que nous sommes confrontés à une avalanche d’obstacles qui nous barrent la route. Cependant, ces obstacles sont en réalité là pour nous aider.
Ce qui nous sépare principalement de Hachem, c’est notre orgueil. Ainsi, Hachem nous envoie des difficultés afin que nous parvenions à une véritable humilité et que nous réalisions que nous ne méritons pas le précieux trésor de la téchouva.
Mais en même temps, nous devons nous rappeler que la miséricorde d'Hachem est infinie ; il nous suffit donc d’attendre et d’aspirer à Hachem jusqu’à ce que la gêne (honte) d’être retenus expie nos fautes et que nous puissions entrer dans le royaume merveilleux de la sainteté.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan I,6 ]
-> Nos Sages disent que ce qui importe le plus à Hachem, c’est notre aspiration vers Lui : "Ra'hmana, liba baé" (le Miséricordieux veut notre cœur).
Par conséquent, même si nous constatons que nous commettons sans cesse les mêmes fautes et qu’il semble que nous soyons incapables de changer, nous pouvons tout de même procurer à Hachem une immense satisfaction en Lui confiant nos véritables sentiments et en priant pour pouvoir vaincre le yétser ara.
En effet, rabbi Nathan (Likouté Halakhot - 'Hezkay Métaltélim 5) explique que chaque fois que nous prions pour obtenir l’aide d'Hachem, c’est comme si nous déposions une plainte officielle devant un tribunal concernant notre bien (notre cœur) qui a été illégalement saisi par un voleur (le yétser ara).
Tant que nous continuons à déposer ces "plaintes", nous empêchons le voleur d’acquérir ce bien (d’établir une 'hazaka), jusqu’à ce que nous parvenions finalement à l’éliminer complètement.
Lorsque nous ouvrons un livre pour étudier [la Torah] avec le désir ardent de nous rapprocher d'Hachem, nous libérons notre esprit de son attachement à la fausse beauté du monde matériel et commençons à percevoir la véritable grâce de chaque mitsva que nous accomplissons.
Cela transforme complètement nos vies. La sagesse pure de la Torah nous aide à trouver Hachem partout où nous allons dans le monde matériel.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Mohoran I,1 ]
La cause principale de la douleur qu’une personne éprouve face aux épreuves est qu’elle perd conscience du but [de la souffrance], et c’est ainsi qu’elle ressent de la douleur.
Lorsqu’on comprend et que l’on médite sur ce but, on ne ressent absolument aucune souffrance.
[rabbi Na'hman de Breslev - Likouté Moharan 1:65 ]
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-> Lorsqu'on est persuadé que rien n'arrive par hasard dans le monde, on est déjà rassuré qu'il y a forcément une bonne raison derrière la souffrance que l'on subit (on comprendra pleinement dans le monde de Vérité).
b'h, par exemple : Les bénéfices de nos souffrances :
- 1ere partie : https://todahm.com/2024/07/18/les-benefices-de-nos-souffrances-1ere-partie
- 2e partie : https://todahm.com/2024/07/18/les-benefices-de-nos-souffrances-2e-partie
- 3e partie : https://todahm.com/2024/07/18/les-benefices-de-nos-souffrances-3e-partie
- 4e partie : https://todahm.com/2024/08/13/les-benefices-de-nos-souffrances-4e-partie
- 5e partie : https://todahm.com/2024/08/13/les-benefices-de-nos-souffrances-5e-partie
Qu’est-ce qui est arrivé en premier : le décès de Miriam ou l’épisode où rocher fut frappé?
"Et Miriam mourut, ... et il n’y avait plus d’eau pour la communauté (le puit de Miriam s'étant tari)" ('Houkat 20,1-2)
-> Le Zéra Shimshon aborde le décès de Miriam.
Les versets semblent indiquer clairement que Miriam est d’abord décédée, et que ce n’est qu’ensuite que les juifs se sont plaints pour obtenir de l’eau. Cela semble logique, puisque le puits qui approvisionnait le peuple d’Israël en eau dans le désert existait grâce au mérite de Miriam.
Il s’ensuit donc que, lorsqu’elle est décédée, le puits s’est asséché et que les plaintes ont commencé.
Cependant, le Yalkout (Shimoni 764) indique que lorsque Moché frappa le rocher pour en faire jaillir l’eau au lieu de lui parler comme Hachem le lui avait ordonné, Hachem dit à Moché ('Houkat 20,12) qu’il ne serait pas celui qui ferait entrer le peuple juif en terre d'Israël.
Le Yalkout souligne que le verset est formulé au pluriel, ce qui implique qu’à cause de cet incident, de nombreuses personnes n’entreraient pas en terre d'Israël.
Le Yalkout explique que cela fait référence à Moché, Aharon et Miriam.
Il semblerait donc qu’en raison de l’incident du coup porté au rocher (Mé Mériva), même Miriam ait été privée du droit d’entrer en terre d'Israël.
Le problème est que toute cette histoire s’est déroulée après le décès de Miriam. Cela n’a donc pas pu se produire de son vivant, puisque l’eau a coulé grâce à son mérite et ne s’est arrêtée qu’à sa mort?
