Aux délices de la Torah

Pâtisserie spirituelle depuis 5771 - b'h
 

Un jeûne = un sacrifice de soi à Hachem

-> Lorsqu’une personne jeûne, cela tient lieu d'un sacrifice (un korban à Hachem).
Tout comme le sang et les graisses sont prélevés sur un animal offert en sacrifice, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle donne une partie de ses propres graisses et de son propre sang.
Lors d’un jour de jeûne, une personne doit également faire un don à la tsédaka, à l’instar de la portion du sein de l’offrande qui est donnée au Cohen, afin que son offrande soit complète ...

En réalité, un jeûne doit s’apparenter à un sacrifice de deux manières.
Premièrement, tout comme la graisse et le sang d’une offrande sont donnés à Hachem, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle renonce à sa graisse et à son sang.
Deuxièmement, tout comme la partie de la poitrine d’une offrande est donnée au Cohen, de même, lorsqu’une personne jeûne, elle doit donner la tsédaka, et la tsédaka lui apporte du mérite en Haut.
[...]

Il faut comprendre que c’est la tsédaka qui réveille les mérites de cette personne au Ciel.
[rabbi Yaakov Abou'hatséra - Pitou'hé 'Hotam - Tsav 7,29-30]

Parfois, on peut réciter les prières avec amour et crainte, et une grande hit'lahavout (ferveur ; enthousiasme ardent), sans bouger du tout, de sorte qu’à un autre, on puisse sembler qu’on prononce les mots sans aucune dvékout (attachement à D.).
[Lorsqu’on est fortement attaché à Hachem], on peut Le servir avec l’âme [seule], avec un immense et grand amour [d'Hachem].
C’est là la meilleure forme d’adoration. Elle se déroule plus rapidement, avec un plus grand dvékout envers Hachem, que la prière qui est visible extérieurement dans les membres.
La klipa (force du mal) ne peut s’attacher à cette prière [idéale], car elle est entièrement intérieure.
[Baal Shem Tov - Tsava'at haRivach - 105]

Yétser ara & matérialité

-> Chaque être humain possède deux penchants, ou deux forces motrices : un penchant vers le bien (yétser atov) et un penchant vers le mal (yétser ara).
Le yétser ara ne souhaite que nous fassions le bien, comme accomplir la volonté d'Hachem.
Le yétser ara, bien qu’il s’agisse de la mauvaise inclination, ne souhaite pas nécessairement que nous fautions. Son but et son intérêt sont que notre moi physique se livre aux plaisirs de ce monde et en profite.
Et plus nous nous adonnons aux plaisirs physiques (matériels) que le monde a à offrir, moins nous serons sensibles et ouverts à la spiritualité et à la divinité.
Si nous parvenons à convaincre le yétser ara que le plaisir véritable et éternel se trouve dans la parole d'Hachem et que les plaisirs physiques sont futiles et éphémères, notre yétser ara deviendra une force motrice dans la quête de la spiritualité.
[rav Yonathan Eibshitz - Yaarot Dvach 9 ]

Réflexion sur la mort (rav Kook)

-> Notre existence temporaire n'est qu'une étincelle au sein de l'existence éternelle, la gloire de la vie éternelle. Il est impossible de réaliser le bien potentiel caché au cœur de cette vie temporaire si celle-ci n'est pas alignée sur la vie éternelle.
Cette conscience intérieure réside au cœur de l'esprit de toute existence ...

Au sens profond, l’éternité est le fondement puissant qui sous-tend toute vie sociale.
Le désir de se relier à la gloire de l’éternité vainc la mort. Il essuie toutes les larmes humaines.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 2:141-142 ]

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-> La peur de la mort est une maladie de l'humanité.
Elle résulte de la faute. En effet, c’est la faute qui a créé la mort. Et la téchouva / la croissance spirituelle est le remède principal pour éliminer la mort du monde.
Tous les efforts des êtres humains tournent autour de leur salut face à la mort. Pourtant, ils n’atteindront leur but qu’en renforçant le lien de leur âme avec sa source intérieure.

Lorsqu’une personne s’immerge dans la poussière du matérialisme et se laisse emporter par les préoccupations du corps, cela renforce la mort. Cela ajoute la peur à la peur.

Peu importe les efforts qu’une personne déploie pour ne plus avoir peur de la mort, elle n’y parviendra pas. La raison en est que toute son existence est plongée dans des domaines que la mort contrôle. C’est la mort qui détruit et anéantit tous ces domaines.

