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"Un homme qui récite Hallel tous les jours blasphème" (guémara Shabbath 118b).

=> Voilà un enseignement très étonnant : qu'y a-t-il de mal à louer D. tous les jours pour Ses bontés?

-> Le Ktav Sofer (Vayétsé 29,35) explique que chaque personne doit effectivement remercier Hachem chaque jour pour Ses actes de bonté constants, mais c'est dans la nature humaine de ne pas exprimer de reconnaissance pour un miracle caché sous l'apparence de la nature.
Si un homme récite le Hallel quotidiennement (le Hallel abordant principalement les miracles et les prodiges que D. a accomplis pour nos ancêtres en Egypte), cela montre qu'il ne reconnait que ces miracles-la comme les œuvres de D., mais considère les bontés constantes que D. lui accorde comme faisant partie de "l'ordre naturel" du monde.
Cette attitude n'est rien d'autre qu'un blasphème.

-> Le peuple juif voit la providence divine dans les phénomènes naturels les plus simples, dans des événements qui pourraient sembler être le fruit du hasard.
Comme l'enseigne le Ramban (Bo 13,16) : "Les grands miracles manifestes font prendre conscience à l'homme des miracles cachés qui représentent le fondement de toute la Torah. En effet, un homme n'a pas de part dans la Torah de Moché sans la foi que tout ce que nous avons et tout ce qui nous arrive est totalement miraculeux; ils ne sont le fait ni de la 'nature' ni 'du cours naturel du monde ... Tout est décrété d'en Haut."

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+ L'exemple des Bikourim :

-> La mitsva des Bikourim (Ki Tavo 26,10), l'offrande des premiers produits de la récolte éveille chez l'homme la prise de conscience que les richesses qu'il possède ne sont pas le produit de ses efforts mais un cadeau d'Hachem. On les apportait au Temple pour montrer notre reconnaissance envers D. pour la croissance de la récolte.
Cette mitsva nous enseigne que même les phénomènes naturels, la récolte que la terre donne chaque année, sont en réalité des actes de D. qui montrent Sa grande bonté. La terre produit ses récoltes et les arbres portent des fruits pour la seule raison que D. les fait pousser.
Nous devons veiller à ne pas prendre ces phénomènes pour acquis, car en réalité ils devraient nous impressionner pas moins que des miracles manifestes.

Le Séfer ha'Hinoukh écrit à propos de cette mitsva :"Lorsque D. est bon envers [une personne] et la bénit, elle et sa terre, par la production de fruits et qu'elle a le privilège de les apporter à la Maison de notre D., elle doit utiliser les mots qu'elle prononce pour éveiller son cœur et reconnaitre que tout ce qu'elle reçoit vient du Maître du monde."

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