Aux délices de la Torah

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La valeur de la Torah

"La Torah est plus précieuse que les perles, et rien d'autre de désirable ne l'égale" (Michlé 3,15)

-> Selon la guémara (Yérouchalmi Péa 1,1), aucune mitsva n'a autant d'importance que celle d'étudier la Torah.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 1,4) nous enseigne que l'homme est constitué de parties distinctes : le physique et la spiritualité, son corps et son âme.
Nous sommes placés dans un monde essentiellement matériel, et nous devons en permanence répondre à ses besoins, renforçant ainsi constamment notre côté physique. Comment pouvons-nous continuer à renforcer notre côté spirituel? Par les mitsvot.
Mais, le Ram'hal dit que la plus puissante de toutes les mitsvot est l'apprentissage de la Torah. La Torah a la plus grande capacité à purifier notre physique et à le transformer en spiritualité.
Il écrit que cela non seulement nous élève, mais aussi tout le monde qui nous entoure.

=> L'étude de la Torah, plus que toute autre mitsva, nous relie à Hachem et élève notre côté spirituel.

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-> Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 1,4) écrit que le lieu principal où réside la Chékhina, est dans la personne elle-même et non dans le Temple (Beis HaMikdash). Cela n'est possible que si une personne se sanctifie correctement en accomplissant les mitsvot. Si une personne s'élève suffisamment, elle devient elle-même le Temple. [Hachem souhaitant résider en chaque juif! ]

-> Hachem a demandé aux Bné Israël de construire un Michkan dans le désert. Quel était exactement son but? Le verset (Térouma 25,8) nous dit : "Faites-moi un sanctuaire, et j'y habiterai". Le but du Michkan était d'abriter la Chékhina, d'être un lieu où Hachem peut résider dans ce monde.
Aujourd'hui, malheureusement, le Michkan et le Temple ont disparu. Où réside donc la Chékhina?
La guémara (Béra'hot 8a) nous dit qu'aujourd'hui, la seule chose qui permet à la Chékhina de résider parmi nous est l'étude de la Torah, comme il est écrit : "Tout ce qu'Hachem a dans ce monde, ce sont les 4 coudées de la Torah" (én lo l'Hachem béolamo éla arba amot chel halakha bilvad).

Lorsque nous nous asseyons et étudions la Torah, nous reconstruisons le Temple dans nos propres 4 amot. C'est incroyable!
Mais : Pourquoi, parmi toutes les mitsvot, c'est l'étude de la Torah qui amène la Chékhina parmi nous?

Le midrach (Chémot rabba Térouma) nous enseigne que lorsque Hachem nous a donné la Torah, Il l'aimait tellement qu'Il ne voulait pas s'en séparer. Afin de rester près d'elle, il nous a ordonné de créer un endroit [le Michkan, puis le Temple] où il pourrait résider près de la Torah.
Nous voyons donc que le but du Michkan était uniquement de permettre à la Chékhina de disposer d'un lieu de résidence proche de la Torah.

C'est pour cette raison que nous constatons que le Temple a été détruit à cause du bitoul Torah (perte de temps où l'on aurait pu étudier - guémara Nédarim 81a).
Une fois que l'on ne tient plus compte de la Torah, le Temple n'a pratiquement plus de raison d'être.
Cependant, même aujourd'hui, après la destruction du Temple, lorsque chaque juif étudie la Torah, la Chékhina est avec nous.

Le but de toutes les mitsvot est d'accomplir la volonté d'Hachem, mais l'étude de la Torah est une expérience qui se fait en présence d'Hachem. C'est un package : La Torah s'accompagne du Créateur.
En ce sens la guémara (Béra'hot 6a) écrit que même s'il n'y a qu'une seule personne assise et étudiant la Torah, la Chékhina se trouve à ses côtés. Nous ne retrouvons ce phénomène dans aucune autre mitsva.

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-> Le 'Hazon Ich écrit dans ses lettres que quelqu'un qui se consacre à la Torah est un ange, dans le corps d'un humain.

-> Le Ram'hal (Déré'h Hachem 1,4) écrit que plus nous nous rapprochons d'Hachem, plus nous devenons purs. Cette proximité purifie la personne. C'est la Torah qui a le plus grand impact sur l'élévation d'une personne.

[ainsi, lorsque nous apprenons la Torah, nous nous élevons à un niveau très élevé. Nous éliminons toutes les impuretés que nous avons pu développer au fil du temps. La Torah est comme le feu (éch) : elle peut brûler toutes nos impuretés. Nous devenons comme des anges, des personnes pures, des kodech hakodachim, le saints des saints. ]

-> Le Maharal (Nétivot Olam - chap. 9) écrit qu'un talmid 'hakham (quelqu'un qui a beaucoup de Torah en lui) est élevé au-dessus des autres humains.