Comment le cœur d’une personne pourrait-il ne pas trembler à l’idée que la beauté se transforme en immondice, et que ce qu’elle chérissait devienne quelque chose de répugnant?
Lorsque la vie est dépourvue d’un but supérieur, la mort devient automatiquement terrifiante. Lutter contre la mort est vain. Le courage n’y changera rien.
Le remède ultime et véritable qui libérera le monde de l’esclavage de la mort est caché dans le trésor de la vie, dans l’âme de la Torah lorsqu’elle se révèle dans toute sa gloire.
De tels remèdes sont cachés dans l’endroit le plus sûr.
[rav Avraham Kook - Shmoné Kévatsim 1:486 ]

+ "L’Esprit de D. planait au-dessus des eaux" (Béréchit 1,2)

-> "L’Esprit de D." (roua'h Elokim) désigne l’âme humaine, qui doit planer au-dessus de "la surface des eaux" (al péné amayim), qui fait référence à la Torah.
Puis, "Hachem dit : "Que la lumière soit!"", ce qui signifie qu'Hachem illuminera alors la personne de la Lumière sainte de la Torah.
[Baal Shem Tov - Kéter Shem Tov 13]

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-> Le midrach (Yalkout Chimoni - Béréchit 4) dit que cette phrase fait référence à l’esprit d’Adam et à l’esprit du machia'h.
En réalité, Adam (אדם), le premier homme, englobait toute l’humanité, et son nom est considéré comme l’acronyme de A(dam), D(avid), M(achia'h).
Le Baal Shem Tov ajoute ici que cet enseignement, qui s’appuie sur le verset évoquant le but de la Création, "Que la lumière soit", s’applique à chacun d’entre nous.
Chacun de nous peut apporter davantage de lumière dans sa propre vie, et par conséquent dans le monde, et faire partie du "machia'h", en se connectant à Hachem à travers Sa Torah.

L’honneur reçu fait perdre nos mérites futurs

+ L'honneur reçu fait perdre nos mérites futurs :

-> Le Yérouchalmi (Péa 8,6) rapporte que Rabbi Eliezer était un gabaï tsédaka qui accueillait des invités.
Lorsque ses invités le bénissaient et priaient pour lui, il disait que pour cette hospitalité, il ne recevrait pas de récompense. Lorsque d’autres invités l’humiliaient et le maudissaient, il disait que pour ces invités, il recevrait une récompense.

En effet, le séfer 'Hassidim (84) déclare : "Que ton cœur ne se réjouisse pas si les gens t’honorent, car selon l’honneur et le plaisir qu’une personne reçoit en ce monde pour ses actes, on lui enlève de ses mérites dans le monde à Venir."

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-> On demanda au 'Hafets 'Haim de prononcer le discours d’ouverture à la Knessia Guédola, mais il refusa. On lui a dit qu’en toute logique, il devrait être le premier à prendre la parole, puisqu’il était un Cohen et le plus âgé des sages du groupe.
"Je ne suis ni un rav, ni un roch yéchiva", répondit-il. "Je ne suis qu’un simple vendeur de séfarim (livres), mais je reçois beaucoup d’honneurs, et je crains qu’il ne me reste plus rien dans l’Olam Haba (monde à Venir). Laissez-moi un peu pour le monde à Venir, et cessez de m’honorer!"

-> On raconte qu’après le décès de rav Méir Shapiro, il apparut à l’un des directeurs de la yéchiva et lui révéla qu’au Ciel, l’accent n’était pas mis sur sa yéchiva 'Hakhmé Lublin ou sur sa fondation du Daf Yomi, mais sur le fait qu’il ait été humble et soumis.
Nous pouvons expliquer que, bien que ses réalisations prodigieuses aient certainement été notées au Ciel, la cour céleste examine d’abord s’il en a tiré de l’honneur et du plaisir, auquel cas il a peut-être déjà "mangé" son monde de son vivant.

