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Hachem veut que Ses enfants rentrent à la maison

+ Hachem veut que Ses enfants rentrent à la maison :

-> "Une opinion de nos Sages est que tant que la malédiction de désolation n'envahit pas notre Terre, Hachem souhaite que la Terre soit peuplée par son peuple Israël ...
Le son de notre Bien-aimé, Hachem, est actuellement sur nous ... Il veut que les dispersés d'Israël s'installent peu à peu sur la Terre.
Il a donc influencé le cœur du roi, le Kaiser et de ses ministres pour qu'ils permettent aux juifs de créer un comité et une organisation afin de collecter des fonds pour soutenir nos frères, les agriculteurs et les artisans de la terre d'Israël et de Syrie...
C'est un signe que Hachem veut établir un peuplement de juifs dans notre Terre Sainte. Nous devons donc susciter et évoquer un esprit d'amour pour la Terre et accomplir le désir de D. de quelque manière que ce soit ...
Ainsi, à un moment comme celui-ci, où nous voyons comment Hachem a suscité le cœur du généreux, [c'est-à-dire le baron Rothschild] à faire des choses merveilleuses pour le bien du Yichouv (le fait de résider en Israël), en persuadant le sultan et ses ministres d'y consentir, "ces signes sont Ses mots mêmes, comme il est dit : "Ils ont placé parmi eux les paroles de Ses signes" (samou vam divré ototav - Téhilim 105,27).
Et nous ne devons pas être trop sages et dire que cela doit se passer d'une autre manière ..."
[Nétsiv de Volozhin - rapporté dans le Shivat Tzion - sect.1 p17-18 ]

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-> Les kabalistes enseignent que le serment de D. [de ne pas nous délivrer] n'était valable que pour une durée de mille ans. [voir rav 'Haïm Vittal - intro Etz 'Haïm]
Le 'Hida (Shem Haguédolim - vol.1,sec.119) écrit : "le décret de destruction était pour 1000 ans".
[le 2e Temple a été détruit en 68-70 de l'ère des nations. ]
[de même le rav Mordé'haï Atiya (intro Pardess Rimonim) ; rav Yéhouda Alcalay (Kitvé haRav Alcalay) ; le Shévet Moussar (téchouva rapporté dans Hichbati Etkhem du rav Weingarten)]

-> A ce moment-là, "la jeune fille" [c'est-à-dire Israël] fut pardonnée, et elle fut autorisée à retourner dans la maison de son Bien-Aimé et à manger à nouveau à la table de son Père. Ainsi, le Bien-Aimé se mit à frapper à sa porte, en disant : "Ouvre-moi, ma sœur, mon amour, ma colombe, ma parfaite, car ma tête est couverte de rosée, mes boucles [sont couvertes] des gouttes de la nuit" (Shir haShirim 5,2).
Néanmoins, [Israël (les juifs) resta indolent, comme il est dit] : "Je dors, mais mon cœur veille" (id. 5,2).
Lors du premier retour à Sion (après la destruction du 1er Temple), Ezra, Né'hémia et les autres prophètes servirent de "cœur conscient", exhortant les juifs à monter en terre d'Israël.
Cependant, par la suite, lors du dernier retour (menant à la construction du 3e Temple) le peuple juif n'a pas de prophètes, et nous n'avons pas eu le privilège d'assister à l'envoi de la main droite du Bien-Aimé (Hachem) [celle de l'Attribut de miséricorde].
La seule main qu'Il a envoyée à travers le trou est, par la force des choses, la main gauche, qui agit par le biais de l'Attribut de la Rigueur.