Il est écrit : "ét Hachem Eloké'ha tira" (Tu dois craindre D. - (Vaét'hanan 6,13). Le mot "ét" semble superflu. Le rav Shimon ha'Amsouni connaissait la raison d'être de chaque "ét" de la Torah, qui ont tous une signification. Cependant, il n'arrivait pas à comprendre ce que pouvait bien signifier le "ét" dans ce verset qui parle de craindre D. C'est alors que Rabbi Akiva est arrivé et a expliqué qu'il s'agissait des talmidé 'hakhamim.
Le Maharal en explique le sens profond. La peur est le résultat de la crainte et de la grandeur de quelque chose qui est bien au-dessus de nous. C'est la raison pour laquelle nous avons peur d'Hachem, à cause de Sa grandeur. Le verset nous enseigne donc que nous devons avoir la même crainte qu'un talmid 'hakham. Les talmidé 'hakhamim sont élevés par la Torah et sont au-dessus des humains normaux. Par conséquent, ils incitent les autres à les craindre.

-> Le rav Yérou'ham Lévovitz (Tiféret Shimshon - Chir haChirim 34) explique qu'il existe 4 niveaux de créations dans le monde : le tsoméa'h "(végétal) ; le "'haï" (animal) ; le "médaber" (les êtres humains) et les talmidé 'hakhamim.
Ils constituent une classe à part. Tel est le pouvoir de la Torah.
[nos sages en Torah représentent un exemple d'à quel point l'étude de la Torah a la capacité d'incroyablement nous purifier et élever, faisant de nous des êtres d'un niveau supérieur au restant de la Création. ]

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-> "Grande est la Torah, car elle donne à ceux qui l'étudient, à la fois ce monde-ci et le monde à Venir" (Pirké Avot 6,7)

-> "Le plus de Torah qu'on étudie, le plus nous avons de la vie" (Pirké Avot 2,7)
Rabbénou Yona explique que même si le stress raccourcit généralement la vie d'une personne, l'effort et la sueur investis dans la compréhension des profondeurs de la Torah, aussi stressant que cela puisse paraître, ne font qu'ajouter du temps à la vie d'une personne.

-> Selon Michlé (3,18), la Torah est un "arbre de vie" (éts 'haïm).
Le rav 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm 4,33) explique : Imaginez une personne en train de se noyer qui voit une branche d'arbre flotter dans l'eau. Ne s'agripperait-il pas à cette branche pour survivre? De même, seuls ceux qui s'accrochent à l'arbre de vie, la Torah, vivent une "vraie vie". Tous les autres se noient dans les eaux du vide.

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-> Le rav Aharon Steinman (Yémalé Pi Téhilaté'ha 1,208) écrit que lorsque nous étudions la Torah, nous nous connectons à la manière de pensée d'Hachem et nous sommes capables de nous attacher aux voies d'Hachem plus qu'avec n'importe quelle autre mitsva. Nous comprenons mieux Ses voies et le monde. Toutes nos mitsvot s'en trouvent également rehaussées.

-> Pour être vraiment comprise, la Torah Orale nécessite un travail constant et beaucoup d'efforts, et en ce sens la Torah Orale a davantage de capacité de se lier avec Hachem par son étude que ne l'a la Torah Ecrite.

-> Le rav Mordé'haï Sultan enseigne :
Nos esprits sont inondés de concepts étrangers provenant du monde extérieur. Nous avons perdu notre sensibilité à savoir ce qui est bien et ce qui est mal. Comment pouvons-nous faire en sorte que nos esprits se recalibrent et pensent comme nous sommes censés le faire ? Comme il est dit : "Hachem a créé l'homme pour qu'il pense droit, mais il a inondé son esprit de tant de calculs" (Kohélet 7,29). Comment revenir sur le droit chemin?
Ce calibrage se fait lorsque nous entraînons notre esprit à penser comme les grands esprits, comme les Tanaïm, les Amoraïm, les Richonim. Lorsque nous suivons les étapes de la guémara, nous pénétrons dans l'esprit des grands anciens [Sages] qui avaient le bon cheminement de pensée, nous pensons comme eux et nous nous recalibrons.
Lorsque nous essayons de comprendre ce que Rabbi Akiva dit, ce que Rava et Abaye disent, nous suivons leur processus de pensée et commençons à penser comme eux ...
L'étude de la Torah est le seul moyen de restaurer la clarté de notre esprit. Plus nous étudions la guémara, et les processus de pensée des Amoraïm, plus notre cerveau sera droit. C'est le but de l'apprentissage de la guémara et la grandeur de la Torah Ecrite.

La Torah, c’est la liberté

+ La Torah, c'est la liberté :

-> En ce qui concerne les Tables de la Loi, la Torah nous dit : "'harout al halou'hot (elles ont été gravées sur des Tables - Ki Tissa 32,16).
Le midrach (Chémot 41,7) explique que le mot 'harout, en plus de signifier "gravé", peut également être lu comme 'hérout, qui signifie "liberté". C'est parce que la Torah nous libère.
De quoi sommes-nous libérés? Le midrach explique que lorsqu'une personne étudie la Torah, elle est libérée de la douleur, du dur labeur et du Mala'h HaMavét (l'ange de la mort).