-> A la fin de sa vie, le rav Elazar Ménachem Mann Shach demanda à quelqu’un : "Qu’emporterai-je avec moi en Olam Haba?"
La personne ne comprit pas la question. "Le rav viendra avec 70 ans d’enseignement de la Torah!" répondit-elle.
"Qu’emporterai-je avec moi au Olam Haba?" répéta le rav Shach.
"Le rav viendra avec les volumes de son Avi Ezri sur le Rambam", répondit la personne.
"Qu’emporterai-je avec moi dans l’Olam Haba?" demanda-t-il à nouveau.
"Je ne comprends pas la question", dit la personne.
"Pour toutes ces choses, j’ai déjà reçu des honneurs", dit le rav Shach, "et une mitsva pour laquelle on a été honoré est comme un ticket de bus usagé."

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-> Le 'Hafetz 'Haïm dut un jour se rendre à Moscou pour les besoins de sa yeshiva, et il écrivit une lettre à une de ses connaissances dans cette ville, le priant de ne pas faire connaître son arrivée, afin que les gens ne l’accueillent pas publiquement.
Plus tard, son hôte lui demanda pourquoi il empêchait ses nombreux admirateurs de gagner le mérite de lui rendre l’honneur dû à un sage de la Torah.
"Aimez-vous le kugel?" demanda le 'Hafetz 'Haim en réponse.
"Oui", répondit l’homme, surpris par la question.
"Votre femme prépare-t-elle du kugel pour le Shabbat?"
"Oui", répondit-il, de plus en plus perplexe.
"Et mangez-vous le kugel le soir du Shabbat?"
"Non", dit-il. "Je le mange le jour du Shabbat".
"Vous comprenez donc que cet honneur nous est également réservé dans le monde de la récompense", expliqua le 'Hafets Haim. "Si nous en jouissons dans ce monde, que nous restera-t-il dans le monde de l’éternité?"

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-> "Sachez que toute publicité autour d’une mitsva accomplie dissipe nos mérites.
C’est comme un billet de train déjà utilisé! …"
[Rav Chakh]

-> Qu'est-ce qu'une mitsva accomplie à la perfection?
Le rav Chakh disait souvent :
"[Il s'agit] d'une mitsva accomplie si discrètement qu'aucun de ceux qui sont là ne le sauront jamais.
Personne n'en sait rien, c'est là le mérite le plus grand, de loin plus élevé que celui de réunir des masses et de leur enseigner la Torah!

Car la sensation de "gloire" ou de tout autre plaisir escompté réduit considérablement la valeur d'un acte méritoire."

"Une mitsva doit être naki, propre, sans honneur, sans publicité.
Seul D. doit le savoir ...
Et il faut le faire pour Lui et pour rien d'autre ... c'est cela qui fait mériter la vie éternelle"

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-> Parfois, on a besoin de reprendre des forces dans notre service divin, et le regard positif d'autrui (en public) peut nous encourager, nous donner des forces pour repartir plus fort de l'avant dans notre relation personnelle avec Hachem.
Il est aussi nécessaire de faire des actes publiques afin d'impacter par l'exemple nos enfants. Notre comportement positif étant l'outil pédagogique le plus puissant.

-> Occasionnellement, il peut être utile de "composter" notre "billet de train" (mitsva) pour impacter positivement autrui :
- le fait que je donne en public (de l'argent, du temps, ...) va entraîner d'autres à donner ;
- le fait que je fasse publiquement une mitsva, va inciter d'autres à suivre l'exemple (ex: si lui il prie alors pourquoi pas moi!) ;
- partager la Torah à autrui ;
- ...

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-> Rabbi El'azar dit : Celui qui donne la tsédaka en cachette est plus grand que Moché Rabbénou.
[guémara Baba Batra 9b]

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-> Le Pélé Yoets explique que les actes et les conduites obéissant à la halakha peuvent être exécutés en public, mais ceux qui correspondent à des ajouts volontaires faits par piété doivent être accomplis dans la discrétion. Celui qui désire faire des 'houmrot doit le faire entre lui et lui-même, sans publicité.

-> S’appuyant sur le Zohar, le 'Hida écrit que, si quelqu’un publie ses bons actes, il reçoit ainsi sa récompense dans ce monde, tandis que, dans le suivant, il sera puni pour cela. Non seulement il ne recevra pas de récompense, mais en plus, il sera puni.
A l’inverse, celui qui cache ses bonnes actions, Hachem le protège et le cache, le mettant à l’abri des puissances impures, comme le souligne le verset : "Je veux ... suivre la droiture de mon cœur dans l’enceinte de ma maison ... Je déteste les agissements des pervers : rien de commun entre eux et moi" (Téhilim 101, 2-3).
Celui qui œuvre discrètement dans ce monde en sera grandement récompensé dans le suivant, en vertu de la promesse du verset : "Ah! Qu’elle est grande Ta bonté, que Tu tiens en réserve pour Tes adorateurs" (Téhilim 31,20).

