« Quand vous le verrez, vous vous rappellerez tous les commandements de D., afin que vous vous souveniez et que vous exécutiez tous Mes commandements. » (Chéla’h Lé’ha 15,40)

Lorsque nous regardons comment est perfectionné un tsitsit, nous voyons apparaître 5 nœuds et 8 fils.

Si nous additionnons, la valeur numérique du terme : « tsitsit » (ציצית), qui est de : 600, avec les 5 nœuds et les 8 fils, ont obtient le nombre : 613.
Nous retrouvons ainsi les 613 commandements de la Torah.

Le cœur de l’homme doit être maîtrisé afin d’être soumis, attaché à D.
C’est ainsi que le terme : « tsitsit » (ציצית) a la même valeur numérique que le mot : « kécher » (קשר), qui signifie : « une attache, un lien ».

=> Les tsitsit représentent et symbolisent le travail de l’homme sur terre : s’attacher à D., en passant par la maîtrise de son cœur.

Le Réchit ‘Hokhma explique le mot : « té’hélét » (bleu azur), qui apparaît dans l’énoncé du commandement des tsitsit (vénaténou al tsitsit hakanaf pétil té’hélét), comme venant du mot : « té’hila » (la fin) : la fin de la vie.

=> Tous les jours de sa vie, l’homme doit se rappeler ses 613 devoirs envers son Créateur (qui ne sont d’ailleurs que pour son bien personnel), mais il doit aussi se souvenir que sa fin est proche et qu’il doit œuvrer sans relâche pour se maintenir et gagner son monde futur.

(la couleur bleu de ce fil renvoie aussi au Ciel, à D., à qui on devra tous rendre des comptes de nos actions)

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Il est important de rapporter, ci-après, des paroles du ‘Hafets ‘Haïm à notre sujet.

Selon la guémara (Ména’hot 43b) : « la vue conduit au souvenir et le souvenir à la pratique ».
La vue des tsitsit rappelle à l’homme ses obligations religieuses, mais ce rappel ne servira à rien pour celui qui ignore la loi juive.

=> On peut donc percevoir dans ce verset l’obligation implicite d’apprendre la Torah et de connaître tous les commandements, afin que celui du tsitsit puisse conduire au rappel des mitsvot et à leur observance.

Le ‘Hafets ‘Haïm disait ainsi : « Cette mitsva est comme une liste de marchandises à acheter ; elle ne servira à rien si l’intéressé ne connaît pas les différentes sortes de marchandises. »

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-> Avant de quitter ce monde, le Gaon de Vilna a saisi ses tsitsit et avec beaucoup d’émotion il a dit : « Combien il m’est difficile de quitter ce monde. En accomplissant une petite mitsva, comme la peu onéreuse mitsva des tsitsit, une personne peut atteindre des niveaux si élevés, au point de pouvoir se réjouir de la présence divine.
Mais où pourrons-nous trouver une telle chose dans le monde de Vérité? Là-bas, même si une personne déploie toutes les gouttes d’effort possibles, elle ne pourra pas arriver à de tels niveaux. »

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« Hachem parla à Moché en disant : … dis-leur qu’ils se fassent des tsitsit aux coins de leurs vêtements … pour que vous le regardiez, et vous vous souveniez de tous les commandements de Hachem et les accomplissiez, et vous n’explorerez pas à la suite de votre cœur et à la suite de vos yeux, par lesquels vous vous égarez » (Chéla’h Lé’ha 15,37-39)

-> Le fil de tékhélét (couleur turquoise produit par le ‘hilazon, une créature aquatique) aide à garder présent à l’esprit nos devoirs vis-à-vis de D. car le tékhélét est semblable à [la couleur de] la mer, la mer à [celle du] Ciel et le Ciel à [celle du] Trône de Gloire.
[guémara Ména’hot 43b]

=> Pourquoi ne pas dire directement que la couleur du tékhélét doit nous rappeler le Trône de Gloire?

Selon le rav Moché Feinstein (Darach Moché), cela nous enseigne une leçon fondamentale dans la spiritualité.
Afin de réussir et de conserver de hauts niveaux spirituels, nous devons y aller pas à pas, sans sauter les étapes.
Si nous souhaitons atteindre le Trône de Gloire, nous devons avancer étape par étape dans la bonne direction, montant progressivement vers des niveaux ayant davantage de sainteté.

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+ « Pour que vous le regardiez »

-> Le Rachbam rapporte le sens simple = les tsitsit sont placés sur nos vêtements de façon qu’on puisse voir la frange, et se souvenir des mitsvot.

-> Selon la guémara (Ména’hot 43b), en accomplissant ce commandement avec l’intention appropriée, on apprend à voir la façon dont D. dirige le monde, ce qui revient à Le voir et à garder en mémoire l’obligation de loyauté que nous avons à Son égard.
[ => regarder ses tsitsit, c’est d’une certaine façon regarder Hachem, réveillant ainsi nos obligations à Son égard!]