Expliquons comment chacun de ces éléments fonctionne.
Le Steipler (Toldot Yaakov 141) écrit que de la même manière que la quantité d'argent que chaque personne gagnera au cours d'une année est décrétée au début de cette année (à Roch Hachana), il est également décrété combien d'afflictions on endurera.
On peut choisir ses souffrances ; plus précisément, nous pouvons décider de la manière dont nous recevons les afflictions (Roua'h 'Haïm - Pirké Avot 6,6). Nous pouvons soit attendre que le Ciel choisisse ce que seront nos souffrances, soit choisir de remplir notre quota d'afflictions par l'étude de la Torah. Grâce au labeur de l'étude de la Torah, nous couvrons notre quota de douleur.

Le midrach (Yalkout Chimoni - Ekev 8) explique qu'aucune personne ne peut exister sans douleur ni affliction. Parfois, une personne est destinée à rester éveillée un certain nombre de nuits par an.
Elle peut finir par se coucher tard à cause d'un mal de dents ou choisir de se coucher tard pour apprendre la Torah. Lorsqu'il lutte contre le sommeil pour s'asseoir et apprendre, on considère qu'il s'agit d'une affliction. Ces souffrances peuvent remplir son quota. Non seulement il évitera d'autres afflictions indésirables, mais il sera également récompensé pour ces actions. Une situation gagnant-gagnant!

Ensuite, nous constatons que la Torah libère une personne de ses obligations.
En termes simples, cela signifie que la Torah nous libère du fardeau des responsabilités. Si nous acceptons le joug de la Torah, les choses s'arrangeront d'elles-mêmes sans que nous ayons besoin de nous y impliquer. Ainsi, la michna (Pirké Avot 3,5) dit que quiconque accepte de porter le joug de la Torah sera libéré de ses autres responsabilités.

Cette michna peut également faire référence à une autre liberté, qui surpasse peut-être toutes les autres. Nous disons dans la prière de Birchos Krias Shema : "Hachem a fait sortir Sa nation Israël de l'intérieur [d'Egypte] pour lui donner une liberté éternelle" (vayotsé ét amo Israël mito'ham lé'héouts olam).
Comment pouvons-nous comprendre cela? En effet, lorsque nous avons quitté l'Egypte, nous n'avons pas connu la liberté éternelle. Nous sommes devenus des esclaves à plusieurs reprises ... des Babyloniens, des Romains, de A'hachvéroch et de bien d'autres encore.

Nous pouvons répondre à ces questions par un principe énoncé par le Ibn Ezra (Nasso 6,7), qui écrit que le véritable esclavage est l'esclavage du yétser ara, des désirs. Lorsque nous nous élevons au-dessus de nos désirs, nous sommes libres (on est pleinement nous-même). N'y a-t-il pas de pire esclave que celui qui est contrôlé par ses propres désirs et qui ne peut s'en libérer? Existe-t-il un plus grand esclave qu'une personne qui veut se libérer de ses dépendances et qui n'y parvient pas?

Comment pouvons-nous nous élever au-dessus de nos désirs? Par la Torah. C'est le seul moyen. Comme il est écrit : "Il n’est d’homme libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah" (Pirké Avot 6,2)
[ le Méiri de commenter : "La Torah est une source de liberté qui permet à l'homme d'être fidèle à lui même et à son âme divine, d'être libre de pouvoir vivre en harmonie avec sa véritable intériorité.
A défaut de cela, il est esclave de ses passions, des mœurs de la société, ..."
Le Ramban, dans une lettre à son fils, écrit : "Soumets ton corps à ton âme, car d'une telle soumission naît la liberté dans ce monde et dans le monde futur". ]

Mais pourquoi cela? Pourquoi la Torah est-elle le moyen de nous libérer?
La guémara (Baba Métsia 84a) nous raconte une histoire concernant Reich Lakich et Rav Yo'hanan.
Rav Yo'hanon se baignait dans le Yarden. Reich Lakish sauta à travers la rivière, faisant preuve d'une grande force physique. Rav Yo'hanan lança un défi à Reich Lakich : s'il acceptait de se repentir et d'étudier la Torah, il pourrait épouser sa sœur. Reich Lakich accepta ces conditions. Cependant, lorsque Reich Lakich s'apprêta à bondir en arrière pour saisir ses biens, il n'y parvint pas. Pourquoi?
Rachi explique qu'une personne qui consacre ses forces à la Torah perd sa force physique.
Le Maharsha explique en outre que nos désirs sont canalisés vers la Torah et que notre yétser ara s'affaiblit. La Torah affaiblit nos désirs.

Lorsqu'une personne est occupée par son travail ou toute autre tâche, elle oublie momentanément ses désirs, mais ceux-ci ne disparaissent pas pour autant. La Torah est la seule chose qui a le pouvoir d'aspirer/absorber nos désirs. [étudier un bon moment d'étude de la Torah avec concentration, fait disparaître nos mauvais désirs. ]
["Si ce méprisable (le yétser ara) t'affronte, amène-le dans un lieu d'étude (beit hamidrach)" (guémara Soucca 52b - la Torah est tellement puissante que s'il est de fer, il va exploser, et pas uniquement chauffer, voir fondre).]