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-> Le Sfat Emet résidait dans la ville de Gour où il étudiait la Torah jour et nuit et s'affairait au service d'Hachem. Il ne quittait jamais sa ville. Quand son épouse tomba malade, il voyagea avec elle à Vienne pour consulter les médecins.
Quand le Rav attendait le train dans la gare de Varsovie, ses disciples lui demandèrent de leur transmettre un enseignement avant de se séparer.
Alors le Sfat Emet leur dit : "On doit apprendre des enseignements pour le service Divin à partir de chaque chose. Mais que pouvons-nous apprendre du train?
La locomotive traîne, par la force de la vapeur, des dizaines de wagons, des centaines de personnes, des tonnes de marchandises. Mais d'où vient sa force? Quel est son secret?
Toute sa force vient du fait que la locomotive renferme en elle la vapeur sans la laisser s'échapper.
Il en est de même dans le Service d'Hachem. Plus une personne renferme en elle-même le feu de l'enthousiasme sans le laisser transparaître à l'extérieur, plus il recevra de la force et de la puissance dans le Service Divin!"

La Torah

+ La Torah :

-> Il est rapporté dans le Zohar qu'il y a une mitsva d'étudier chaque jour la Torah car elle représente le secret suprême pour connaître les voies d'Hachem afin de s'en rapprocher. [Zohar - Térouma 134b]
En effet, l'étude de la Torah permet de nous sanctifier, de comprendre comment accomplir les commandements d'après la halakha et comment atténuer la stricte rigueur pour apporter la réparation à son âme. Cela permet à chaque individu de savoir comment mériter le monde à Venir à partir de ce monde actuel et toutes ces notions sont enseignées dans la Torah.

-> Le Zohar (Térouma 134b) poursuit :
"Tout celui qui se consacre à l'étude de la Torah méritera le monde présent ainsi que le monde à Venir, se préservera de tous les accusateurs malveillants, que ce soit dans ce monde, sous la forme de bandits, de peuplades, de démons de toutes sortes, que dans le monde futur, par une protection contre les accusateurs tels que les anges de destruction qui l'accusent perpétuellement et réclament le "remboursement de ses dettes".
Puisque la Torah est le secret de la foi, c'est-à-dire le flux de la lumière divine qui unit le divin et l'humain, celui qui s'y affaire se consacre ainsi à unir la totalité des dimensions de la création.
C'est la raison pour laquelle il sera épargné dans la totalité des mondes, comme le promettent nos Sages : "Tout homme qui accepte sur lui le joug de la Torah, on lui enlève le joug de la royauté et du gouvernement ainsi que le joug des voies de la terre" (Pirké Avot 3,5).

Hachem fait constamment résider Sa Présence Divine à l'intérieur de cette personne, sans jamais la quitter, ce qui n'est pas le cas pour tous les autres commandements que l'homme peut accomplir.
En effet, bien que la Présence Divine réside sur cet homme lorsqu'il accompli une mitsva, ceci ne dure que le temps de l'application du commandement mais lorsqu'il termine sa mitsva, la Présence Divine le quitte aussitôt.
Ainsi, celui qui connaît quelques mots de Torah doit les poursuivre sans relâche pour les étudier (voir Sanhédrin 32b) afin de réaliser le secret du verset : "De tout homme dont le coeur est généreux" (Térouma 25,2).
Il s' agit de chaque homme qui bénéficie d'un don de Lumière de la Présence Divine qui réside dans son cœur car c'est la Chékhina qui lui enseigne la Torah que l'on connaît et c'est Elle qui plane au-dessus de lui et à l'intérieur de lui.
Ainsi, la Torah constitue le secret de l'Arbre de la Vie car elle donne la vie à tout celui qui la trouve. De fait, celui qui s'attache à la Torah s'attache du même coup à l'Arbre de la Vie, comme il est écrit : "Elle est un Arbre de Vie pour ceux qui s'y attachent" (Michlé 3,18), à tel point que même dans la tombe, la Torah d'un homme ne sera pas vaine car ses lèvres exprimeront la Torah qu'il a étudiée, comme il est écrit: "Ton palais sera comme un vin exquis" (Chir haChirim 7,10). En effet, nos Sages nous ont enseigné que les lèvres des érudits s'expriment dans la tombe (Yébamot 97a)."

