« Consolez, consolez, Mon peuple, dit votre D. » (Haftara de Vaét’hanan – Shabbath suivant le 9 Av)

-> Le fait que D. nous envoie des paroles de consolation et se déclare « votre D. », constitue la plus grande consolation qui soit dans notre exil.
[Maguid de Doubno]

-> Vous devez vous consoler ne fût-ce qu’en cela que vous êtes « Mon peuple ».
Cette chose à elle seule comporte une très grande consolation.
[Bné Yissa’har]

[Le Zohar nous enseigne que : « La joie principale sur laquelle l’homme doit se réjouir, c’est la joie d’être un juif. »
De plus, selon le Zohar, si nous avions conscience d’à quel point Hachem aime chaque juif (indépendamment de son comportement), nous rugirions comme des lions bondissant sur chaque opportunité de pouvoir faire Sa volonté.]

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-> Le Sfat Emet explique que la consolation ne peut provenir que de la prise de conscience qu’Hachem est « votre D. », à savoir qu’Il dirige les événements du monde, y compris les épreuves et les exils.
Néanmoins, le prophète répète 2 fois l’injonction « consolez », car outre cette consolation que tout provient de Hachem, il en existe une autre : celle de savoir que tout est pour le bien.

-> « Le Monde à venir n’est pas comme celui-ci.
Ici-bas, nous disons pour une bonne nouvelle : « Béni est le Bon, qui fait le bien! » (Barou’h atov véamétiv), et pour une mauvaise : « Béni est le Juge de vérité! » (Barou’h dayan aémet).
Tandis que dans le Monde à venir, nous ne dirons plus que : « Béni est le bon, qui fait le bien! » »
[Rabbi A’ha bar ‘Hanina – guémara Pessa’him 50a]

[On peut éventuellement commenter que : Consolez = lorsque Hachem lève le voile, et que l’on se rend compte que cette obscurité n’était que pour le bien ; consolez = on ne comprend pas la raison de cette difficulté dans notre vie, mais : « Béni est le Juge de vérité! »]

=> Lorsque nous comprenons que même dans cet exil, notre sort (dans ses moindres détails) est placé entre les mains d’Hachem (« tout ce qu’Il fait est pour le bien ») et qu’Il ne nos abandonnera jamais, alors cela console sur le plan collectif et individuel.

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-> Selon le Abarbanel, le double emploi de : « consolez » (na’hamou) fait allusion aux 2 Temples.

-> Le ‘Héchèv Sofer (rav Avraham Binyamin Sofer) affirme que c’est davantage que cela.
Le 1er « na’hamou » est destiné à nous réconforter en ce qui concerne les tragédies qui ont eu lieu au cours de la destruction du Temple.
Le 2e « na’hamou » est une consolation pour toutes les futures tragédies des juifs, qui vont suivre cet événement, et ce à chaque génération.

-> « Fauté, Jérusalem a fauté (‘hété ‘hétéa), aussi est-elle devenue impure » (Eikha 1,8)
-> « Consolez, consolez, Mon peuple » (na’hamou, na’hamou, ami)
=> A l’image de nos fautes amenant la destruction du Temple (« fauté, a fauté »), nous avons une double expression de réconfort (« consolez, consolez »), qui nous assure que même lorsque les choses deviennent difficiles et pratiquement insupportables, Hachem n’abandonnera jamais Sa nation, et ce quelque soit les fautes que nous puissions commettre.

==> Hachem nous garantie : Soyez réconfortés par la conscience que je vous aimerai toujours, car vous êtes Ma nation bien-aimée et choisie.

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-> Le rav Yérou’ham Lévovitz enseigne que le 9 Av est un moment où le peuple juif rencontre Son Père bien-aimé et ils discutent de la triste situation (nous sommes en exil, toute la magnificence de la Présence Divine est cachée, …).

Nous avons besoin de comprendre comment nous avons pu en arriver là, et nous devons admettre que tous les soucis proviennent de notre comportement.
[en ce sens, l’essentiel n’est pas de crier à Hachem envoie nous le Temple, mais plutôt nous devons Lui crier nos engagements à s’améliorer dans notre vie, et en particulier avec autrui!]
Bien que cette rencontre soit douloureuse pour tout le monde, c’est une énorme opportunité pour améliorer notre situation, et se retrouver tous ensemble réunis dans le Temple, très bientôt b’h. Amen!

[ – « fauté, a fauté » = par amour, D. nous punit. Nous nous retrouvons ensemble pour constater les dégâts de notre comportement, et se rendre de ce qui ne va pas, de ce que nous devons améliorer.
– « Consolez, consolez, Mon peuple » = à la fin Hachem, nous prend dans « Ses bras » et nous rappelle qu’Il a pour nous un amour infini, et ce quelques soient les fautes que nous puissions commettre. ]

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-> b’h, Autre divré Torah concernant ce verset : https://todahm.com/2019/10/03/10901

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