« Lorsqu’une plaie (néga) de tsaraat sera sur un homme, il sera amené vers le Cohen » (Tazria 13,9)

-> Le rav Eliyahou Lopian fait remarquer que les mots : « néga » (une plaie – נגע) et « onég » (le plaisir – ענג) sont composés des mêmes lettres, et la seule différence se trouve dans le positionnement de la lettre : « ayin » (en hébreu « ayin » veut dire : les yeux).

Le roi Chlomo écrit : « Un sage a ses yeux devant lui » (a’hakham énav bérocho – Kohélét 2,14).
Cela implique que :
– Un sage va observer les conséquences de ses actes avant de les accomplir. Ainsi, le fait d’ouvrir les yeux à l’avance, va lui procurer beaucoup de plaisir (ענג), davantage de conséquences positives que s’il ne l’avait pas fait.
– A l’inverse un fou va agir inconsciemment, et c’est uniquement lorsqu’il se cogne, qu’il a une plaie (נגע) et qu’il est obligé d’affronter la réalité (ouvrir les yeux, renvoyant au « ayin » à la fin du mot!).

Mais cela peut également se comprendre de la manière suivante :
– une personne sage va choisir de regarder ce qui est de 1er choix chez autrui : tout le meilleur. En plaçant ses yeux (ayin – ע) uniquement sur le positif, on vit alors une vie de plaisirs (ענג).
En effet, voir les qualités d’autrui, apprécier le bien (même petit) que l’on nous octroie, … c’est vivre dans un monde tellement agréable!

– à l’inverse, si nos yeux se trouvent toujours focalisés sur l’arrière (regard négatif), sur ce qui ne va pas assez bien, alors on devient quelqu’un d’amer avec la vie, la transformant en plaies (נגע) et en souffrances.

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-> Selon le ‘Hidouché haRim, on apprend de là que la vie peut être un plaisir ou une souffrance, et que cela dépend de notre façon de la percevoir.

-> Le rabbi Zalman Gutman fait remarquer que le mot « néga » (plaie) se retrouve dans le fait d’être : NEGA-tive (tive se rapprochant de tov), c’est-à-dire que notre négativité va dissimuler tout le bien que l’on a.

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-> Le mot : « bésim’ha » (dans la joie – בשמחה) possède les mêmes lettres que : « ma’hchava » (la pensée – מחשבה).
Se focaliser sur tout le positif de la vie, est une façon de penser qui amène la joie, et qui est donc dépendante de notre regard envers le monde.

-> Le mot : « toda » (merci! – תודה) a la même guématria que : « sim’ha bé’haïm » (la joie dans la vie – שמחה בחיים).
Lorsque l’on exprime notre gratitude, nos remerciements, cela témoigne d’une appréciation de ce qui se déroule dans notre vie. Il en résulte une joie de vivre!

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-> « Bien des femmes se sont montrées vaillantes tu leur es supérieure à toutes » (rabot banot assou ‘hayil, véat alit al koulana – michlé 31,29)

Ce passage du échet ‘hayil du vendredi soir, est un conseil en or de shalom bayit.
Nous savons tous que notre mari/femme a de nombreuses qualités (on ne l’aurait pas épousé sinon!), mais selon le roi Salomon, nous devons aller plus loin : à nos yeux notre conjoint(e) doit être unique (supérieure à tous).

-> « [Les anges] dirent [à Avraham] : « Où est Sarah ta femme? » Il répondit : « Elle est dans la tente ». »
Rachi commente : les anges savaient, certes, où était Sarah, notre matriarche, mais qu’ils ont voulu mettre sa discrétion en évidence, afin de la rendre plus chère à son mari.

=> On voit que même Avraham avait besoin de développer ce sentiment d’avoir LA meilleure femme possible pour lui.

-> Le rav Chmoulévitch avait l’habitude chaque jour, de souligner à lui-même 10 qualités uniques qu’il trouvait chez sa femme.

=> Plus nous donnons de la valeur à notre conjoint, moins ses petits défauts, écarts de conduite vont négativement nous impacter.
En effet : j’ai tellement de chance d’avoir une femme si exceptionnelle, si unique, que ces petits aspects négatifs sont comme inexistants face à l’immensité de ses qualités!!

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« Qui est l’homme qui souhaite la vie?
Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien »
[Téhilim 34,13 – mi a’ich é’afets ‘haïm? oév yamim, lir’ot tov]

Le rav Nison Alpert commente que l’origine du lachon ara ne se trouve pas dans une erreur de langage, mais dans un échec de voir la vie comme il faut.

-> Par exemple, lorsque les explorateurs sont revenus d’Israël et qu’ils ont mal parlé du pays, Hachem va les punir : « Selon le nombre de jours que vous avez exploré le pays, soit 40 jours, un jour pour une année, un jour pour une année, vous porterez vos fautes durant 40 années » (Chéla’h Lé’ha 14,34).

On voit ici que la punition va se baser non pas sur les quelques instants de lachon ara devant le peuple, mais sur la durée de leur séjour en Israël. Pourquoi cela?
Car si les explorateurs ont mal parlé, c’est parce qu’ils ne regardaient pas le positif du pays, mais plutôt ses aspects en apparence négatifs.

D’ailleurs, on voit ce lien dans le Téhilim (34,13-14) : « Celui qui aime les jours [et] qui regarde le bien, préserve ta langue du mal ».
[si tu regardes le bien alors tu préserve ta langue du mal!]

=> Ainsi, le plus une personne aura un regard centré sur le négatif, le plus elle trouvera des choses négatives à dire.
Nous pouvons passer à côté d’une vie très agréable, car on se serait focalisé uniquement sur ce qui ne va pas.

[« Qui est l’homme qui souhaite la vie? = la condition de base = toujours regarder le bien!]

À propos kol26
rak kol26. Tous unique, tous unis!

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