‘Hizkiyahou supplia Hachem de se souvenir du mérite qu’il avait acquis en retirant le Livre des Remèdes (Séfer réfouot – ספר רפואות) de la circulation.
[guémara Béra’hot 10b]

-> Rachi (guémara Pessa’him 56b) commente :
‘Hizkiyahou avait rendu cet ouvrage inaccessible en voyant que ses contemporains, sûrs d’y trouver le remède à leurs maux, ne soumettaient pas leur cœur à D. lorsqu’ils étaient malades.

=> Imaginons qu’on ait accès à un tel livre de remèdes, capable de guérir toutes les maladies!
Un tel ouvrage existe bel et bien, et certains l’attribuent à Adam, auquel D. avait révélé ces secrets.
Selon d’autres, ce livre prodigieux était l’oeuvre du plus sage des hommes : le roi Salomon.

=> La décision de ‘Hizkiyahou ne contredit-elle pas la halakha établissant que rien ne prime sur la sauvegarde de la vie humaine (« il vivra par elles » – A’haré Mot 18,5)?
Des millions de vie n’auraient-elles pas pu être sauvées grâce aux remèdes consignés dans cet ouvrage? Comment se permit-il d’agir ainsi?

-> Le rav Mordé’haï Gifter explique :
Le geste de ‘Hizkiyahou nous apprend une importante leçon : une vie dénuée de prières ne vaut pas la peine d’être vécue, et par conséquent elle ne vaut pas non plus la peine d’être sauvée!

Avant cette époque, les hommes étaient beaucoup plus proches de Hachem. Un début de maladie suffisait à leur faire comprendre qu’ils s’étaient détournés de Lui, ils se repentaient immédiatement et s’humiliaient devant D.
Ce n’est qu’ensuite qu’ils consultaient : le Livre des Remèdes.

Mais à l’époque de ‘Hizkiyahou, sachant qu’ils pouvait trouver une solution immédiate dans le livre, le peuple se mit à ignorer le message que lui apportait la maladie.
On commença à se fier à cet ouvrage plutôt qu’à son auteur (Hachem).

=> C’est pourquoi ‘Hizkiyahou et les Sages furent tous d’accord sur le fait qu’il était préférable de faire disparaître le Livre des Remèdes, et de laisser les gens souffrir, si tel était le seul moyen de guider les hommes vers la véritable source de guérison : Hachem et Sa miséricorde.

En effet : « Ta grâce vaut mieux que la vie, mes lèvres proclament Tes louanges » (Téhilim 63,4)

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-> Le Baal Chem Tov a dit une fois à un médecin :
« Vous ne voyez le malade que sur le plan physique. Moi, je le soigne sur un plan spirituel.

Nous possédons tous 248 organes et 365 vaisseaux sanguins, qui correspondent aux 248 mitsvot positives de la Torah et à ses 365 mitsvot négatives.
Lorsqu’un homme obéit à l’un de ces commandements, l’organe ou le vaisseau correspondant à cette mitsva sont touchés.

S’il a transgressé un grand nombre d’interdictions, de nombreux vaisseaux seront affectés, et une circulation du sang défectueuse met la vie de l’homme en danger.

J’ai parlé à l’âme de ce malade et je l’ai appelée au repentir.
Le malade a conçu un désir sincère de téchouva, et Hachem a pardonné ses fautes.
Les organes et les vaisseaux du malade ont alors commencé à revivre : à partir de là, il a été possible de le guérir par des remèdes ordinaires. »

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-> « Une maladie ne peut être guérie sans l’aide de Hachem' » (‘Hayé Adam 65,1)

-> Le rav Eliyahou Lopian a rendu visite à un élève qui refusait de prendre le traitement préconisé par le médecin.
Il prit le médicament dans sa main, et dit à son élève : « Répète après moi, mot pour mot : « Yéhi ratson – Que Ta volonté fasse, Hachem, mon D. et le D. de mes pères, que ce remède m’apporte la guérison, car Tu accordes la guérison même si elle est imméritée » (issu du Choul’han Aroukh OH 230,4).
Puis, il mit le médicament dans la bouche du jeune homme et s’assura que ce dernier l’avait bien avalé.

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-> « Chaque faute est gravée et imprimée dans les os de celui qui la commet »
[Massékhét Kala rabbati 3]

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-> Selon le ‘Hida (Birké Yossef – Yoré Déa 331,2), à notre époque, on ne doit plus compter uniquement sur le miracle, et un malade a l’obligation de se soumettre à l’ordre naturel des choses et faire appel au médecin pour se soigner, sachant que finalement tout est dans les mains de D.
Il dit en effet, que personne aujourd’hui n’est plus au niveau du tsadik décrit par le Ramban, qui se tournant constamment uniquement vers Hachem, peut attendre une guérison de Lui-même (sans avoir recours à un médecin).

-> Suite à cela, le ‘Hida (Birké Yossef – Yoré Déa 336) écrit :
« [De nos jours,] Si une personne ne se met pas à la recherche du meilleur médecin disponible, elle commet une faute d’arrogance parce qu’elle se considère plus méritante que les Grands des générations précédentes, qui eux consultaient les meilleurs médecins.
Elle se comporte comme si elle méritait qu’on lui fasse un miracle. »

-> Le Birké Yossef (Yoré Déa 336), fait remarquer que la guématria de : « ché’hina » (Présence Divine – שכינה) est de : 385, qui est la même que : « rofé ‘hinam » (celui qui guérit gratuitement – רופא חנם).

[Même si l’on fait notre hichtaldout en allant chez un médecin compétent, nous devons savoir que l’Unique médecin c’est Hachem, et que gratuitement, « simplement » en déversant notre cœur en prières, téchouva, bonnes actions, … nous pouvons tout faire changer (én mazal lé’Israël!)]

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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