Le Kli Yakar (Emor 23,16) écrit que la seule raison pour laquelle la Torah a été donnée aux mortels est pour cette raison : pour que nous puissions conquérir le yétser ara. Dans le cas contraire, la Torah serait restée entre les mains des anges.
C'est ainsi que Moché Rabbénou a répondu à l'affirmation des anges selon laquelle nous sommes de simples mortels et ne méritons pas la Torah (guémara Shabbath 88b) : Moché explique que nous avons un yétser ara et que nous avons besoin de la Torah pour le contrôler. [à la différence des anges]

Enfin, la Torah a le pouvoir de protéger une personne de l'Ange de la mort (mala'h amavét).
La guémara (Makot 10a) nous dit que l'étude de la Torah est un refuge contre l'Ange de la mort.
Quelle est la logique qui sous-tend cette affirmation? Pourquoi la Torah a-t-elle un tel
pouvoir?
Il est écrit : "Zot Torat haadam ki yamout ba'ohel" (Ce sont les lois de quelqu'un qui meurt dans une tente - 'Houkat 19,14). La guémara (Béra'hot 63b) explique que ce verset fait allusion à une directive concernant la manière dont une personne doit apprendre la Torah. La Torah ne peut être acquise que par ceux qui se tuent à l'étudier. Que signifie se tuer à l'étude de la Torah?

Le Rambam (Talmud Torah 3,12) nous dit que la Torah nécessite un véritable engagement, et que ce n'est que si une personne s'abstient de tout luxe et consacre sa vie à une véritable étude de la Torah qu'elle réussira dans son étude de la Torah.
C'est ainsi que la Torah peut être une libération de l'Ange de la mort. Si une personne se tue pendant qu'elle étudie, elle n'a pas besoin d'être soumise à l'Ange de la mort! Elle s'est acquittée de sa "condamnation à mort" grâce à son étude assidue de la Torah.
[traduction d'un divré Torah du rav Mordé'haï Sultan]

Renforcer l’importance de l’étude de la Torah à nos yeux

+ Quatre choses nécessitent un renforcement et un effort constant pour s'améliorer, et ce sont : la Torah, les bonnes actions (maassim tovim), la prière et le déré'h érets.
[guémara Béra'hot 32b]

-> Rachi ajoute un détail très important : ce type de 'hizouk (renforcement/encouragement) est nécessaire constamment (tamid), et de toutes ses forces (békol ko'ho).

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-> L'étude de la Torah a un pouvoir et une importance phénoménale, et la tendance naturelle est de la traité avec légèreté. D'où l'importance de constamment renforcer son importance à nos yeux.

-> La michna (Béra'hot (4,2) écrit que rav Né'hounia haKana faisait 2 prières spéciales chaque jour : une lorsqu'il entrait dans le beit midrach pour étudier la Torah, et une autre lorsqu'il en sortait.
La michna demande : "Quelle prière disait-il?". Rav Né'hounia explique que lorsqu'il entrait dans le beit midrach, il priait pour qu'il ne commette pas d'erreur dans l'enseignement de la halakha, et s'il en commettait, pour que personne ne soit satisfait de ses erreurs. Lorsqu'il quittait le beit midrach, il remerciait Hachem de pouvoir passer du temps dans le beit midrach et non dans d'autres endroits.

La guémara (Berachos 28b) rapporte le texte exact de la prière qu'il prononçait en quittant le beit midrach (lieu d'étude). Rav Né'hounia se compare à d'autres personnes qui n'apprennent pas la Torah. Il dit : "Nous ne sommes pas comme les autres, qui perdent leur temps avec le néant. Au contraire, nous passons notre temps dans un but précis. Nous nous réveillons pour apprendre la Torah, alors qu'ils se réveillent pour ne rien faire. Nous travaillons et ils travaillent. Nous travaillons et recevons une récompense, ils travaillent et ne reçoivent pas de récompense, ..."
[de même dans la prière de conclusion de chacune de nos prière, le Alénou léChabéa'h, nous disons : "C’est à nous qu’il incombe de louer le maître de Tout... il ne nous a pas faits comme les peuples du monde ... qui se prosternent devant la vanité et le vide et qui adressent leurs oraisons à une divinité non secourable, alors que nous, nous nous prosternons devant le roi suprême" ]

Le Tiféret Israël demande : "Je comprends l'importance de remercier Hachem pour nos privilèges, mais pourquoi devons-nous dénigrer les autres dans ce processus?"
[ce n'est pas le genre de la religion juive de dévaloriser son prochain!
C’est comme si on affirmait : on est les meilleurs! Et eux ils sont trop nuls, débiles dans ce qu’ils font!
C’est comme si sur le chemin de la synagogue à Shabbath, on regardait les non-juifs avec un sentiment de fierté, d’orgueil d’être dans la Vérité, d’avoir la responsabilité de pouvoir faire des actes énormes, car Divins! Et eux, ils vont des choses si futiles, si éphémères, en comparaison. ]

Il répond à sa propre question en soulignant un principe important : après avoir étudié la Torah, en s'exposant au monde extérieur, on peut commencer à douter de sa raison d'être et de ses objectifs spirituels dans la vie.
Combien ce que nous propose le monde environnant peut être attrayant, intéressant! Nos valeurs spirituelles sont alors en concurrence redoutable!
La tendance humaine recherche la facilité, ce qui rapporte rapidement et de façon visible.
Les valeurs non-juives influencent notre subconscient.
Ainsi, on peut en arriver à garder la halakha, mais avoir un état d'esprit très loin de la judaïcité.