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-> "Mais la colombe ne trouva pas de repos" (Noa'h 8,9) :
Yéhouda bar Na'hman dit au nom de Rabbi Shimon : "Si elle avait trouvé le repos, elle ne serait pas revenue (en terre d'Israël - selon le Matnot Kéhouna)".
De même, "Elle [Israël] a habité parmi les nations, mais n'a trouvé aucun repos" (Eikha 1,3) = si elle avait trouvé le repos, elle ne serait pas revenue.
De même, "Et parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille ; il n'y aura aucun repos pour la plante de tes pieds" (Ki Tavo 28,65) = s'ils avaient trouvé le repos, ils ne seraient pas revenus.
[midrach Béréchit rabba 33,8 ]

-> Rabbi Ze'ev Wolf Einhorn (dans sonPérouch Maharzou) : "Mais la colombe ne trouva pas de repos ... alors elle retourna vers Noa'h = cela fait probablement allusion à l'Assemblée d'Israël, qui est comparée à une colombe... C'est pourquoi Hachem afflige Israël de souffrances et de pauvreté, pour son propre bien, afin qu'elle revienne vers Lui".

Rabbi Barou'h Epstein (Torah Témima - Eikha 1,62) ajoute :
"Elle vivait complaisamment parmi les nations et n'envisageait pas de retourner en terre d'Israël. Elle a toutefois échoué, car elle n'a pas trouvé le repos. Voici, la perspective claire (hachkafa) de cette maxime est très chère, et son écho résonne dans chaque génération, jusqu'à ce jour."

-> "Je vous ferai sortir des nations et je vous rassemblerai des pays où vous avez été dispersés, à main forte, à bras étendu et à la colère déployée" (Yé'hezkel 20,34).
Commentant ce verset, rabbi Its'hak Abarbanel témoigne de l'expulsion d'Espagne :
"Ils ont brûlé [les juifs] par centaines et par milliers, avec une cruauté féroce et une colère débordante, comme nous l'avons vu de nos propres yeux dans cette génération, dans le royaume d'Espagne. C'est pourquoi les Marranes, avec leurs femmes et leurs enfants, se sont décidés à fuir leurs lieux de résidence parmi les chrétiens et à partir vers des terres lointaines, afin de sauver leur vie.
C'est également ainsi que Hachem les rassemblera des terres où ils sont dispersés : [ils s'enfuiront] sous la contrainte et par crainte de la mort, en raison de la colère déversée par Hachem qui régnera sur eux.
En effet, le rassemblement et l'exode des juifs misérables se feront sur ordre des rois, qui leur diront : "Levez-vous et sortez de mon peuple".
C'est pourquoi il est dit que Hachem les rassemblera d'une main puissante, c'est-à-dire de la même manière que Pharaon les a chassés de son pays, par la force.

Le midrach Aggadah (Noa'h 8,11) [de même] déclare : "La colombe représente le peuple juif. Tout comme la colombe n'a pas trouvé de repos pour la plante de ses pieds, Israël ne trouvera pas de repos en exil, comme il est dit : "Il n'y aura pas de repos pour la plante de tes pieds "(Ki Tavo 28,05).
Et, tout comme la colombe est revenue à l'Arche, Israël finira par revenir de son exil vers sa terre, à cause du joug des nations qui sont comparées à l'eau, comme il est dit : "Malheur à la multitude des nations qui sont aussi tumultueuses que le tumulte des mers" (Yéchayahou 17,12)."

[à nous de voir si nous voulons revenir en Israël par nous-même, ou bien forcés par les souffrances des nations qui nous environnent. ]

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b'h, sur ce sujet :
- le rav Mordé'haï Jaffe qui se lamente que nous ne prêtons pas attention à l'appel au retour à notre Terre : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-jaffe-la-terre-disrael
- de même pour le rav Yaakov Emden : https://todahm.com/2025/12/08/le-yaavets-terre-disrael
- d'autres enseignements très parlant : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-alkalay-terre-disrael
- ainsi que la réflexion du Messé'h 'Hokhma : https://todahm.com/2023/11/28/le-messeh-hokhma-terre-disrael
- le rav Its'hak El'hanan Spector : https://todahm.com/2025/12/08/rabbi-spector-terre-disrael

- par ailleurs : Diaspora & construction permanente : https://todahm.com/2016/11/04/diaspora-construction-permanente

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+ "Plus le peuple juif se développe en dehors de la terre d'Israël, plus il cause de la destruction au peuple juif"
['Hatam Sofer - sur guémara Soucca 36a]