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-> "Comme est bénéfique le chemin de la Torah, car dans chaque mot, dans chaque lettre, il y a de multiples conseils et de multiples enseignements bons pour l'homme, de multiples pierres précieuses qui vont lui apporter un éclairage prodigieux et qui l'éclairent de toutes parts.
Celui qui s'y affaire jour et nuit ne sera pas comme un arbre asséché mais plutôt comme un arbre qui contient des racines, qui contient des écorces, qui contient des branches, qui contient des feuilles, qui contient des bourgeons et qui contient des fruits qui rassasient.
Il en est de même pour chaque mot de la Torah qui renferme un sens littéral, qui contient des exposés, qui contient des allusions à la sagesse, qui contient des valeurs mathématiques, qui contient des secrets reliés à la 50eme Porte et qui renferme également les secrets des secrets.
Elle dévoile ce qui est casher et discerne ce qui est passoul (on cashère), ce qui est pur et ce qui est impur, ce qui est interdit et ce qui est permis et, à partir de là, étend ses branches de toutes parts. Combien est agréable et belle la comparaison entre la Torah et 1'arbre."
[Zohar - Balak 202a]

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-> Selon le Zohar ('hadach 86b) tout celui qui arrive dans le monde à Venir sans connaissance de la Torah, quand bien même serait-il l'auteur de nombreuses bonnes actions, il serait irrémédiablement repoussé de toutes les portes du monde futur (à Venir).

-> Rabbi Moché Cordovéro (rapporté dans le Matok midvach), le Ramak, écrit que dans les mondes supérieurs, on n'enseigne pas de nouvelles connaissances à celui qui ne les a pas étudiées au préalable, à leur source, dans la dimension du monde matériel, durant sa vie. Par conséquent, dans les mondes supérieurs, on n'enseignera pas à celui qui n'a pas fourni les efforts nécessaires ici-bas, car seules des connaissances supplémentaires à ce qui a déjà été appris sont enseignées.

Shabbath – le repos de l’âme

-> Les Tossafot (Sanhédrin 38a) écrivent que même après les 6 jours de la Création, le monde était encore dépourvu de ménou'ha, de repos, jusqu’à ce que vienne le Shabbat, apportant avec lui la ménou'ha.
Cela semble déroutant, car le repos n’est pas une création distincte, mais simplement un état par défaut : lorsqu’il n’y a pas de travail, il y a repos. Pourquoi, alors, le repos est-il considéré comme une création distincte?

Nous pouvons expliquer que la ménou'ha du Shabbat n’est pas un repos physique, mais le repos de l’âme, qui enveloppe une personne au point qu’elle oublie tous ses soucis et se réjouit en Hachem.
Il s’agit d’une création spéciale qui n’a été donnée qu’au peuple juif, comme Hachem nous dit : "Vous observerez mes Shabbatot, car c’est un signe entre Moi et vous pour vos générations, afin que vous sachiez que Je suis Hachem, Celui qui vous sanctifie" (Ki Tissa 31,13).

Il est clair que le but de notre repos (ménou'ha) le Shabbat n’est pas simplement la détente du corps, mais l’élévation spirituelle.
[rav Moché Sternbuch]

Le Alchich haKadoch (Vayichla'h 35,1) écrit que si quelqu’un n’apprécie pas ce qu'Hachem lui a donné, Il ne continue pas à lui accorder du bien.
[d'où l'importance de Le remercier autant que possible (pour les petites et grandes choses). ]

C'est pourquoi les Sages disent (Béra'hot 35b) que celui qui profite de ce monde sans réciter une bénédiction vole Hachem et le peuple juif.
Rabbi Akiva Eiger explique que, parce qu'il "vole" à Hachem Sa bénédiction, Hachem retient Sa bénédiction du peuple juif.

L’influence de l’environnement sur notre spiritualité

+ L'impact de l'environnement sur notre spiritualité :

Le peuple juif a vécu des miracles extraordinaires en Égypte, où chaque femme a donné naissance à des sextuplés et où, en 210 ans, la nation est passée de 70 âmes à une nation gigantesque comptant des millions d’individus.
Ayant vu si clairement la main d'Hachem, comment les juifs auraient-ils pu adorer des idoles en Égypte?