Nos rabbanim ont institué cette prière afin de nous rappeler la grandeur du fait d'étudier la Torah et de réaliser que ce que nous faisons surpasse tout ce qui existe dans ce monde.
On doit réaliser que rien n'est comparable à la grandeur de la Torah, rien! On doit en être joyeux, fiers!
[ex: certes ce que la société non-juive me propose est intéressant, mais par rapport à ce que la Torah me propose cela n'a que peu d'intérêt, c'est vide.]

-> Le Or'hot Tsadikim (chaar Gaavah) dit qu'une telle fierté, un tel orgueil, est obligatoire.
Il est impératif d'apprécier la capacité d'apprendre la Torah et de ne pas perdre de temps. Ce n'est que lorsque nous l'apprécions et que nous en sommes fiers que nous nous sentons encouragés à continuer à le faire.

-> Comme l'affirme la guémara (ci-dessus), nous devons constamment se travailler pour que l'étude de la Torah et une vie qui en découle, soit important à nos yeux. Nous devons avoir de l'orgueil de la sainteté (gaava diKédoucha), en dénigrant par exemple ce que le monde non-juif nous propose. Nous devons nous renforcer dans ce que nous faisons spirituellement, en comprenant pourquoi nous le faisons et ce que cela implique.

Le rav Zev Zeichick, l'un des tsadi de Jérusalem a dit un jour : "Un ben Torah doit se promener en sentant qu'il n'y a pas de plus grand bonheur au monde que d'apprendre la Torah et qu'il n'y a rien de plus malheureux que d'être un am haarets, un ignorant qui n'a pas de lien avec la Torah.

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-> Rachi (guémara Béra'hot 6b) enseigne que la prière fait partie des choses qui se tiennent au sommet du monde (dévarim chéom'dim béroumo chel olam), mais que les gens traitent avec légèreté. Dans ses mots : "la prière qui s’élève jusqu’au ciel".
L'Alter de Kelm (Ohr Yé'hezkel) interprète : "des choses qui se tiennent au sommet du monde" = "quelque chose qui peut amener [une personne] au sommet du monde".
C'est le pouvoir de la prière : élever et transformer une personne.

Toute personne à qui Hachem révèle Sa sagesse et qui ne l'écrit pas vole à Celui qui la lui a révélée, car ces 'hidouchim ne lui ont été révélés que pour qu'il puisse les écrire.
[Séfer 'Hassidim - 530 ]

-> Cette idée comporte 2 éléments importants.
Premièrement, Hachem nous révèle les 'hidouchim. C'est comme le roua'h hakodech.
Lorsque nous avons un 'hidouch, c'est un cadeau d'Hachem.
Deuxièmement, l'écriture est importante. Hachem veut que nous écrivions nos 'hidouchim pour que d'autres puissent en bénéficier. Si elles ne sont pas écrites, ces pensées risquent d'être perdues à jamais.
[rav Mordé'haï Sultan]

Celui qui surmonte son yétser ara dans une épreuve impliquant des relations interdites verra une grande lumière briller au-dessus de sa tête, ce qui, dans les générations précédentes, pouvait être vu par les gens autour de lui.
Cette lumière spirituelle n'est autre que la Ché'hina d'Hachem reposant sur lui, en témoignage de sa grande réussite à survivre à une telle épreuve et à apporter une révélation d'Hachem dans le monde.
['Hafets 'Haïm (Nid'hé Israël - ch.23) - se basant sur la guémara (Sanhédrin 31b) ]

[cela explique également que selon nos Sages si l'on a réussi à détourner son regard d'une femme mal habillée, ce moment est propice pour demander ce que l'on veut à Hachem et pour voir sa demande exaucée. (en effet, D. est davantage à nos côtés suite à cette belle attitude!) ]

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-> "Tout plaisir [interdit] dont une personne s'est privée pour l'amour d'Hachem lui sera rendu d'une manière permise à un autre moment dans l'avenir"
[Steïpler - Karyana Dégarta - lettre 15]

[on n'y perd jamais à faire la volonté de D. ]

La génération avant le machia’h

+ La génération avant le machia'h :

-> Le 'Hafets 'Haïm (dans Tsipita l'Yéchoua, s'interroge sur une contradiction apparente entre nos Sages et la Torah.
La michna de Sotah (49b) dépeint la dernière génération dans un état terrible : insolence croissante, débauche, hérésie, manque de respect, et pire encore.
D'un autre côté, la Torah (Nitsavim 30,1-3) décrit que le peuple juif se repentira totalement, de tout son cœur et de toute son âme, qu'il accomplira toute la Torah et toutes les mitsvot et qu'il sera proche d'Hachem.
Quelle est l'image correcte?

Le 'Hafets 'Haïm répond : les deux sont correctes!
Au cours de la dernière période avant le machia'h, il y aura deux groupes distincts, qui accéléreront tous deux la venue de la rédemption finale.

