« Nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte » (Béaaloté’ha 11,5)

-> Rachi commente : Se peut-il que les Égyptiens leur aient donné du poisson gratuitement? Il est pourtant écrit : « Et la paille ne vous sera pas donnée » (Chemot 5,18).
S’ils ne leur donnaient pas gratuitement la paille, leur auraient-ils donné du poisson pour rien?
Que veut dire alors le mot : « gratuitement » ?
« Gratuitement » par rapport aux mitsvot [sans obligation d’accomplir les mitsvot].

-> Le Séfer Pardes Yossef, rapporte les paroles de rabbi Dov Berish (le rabbi de Biala) :
A l’époque de Noa’h, puisque Noa’h et ses enfants ont sauvé physiquement les animaux d’une destruction certaine. En récompense et suite à cela, Hachem a permis aux hommes de consommer de la viande animale.
Cependant, les poissons n’ont pas été sauvés grâce à Noa’h et ses fils, et par conséquent, il n’a pas été autorisé de pouvoir les manger.

Au mont Sinaï, Hachem a menacé de transformer au néant le monde entier (tohou vavo’ou), et ce dernier n’a été sauvé que grâce à l’acceptation de la Torah par le peuple juif.
Puisque toutes les créatures en ont été sauvées, alors c’est à partir du don de la Torah qu’il a été permis de manger également les poissons.

=> On comprend mieux les paroles de Rachi.
Lorsque des fauteurs parmi le peuple juif ont commencé à se plaindre du manque de nourriture, et ont dit : « Nous nous souvenons du poisson que nous mangions gratuitement en Egypte » = ils mangeaient du poisson en Egypte bien qu’ils soient alors interdits de le faire, et ce souvenir leur rappelé à quel point ils étaient alors totalement libres d’enfreindre la volonté de Hachem.
En effet, dans le désert, la manne tombait, et en fonction de sa distance avec l’entrée de la tente, elle exposait aux yeux de tous le fait que nous avions fauté envers D., sans s’en repentir.
[en Egypte l’esclavage était terrible, mais au moins on pouvait fauter « tranquillement »!!]

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Suite à la plaine d’un groupe d’ingrats du peuple : « qui nous donnera de la viande à manger? » (11,4), D. envoya les cailles.

+ « Un vent s’éleva de par Hachem, qui suscita des cailles … à la hauteur de deux coudées environ sur le sol » (Béaaloté’ha 11,31)

-> Rachi commente : Elles volaient à hauteur des hommes, face à leurs cœurs, afin qu’ils n’aient aucun mal à les capturer et qu’ils n’aient ni à s’élever ni à se baisser

=> Comment comprendre que : « La viande était encore entre leurs dents, pas encore coupée, que toute la colère de Hachem s’enflamma contre le peuple » (v.11,33)?
Pourquoi D. a fait-il un miracle aux fauteurs, en suspendant en plein air la viande pour qu’ils puissent la manger sans faire d’efforts?

-> Le Darké Moussar tire de là à quel point le système de récompenses et de punitions de Hachem est précis.
Même une personne qui a un décret Divin de souffrir à cause de son comportement, aura une dose totale de douleur qui sera d’une précision extrême.

=> Bien que personne n’apprécie la souffrance, la conscience qu’elle nous est envoyée avec précision par notre Père miséricordieux et plein d’amour, rend plus supportable nos moments difficiles de la vie.
A l’image d’un médicament : c’est amer, mais c’est nécessaire (puisque Hachem nous l’envoie)!

=> cet événement (ne pas apprécier l’énorme bonté de la manne!) nous amène à réfléchir : nous vivons à un moment de l’histoire unique dans la liberté, dans l’abondance et le confort matériel, … et malgré cela on en vient à se plaindre et à critiquer plein d’ingratitude Hachem.

Combien de gens ont beaucoup de mal à trouver leur conjoint, à avoir des enfants, à finir le mois, à être en bonne santé, … on se plaint trop facilement, parce que nous ne relativisons pas et surtout ne prenons pas le temps d’exprimer notre reconnaissance pour tout ce que l’on a, le considérant comme normal/acquis.
C’est la tendance naturelle : ne jamais être content, puisque toujours focalisé sur le prochain plaisir que l’on pourrait avoir, même si on a déjà tout pour être heureux!

[tu as beau avoir la manne, qui permet d’avoir le goût de pratiquement tout aliment, qui purifie et élève, qui n’a pas de rejet du corps, … mais le pourquoi n’ai-je pas … vient tout détruire!]

-> « Quel est le riche ? C’est celui qui est heureux de ce qu’il possède » (Pirké Avot 4,1)
=> Pour un juif, le classement des personnes les plus riches du monde se fait en fonction de l’intensité de joie que l’on ressent avec ce que l’on a.

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rak kol26. Tous unique, tous unis!

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