+ Etudier la Torah = faire du bien à son prochain :
-> Le rav Yaakov Adès enseigne :
Il est écrit dans le Zohar et les ouvrages de Kabbala qu'en plus du monde que nous connaissons, Hachem a créé une infinité d'autres mondes et de forces spirituelles supérieures.
Lorsqu'Israël accomplit les mitsvot, ces mondes se construisent et se perfectionnent, et tout le peuple d'Israël bénéficie d'un flux spirituel et matériel.
L'inverse se produit en cas de négligence dans l'étude de la Torah ou l'accomplissement des mitsvot.
L'existence des mondes supérieurs et leur dépendance avec notre monde est l'un des principes fondamentaux de la Kabbala.
De plus cette dépendance s'exerce dans les 2 sens : les actes accomplis par les juifs déterminent le niveau des mondes supérieurs, et le niveau de notre monde dépend de ces mondes supérieurs.
Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) explique que c'est cette double interaction qui a provoqué la destruction du Temple : les péchés du peuple juif ayant engendré la destruction du Temple des mondes spirituels supérieurs, des non-juifs ont pu s'emparer du Temple de notre monde et le détruire.
L'exil du peuple juif et la conquête de la Terre d'Israël par les non-juifs se sont produits de la même façon : les péchés du peuple d'Israël ayant altéré les concepts spirituels correspondant à la sainteté de la Terre d'Israël, cette même détérioration s'est produite en Terre d'Israël et elle a été envahie par les non-juifs.
Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.4) ajoute qu'il ne faut pas se dire : "Qui suis-je, pour que mes actes aient une influence quelconque dans le monde?"
Au contraire, il faut prendre conscience que tous les détails de nos actions, de nos paroles et de nos pensées exercent une influence dans les mondes et contribuent au perfectionnement des lumières supérieures.
Ainsi, puisque chaque mitsva exerce une profonde influence dans tous les mondes, l'homme doit s'efforcer d'étudier la Torah et d'accomplir des mitsvot au maximum.
Rabbi 'Haïm de Volozhin écrit également qu'à l'inverse, celui qui prend conscience de l'influence de ses actes craindra d'accomplir des fautes (avérot), car il se rendra compte de leur influence néfaste.
On peut comparer ce concept à un homme installé dans une tour de contrôle de missiles : si, lorsqu'il appuie sur un bouton, il envoie un missile qui touche l'armée ennemie, il aura sauvé tout son pays ; mais s'il se trompe de bouton et envoie un missile dans son pays, il aura tué ses propres soldats.
Lorsqu'on vient le féliciter ou le réprimander pour son action, il pourrait répondre : "Je n'ai fait qu'appuyer sur un bouton!"
Il fait erreur, parce qu'il ne s'agit pas d'un simple bouton : tout est mis en place pour qu'un simple geste, une action élémentaire (une pression sur un bouton) engendre des mécanismes aux conséquences importantes.
=> On en déduit que lorsqu'un juif étudie la Torah, il vient en aide à tout le peuple juif, parce qu'il perfectionne les mondes supérieurs et que cela fera jaillir un flux de bénédiction et de succès.
Souvent, lorsqu'un homme achève une session d'étude, il a l'impression de ne pas avoir assez étudié. Néanmoins, il ne peut pas savoir quels bienfaits il a prodigué au peuple juif par cette heure d'étude ; il se peut que des juifs aient été sauvés de la mort ou que des malades aient été guéris par son mérite.
Chaque mitsva peut avoir des conséquences positives d'une telle ampleur ; cependant, les effets de l'étude sont supérieurs, comme il est écrit dans la michna Péa : "L'étude de la Torah vaut plus que toutes les mitsvot".
De plus, même le fait de s'abstenir de commettre des fautes engendre un bénéfice en faveur de tout Israël.
Tout juif ressent la souffrance d'autrui et désire lui venir en aide, comme il est écrit (guémara Yébamot) : "La pitié et la bienfaisance font partie des qualités du peuple d'Israël".
C'est pourquoi, lorsque l'homme hésite entre l'étude de la Torah et une autre occupation, même s'il ne parvient pas à décider d'étudier de façon désintéressée, il peut essayer de se convaincre d'étudier par son désir de venir en aide à ceux qui souffrent, puisqu'il est certain que son étude aura un effet positif.
Même si l'on ne connaît pas les bénéficiaires de son étude ni le domaine dans lequel on a contribué, il est évident que les paroles de nos Sages sont exactes et que tout le peuple juif bénéficie de chaque session d'étude.
<--->
-> Le rav Yaakov Adès enseigne également :
Au moment du Don de la Torah, chaque juif a ressenti tellement concrètement que toute l'existence provient uniquement d'Hachem qu'il est impossible de nier ...
Le summum du sentiment de proximité avec Hachem a été éprouvé par tout le peuple juif lors du Don de la Torah.
Rabbi 'Haïm de Volozhin (Néfech ha'Haïm - 1ere partie, chap.14) explique qu'à chaque fois que l'homme étudie, les paroles de la Torah se réjouissent autant qu'au moment où elles ont été données sur le mont Sinaï.
C'est ce qui est écrit dans le Zohar : "Lorsqu'un homme fournit des efforts dans l'étude de la Torah, c'est comme s'il se trouvait sur le mont Sinaï."
[on peut d'ailleurs noter qu'il est écrit : "fournit des efforts", ce qui fait même référence à quelqu'un qui ne parvient pas à étudier aussi bien qu'il le désire]
De même que lors du Don de la Torah, les Bné Israël se sont attachés à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache à la parole divine, tout homme qui étudie s'y attache également, puisque toute la Torah qui puisse être étudiée par tous les temps est issue de ce qu'Hachem a transmis à Moché au Sinaï.
Chaque mot que l'homme étudie allume une flamme de la Bouche divine [il ne s'agit pas d'un feu véritable, mais d'une entité spirituelle de sainteté, tout comme la "Bouche divine" est une parabole], et c'est comme s'il avait reçu la Torah à ce moment-là au mont Sinaï.
Un flux de sainteté et de bénédiction émane alors d'Hachem sur tous les mondes, la terre en est illuminée et Il accorde des bénédictions au monde.
<--->
-> A ce sujet, le rav Yaakov Adès écrit aussi :
A chaque fois qu'un juif étudie la Torah ou accomplit une mitsva, il engendre un bénéfice à tout le peuple juif. En effet, son étude et ses mitsvot occasionnent un perfectionnement des mondes supérieurs qui causent un flux de bonté et de bénédiction spirituelle et matérielle à tout le peuple juif.
En particulier lorsqu'un homme éprouve des difficultés à étudier et qu'il s'efforce de continuer parce qu'il a pitié de ses frères et qu'il désire leur venir en aide par son étude, il est certain qu'il accomplit une mitsva de grande importance envers ses prochains.