« Lorsque vous viendrez dans le pays et que vous planterez tout arbre comestible, vous considérez ses fruits comme interdits ; 3 ans ils vous seront interdits, ce ne sera pas mangé. Et la 4e année, tous ses fruits seront consacrés à la louange de Hachem. Et la 5e année, vous mangerez ses fruits » (Kédochim 19,23-25)

-> Durant les 3 premières années suivant la plantation d’un arbre, ses fruits sont interdits à tout usage.
La 4e année, ces fruits sont saints et doivent être consommés à Jérusalem.

-> Le Ramban donne une raison à cette interdiction.
Les 1ers fruits d’un arbre devraient être destinés à louer D. et à Le remercier.
Or, pendant les 3 premières années un nouvel arbre n’est pas suffisamment développé pour produire des fruits sains et ayant un goût d’une qualité supérieure.
La Torah nous ordonne donc d’attendre la 4e année pour pouvoir manger à Jérusalem des fruits ayant le meilleur goût, succulent et d’une belle apparence.
[meilleurs ils sont, mieux nous pouvons en venir à remercier D.]

-> Le midrach (Bamidbar rabba 10,1) fait remarquer que le verset qui suit cette mitsva de la Orla, est : « Vous ne mangerez pas sur le sang » (Kédochim 19,26), dont Rachi commente : c’est l’interdiction de consommer de la chair des offrandes avant aspersion du sang.

Le midrach explique que la mitsva de Orla a pour objectif de nous enseigner que la patience est une qualité très précieuse.

La nature humaine est telle que nous recherchons à avoir des résultats rapidement, voir immédiatement. Ainsi, après avoir abattu un animal, de nombreuses personnes désirent manger la viande tout de suite.
Pour nous aider à surmonter cette tendance naturelle, Hachem nous ordonne d’attendre jusqu’à ce que tout le sang en soit vidé.

La Torah renforce cette leçon en juxtaposant la mitsva de la Orla, qui nécessite d’attendre 3 années entières avant de pouvoir consommer les fruits d’un nouvelle arbre, avec l’interdiction de manger « sur le sang ».

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-> Hachem nous a ordonné de ne pas manger les fruits d’un arbre au cours des 3 années suivant sa plantation parce qu’un esprit impur repose sur l’arbre.
Quiconque mange de son fruit se nourrit de cet esprit.

Après 3 ans, un esprit repose sur l’arbre. En effet, la Torah dit : « La 4e année, tous ses fruits seront saint, destinés à susciter la louange à Hachem » = la 4e année, lorsque l’esprit saint repose sur l’arbre, tous les fruits qui poussent sont considérés comme saints.
[Méam Loez – Kédochim 19,24-25]

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-> « De tout arbre du jardin, tu pourras manger ; mais de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Béréchit 2,16-17)

Rabbi Yissa’har Frand fait remarquer qu’il y a une apparente contradiction : d’un côté Adam a le droit de manger de tout arbre, mais cependant un arbre lui est interdit. Comment comprendre cela?

Le Ohr ha’Haïm haKadoch (Kédochim 19,26) explique que Adam avait en réalité l’autorisation de manger de l’Arbre de la Connaissance, mais il y avait une condition : il devait attendre jusqu’à Shabbath.
En réalité, si Adam avait attendu, il aurait fait le Kiddouch sur le vin provenant des raisins de l’Arbre de la Connaissance.

=> Ainsi, la faute d’Adam n’est pas d’avoir mangé d’un fruit par nature interdit, mais plutôt de ne pas avoir attendu le bon moment avant de pouvoir le consommer.
Les conséquences d’une telle erreur d’impatience furent énorme, et nous en payons le prix même de nos jours!!

Selon la guémara (Sanhédrin 38b), Adam a reçu l’interdiction de manger de l’Arbre de la Connaissance le 6e jour de la Création (vendredi) à la 9e heure, et à la 10e heure il a fauté.

Un des élèves du Arizal enseigne que si une fois reçu l’ordre il aurait attendu pendant 3 heures, il aurait alors eu la permission pour manger le fruit, mais à la place il n’a pas attendu et l’a mangé au bout de 1 heure.

Pour corriger la faute d’Adam d’avoir échoué à attendre 3 heures, la Torah nous donne la mitsva de la Orla, qui nous demande d’attendre 3 années pleines avant de pouvoir consommer un fruit d’un nouvel arbre.

=> Dans notre génération du zapping, du jetable, de l’instantané, la Orla nous transmet le message que nous ne devons pas nous jeter sur ce qui est nouvellement disponible, mais plutôt : est-ce que c’est le bon moment? est-ce que cela me sera spirituellement profitable?

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-> La récompense pour l’observance de ce commande est très grande car il n’est pas facile à accomplir.
L’homme doit travailler très dur pour cultiver un arbre et il ne le fait que pour goûter de ses fruits.
Malgré cela, il doit se retenir de toucher ses fruits pendant 3 ans.

Lorsqu’un homme observe ce commandement, il atteint un niveau de perfection supérieur à celui d’Adam. En effet, lorsque Hachem ordonna à Adam de ne pas manger de l’Arbre de la Connaissance, il se montre impatient et enfreignit l’ordre de Hachem.
Et pourtant, nous qui avons peiné pour planter un arbre et désirons manger de ses fruits, nous savons nous dominer pendant 3 ans par respect pour le commandement de Hachem.
[Méam Loez – Kédochim 19,24-25]

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-> « L’arbre du champ c’est l’homme même » (Choftim 20,19)

Il existe une coutume répandue de ne pas couper les cheveux d’un garçon avant son 3e anniversaire.

=> Ainsi, de même que nous n’avons pas le droit de consommer des fruits d’un nouvel arbre pendant les 3 premières années, de même nous attendons que 3 années pleines de vie soit passées avant de couper les cheveux d’un garçon.

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-> Dans notre verset, la Torah fait allusion à la façon dont il faut éduquer un enfant à l’observance de la Torah :
– « Pendant 3 ans, il sera orla ».
Le mot « orla » signifie obturer. La bouche d’un enfant est obturée jusqu’à l’âge de 3 ans. Ne sachant pas encore s’exprimer convenablement, l’enfant ne peut prononcer de paroles de Torah.

– La Torah poursuit : « La 4e année, tous ses fruits seront saints, destinés à susciter la louange à Hachem » = lorsqu’un enfant entre dans sa 4e année, il faut lui apprendre à consacrer tous ses « fruits », toutes ses paroles, à Hachem.
Il doit prononcer la bénédiction sur tous les aliments qu’il consomme et se laver les mains le matin au réveil et avant chaque repas à base de pain.
Ainsi, même à l’âge adulte, il ne perdra pas ces habitudes.

– La Torah termine le verset ainsi : « La 5e année, vous mangerez de son fruit et accroîtrez sa récolte » = lorsqu’un enfant a 5 ans, on lui enseignera la Torah et il accroîtra ses connaissances chaque jour jusqu’à ce qu’il puisse étudier la michna et la guémara.
L’enfant ne doit pas perdre de temps et sera alors aidé d’en Haut.
[Méam Loez – Kédochim 19,24-25]

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