La réponse est qu’ils étaient entourés de l’atmosphère corrompue de l'Egypte, avec sa sorcellerie et ses magiciens, et cela a aveuglé leurs yeux et bloqué leurs cœurs, les empêchant de voir et de comprendre.
Nous souffrons, nous aussi, d’une cécité et d’un blocage émotionnel similaires ...
La main d'Hachem est manifeste à chaque instant, sauf que l’impureté de notre environnement nous empêche de le discerner.
[rav Moché Sternbuch]

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[nous voyons l'importance d'être dans des lieux où la sainteté peut nous influencer positivement, comme la terre d'Israël, une synagogue, notre maison tenue dans un esprit de la Torah, ... ]

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-> Le rav Yé'hezkel Levenstein s’est enfui à Shanghai pendant la Seconde Guerre mondiale et de là, il s’est rendu aux États-Unis, où il a rétabli la yéchiva de Mir. Peu de temps après, cependant, il est parti pour la terre d'Israël, car il ne supportait pas l’atmosphère impure de l’Amérique.

Les gens se demandaient quel effet cette atmosphère impure pouvait bien avoir sur lui, étant donné qu’il ne faisait que des allers-retours entre sa maison et la yéchiva.
"Il y a deux façons de s’enivrer", répondit-il. "L’une consiste à boire du vin, et l’autre à passer du temps dans une cave à vin, où les vapeurs du vin embrument les sens. L’Amérique est comme une cave à vin, imprégnée d’une atmosphère de matérialisme, et l’air en est empoisonné."

Un jour, après s’être installé en terre d'Israël, il dut se rendre à Tel-Aviv pour une course. C’était Tel-Aviv il y a 70 ans, mais il fit le trajet en taxi les yeux fermés. Il déclara néanmoins plus tard que ce voyage l’avait affecté négativement, ajoutant qu’il lui avait fallu plusieurs semaines pour retrouver son niveau spirituel antérieur.
[rav Moché Sternbuch]

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-> Le Zohar enseigne (vol. 2, 117a) que bien que les égyptiens ne méritaient pas de mourir de la main de Hachem Lui-même, Il n’envoya néanmoins pas d’ange pour les tuer, de peur que les anges ne soient contaminés par l’impureté des égyptiens.

C'est une leçon pour nous d'être vigilant que sur notre lieu de résidence, ni même les lieux que l'on peut traverser, car l’atmosphère qui y règne a un effet néfaste sur nous.
Personne ne devrait dire : "Je ne serai pas affecté", car si un ange pouvait être blessé, alors nous le serions certainement.
[rav Moché Sternbuch]

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-> Lorsqu'Avraham descendit en Egypte, la Torah dit qu'il regarda sa femme Sarah. Nos Sages commentent que l'environnement égyptien était tellement impur qu'il avait la capacité d'impacter négativement, même un géant comme notre Patriarche Avraham.
Ainsi, le milieu dans lequel nous vivons nous impact passivement.

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-> Le midrach (Béréchit 65,22) décrit un incident qui s'est produit avec un terrible racha, un juif nommé Yossef Méchi'ha. Lorsque les Romains conquirent le Temple, ils eurent peur d'y pénétrer. Yossef Méchi'ha se porta volontaire pour faire ce que même les Romains n'osaient pas faire. Il entra dans le Temple et en ressortit en portant la ménora.
Les Romains furent choqués par cette inconvenance. Ils lui dirent qu'il pouvait prendre n'importe quoi d'autre, mais pas la ménora. Mais il refusa d'y retourner. Ils menacèrent de le tuer, mais il resta inflexible : il ne retournerait pas dans le Temple. Ils lui infligèrent donc une mort des plus douloureuses, et il mourut al Kiddouch Hachem.
Alors qu'il mourait, il s'écria : "Malheur à moi, car j'ai irrité mon maître". Il avait fauté une fois dans le Temple, mais il ne recommencerait pas.