-> « Mon bien-aimé … qui observe par le treillis » (métsits (מֵצִיץ) min a’harakim – Chir haChirim 2,9)
Le Gaon de Vilna fait remarquer que le mot « tsitsit » (ציצית) provient de : métsits (observer – מֵצִיץ).
En effet, la guémara (Roch Hachana 29a) nous enseigne que lorsque le peuple juif observe le Ciel, et soumet son cœur à leur Père au Ciel, alors ils réussissent. Mais s’ils n’agissent pas ainsi, alors ils tombent.

-> Le Maharam Shick enseigne l’idée suivante :
« Les tsitsits sont des fils qui se rajoutent à l’habit principal.
Ils font partie du vêtement, mais ne sont pas à proprement parlés le vêtement.
Lorsqu’on regarde nos tsitsit, nous devons réaliser qu’à l’image de ces cordes non tissées, une personne n’est jamais complète. Tant que nous vivons, c’est que nous avons toujours la possibilité de nous améliorer.

Par ailleurs, porter les tsitsit, doivent nous rappeler que Hachem est toujours avec nous : « J’ai placé Hachem constamment en face de moi » (chiviti Hachem lénegdi tamid – Téhilim 16,8) = nous devons toujours voir le Maître du monde dans chacune de nos actions, et en agissant ainsi nous élevons même nos actions les plus banales en des réalisations spirituelles (puisque motivées par la Volonté de D.). »

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-> En regardant les tsitsit, cela nous rappelle notre crainte du Ciel, et notre acceptation de réaliser les mitsvot de la Torah.
Regarder nos tsitsit nous aide également à éviter de transgresser involontairement.
[Rabbénou Méyou’has – רבינו מיוחס]

-> Le té’hélét est comparé à la mer (yam), la mer au firmament (rakia), le firmament au Trône de Gloire (kissé hakavod), et le Trône de Gloire a l’apparence d’une pierre de saphir, comme il est écrit : « et sous Ses pieds il y avait quelque chose de semblable à une brique de saphir » (Michpatim 24,10).
On doit se faire petit, sous les pieds du Trône de Gloire, afin d’être proche du Maître du monde.
[Noda biYéhouda – guémara Soucca 16a]

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+ « Et vous vous souveniez »

-> Selon le Sforno, les franges, comme des insignes royaux, rappellent à ceux qui les portent qu’ils sont en permanence au service du Roi.

-> Selon le Ramban, le tékhélét doit éveiller en nous le souvenir du Trône de Gloire (cf. ci-dessus).

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+ « Vous n’explorerez pas à la suite de votre cœur et à la suite de vos yeux, par lesquels vous vous égarez »

-> Rachi : le cœur et les yeux sont les explorateurs du corps et l’attirent vers la faute : le cœur convoite, les yeux voient, puis le corps commet la faute.

-> Selon le Rambam (Séfer haMitsvot), la Torah nous ordonne de ne pas nous laisser entraîner par les réflexions du moment issues de notre cœur ou par nos yeux, afin de ne pas nous éloigner de la croyance en D.
[l’épisode des explorateurs, nous enseigne qu’un juif doit être fixe dans sa émouna (Volonté de D.), le reste étant de belles illusions que notre yétser ara nous communique pour nous induire dans l’erreur.]

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+ « Je suis Hachem, votre D., qui vous ai fait sortir de la terre d’Egypte » (Chéla’h Lé’ha 15,41)

-> Ce verset signifie que Hachem a fait sortir d’Egypte le peuple juif à la condition qu’ils prennent sur eux la mitsva des tsitsit.
Tout celui qui accepte la mitsva des tsitsit affirme sa croyance dans la sortie d’Egypte, et celui qui n’accepte pas cette mitsva refuse d’y croire.
[midrach haGadol]

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-> Pourquoi a-t-on donné le nom de : « tsitsit »?

Car le Talit possède 4 coins (kanaf).
Or la guématria de 4 fois le mot : « kanaf » (כנף – guématria de 150) correspond au compte du mot tsitsit (ציצית – guématria : 600 = 150*4).
[rav Moché Cohen – Yodé ha’itim]

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-> La guémara (Nédarim 25a) affirme que la mitsva des tsitsit équivaut à toutes les mitsvot de la Torah.
Pourquoi cela?

Le Tachbets écrit que du fait que la Torah commence par la lettre : ב (béréchit) et se termine par la lettre : ל (Israël), ce qui forme le mot : לב (lev = cœur), dont la valeur numérique est de : 32, comme le nombre de fils composant le tsitsit.
=> C’est pour cela que nos Sages ont dit que tout celui qui réalise la mitsva des tsitsit est considéré avoir accompli la Torah de son début à sa fin.

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