Il y aura un groupe, qui malgré toutes les difficultés, qu'elles soient financières ou sociales, se consacrera loyalement à une vie de Torah et de mitsvot et se consacrera à l'étude de la Torah [autant que possible].
Malgré leur situation difficile, ils continueront à faire du 'hessed et à faire tout ce qu'ils peuvent pour s'entraider. Ils résisteront aux tentations écrasantes du monde extérieur qui tentent de les détourner de leur mode de vie fidèle.
Ceci, écrit le 'Hafets 'Haïm, est certainement considéré comme un repentir complet, et leur récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée.

Cependant, il y aura un 2e groupe qui s'éloignera du style de vie et de l'engagement que les juifs ont eu pendant des millénaires. Ils abandonneront la voie glorieuse de leurs ancêtres. Leur ressentiment à l'égard de la Torah et des tsadikim s'accentuera et toutes les terribles tragédies décrites dans la michna se matérialiseront.

Mais le 'Hafets 'Haïm donne une explication remarquable sur la façon dont ce groupe est également une cause de l'arrivée rapide du machia'h.
Hachem aurait pu amener la guéoula il y a bien longtemps. Cependant, dans Son infinie bonté, Il a retardé son arrivée afin de permettre au peuple juif d'accumuler davantage de récompenses pour les mitsvot qu'il accomplit et surtout pour l'attente dans l'espoir et le désir de l'arrivée du machia'h. À chaque génération qui passe, leur récompense augmente (chaque génération vit dans un milieu plus obscure, avec une descente spirituelle, et donc chaque jour a plus de mérite d'espérer en la venue du machia'h, de rester fidèle à la volonté de D. ).
Mais si les nouvelles générations commencent à abandonner le style de vie de leurs ancêtres et n'attendent pas et n'anticipent pas l'arrivée de machia'h, alors, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "Contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement.

Le 'Hafets 'Haïm conclut que chacun a le choix du groupe auquel il veut appartenir.

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-> Il en résulte que l'obscurité et le niveau plus faible de notre génération n'est pas une raison de désespérer (ex: on vaut rien aux yeux d'Hachem), au contraire la "récompense est beaucoup plus grande que dans les générations précédentes, car la récompense reçue est proportionnelle à la difficulté impliquée."

-> "L'homme Moché était extrêmement humble, plus que tout homme sur la face de la terre!" (Béahaloté'ha 12,3)

Le Rachab donne l'explication suivante :
Le midrach (Chémot rabba 40,2) nous dit que Hachem a montré à Moché le séfer de Adam haRichon, dans lequel il a pu voir toutes les générations de l'Histoire de celle de béréchit jusqu'à celle de la résurrection des morts.
Lorsque Moché a vu la génération précédent la venue du machia'h et qu'il a vu à quel point ils s'efforçaient d'avoir de la émouna et de servir Hachem, alors il en est devenu si humble au point de déclarer : "ils sont plus grands que moi!"
[il est écrit : "véa'ich Moché, anav méod MIKOL aadam" = Moché était très humble PAR RAPPORT, en raison d'autres personnes (ceux avant l'arrivée du machia'h= nous!).]

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-> Le 'Hafets 'Haïm nous enseigne que si le machia'h n'est pas encore là c'est parce que Hachem désire que l'on acquiert davantage de mérites (dont la mitsva d'attendre/espérer en la guéoula).
Ainsi, Hachem préfère qu'il y ait un 'hilloul Hachem (ex: absence manifeste de Sa Gloire dans le monde, les gens L'oubli, Il est sans résidence fixe en l'absence du Temple, Il est éloigné de Ses enfants (juifs) adorés, ...), et Il accepte cette situation par amour pour Ses enfants.

-> Selon le 'Hidouché haRim (Sia'h Sarfé Kodech - vol.2, 176), il se peut que notre exil dure si longtemps car c'est agréable à Hachem lorsque les juifs étudient la Torah même quand ils ont de très nombreux problèmes et que gagner sa vie est si difficile.

-> Le Shomer Emounim (maamar ha'bita'hon vé'hischazout 10) dit que la raison de cet long exil ... est parce que Hachem aspire et attend impatiemment que tous les juifs retournent à Lui peu importe à quel point ils ont pu tomber.

-> Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz (1854-1926) était à Vienne, il a été impressionné par un certain garçon qui étudiait la Torah avec passion pendant des heures le jour du Shabbath.
Voulant en savoir plus, le rav lui a parlé.
Le garçon lui a rapporté qu'il avait été engagé dans l'armée, et il a ajouté : "Généralement, les soldats sont forcés de profaner le Shabbath. J'ai parlé au chef de mon peloton et j'ai demandé d'avoir mon Shabbath de libre, en échange du fait de travailler des heures supplémentaires pendant la semaine.
Cela a été un miracle qu'il accepte ma requête. Afin de payer en retour Hachem pour cela, j'essaie de faire que tout mon Shabbath soit saint pour Hachem, en m'immergeant dans la Torah".