L'histoire est déroutante. Alors qu'il était un terrible racha, il a soudainement changé d'avis (malgré la possibilité de retourner rapidement pour y prendre des objets incroyables en or massifs, qui le mettrait à l'abri jusqu'à la fin de sa fin). Quelle est la cause de cette transformation soudaine?
Ce fut un bref moment dans le Temple, explique le rav Poniovitch. C'était tout ce qu'il fallait pour le changer. Il était entré dans cette ambassade de la sainteté et de pureté, et il était devenu une personne différente.
Pensons-y : un moment dans le Temple (même sans intention, même dans un but d'y voler un élément central comme la Ménora), cela a suffi à transformer une personne aussi racha (en quelqu'un étant prêt à mourir d'un sublime kidouch Hachem [sanctification d'Hachem], au point qu'on en parle même de nos jours! ).

-> Or, "Hachem, dans Son immense miséricorde, nous a laissé un mikdach méat (petit Sanctuaire, Temple en miniature). Ce sont les synagogues et les maisons d'étude (baté midrachot). [depuis la destruction du Temple, ces lieux tiennent viennent en place du Temple - Méguila 29a ]" (['Hatam Sofer - drachot - vol.2, 309)
Ainsi, ces lieux ont une capacité naturelle à nous influencer positivement.
[de même, il existe des endroits qui ont une tendance à nous influencer en mal (de mauvaises actes y ont été faits), et à l'inverse en bien. ]

-> Rabbi Tan'houm bar 'Hiya dit : "Une personne doit désigner un endroit pour elle-même dans la synagogue". [guémara Yérouchalmi Béra'hot 4:4]
De même : "Quiconque désigne un lieu pour sa prière , le D. d'Avraham l'assistera". [guémara Béra'hot 6b]

En relation avec notre sujet, on peut rapporter 2 des explications données par le Tsela'h (Béra'hot 6b) enseigne :
- Chaque place a son propre mazal et son propre ange. En se déplaçant d'un endroit à l'autre, c'est comme si l'on dénigrait l'endroit où l'on était assis à l'origine, ce qui à son tour dénigre l'ange qui se tenait à cet endroit, ce qui pourrait même lui causer du tort. C'est pourquoi il convient de rester à la même place.
- L'endroit où l'on fait la prière acquiert de la sainteté grâce aux prières qu'on a pu y faire, et la prochaine fois que l'on fera la prière à cet endroit, la sainteté de l'endroit contribuera à l'acceptation en-Haut de notre prière.

-> Cette réalité de l'impact de l'endroit explique pourquoi la mitsva d'habiter en terre d'Israël (la seule terre Sainte, alors que les autres sont impures) est aussi fondamentale (équivalente aux 613 mitsvot réunies), car la sainteté et la présence d'Hachem y est énormément plus présente qu'en dehors, ce qui forcément nous impacte positivement (nous réaliserons pleinement cela après notre mort, libre arbitre oblige).
Hachem exprime souvent son désire qu'on vienne résider en terre d'Israël, car ce lieu nous aide à atteindre des hauteurs spirituelles qui nous seraient inaccessibles en 'houts laArets, et grâce à cela on devient plus proche de Lui et Il peut davantage nous combler de bénédictions, ce qui Lui cause beaucoup de joie.

-> Parmi les nombreux enseignements à ce sujet, on peut rapporter celui sur le verset : "Tu ne manqueras de rien là-bas (la terre d'Israël)" (Ekev 8,9).
Nos Sages commentent : Pourtant, il existe de nombreux fruits qui ne poussent pas en terre d'Israël ; comment alors comprendre cette promesse selon laquelle nous n'y manquerons de rien?
La Torah ne veut pas dire que la terre d'Israël contient tout. Elle veut plutôt dire que la terre d'Israël possède un pouvoir (influence) particulier qui aide ses habitants à se sentir proches d'Hachem et de Sa Torah, à tel point qu’ils éprouvent un plaisir spirituel si intense qu’ils ne ressentent aucun manque matériel.

-> "En Egypte, les Bné Israël vivant hors d’Israël, ils ont été influencés par le mazal de ce pays particulier, ce qui les conduisait à adorer des idoles (comme les égyptiens). C'est pourquoi Hachem ordonna à Avraham de s’installer en terre d’Israël. En Israël, une personne est sous l’influence directe d'Hachem, comme le dit le verset : "Les yeux de Hachem, ton D., sont toujours tournés vers elle" (Ekev 11,12)". [rav Yonathan Eibshitz - Pardes Rabbi Yéhonatan ]

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-> b'h, voir aussi : impact de l'environnement : https://todahm.com/2016/12/26/etre-impacter-par-son-environnement

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+ Impact d'une personne à côté de nous :

-> Le Séfer 'Hassidim (siman 770) écrit qu'il faut éviter de s'asseoir à côté d'une personne qui n'est pas convenable, car cela conduirait à des pensées indésirables.
On ne peut que se faire du mal en s'asseyant à côté d'une telle personne.