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-> Voici le divré Torah en entier :
La guémara (Béra'hot 35b) traite d'une célèbre dispute entre Rabbi Yichmael et Rabbi Shimon bar Yo'haï. Il semble y avoir une contradiction entre 2 versets.
Un verset dit : "... et tu récolteras ton grain" (Ekev 11,14), indiquant qu'il est permis, voire obligatoire, de consacrer du temps à travailler pour gagner sa vie. Cependant, un autre verset dit : "Ce livre de la Torah ne s'éloignera pas de ta bouche" (Yéhochoua 1,8).
Cela semble nous enseigner de ne pas abandonner l'étude de la Torah, même pour un instant. Si tel est le cas, nous ne devons pas perdre de temps à récolter le grain et à effectuer d'autres travaux agricoles ; chaque instant de notre vie doit être consacré à l'étude de la Torah.
Rabbi Yichmael soutient que ce dernier verset doit être compris dans le contexte du premier. Cela signifie qu'en nous demandant de "récolter notre grain", la Torah nous permet de gagner notre vie de manière normale. Après avoir pourvu à ces besoins essentiels, tout notre temps libre doit être consacré à l'étude de la Torah.

Cependant, Rabbi Shimon bar Yo'haï n'est pas d'accord avec cela. "Est-il vraiment possible, s'exclame-t-il incrédule, qu'un homme laboure son champ au moment de le labourer, sème au moment de semer, récolte, bat et vannent au moment opportun? Si tout le monde se comportait ainsi, qu'adviendrait-il de la Torah?"
La réponse à ces 2 versets apparemment contradictoires est plutôt la suivante : lorsque le peuple juif suit la voie d'Hachem, son travail est accompli par d'autres et il peut se consacrer entièrement à la Torah. Cependant, lorsqu'il ne suit pas la volonté d'Hachem, il doit accomplir son travail lui-même, comme il est dit : "Et tu ramasseras ton grain".

La guémara conclut par les paroles d'Abayé : "Beaucoup se sont comportés selon l'opinion de Rabbi Yichmael et ont réussi, tandis que d'autres se sont comportés selon l'opinion de Rabbi Shimon bar Yo'haï et n'ont pas réussi".

-> Le 'Hatam Sofer (Soucca 36a) propose une explication novatrice qui démontre l'amour qu'il portait à la terre d'Israël.
Même Rabbi Yichmael, qui soutient qu'une personne peut s'occuper de son gagne-pain au détriment de l'étude de la Torah, ne parle que du moment où le peuple juif réside en terre d'Israël.
Travailler la terre d'Eretz Israël fait en soi partie de la mitsva de résider en Eretz Yisrael (terre d'Israël), et ce n'est qu'en terre d'Israël que la Torah nous commande de "récolter ton grain".
Cependant, en dehors d'Israël, Rabbi Yichmael est d'accord avec l'opinion de Rabbi Shimon bar Yo'haï selon laquelle il vaut mieux pour une personne de ne pas travailler et de se concentrer uniquement sur l'étude de la Torah.
Le 'Hatam Sofer écrit que "plus le peuple juif se développe en dehors d'Israël, plus il cause de la destruction au peuple juif."

Le 'Hatam Sofer ajoute que cela explique pourquoi Boaz, dans la Méguilat Ruth, vannait son orge tout seul. Boaz était un riche propriétaire terrien qui employait de nombreux ouvriers. Si tel était le cas, pourquoi effectuait-il ce type de travail?
Cependant, si l'on garde à l'esprit que le travail de la terre fait partie de la mitsva de résider en terre d'Israël, les actions de Boaz ne sont plus surprenantes. Il voulait accomplir personnellement la mitsva et ne voulait pas laisser d'autres le faire à sa place.

Pour clarifier son propos, le 'Hatam Sofer fait une analogie très forte. Il est évident que personne ne cesserait de mettre ses téfilines, même s'il craignait que cela lui fasse perdre du temps pour l'étude de la Torah. De même, personne ne devrait jamais prétendre que la raison pour laquelle il ne travaille pas la terre d'Israël est que ce travail l'empêcherait d'étudier la Torah.

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