La femme Sota (soupçonnée d’infidélité conjugale) a jeté son regard sur un homme qui ne lui est pas approprié.
Elle n’obtient pas ce qu’elle désirait, et de plus ce qu’elle possédait lui est retiré, car quiconque convoite ce qui ne lui appartient pas n’obtiendra pas ce qu’il désire et se verra privé de ce qu’il possède …

De même, Caïn, Kora’h, Bil’am, … et Haman n’ont pas obtenu ce qu’ils convoitaient, et de plus ont perdu ce qu’ils possédaient.

[guémara Sota 9a-b]

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=> « Quiconque convoite ce qui ne lui appartient pas n’obtiendra pas ce qu’il désire et se verra privé de ce qu’il possède » :

-> Le Ben Ich ‘Haï enseigne que cela obéit au principe de mesure pour mesure (mida kénéguéd mida).
En effet, en jetant son regard et en convoitant ce qui n’est pas à lui, au lieu de concentrer son regard directement sur ce qui est à lui, cette personne a inversé et déformé sa vision.

En réciprocité, les lettres de l’œil (ayin – עין), organe de la vision, vont être inversées pour donner le mot : ani (pauvre – עני), ce qui fait allusion au fait qu’il s’appauvrira de tout ce qu’il possédait.

-> Le rav Dessler (Mikhtav méEliyahou – tome.2,p.63) commente cette guémara ainsi :
Ceux qui ont vécu dans ce monde-ci en étant attachés à Hachem et à la spiritualité, éprouveront une plénitude de l’âme même dans ce monde-ci, selon le verset : « Ce qui M’aiment hériteront l’être (yéch) dans ce monde-ci et Je remplirai leur trésor » (Michlé 8,21).

En effet, leur être (yéch) dans ce monde-ci est entièrement à l’intérieur d’eux-mêmes et ils n’aspirent en rien à tout ce qui se trouve en dehors de leur être. Ils ne dépendent donc pas des sollicitations extérieures à leur être, et sont donc heureux de leur sort.

Par contre, ceux qui ont vécu dans ce monde-ci uniquement pour la satisfaction de leurs désirs matériels, qui sont extérieurs à eux-mêmes, détruisent leur véritable personnalité (leur yéch).
En courant derrière ces plaisirs matériels, hors de leur être, ils ne seront jamais satisfaits de leur sort.

C’est pourquoi Hillel dit : « Si je ne suis pas pour moi-même, qui sera pour moi? » (Pirké Avot 1,14), c’est-à-dire : « Si je ne possède pas ma véritable personnalité, je n’ai rien à espérer ».

Nous pouvons ainsi comprendre la guémara (ci-dessus) : « Celui qui convoite ce qui n’est pas en lui (qui est en dehors de son être) n’obtiendra pas ce qu’il recherche, car il ne pourra jamais combler ses désirs et restera en manque ; de plus, il perdra ce qui est à lui, c’est-à-dire qu’il perdra sa véritable personnalité et son contenu intérieur. »

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