Lorsque le rav Yissa'har Dov de Belz répétait ce récit, il ajoutait : "Qui sait si cette Torah n'empêche pas la construction du Temple?"

[évidemment que l'on doit s'analyser et tout faire pour constamment s'améliorer pour contribuer à la venue du machia'h. (en plus d'attendre impatiemment sa venue)
Mais d'un autre côté, nous ne devons pas désespérer, mais plutôt se dire que s'il n'est pas encore venu c'est pas parce qu'on est nul, mais au contraire car Hachem adore tout particulièrement notre étude, nos mitsvot, qui sont faites dans un contexte d'une obscurité spirituelle importante.
Cela doit nous booster à encore davantage apporter de la joie, du plaisir à notre papa Hachem!]

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-> On vient de voir la position d'Hachem qui adore tellement Ses enfants et surtout les efforts qu'ils font dans les dernières générations avant la venue du machiah', qu'Il repousse la guéoula, au prix même de Son honneur, du fait de souffrir avec les souffrances des juifs en exil, de repousser le moment où Il sera réuni en grande proximité avec Ses enfants adorés (les juifs) au Temple, ...

Maintenant, la position des juifs est de désirer ardemment la venue du machia'h au plus vite, et cela malgré le fait que l'on ne pourra alors plus faire des mitsvot (dont les faciles comme celle des tsitsit) qui nous donnent d'infinis mérites (dont avoir un meilleur monde à Venir avec davantage de proximité avec papa Hachem), on ne pourra plus faire téchouva. Ainsi à un niveau individuel, on peut y perdre beaucoup à la guéoula.
On peut vouloir le machia'h pour sortir de ses problèmes matériels, pour davantage avoir de spiritualité, mais la raison suprême est : on veut la guéoula tout de suite pour que la Grandeur de D. soit manifeste, on veut un kidouch Hachem, on veut que Hachem ne souffre plus avec Ses enfants (juifs) en exil sans Temple, ...

=> On a une situation qui ressemble à la sortie d'Egypte, où d'un côté les juifs appellent la fête Pessa'h en souvenir du fait que Hachem est passé au-dessus (passa'h) des maisons des juifs ne tuant pas leurs premiers-nés par amour, et d'un autre côté la fête s'appelle par Hachem la fête des matsot ('hag hamatsot), en souvenir du fait que les juifs ont été prêts à partir dans le désert (animaux dangereux, chaud, sans boire, manger, ...) sans provision (sauf une pâte qui a très vite cuit - matsa), uniquement par amour et confiance en Hachem.
La guéoula finale sera semblable à celle d'Egypte, et ainsi on remarque cette magnifique relation d'amour réciproque : Hachem est prêt à repousser la venue du machia'h, les juifs l'attendant à chaque instant!

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[la guéoula peut venir soit en son temps (peu importe nos mérites, car la date limite fixée est arrivée), soit à chaque instant (si on le mérite).
Le Ben Ich 'Haï dit que le moment de la date limite est déjà possible à tout moment.
Ainsi, le machia'h peut véritablement arriver constamment.

[ D'une certaine façon, on peut dire que si l'on acquiert des mitsvot, qu'on fait la mitsva d'espérer en la guéoula, alors on n'est actuellement pas méritant par rapport à dans une seconde suite à l'accomplissement de ces mitsvot. Ainsi, tant qu'on peut acquérir des mitsvot, Hachem est prêt à repousser le moment de nos retrouvailles, car alors on sera encore plus sublimes et le kidouch Hachem sera encore plus beau pour l'éternité.

Mais à l'inverse, si on ne se comporte pas selon la Torah, alors on est déjà davantage méritant qu'ensuite (nos futures fautes venant nous impacter), et donc par amour Hachem fait venir tout de suite la guéoula, pour que l'on soit le plus beau possible.
Cela n'est pas l'idéal, comme le dit le 'Hafets 'Haïm : "contre Sa volonté, Hachem devra se dépêcher d'apporter la guéoula" pour sauver un plus grand nombre de Ses enfants de l'égarement. ]

Yom Kippour – le Cohen Gadol est seul avec la Chékhina

+ Yom Kippour - le Cohen Gadol est seul avec la Chékhina :

-> Chaque année lors du moussaf de Kippour, nous récitons le récit du service saint et élevé qu'effectuait le Cohen Gadol le jour de Kippour dans le Kodech haKodachim.
La guémara Yérouchalmi rapporte que personne ne devait s'y trouver avec lui, même pas les anges, c'était donc un moment d'union entre Hachem et le Cohen Gadol.
[l'homme le plus saint, à la période la plus sainte, dans l'endroit le plus saint. ]

-> La guémara (Yoma 39b) nous enseigne : l'année où Chimon Hatsadik mourut il leur dit : "Il mourra cette année" (en parlant de lui-même). Ils lui demandèrent : "D'où le sais-tu?" Il leur répondit : "Chaque année à Yom Kippour se présentait devant moi une personne âgée vêtue de blanc et enveloppée de blanc, elle rentrait et sortait avec moi. Or aujourd'hui s'est présentée devant moi une personne âgée vêtue de noir et enveloppée de noir, elle entra avec moi, mais ne sortit pas avec moi."
Après la fête, il tomba malade durant sept jours et mourut.
[à titre informatif, il a été Cohen Gadol pendant 40 ans. ]

Les Tossefot Yéchanim posent la question suivante : comment est-ce possible qu'entra avec Rabbi Chimon l'image d'une personne âgée vêtue de blanc et enveloppée de blanc, alors que le Yérouchalmi enseigne qu'il était interdit même aux anges d'entrer avec le Cohen Gadol?

