« Hachem lui dit [à Moché] : « Qu’est-ce que cela, dans ta main? »
Et il dit : « Un bâton ».
Il dit : « Jette-le à terre! » ; il le jeta à terre et il devint un serpent. Moché s’enfuit devant lui.

Hachem dit à Moché : « Tends ta main et saisis sa queue ».
Il tendit la main et le saisit fermement et il devint un bâton dans sa main. (Chémot 4,2-4)

-> Moché a dit à Hachem à propos du peuple d’Israël : « Mais ils ne me croiront pas et n’écouteront pas ma voix, car ils diront : ‘Hachem ne t’est pas apparu’.  » (Chémot 4,1)

-> Face à ces craintes de Moché, Hachem a voulu lui enseigner que les enfants d’Israël ont la nuque rude (kéché oréf), à cause de l’exil et de l’asservissement, mais qu’ils retrouveront leur foi solide et leur sainteté dès qu’ils seront revenus dans leur pays.

Cette idée est illustrée par 2 signes miraculeux montrés à Moché :
1°/ le bâton transformé en serpent après avoir été jeté à terre revint à son état initial quand Moché le remis à son endroit en le reprenant dans sa main.

2°/ De même, sa main devint lépreuse quand il la retira de son sein et elle fut guérie quand il la remit à sa place.

[dvar Torah du Abir Yaakov – rabbi Yaakov Abe’hssera – dans son Pitou’hé ‘Hotam]

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-> Le Sfat Emet fait le commentaire suivant à ce sujet.

Le bâton symbolise la direction et le pouvoir, il vient faire allusion au grand principe selon lequel c’est Hachem qui dirige le monde.

Le serpent incarne le mal et l’obscurité.
Or, ce serpent provient du bâton, signifiant que le bien et le mal s’oppose (en apparence) à D., mais il n’en reste pas moins que c’est Hachem qui le crée et lui donne l’existence.

Quand on se renforce et qu’on l’attrape, le serpent redevient le bâton.
Quand on se renforce dans la émouna (la foi) que même ce mal n’est qu’une apparence, qu’en vérité il ne provient que d’Hachem, et que l’on ne prête pas attention à son apparence extérieure de mal, alors le mal et l’obscurité de l’exil disparaissent, et la vérité apparaît.

On mérite alors de voir comment tout, et même ce mal, est inclut dans le projet Divin, et que Seul Hachem est le dirigeant.

Alors, le “serpent” redevint “bâton” …

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-> Le mot : « mazé » (Qu’est-ce que cela – מזה) a la même valeur numérique que : « ben » (un fils – בן).
Cela insinue à celui qui a un fils qu’il doit l’éduquer en lui disant qu’il a un bâton à la main, comme le dit le roi Chlomo : « Celui qui néglige le bâton déteste son fils ».
Mais si on jette le bâton, alors le fils risque de devenir un serpent (de mal tourner).
[Oneg Shabbath]

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-> Hachem enseigna à Moché une leçon importante : si une personne est bonne et maîtrise ses désirs, un serpent peut se transformer en bâton.
Mais si elle suit ses désirs, un bâton peut devenir un serpent venimeux.
Même l’objet le plus inoffensif peut devenir l’instrument de sa punition.
[Tikouné Zohar p.93]

-> En général, lorsqu’un serpent venimeux mord un individu, ce n’est pas le venin qui le tue mais son péché.
S’il était absolument innocent, le serpent le plus dangereux ne pourrait lui faire de mal.
La guémara (Béra’hot 33a) rapporte les paroles de rabbi ‘Hanina ben Dossa : « Ce n’est pas le serpent qui tue, c’est la faute ».

Le Yeffé Toar écrit que si une personne est parfaitement juste, un serpent ne peut lui faire de mal, et même le feu ne peut la brûler à moins que D. ne le désire.

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