-> Le Pélé Yoetz (Yaalozou 'hassidim 90b) cite le Séfer 'Hassidim selon lequel, en public, il ne faut pas montrer qu'on est gêné de s'asseoir à côté d'une personne inconvenante, car il ne faut certainement pas embarrasser quelqu'un en public.
Si on ne peut pas éviter subtilement de s'asseoir à côté d'une telle personne, on ne doit pas s'inquiéter,
"même une barrière de métal ne nous sépare pas de notre Père qui est aux cieux".
Néanmoins, si les personnes assises à côté de nous sont des personnes peu recommandables qui parlent pendant la prière, font des commentaires désobligeants tout au long de la prière, perturbent sa prière, et qu'on sent qu'on ne peut rien leur dire, alors on doit s'éloigner d'elles ; on doit simplement s'assurer d'éviter les disputes.

-> 'Hanna a prié pour un enfant alors qu'elle se tenait près d'Eli haCohen, car la proximité d'un tsadik a un effet sur les prières d'une personne et sur leur efficacité.
[drachot 'Hatam Sofer II 357]

-> Si l'on se retrouve assis à côté d'une personne inconvenante, il faut comprendre que c'est un signe qu'il faut intensifier ses prières.
[Toldot Yaakov Yossef]

-> De nombreuses personnes n'ont pas d'endroit précis à la synagogue pour prier ; elles se promènent tout autour pendant qu'elles prient. Si elles se rendaient compte de ce qu'elles gagneraient en désignant un endroit pour faire leur prière, comparé à ce qu'elles perdent en se déplaçant d'un endroit à l'autre pendant la prière, elles n'agiraient pas ainsi.
[Métsouva véOssé - mitsva téfila 9]

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+ Impact d'un habit :

-> "Rivka prit les vêtements propres de son grand fils Essav ... et en revêtit Yaakov son petit fils" (Toldot 27,15)

Le Tsror haMaor (Rabbi Avraham Saba) enseigne que lorsque Rivka a placé les grands habits de Essav sur Yaakov, ils lui allaient parfaitement bien, malgré que ce dernier dernier était plus petit (cf.le verset ci-dessus).
=> Quelle était la nécessité de ce miracle sachant que Its'hak était non voyant, et ne pouvait pas savoir si l'habit lui allait parfaitement ou pas?

La réponse est que le miracle était destiné à Yaakov.
En effet, selon le midrach, Yaakov était très bouleversé et il a même pleuré de devoir être impliqué dans une tromperie. Hachem a alors fait en sorte que l'habit lui aille miraculeusement bien, comme un baiser d'encouragement, lui montrant que du Ciel il avait été convenu qu'il prenne les bénédictions à son frère.

-> Avant de mettre ses peaux, Rivka va d'abord revêtir Yaakov des vêtement de propres de Essav ou bien selon Rachi des vêtements précieux qu'Essav avait volés à Nimrod.
Rav Henoch Leibowitz explique que Rivka a habillé Yaakov de ces vêtements, afin qu'ils l'influencent d'une certaine façon à agir comme Essav, aidant ainsi à l'obtention des bénédictions.

=> On apprend de là le pouvoir d'influence que les habits peuvent avoir sur nous.
C'est ainsi que le Kitsour Choul'han Arou'h (3,3) codifie : "Une personne ne doit pas revêtir des habits très chers car cela amène une personne à être hautaine ; ni des vêtements extrêmement peu chers ou sales afin de ne pas être répugnant aux yeux des autres, mais avoir des habits ordinaires et propres".
[les juifs sont des princes, des fils du Créateur, on se doit d'agir en fonction de ce haut statut, et l'habit contribue à cela.]

[Le rabbi Naftali de Ropschitz enseigne qu'il était très difficile à Yaakov d'émettre le moindre mensonge, comme le souligne le verset : "tu donneras la vérité à Yaakov" (titèn émet léYaakov).
Rivka lui demanda donc d'enfiler le costume d'Essav, afin de se mettre dans la peau du personne, car lorsqu'on s'habille comme un Essav, on devient un peu comme lui, et même notre façon de parler en pâtit. ]