Ils répondent au nom du Yérouchalmi qu'il ne s'agissait pas d'un ange, mais de la Chékhina elle-même.
La Chékhina accompagnait Chimon Hatsadik à son entrée et à sa sortie du Kodech Hakodachim.

Le point culminant était lorsque le Cohen Gadol sortait du Kodech Hakodachim, "ô combien était resplendissant le Cohen Gadol lorsqu'il sortait du Kodech Hakodachim en paix sans ennui".
La michna (Yoma 7,4) enseigne : "Il organisait une fête pour tous ses amis lorsqu'il sortait en paix du Kodech."

A Roch Hachana, nous proclamons la souveraineté d'Hachem.
C'est vraiment notre travail principal ce jour-là. Notre rôle est de montrer à Hachem que nous sommes heureux de mettre en pratique Ses mitsvot, et que nous cherchons toujours à en accomplir le plus possible.
Si nous prouvons à l'Éternel que nous sommes joyeux lorsque nous exécutons Ses Commandements, nous mériterons d'acquérir à Roch Hachana la dimension du fils, et d'obtenir ainsi un excellent jugement.
[selon la guémara (Baba Batra 10a) : "Lorsque vous accomplissez la volonté d'Hachem, vous êtes appelés : enfants, et lorsque vous n'accomplissez pas la volonté d'Hachem, vous êtes appelés : serviteurs" ]
[rav Barou'h Rozenblum]

Les jours allant d'Elloul à Kippour sont des jours de "fuite et d'échappatoire vers Hachem", où chaque juif s'enfuit vers Hachem, car il sait qu'Il est le seul à pouvoir le sauver et le délivrer.
[d'après Rambam - Roch Hachana - chap.4]

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[ à l'image d'une ressort, plus à cette période de l'année, on se repli de tout son cœur (intériorité), conscient que tout dans notre vie dépend à 100% d'Hachem, alors plus on aura de l'élan le restant de l'année. ]

Comment le yétser ara peut-il être abattu?

+ Comment le yétser ara peut-il être abattu ?

-> La guémara (Soucca 52a) déclare que dans le Futur, à la Fin des Temps, Hachem abattra le yétser ara. Il ne s'agit toutefois pas d'une entité physique, avec un corps matériel. Alors, comment Hachem va-t-Il l'abattre?

Le Baal Chem Tov (rapporté dans le Toldot Yaakov Yossef - Béréchit ot.149) explique que le nom du l'Ange de la Mort (Mala'h haMavét), que nous appelons le yétser hara, est סמא"ל (Sama-El). Ce nom ressemble à l'un des 72 Noms de Hachem : סא"ל.
L'ajout d'un mem (מ) au Nom d'Hachem produit le nom du yétser ara.

Rachi (Soucca 45) enseigne que nous trouvons 3 versets dans Béchala'h 14,19-21 ayant chacun 72 lettres. Lorsqu'on superpose les mots de ces versets (selon le format suivant : chaque colonne verticale de trois lettres en commençant par la première lettre du premier verset, la dernière lettre du verset du milieu et la première lettre du troisième verset), cela forme un autre Nom de trois lettres de Hachem.
Comme indiqué, l'un de ces 72 Noms d'Hachem est : סא"ל dont la guématria est de 91.
Si tel devait être le nom du Malakh HaMavet, il serait un malakh kadoch, un ange saint, car son nom serait le même que l'un des Noms de Hachem.
Ajouter une lettre supplémentaire au Nom d'Hachem est malsain et entraîne cet ange à apporter la mort au monde. La lettre fatale qui modifie le Nom de Hachem en nom du Malakh HaMavet est la lettre mem.

Le Baal Chem Tov explique pourquoi la lettre mem fut choisie parmi toutes les lettres de l'aleph-beit pour transformer le saint Nom de Hachem en nom du Malakh HaMavet. C'est parce que la lettre mem signifie "mita" (la mort). Par conséquent, une fois que le mem est ajouté au Nom, il devient le Malakh HaMavet, le yétser ara.

Lorsque la guémara dit qu'à la Fin des Temps, Hachem abattra le Malakh HaMavet (ange de la mort), ce n'est pas à prendre au pied de la lettre. Au contraire, au moment de la résurrection des morts, lorsque la mort n'existera plus, Hachem supprimera simplement la lettre mem du nom du Malakh HaMavet (סמא"ל), provoquant ainsi la transformation du nom en chem kadoch (סא"ל), un nom sacré, qui se trouve avoir la même guematria que la soucca.
Le Malakh HaMavet (ange de la mort) deviendra un malakh ha'haïm (un ange de vie) ; Hachem aura effectivement provoqué la "mort" du Malakh HaMavet.