Le Zéra Shimshon explique que 30 jours avant la mort d’une personne, son âme commence à monter au ciel.
[le Zohar (Vayé'hi 217b) nous apprend que lorsque le jour de la mort d’un individu approche, il est annoncé au monde, 30 jours à l’avance, que son heure est venue de quitter ce monde. Si cette personne est un tsadik, l’annonce est faite 30 jours à l’avance parmi les tsadikim du Gan Eden. Pendant les 30 jours qui précèdent la mort d’une personne, sa néchama le quitte chaque nuit et va voir la place qui lui est réservée dans l’au-delà.
De même, selon le Rabbi Yé'hiel Mi'hal Tukachinsky (Guécher ha'Haïm 2,26), la force vitale, ainsi que l'âme, quittent le corps en sept étapes. En relation avec nous dvar Torah, voici les 3 premières :
1°/ Trente jours avant la mort, l'âme commence un départ partiel du corps ;
2°/ Dans les dernières heures, l'image [spirituelle] [qui accompagne l'homme depuis sa naissance] se retire de lui ;
3°/ La force vitale s'éteint [c'est-à-dire au moment de la mort] et l'esprit retourne à Hachem ... et c'est ce jour-là que le deuil est le plus intense.]
C’est ce que l’on constate même chez Moché. Juste avant son décès, il a déclaré qu’il n’était plus en mesure de discuter correctement de la Torah (voir Vayélé'h 31,2 et Sotah 13b).
Selon le Zéra Shimshon, cela s’explique par le fait que son âme avait déjà commencé à monter lentement vers le ciel et que son influence dans ce monde diminuait de plus en plus.
La même chose s’est produite avec Miriam. Bien que les eaux aient continué à couler tant que Miriam était en vie, leur débit a néanmoins commencé à ralentir considérablement à mesure qu’elle approchait de son décès. À sa mort, elles cessèrent complètement de couler.
Ainsi, les plaintes concernant l’eau commencèrent avant même le décès de Miriam. [comme si notre robinet d'eau coulait presque plus, et qu'on est en plein désert!]
(d’autres commentaires concluent également que telle fut bien la chronologie des événements, mais cette explication est propre au Zéra Shimshon)
Ces plaintes débutèrent lorsque le débit de l’eau commença à ralentir, à mesure que l’âme de Miriam s’élevait lentement et que son influence dans ce monde s’amenuisait.
Le Zéra Shimshon explique ensuite :
Le fait que l’eau ait commencé à s’écouler de plus en plus lentement (puisque dans les 30 jours de la mort de Miriam) et que les juifs se soient mis à s’en plaindre constituait en réalité une épreuve pour Moché. S’il n’avait pas frappé le rocher, il aurait réussi l’épreuve, Miriam aurait bénéficié d’un sursis et ils auraient tous pu entrer en terre d'Israël. [le compte à rebours des 30 jours avant son décès aurait été annulé, Hachem lui accordant un supplément de temps de vie. ]
Mais comme il a frappé le rocher, Miriam est décédée et n’est pas entrée en terre d'Israël.
Cela explique pourquoi le Yalkout peut affirmer qu’en raison de Mé Mériva, Miriam n’est pas entrée en terre d'Israël.
Selon le Arizal (Shaar HaKavanot 59a), chaque prière que nous prononçons élève de nouvelles étincelles de sainteté ; ce que quelqu'un peut accomplir par sa prière, ne peut l'être par aucun autre.
C’est pourquoi chacun doit se fortifier chaque jour et devenir encore plus saint qu’auparavant, car peut-être méritera-t-il d’élever des étincelles de sainteté qui n’ont pas encore été élevées.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Chéla'h Lé'ha 13,20]
L’échelle entre nous et le Ciel
Lorsque Yaakov arriva à Har HaBayit (lieu où sera construit le Temple), il s’endormit et fit un rêve extraordinaire au sujet d’une échelle allant de la Terre au Ciel. Puis, il se réveilla et dit : "Que cet endroit est redoutable!" (Vayétsé 28,17).
C’est là la révélation des grands tsadikim qui revêt une importance capitale pour nos vies. La plupart du temps, nous rêvassons, sans avoir conscience qu'Hachem est très proche de nous et que chaque petit geste que nous faisons dans la kedoucha (sainteté) a un effet inconcevable dans tous les mondes supérieurs.
C’est pourquoi Hachem nous envoie des tsadikim pour nous enseigner que, où que nous soyons dans le monde, il existe une échelle qui relie notre lieu aux Cieux les plus élevés ; ainsi, chaque bonne pensée que nous avons, chaque mot positif que nous prononçons et chaque mitsva que nous accomplissons créent d’immenses tikounim dans toute la Création.
Grâce à cela, nous nous réveillons et réalisons : "Que cet endroit est redoutable!".
Nos cœurs se remplissent d’émerveillement, de crainte et d’amour pour Hachem, et nous sommes capables de Le servir à un tout autre niveau.
[rabbi Nathan de Breslev - Likouté Halakhot - Min'ha 7 ]